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Mardi 23 Décembre 2008


Défilé d'anarchistes à Athènes, tirs sur un car de police

Des centaines d'anarchistes ont défilé mardi à Athènes, tandis qu'un inconnu a tiré sur un car de police, sans faire de blessé.

Le véhicule, qui transportait 19 policiers, était arrêté à un feu de circulation vers 05h00 locales lorsqu'il a été visé.

Deux balles ont touché le véhicule, dont l'un des pneus a été crevé. "Cela nous inquiète", a déclaré le porte-parole de la police sur Mega TV, affirmant que sept douilles avaient été retrouvées sur les lieux.

Selon un responsable de la police, qui a requis l'anonymat, les tirs ont été déclenchés avec une arme militaire du campus de l'université, où la loi interdit aux forces de l'ordre de pénétrer sans permission.

Les autorités enquêtent sur un appel de revendication adressé à un site internet d'information par un groupe obscur baptisé Action publique.

Dans la journée, un demi-millier d'étudiants anarchistes ont manifesté dans la capitale au cri de "Flics, porcs, assassins".

Brandissant des drapeaux rouges et noirs, ils ont brûlé la réplique d'une tête de porc affublée d'une casquette de policier. Il n'y a eu aucun incident.

La mort, le 6 décembre, d'un adolescent de 15 ans, Alexandros Grigoropoulos, abattu par des tirs de la police, a déclenché plus de deux semaines de contestation contre le pouvoir, marquée par de violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

A la colère suscitée par cet événement se sont ajoutées des revendications sociales liées notamment aux conditions d'emploi et de précarité des jeunes.

Les rues d'Athènes ont toutefois retrouvé un certain calme depuis des heurts samedi entre policiers et étudiants.
 

Jeudi 18 Décembre 2008





Etudiants et lycéens manifestent, escarmouches à Athènes

De nouvelles escarmouches entre jeunes et policiers ont éclaté jeudi à Athènes à l'issue d'une manifestation de près de 5000 lycéens et étudiants, au 13e jour de mobilisation contre la mort de l'adolescent tué le 6 décembre.

Un groupe de jeunes a tenté de briser un cordon des forces anti-émeutes devant le parlement et la police les a repoussés par des tirs de gaz lacrymogène. Les jeunes les ont bombardés d'oranges et les affrontements ont rapidement cessé.

Mais peu après, un petit groupe d'une cinquantaine de jeunes masqués ont mis le feu à des poubelles et à trois voitures, devant le siège de l'Université d'Athènes, point de ralliement des manifestations.

La police, qui apparaissait débordée, a effectué de nombreux tirs de gaz lacrymogène, rendant l'atmosphère suffocante dans tout le quartier.

Les fauteurs de troubles se sont ensuite dirigés vers la Faculté de Droit, située à proximité, devant laquelle ils ont mis le feu à des poubelles et à des chaises et tables prises sur des terrasses de cafés proches.

Massées à plus d'une centaine de mètres, d'importantes forces anti-émeutes les observaient sans intervenir.

Quelques mètres plus loin, les Athéniens faisaient leurs courses de Noël dans les boutiques illuminées et achetaient des bouquets de houx et des fleurs à des marchands ambulants.

Un autre petit groupe de jeunes a tenté en milieu d'après midi de s'en prendre à un sapin de Noël installé sur la place Syntagma, devant le Parlement, mais a été repoussé par la police. D'autres jeunes ont ensuite accroché aux branches quelques tracts évoquant la mort d'Alexis Grigoropoulos, l'adolescent de 15 ans tué par un policier.

L'arbre avait été réinstallé mardi par la mairie après la destruction d'un premier sapin, incendié par des jeunes lors de heurts la semaine dernière.

La manifestation de jeudi, organisée à l'appel des syndicats des professeurs, des unions de lycéens et d'étudiants et d'organisations de gauche a été précédée d'un défilé à l'appel du parti communiste grec (KKE), qui s'est conclu dans le calme devant le Parlement.

Quelques centaines d'immigrés s'étaient par ailleurs massés en début de soirée devant le parlement pour protester contre la politique européenne d'immigration, sous une banderole appelant à la "citoyenneté pour tous les migrants", à l'appel d'organisations anti-racistes et d'associations d'immigrés.

En revanche les appels à des manifestations de solidarité en Europe avec le mouvement des étudiants grecs n'ont recueilli qu'un faible écho: une centaine de personnes ont défilé jeudi dans le centre de Berlin.

A Salonique (nord), la deuxième ville de Grèce, environ 300 personnes ont manifesté en début d'après-midi, tandis que des groupes de jeunes ont occupé pendant quelques minutes les locaux de deux radios privées.

Par ailleurs, la Fédération de la fonction publique (ADEDY) a observé un arrêt de travail de trois heures en début d'après-midi pour protester contre la politique "d'austérité" du gouvernement de droite, avant le vote prévu dimanche au Parlement du projet de budget pour 2009.

Un lycéen a en outre été légèrement blessé mercredi soir par une balle tirée par une personne non identifiée, près de son lycée à Péristeri, dans la banlieue ouest d'Athènes.

Le lycéen, âgé de 16 ans, a été touché au poignet par une balle tirée par une arme à feu de calibre de .22 ou .38 alors qu'il discutait avec d'autres lycéens à environ 200 mètres de l'établissement, dans une rue piétonnière du quartier. La police a affirmé qu'aucun policier ne se trouvait dans cette zone au moment de l'incident.

Mercredi 17 Décembre 2008

 




 

Des étudiants déploient des banderoles sur le rocher de l'Acropole

Deux banderoles ont été déployées mercredi par des étudiants sur le rocher de l'Acropole d'Athènes, le monument historique le plus visité du pays, au 12e jour consécutif de manifestations contre la mort d'un adolescent tué par un policier, a-t-on appris de source policière.

Une cinquantaine de jeunes ont déployé dans un premier temps une grande banderole sur laquelle était inscrit le mot "Résistance" en grec, en français, en anglais, en italien et en allemand.

Une seconde banderole a été déployée quelques minutes plus tard, sur laquelle était inscrit en anglais "December 18th, Demonstration of solidarity in all Europe" ("18 décembre, manifestation de solidarité dans toute l'Europe), a constaté une journaliste de l'AFP.

Cette action a été organisée par la coordination des étudiants d'Athènes, qui prévoit pour jeudi une grande manifestation dans la capitale grecque, dans le cadre de protestations quotidiennes contre la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué le 6 décembre par un policier dans le quartier d'Exarchia à Athènes.

Le porte-parole du gouvernement Evanguélos Antonaros a dénoncé dans un communiqué cette action "inexcusable" et souligné "qu'elle ternissait l'image du pays à l'étranger".

Un fourgon des forces anti-émeutes a par ailleurs été incendié mercredi en début d'après-midi près de la Direction de la police à Athènes par des cocktails Molotov lancés par un groupe de jeunes, sans provoquer de blessés.

Soixante-dix personnes s'autoproclamant "Travailleurs révoltés", ont déployé une banderole sur laquelle était inscrit "Occupation" devant la plus importante centrale syndicale, la Confédération des travailleurs grecs (GSEE), à Athènes, après avoir envahi ses locaux.

L'occupation de la mairie de Ioannina, chef-lieu de la région d'Epire (nord-ouest), par un groupe de jeunes mercredi matin a pris fin en début d'après-midi, selon une source policière locale.

 

Dimanche 14 Décembre 2008





 

Des manifestants attaquent un poste de police et des banques en Grèce

Les jeunes manifestants dans la capitale grecque s'en sont pris samedi à un poste de police, à des boutiques et des banques, pourchassés par la police, dans la soirée, d'après les autorités, au huitième jour d'émeutes après la mort d'un jeune tué par les forces de l'ordre.

Les affrontements ont éclaté pendant une veillée funèbre pour le jeune de 15 ans tué par les policiers. A 1H00 locale dimanche (23H00 GMT), la police a soudainement chargé la veillée aux chandelles pacifique sur la place Syntagma, dans le centre d'Athènes. Une foule de plusieurs centaines de personnes a refusé d'abandonner la position qu'elle occupait devant le Parlement. Elle a finalement fait retraite mais la confrontation se poursuivait.

Des jeunes, certains à pied, d'autres à moto, ont attaqué un commissariat à coups de cocktails molotov dans le centre d'Athènes, ainsi que trois banques au moins, plusieurs magasins et un bâtiment public, selon la police.

La violence est devenu quotidienne en Grèce depuis la mort de l'adolescent Alexandros Grigoropoulos. Plus de 200 personnes ont été arrêtées, au moins 70 blessées, et des centaines de magasins détruits et pillés en quelques jours dans ces manifestations en partie dues à la dégradation de la situation sociale et à une réforme des retraites.

Si la plupart des manifestants sont pacifiques, le ton des manifestations est donné par une frange plus violente. Et de plus en plus de jeunes sont prêts à les rejoindre.

Des centaines d'enfants des écoles portant des bougies s'étaient rassemblés pacifiquement samedi à proximité du Parlement, et à l'endroit où l'adolescent a été tué. Devant le Parlement, ils ont tenu tête aux forces de police en scandant le nom d'"Alex".

Les manifestants ont promis de rester dans la rue jusqu'à ce que leurs préoccupations économiques soient prises en compte.

Le Premier ministre de droite Costas Caramanlis a pourtant exclu d'organiser des élections anticipées et appelé l'opposition à condamner la violence plus sévèrement.

Samedi 13 Décembre 2008







 

Manifestation dans le calme à Athènes après sept jours d'émeutes

Vêtus de T-shirts blancs et portant des fleurs, quelques centaines de manifestants ont défilé dans le calme samedi à Athènes pour rendre hommage à l'adolescent tué par la police il y a une semaine, drame à l'origine de sept jours d'émeutes dans plusieurs villes grecques. Lire la suite l'article

Le cortège, qui rassemblait des camarades de classe d'Alexandros Grigoropoulos et des familles ordinaires, s'est rendu sur la place Syntagma, devant le parlement grec, au coeur de la ville.

"Nous sommes venus ici pour rendre hommage à Alexandros", a déclaré une femme de 37 ans, technicienne à la télévision, accompagnée de son mari et de leur petit garçon de huit ans.

Des banderoles affirmaient "L'Etat tue" ou encore "A bas le gouvernement d'assassins".

D'autres rassemblements pacifiques se sont déroulés dans d'autres quartiers d'Athènes ainsi que dans deux autres villes du pays, a précisé la police.

La mort de l'adolescent de 15 ans, abattu par un policier dans le quartier populaire d'Exarchia le 6 décembre, a provoqué plusieurs journées de violences, les plus importantes depuis la fin du régime militaire en 1974.

Des milliers de jeunes, dont des étudiants et des militants anarchistes, se sont heurtés pendant sept jours aux forces de police, brisant des vitrines, incendiant des magasins, des banques et des voitures dans plusieurs villes.

Le coût des déprédations est estimé à 200 millions d'euros rien qu'à Athènes.

La police, qui a procédé à 423 interpellations depuis le début des troubles, redoute de nouveaux débordements la semaine prochaine.

Samedi, le centre d'Athènes a retrouvé son calme et les magasins ont rouvert. Des commerçants ont commencé à remettre en état leurs vitrines et des employés municipaux ont réparé les décorations de Noël endommagées par les émeutiers.

L'inculpation et l'incarcération du policier qui a tué le jeune Grigoropoulos et d'un de ses collègues n'ont pas totalement apaisé les esprits.

Les manifestants réunis samedi devant le parlement étaient partagés, certains reprochant à la police un recours excessif à la force, d'autres affirmant en avoir assez des violences.

"Nous sommes ici pour exprimer notre chagrin parce que personne ne nous comprend. Ils tuent des enfants sans raison", a dit Irini, 16 ans, qui fréquentait la même école que Grigoropoulos.

Pour Elias Alkies, un étudiant de 20 ans, il n'est pas question de condamner les débordements de la semaine écoulée mais d'autres formes de manifestation sont possibles.

"Nous portons du blanc parce que nous voulons montrer que nous ne sommes pas comme ceux qui cassent", a-t-il précisé.

La police a signalé un incident sans gravité au stade olympique d'Athènes. Un policier a été légèrement blessé.

Un sondage, réalisé avant le début des émeutes mais publié seulement samedi dans le journal Ethnos, montre que le parti Nouvelle Démocratie du Premier ministre Costas Caramanlis est en nette perte de vitesse dans l'opinion publique.

Nouvelle Démocratie dispose d'une majorité d'un seul siège au parlement et son recul dans les sondages profite à l'opposition socialiste.

"Ce pays doit actuellement faire face à une crise financière internationale de grande ampleur (...) Cela requiert une politique responsable et une main ferme pour tenir la barre", avait déclaré vendredi Caramanlis qui participait au Conseil européen à Bruxelles.

"C'est ça mon principal souci, c'est aussi la priorité du gouvernement, et non pas d'échafauder des scénarios à propos d'élections."

Vendredi 12 Décembre 2008


Nouveaux heurts à Athènes pour le 7e jour consécutif

Des étudiants ont lancé des bombes incendiaires et des pierres en direction des forces de police aux abords du parlement grec, dans le centre d'Athènes, vendredi, au septième jour d'émeutes.

Pour empêcher que leurs cordons ne soient enfoncés, les policiers antiémeutes ont fait usage de gaz lacrymogènes contre les manifestants, qui avaient déployé des banderoles frappées de slogans comme "L'Etat tue" et "Le gouvernement est coupable de meurtre".

"Chacun pense que ce gouvernement qui assassine doit tomber. Le gouvernement, en quatre ans, n'a fait qu'adopter des réformes allant à l'encontre des étudiants", expliquait une manifestante de 22 ans, Maria Tsoupri. "On ne voit aucun avenir devant nous. Nous n'avons un avenir que par la lutte".

Les étudiants étaient autour de 5.000 dans les rues d'Athènes, vendredi, et sans doute en raison d'une pluie torrentielle les manifestations n'ont pas retrouvé l'ampleur des jours précédents.

La police a indiqué que 432 personnes, dont nombre d'immigrants étrangers, avaient été interpellées, et que 176 d'entre elles avaient été inculpées de violences et de pillages.

De source proche de la police, on rapporte que les forces de l'ordre commencent à être à court de grenades lacrymogènes - en ayant tiré plus de 4.600 au cours de la semaine écoulée - et qu'elles ont contacté d'urgence Israël et l'Allemagne pour reconstituer leurs stocks.

A Bruxelles, Le Premier ministre conservateur Costas Caramanlis, qui assistait au Conseil européen, a assuré que son pays était en mesure de garantir la sécurité de la population en dépit des troubles en cours.

"La Grèce est un pays sûr", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, en s'engageant à assurer "la sécurité de sa population".

Le gouvernement minimise la portée des troubles, qui surviennent sur fond de tensions politiques et sociales, en disant qu'ils sont l'oeuvre de quelques centaines d'extrémistes de gauche.

Costas Caramanlis, dont la formation politique, la Nouvelle démocratie (ND), n'a qu'une voix de majorité au parlement, a fait part de sa tristesse après la mort le 6 décembre de l'adolescent Alexandros Grigoropoulos, qui avait 15 ans.

Nombre de Grecs sont furieux de voir que le policier auteur du tir n'a pas fait montre de remords. Ce policier de 37 ans, Epaminondas Korkoneas, a témoigné avoir tiré des coups de semonce, en situation d'autodéfense, et dit que les balles ont ricoché.

"Les pierres peuvent ricocher elles aussi", ont scandé des manifestants face aux policiers antiémeutes.

Plusieurs écoles et universités demeurent occupées par les étudiants, et des professeurs ont formé vendredi une chaîne humaine autour du principal bâtiment de l'université d'Athènes, pour la préserver de nouveaux dégâts.

"Le glas sonne pour Caramanlis", écrit en page de une le journal Ta Nea. "Le gouvernement assiégé : les manifestations gagnent de l'ampleur dans l'éducation", écrit de son côté Ethnos.


 

Jeudi 11 Décembre 2008

  

 

Sixième jour de violences entre police et manifestants en Grèce

La tension ne retombe pas en Grèce. A coups de pierres et de jets de bouteilles, des étudiants ont attaqué une vingtaine de commissariats jeudi dans le centre d'Athènes, après cinq jours de troubles consécutifs à la mort d'un adolescent tué par la police, les plus graves depuis des décennies en Grèce. Les forces de l'ordre ont riposté au moyen de gaz lacrymogènes et interpellé quatre personnes. Au moins un blessé a été hospitalisé, selon les autorités.

Ces nouvelles violences ont éclaté alors que les parlementaires observaient une minute de silence à la mémoire de l'adolescent de 15 ans, dont la mort a mis le feu aux poudres.

Au moins 70 personnes ont été blessées et une centaine arrêtées depuis samedi et le début des émeutes, dans les heures qui ont suivi le décès du jeune Alexandros Grigoropoulos.

Des centaines de magasins ont été endommagés ou détruits, des groupes de jeunes cagoulés et d'anarchistes présumés brisant les vitres à l'aide de barres métalliques, pillant des commerces et érigeant des barricades dans les rues de plusieurs villes.

Les actions de protestation ont débordé les frontières, avec des manifestations de soutien dans plusieurs pays européens, dont l'Italie, l'Espagne et le Danemark. Des missions diplomatiques grecques ont été la cible d'actes de vandalisme à Istanbul et New York. En France, deux véhicules ont été incendiés dans la nuit devant le consulat de Grèce à Bordeaux à proximité duquel ont été découvertes des inscriptions de soutien aux protestataires grecs.

Le gouvernement conservateur grec est en butte à des critiques acerbes pour la gestion de la crise, mais les autorités disent avoir s'abstenir de recourir à la manière forte pour prévenir toute effusion de sang.

Le Premier ministre Costas Caramanlis n'a pas tenu compte des appels croissants de l'opposition à la tenue d'élections anticipées. Il a néanmoins promis aux commerçants dont les magasins ont été endommagés des aides de 10.000 euros pour couvrir les besoins à court terme.

Selon un sondage d'opinion diffusé mercredi, 68% des Grecs ont exprimé leur désapprobation face à la gestion de la crise par les autorités. Bien avant les émeutes, le gouvernement grec était déjà confronté à un mécontentement de l'opinion publique sur l'état de l'économie, les médiocres perspectives d'emploi pour les étudiants et une série de scandales financiers.

Les protestataires ont commencé à adopter les revendications de l'opposition en faveur d'un soulagement financier pour les bas revenus. Le salaire minimum en Grèce s'élève à 658 euros par mois.

"Nous demandons que ce gouvernement démissionne et que cette farce prenne fin", a déclaré Spyros Potamias, étudiant en architecture de 28 ans, qui a participé à un mouvement d'occupation d'un établissement d'enseignement supérieur à Athènes, où des émeutes ont eu lieu en cours de nuit. "Cela concerne notre avenir".

Des commerçants se sont déclarés choqués par la violence de certains manifestants et par l'ampleur de la destruction. "Je peux accepter la colère, je ne peux pas accepter le pillage", soulignait Michael Lavdiotis, gérant d'un café-restaurant pillé de la capitale, où des produits alimentaires et du mobilier ont été volés. "Ils ont tout pris... Nous ne méritions pas ce comportement".

L'influente église orthodoxe grecque s'est jointe aux autorités pour lancer un appel au calme. "Cette tragédie ne peut pas être réglée en brûlant et en détruisant les biens de gens qui eux-mêmes ont des problèmes", a souligné l'archevêque Ieronymos.

De nouvelles manifestations étudiantes sont prévues vendredi dans le pays.

A Paris, l'UNEF, principal syndicat d'étudiants, appelle à un rassemblement vendredi 12 à 17.30 devant l'ambassade de Grèce "en solidarité avec la jeunesse de Grèce". Dans un communiqué, l'organisation "condamne la répression exercée par les forces de police, et le mépris du gouvernement grec", dont elle réclame la démission.


 

 

Mercredi 10 Décembre 2008

 

 

Grève générale en Grèce, émaillée de nouvelles violences

Dans un climat explosif, la Grèce vivait mercredi une grève générale prévue de longue date qui a été émaillée de nouvelles violences, au cinquième jour des émeutes qui ont plongé le pays dans une profonde crise sociale et politique.
La mort d'un adolescent de 15 ans, abattu samedi à Athènes par un policier, s'installait dans la durée, malgré les appels au calme du Premier ministre Costas Caramanlis.

Mercredi, de nouveaux affrontements ont opposé manifestants et police à Athènes et Salonique, la deuxième ville du pays, les forces de l'ordre répondant par des jets de gaz lacrymogènes aux tirs de cocktails Molotov et projectiles divers.

Les syndicats grecs, dont la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, 600.000 adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (Adedy, 200.000 membres), avaient convoqué de longue date une grève générale de 24 heures pour dénoncer la politique d'austérité du gouvernement conservateur et appelé à un rassemblement "paisible" devant le Parlement grec, dans le centre d'Athènes.

Des échauffourées ont éclaté en marge de ce rassemblement qui a réuni plusieurs milliers de personnes, a rapporté un journaliste de l'AFP.

D'autres affrontements ont émaillé une manifestation à Salonique, dans le nord de la Grèce, à laquelle participaient environ 2.000 personnes, dont de nombreux jeunes, a indiqué une source policière locale.

Le Premier ministre avait souhaité mardi, dans un discours à la Nation, qu'il n'y ait pas de confusion entre les combats des travailleurs et la mort de l'adolescent.

Mais la crise a pris une tournure politique, notamment avec l'appel à la démission du gouvernement, déjà déstabilisé par une série de scandales et par les retombées de la crise économique internationale, lancé mardi par l'opposition socialiste.

Les transports terrestres, aériens et maritimes devaient être perturbés par la grève, qui affecte également le fonctionnement des banques, administrations et grandes entreprises du secteur public, comme l'Electricité de Grèce (DEI).

La colère des jeunes, signe selon des observateurs d'un profond malaise et d'une radicalisation de la jeunesse grecque minée par l'insécurité économique et le chômage, avait repris de plus belle mardi après les obsèques, dans une banlieue d'Athènes, du jeune Alexis Grigoropoulos.

Selon les premiers résultats de l'autopsie, l'adolescent a été tué par le ricochet d'une balle tirée par un policier, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.

Quarante et une personnes, 16 Grecs et 25 étrangers, ont été arrêtées dans la nuit lors d'escarmouches et de pillages aux abords de l'école polytechnique d'Athènes, occupée depuis dimanche par des étudiants.

Des heurts se sont poursuivis pendant la nuit entre les policiers et plus d'une centaine de jeunes qui sortaient périodiquement de cette école et de la faculté de droit.

Le maire de la capitale, Nikitas Kaklamanis, avait estimé mardi soir que plus de 360 magasins avaient été "partiellement ou totalement endommagés" depuis samedi.

A Salonique, une cinquantaine de jeunes retranchés dans la faculté de philosophie avaient affronté les forces de police pendant la nuit de mardi à mercredi. Plus de 80 magasins et 14 banques ont subi des dégâts tandis que huit personnes ont été arrêtées.

A Patras, dans l'ouest du Péloponnèse, il y a eu des échauffourées en début de soirée. Des escarmouches se sont par ailleurs produites à Larissa et à Volos (centre), à Kalamata (sud), à Ioannina (nord-ouest) et à Zante, sur l'île du même nom en mer ionienne, selon des sources policières. La situation était redevenue calme mercredi dans toutes ces villes.

Dans un souci de reprendre la main sur des événements qui lui ont largement échappé, M. Caramanlis a adressé mardi soir un nouveau message à la nation condamnant les fauteurs de trouble comme "des ennemis de la démocratie".

Il s'est engagé "à rétablir le sentiment de sécurité et la légalité", et lancé de nouveau un appel à l'unité nationale.

"Il faut condamner clairement les violences, les pillages, le vandalisme des éléments extrémistes (...) en ces heures on ne peut pas avoir de différences nationales", a souligné le Premier ministre.

Il n'a pas répondu au chef de l'opposition socialiste Georges Papandréou qui avait demandé dans la journée un recours "au verdict populaire" pour résoudre la crise
 

Mardi 09  Décembre 2008



Consulat de Grèce à Paris le 09/12/08

Tags devant le Parlement : un adolescent de 15 ans est mort, flics, porcs, assassins".

l'immeuble Eurobank de 6 étages en feu à Athènes

 

Les violences se poursuivent en Grèce, appel à des élections

La police anti-émeutes, équipée de masques à gaz et de boucliers, a tenu en respect des centaines de manifestants pendant plus d'une heure devant le parlement avant de tirer des gaz lacrymogènes pour les disperser.

Des bandes de jeunes, un mouchoir sur le visage pour se protéger contre les gaz lacrymogènes, ont jeté des pierres aux policiers aux cris de : "Brûlons le parlement".

En banlieue d'Athènes, plus de 5.000 personnes vêtues de noir ont assisté aux funérailles de l'adolescent de 15 ans dont la mort, samedi à la suite d'un tir de la police, a déclenché des émeutes d'une violence sans précédent depuis des décennies.

Beaucoup scandaient : "Flics, porcs, assassins".

La mort du jeune homme a touché une corde sensible chez de nombreux jeunes Grecs excédés autant par des années de scandales politiques que par la montée de la pauvreté et du chômage.

Le Premier ministre, Costas Caramanlis, dont le parti ne dispose que d'une majorité d'un siège, a eu des entretiens de crise avec les dirigeants de l'opposition et les a exhortés à l'unité politique face aux émeutes. Il a en outre demandé aux syndicats d'annuler un rassemblement de protestation prévu pendant la grève de 24 heures programmée mercredi.

Ces deux requêtes ont été immédiatement rejetées par les dirigeants syndicaux et par la gauche qui affirment que les réformes gouvernementales ont détérioré la situation des 20% de Grecs qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Le chef de l'opposition socialiste, George Papandreou, a estimé que la population avait perdu confiance dans le gouvernement et a demandé l'organisation d'élections anticipées.


A Salonique et Ioannina, villes du Nord, des manifestants ont affronté la police et mis le feu à des poubelles. A Paris, de jeunes manifestants grecs ont occupé le consulat de leur pays, au lendemain d'incidents similaires à Londres et Berlin.

Dans le centre d'Athènes, une grande partie des manifestants mardi n'appartenaient ni à la mouvance anarchiste ni aux mouvements étudiants en première ligne les jours précédents.

"Ils doivent partir" a ainsi lancé un homme en costume cravate qui courait pour échapper aux gaz lacrymogènes. "Je suis ici parce que j'ai le sentiment que quelque chose se passe, quelque chose est en train de changer dans la société", confiait Thodoros Adamopoulos, un homme d'affaires de 53 ans.

Les manifestations se sont propagées à une dizaine de villes grecques, jusqu'aux îles de Crète et de Corfou. Des centaines d'immeubles ont été dévastés ou incendiés et une cinquantaine de personnes ont été blessées.

Un policier a été inculpé d'homicide après la mort d'Alexandros Grigoropoulos. La police affirme qu'il a tiré trois coups de semonce après l'attaque de son véhicule par une trentaine de jeunes. Des témoins soutiennent qu'il a visé le jeune homme.

A ses funérailles, l'assistance a applaudi le cercueil blanc recouvert de fleurs. Devant le cimetière, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants qui ont riposté avec des bombes incendiaires.

La police dit avoir arrêté 200 personnes, dont certaines pour des pillages, et a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, tout en soulignant vouloir éviter les confrontations directes. Plus de 130 boutiques ont été détruites dans la seule capitale, où des manifestants ont mis le feu lundi soir à un sapin de Noël géant.

Des médias reprochent à Costas Caramanlis son incapacité à contenir les émeutes. "Le feu fait rage et le gouvernement se contente de regarder", titre ainsi le quotidien Cathimerini.

La Grèce a une tradition de manifestations étudiantes et d'attentats anarchistes. Beaucoup comparent les manifestations actuelles à celles de 1973 qui contribuèrent à faire chuter le régime des colonels.

 

Lundi 08  Décembre 2008

 2008

Nouvelle vague de violences dans les villes de Grèce

 
Une nouvelle vague de violences a touché lundi Athènes et plusieurs villes de Grèce au cours de manifestations d'étudiants et lycéens contre la police lors desquelles des bâtiments et des véhicules ont été incendiés tandis que le centre de Salonique était livré au pillage. Lire la suite l'article


Près de deux heures après la dispersion de la manifestation athénienne de protestation contre la mort d'un adolescent tué samedi par un policier, des groupes de quelques dizaines de jeunes se relayaient pour lancer des raids contre magasins et devantures, face à des forces anti-émeutes dispersées et sur la défensive.

Les groupes ont endommagé et pillé des boutiques dans le quartier chic de Kolonaki, qui abrite plusieurs ambassades, ainsi que dans les rues commerçantes proches du bâtiment de l'université et du quartier étudiant et contestataire d'Exarchia.

Les gaz lacrymogènes tirés par la police pour repousser les casseurs rendaient l'atmosphère suffocante jusqu'à l'intérieur des bâtiments du centre ville.

Dix personnes ont reçu des soins dans les hôpitaux de la ville pour des troubles respiratoires, selon un responsable du ministère de la Santé.

En début de soirée à Athènes, des groupes de jeunes avaient brisé des vitrines et incendié des magasins.

Le cortège avait parcouru des rues de la ville portant des banderoles accusant le gouvernement de "tuer l'avenir de la jeunesse".

Des groupes de jeunes ont également pillé lundi soir des dizaines de commerces dans le centre de Salonique, la grande ville du nord de la Grèce, sans que la police n'intervienne.

Les pillages, notamment de magasins de vêtements et de bijoux, ont débuté à l'issue de deux manifestations organisées par l'opposition de gauche pour le même motif que dans la capitale, et qui avaient rassemblé plus de 5.000 personnes.

Les forces de l'ordre n'étaient pas visibles sur les artères du centre ville, qui semblait livré aux pilleurs, a raconté un journaliste de l'AFP sur place.

Plus tôt, un policier avait été blessé à la main dans une attaque contre un poste de police d'un quartier de Salonique lancée à coup de cocktails Molotov par une vingtaine de jeunes.

A Athènes, alors que des manifestants se dirigeaient vers le Parlement, sur la place centrale de Syntagma, des groupes de jeunes se sont détachés du cortège pour briser des vitrines et mettre le feu à des devantures et des poubelles.

Un sapin de Noël géant ainsi que des installations prévues pour les fêtes installées sur la place ont été la proie des flammes.

Trois policiers ont par ailleurs été légèrement blessés lundi à Trikala (centre), au cours d'incidents en marge d'une manifestation d'un millier de lycéens.

Des incidents entre forces de l'ordre et lycéens se sont produits à Rhodes, principale ville de l'île du même nom, dans l'est de la Grèce où des manifestants s'en sont pris pris à un poste de police, lançant divers projectiles contre les policiers qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes.

Ces mouvements de protestation se succèdent depuis la mort samedi soir d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, abattu par un policier à Athènes alors qu'il faisait partie d'un groupe d'une trentaine de jeunes gens qui lançaient des pierres et des objets contre un véhicule des forces de l'ordre.

Le policier a été arrêté dimanche pour "homicide volontaire" tandis qu'un policier qui l'accompagnait était appréhendé pour "complicité".

Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a présidé lundi soir un conseil ministériel restreint de crise et il sera reçu à sa demande mardi matin par le chef de l'Etat, Carolos Papoulias, "pour l'informer de la situation en cours".

M. Caramanlis doit aussi rencontrer les chefs des quatre partis d'opposition parlementaire, socialiste, communiste, de gauche radicale et d'extrême-droite.

Dans un message à la Nation, Costas Caramanlis s'est engagé lundi à ce que l'Etat mette fin aux violences urbaines.

"Les événements inacceptables et dangereux" qui ont suivi la mort samedi soir d'un adolescent de 15 ans "ne peuvent pas et ne seront pas tolérés", a-t-il déclaré dans sa première apparition depuis le début de la crise.

Il a dénoncé les "éléments extrémistes qui ont exploité le drame (...) en montrant que leur seul objectif était la violence". "L'Etat va protéger les citoyens, va protéger la société (...) C'est le moindre des hommages que l'on puisse rendre à Alexis", a-t-il souligné, évoquant la mémoire de l'adolescent tué samedi.

 

 

Dimanche 07  Décembre 2008

La Grèce secouée par les émeutes après la mort d'un adolescent

Les émeutiers se sont déchaînés dimanche dans Athènes et Thessalonique, lançant des engins incendiaires, détruisant des magasins et érigeant des barricades enflammées, le chaos s'emparant des principales villes de Grèce après la mort d'un adolescent de 16 ans, abattu par la police dans la capitale. Lire la suite l'article

Ce sont les pires émeutes en Grèce depuis janvier 1991, lorsqu'une foule en colère avait protesté après le meurtre d'un instituteur par des voyous d'extrême droite.

Dimanche à la tombée de la nuit, des groupes de jeunes aux visages masqués par des cagoules ou des casques de moto ont renversé des poubelles et retourné des voitures pour construire des barricades dans les rues d'Athènes. La police a rétorqué avec des gaz lacrymogènes, provoquant de véritables scènes d'insurrection qui ont vidé les rues de la capitale grecque.

Les médias locaux rapportent que plusieurs personnes ont souffert de problèmes respiratoires, mais qu'aucune blessure sérieuse n'a été recensée.

Les violences ont repris dimanche dans la journée, à l'occasion de manifestations de soutien aux immigrés clandestins qui ont dégénéré: à Thessalonique, deuxième ville du pays, la mairie, deux commissariats, plusieurs magasins et une banque ont été pris pour cible, les manifestants s'en prenant aussi aux véhicules des chaînes de télévision ou érigeants des barricades de poubelles enflammées.

A Athènes, plus de 2.000 manifestants ont défilé en direction du siège de la police dans la capitale, des engins incendiaires étant lancés contre des magasins et banques, mais aussi un immeuble de bureaux gouvernementaux, la police usant d'importantes quantités de gaz lacrymogènes pour contenir les émeutiers.

Cette marche de protestation état prévue depuis plusieurs jours, et le ministre de l'Intérieur Prokopis Pavlopoulos avait dans la matinée appelé à la retenue pendant la manifestation, exprimant la tristesse du gouvernement pour la mort du jeune homme, et offrant sa démission, qui a été refusée ainsi que celle de son adjoint.

"Je comprends la colère", a déclaré le Premier ministre dimanche soir, "ce qui est inconcevable, c'est la violence brutale qui ébranle la paix sociale et se retourne contre la propriété de personnes innocentes".

Selon des témoins, le drame s'est produit samedi soir vers 21h lorsqu'un petit groupe de jeunes s'est attaqué à une voiture de police. Un agent a tiré par trois fois et le jeune garçon a reçu une balle dans la poitrine.

D'après le communiqué de la police, la voiture, avec à son bord deux fonctionnaires, patrouillait dans le quartier d'Exarchia, dans le centre d'Athènes, lorsqu'elle a essuyé des jets de pierres provenant d'un groupe d'une trentaine de jeunes.

Les deux policiers impliqués ont été suspendus, interpellés et inculpés, l'un pour meurtre avec préméditation et usage illégal d'une arme, l'autre pour complicité.

Dans la nuit de samedi à dimanche, dans une rue commerçante qui descend de la place Syntagma, à Athènes, plus d'une vingtaine de magasins ont été endommagés - mais pas pillés. Leurs vitrines ont été noircies par des cocktails Molotov ou carrément détruites. Dimanche matin, des pompiers tentaient encore d'éteindre l'incendie d'un bâtiment de deux étages carbonisé. Dans la rue planait encore l'odeur âcre des gaz lacrymogènes utilisés plus tôt par la police pour disperser la foule.

Un peu plus loin, rue Akadimias, l'une des principales artères d'Athènes, les émeutiers ont saccagé des arrêts de bus et des kiosques à tickets. Au petit matin, quelques-uns d'entre eux étaient encore présents, le visage masqué. A deux pâtés de maisons étaient postés des policiers anti-émeutes, armés de boucliers et de masques à gaz. La rue était coupée par une barricade en flammes.

Les émeutes qui ont commencé samedi soir à Athènes ont vite gagné Thessalonique, la deuxième ville de Grèce, puis au moins cinq autres villes de province. Les protestataires semblent avoir coordonné leurs mouvements grâce à des sites internet, où étaient mis en ligne des appels à se rassembler à des endroits précis ou encore des slogans tels que "le terrorisme d'Etat ne passera pas".

Selon la police, 24 policiers ont été blessés pendant les affrontements de la nuit, au cours desquels six personnes ont été arrêtées.

Plus tôt, samedi après-midi, des centaines de candidats au droit d'asile, qui faisaient la queue pour déposer un dossier, avaient déclenché une émeute dans le centre-ville d'Athènes. Les troubles ont débuté lorsque les autorités ont annoncé qu'il n'était plus possible de déposer de dossier, le nombre hebdomadaire de demandes étant limité. Un homme est tombé à l'eau dans un canal dans des circonstances non encore déterminées. Blessé, il a été transféré à l'hôpital.

 

Mercredi 05  Novembre 2008

 

Victoire d'Obama: une élection saluée par la presse mondiale

Les journaux du monde entier ont salué mercredi à l'unisson l'élection "historique" de Barack Obama à la Maison Blanche, estimant qu'elle allait non seulement transformer la face des Etats-Unis mais également la planète.

"Historique", c'est le mot choisi par la grande majorité des quotidiens du globe, qui ne relatent pour la plupart la victoire que dans leur édition électronique en raison de résultats trop tardifs pour respecter l'heure du bouclage.

"Victoire historique", titrent le magazine allemand Spiegel et le quotidien conservateur néerlandais Trouw. "Obama historique", barre la Une du Diario de Noticias portugais. "Obama change la couleur de l'Histoire", renchérit le quotidien espagnol El Mundo (centre-droit), tandis que son concurrent de centre-gauche El Pais souligne un "avant et un après" Obama.

"L'Amérique change de couleur", estime le quotidien algérien arabophone El-Khabar. "L'Amérique a montré que tout est possible!", exulte le quotidien populaire allemand Bild.

La venue d'un "Kennedy noir à la Maison Blanche", mots du quotidien libanais pro-syrien Al-Akhbar, va "transformer à jamais le pays de l'Oncle Sam", estime l'Al-Mustaqbal, proche de la majorité pro-occidentale libanaise. "L'Amérique tourne une page", croit lui aussi le journal grec Kathimerini (centre-droit).

A l'instar de nombreux journaux, le quotidien zurichois Neue Zürcher Zeitung (NZZ) souligne que les Américains ont "franchi un pas supplémentaire en laissant derrière eux les anciennes barrières raciales".

Mais la portée du vote ne s'arrêtera pas aux frontières des Etats-Unis, prédit le Guardian britannique (centre-gauche): "le peuple américain ... a fait le choix net d'un changement pour lui-même et pour le monde".

Son compatriote The Sun évoque "un pas de géant pour l'humanité", en écho à la phrase de l'astronaute américain Neil Armstrong en 1969 lorsqu'il était devenu le premier homme à poser le pied sur la Lune. Le scrutin va faire "date dans l'histoire de l'Humanité", croit lui aussi le quotidien d'Etat burkinabè Sidwaya.

"L'élection de Barack Obama rétablit de manière spectaculaire (le) crédit et (le) rayonnement" de l'Amérique, juge Le Temps à Genève. Le journal grec Avgi (gauche) se met à espérer "que les guerres s'arrêtent et que les pauvres ne soient pas amenés à payer pour la crise financière".

La presse souligne cependant que le président élu est attendu au tournant de l'Histoire.
"Nous connaissions un candidat qui a séduit le monde. Maintenant nous allons connaître le président", écrit le quotidien conservateur espagnol ABC. Il n'est pas certain que "la réthorique de la campagne soit traduite en politique", craint l'Eleftherotypia, journal grec de centre-gauche, tandis que le suisse Tages-Anzeiger rappelle le "difficile héritage" auquel sera confronté le nouveau président.

Le quotidien israélien de gauche Haaretz souligne quant à lui les défis qui attendent Obama au Proche-Orient. "Seul un leadership américain actif... peut faire sortir de l'impasse. Mais même là, il n'y a pas de garantie de succès", rappelle Haaretz.
"Les attentes sont énormes... Désormais vient le plus dur peut-être pour Barack Obama: ne pas décevoir", met en garde le quotidien français Libération (gauche).

Son concurrent Le Monde voit en Barack Obama "la chance" de l'Amérique mais également "celle de ses partenaires" et "de ses ennemis, à commencer par l'islamisme armé qui s'est nourri d'une idéologie bushiste belliqueuse". "Après Bush enfermé dans ses certitudes démenties par la réalité, Obama offre au monde un autre visage... Il est l'homme qu'il faut. A lui d'inscrire ce moment dans la marche du temps", ajoute Le Monde.

Devenu président, Obama "doit mettre en scène le changement" promis lors de sa campagne, écrit le Yomiuri Shimbun japonais. "L'absence de résultats rapides pourrait transformer les espoirs de changement en déception", avertit son concurrent le Nikkei

 

Mardi 28 Octobre 2008

 

Fête nationale grecque

Revue des corps d'armée lors de la fête nationale grecque du 28 Octobre.
Le Jour du Non (en grec moderne Επέτειος του «'Οχι», ), elle marque le rejet de l'ultimatum italien du 28 octobre 1940 par le dictateur grec Ioánnis Metaxás, ainsi que le début de la participation de la Grèce dans la Seconde Guerre mondiale.

 

Mardi 21 Octobre 2008

 

 

 

 

 

 

 

Manifestation à Athènes et transports paralysés pour la grève générale

Des milliers de personnes ont manifesté mardi dans le centre d'Athènes, alors qu'une grève générale de 24H contre la politique économique du gouvernement conservateur paralysait la plupart des transports.

A fait défiler jusqu'au parlement, étudiants, enseignants et employés des sociétés d'intérêt public, dont le personnel de la compagnie aérienne en voie de privatisation Olympic Airlines, a été émaillée d'incidents avec les forces de l'ordre.

La police a fait usage de gaz lacrymogènes à plusieurs reprises, face à quelques jets de cocktails molotov et autres projectiles, qui ont notamment endommagé deux voitures de service du ministère grec des Affaires Etrangères.

Sous des banderoles portant "nous ne voulons pas payer leur crise", ou "cherté, pauvreté, chômage, on n'en peut plus", les manifestants répondaient à l'appel des puissantes Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, 600.000 adhérents) et Fédération des fonctionnaires (Adedy, 200.000 membres).

Ces syndicats réclament un changement de cap économique, dénonçant le programme de privatisations, l'austérité salariale, le durcissement fiscal et la réforme en cours des retraites.

La grève de 24h à laquelle ils ont appelé a stoppé les ferries assurant les liaisons avec les îles, arrêté les trains, et devait clouer au sol jusqu'à la fin de la journée près de cent vols intérieurs et internationaux des compagnies locales.

Du fait de la participation au mouvement des syndicats de journalistes, les médias ne diffusaient aucune information et aucun quotidien ne doit paraître mercredi.

Les écoles, hôpitaux, administrations, banques, et tribunaux étaient aussi affectés, tandis que les transports publics étaient perturbés à Athènes, avec des arrêts de travail en début de matinée et en soirée.
 

 

Jeudi 02 Octobre 2008

 
Découverte d'une tombe mycénienne contenant une épée venant d'Italie

ATHENES (AFP) - Des archéologues grecs ont découvert dans la tombe d'un guerrier mycénien, vieille de plus de 3.000 ans, une épée avec une poignée recouverte d'or venant de la péninsule italienne, a indiqué jeudi une archéologue grecque.

"Il s'agit d'une découverte très rare en raison principalement de la couche d'or recouvrant la poignée", a déclaré à l'AFP l'archéologue Maria Gatsi.

"A ma connaissance, aucune épée de ce genre n'a jamais été trouvée en Grèce", a ajouté Mme Gatsi, chef du département
archéologique du département d'Aitoloacarnania, dans l'ouest de la Grèce.

Des examens de laboratoire en Autriche ont confirmé que le bronze utilisé pour la confection de l'épée, longue de 94 cm, datait du 12ème siècle avant JC et provenait de la péninsule italienne, a-t-elle précisé.

La tombe a été découverte en juillet 2007 au lieu-dit Kouvara Phyteion, près de la ville d'Amphilochia, à l'ouest d'Athènes, durant des travaux d'excavations pour la construction de l'autoroute bordant la mer Ionienne.

Les archéologues ont aussi mis au jour dans la même tombe une seconde épée de bronze avec une poignée en os, une paire de jambières, une flèche, une lance, une coupe à vin (kylix) en or, un chaudron à trois pieds en bronze et une dague en bronze et en fer, une découverte également très rare en raison de la combinaison des deux métaux. "Notre première hypothèse est qu'il s'agit de la tombe d'un guerrier", a dit Mme Gatsi.

Cette découverte confirme que les Mycéniens commerçaient avec d'autres civilisations du bassin méditerranéen.

Conquérants du monde minoen en Crète (sud), les Mycéniens ont dominé entre les 17ème et 12ème siècles avant Jésus-Christ une grande partie de la Grèce, établissant des colonies en Asie mineure et à Chypre.


 

Mardi 23 Septembre 2008


Le ministre de la Culture Michalis Liapis

 

Le président Italien Giorgio Napolitano 

L'Italie rend à la Grèce un fragment des frises du Parthénon
 

ATHENES (AFP) - L'Italie a rendu mardi à la Grèce un fragment des frises du Parthénon détenu par le musée de Palerme et réclamé par Athènes depuis 13 ans, a indiqué mardi le ministre grec de la Culture, Michalis Liapis.

La pièce de marbre, officiellement prêtée "à long terme" sans date de restitution et sans contrepatie, représente le pied de la déesse antique Artémis, et provient d'une partie de la frise orientale où figurent les douze dieux de l'Olympe, a précisé le ministre.

Le fragment de 35cm de haut sur 34cm de large doit être replacé sur le relief mercredi lors d'une cérémonie en présence du chef d'Etat grec Carolos Papoulias et de son homologue italien, Giorgio Napolitano, en visite officielle en Grèce.

"Un important fragment des frises du Parthénon revient pour retrouver sa place", s'est félicité M. Liapis lors d'une conférence de presse.

A l'issue d'un entretien avec M. Napolitano, M. Papoulias a pour sa part souligné l"importance du geste" italien, alors que la Grèce réclame en vain depuis 1982 à Londres la restitution de la partie des frises du Parthénon détenues par le British Museum.

Tout comme ces chefs d'oeuvres, le fragment italien a été décroché du temple au début du XIXe siècle par l'ambassadeur britannique, Lord Elgin, et offert en 1816 au consul britannique de Sicile, a indiqué le conseiller culturel du chef d'Etat italien, Louis Godart.

Deux autres fragements du Parthénon détenus par le Vatican doivent être rapatriés en Grèce le 8 octobre prochain, a-t-il ajouté.

Mercredi 17 Septembre 2008

 

 

 

Privatisation  Olympic Airlines

PARIS (AFP) - Mariage, privatisation, disparition: la recomposition du ciel européen s'est accélérée cette semaine, la récente flambée de l'or noir et le ralentissement économique mondial sonnant l'hallali des plus faibles, telle Alitalia acculée à la faillite.

L'allemande Lufthansa a ouvert le bal lundi en jetant son dévolu sur 45% du capital de la belge Brussels Airlines, héritière de Sabena, pour 65 millions d'euros, se réservant une option d'achat sur les 55% restants à partir de 2011.

Mercredi, la Grèce présentait un plan de privatisation de son transporteur national, Olympic Airlines, le dernier de l'Union européenne à être 100% public.
Des appels d'offres internationaux doivent être lancés pour vendre d'ici la fin de l'année ses actifs répartis en diverses sociétés.

Enfin, après le retrait jeudi de l'unique offre de rachat par des investisseurs italiens, Alitalia serait en passe de mettre la clé sous la porte. Selon La Repubblica, Lufthansa pourrait cependant être le "chevalier blanc". Cette dernière n'a pas voulu faire de commentaire, tout comme le franco-néerlandais Air France-KLM, qui détient déjà 2% de l'italienne et avait récemment déclaré être disponible pour devenir actionnaire minoritaire parmi les nouveaux investisseurs.

Les professionnels s'attendaient depuis des années à voir rebattues les cartes de ce secteur resté encore très fragmenté comparé à d'autres industries. Les compagnies aériennes nationales faisant figure de porte-drapeaux --nombre d'entre elles portent d'ailleurs des noms directement tirés de leur pays d'origine--, les gouvernements étaient réticents à les laisser disparaître ou passer sous la coupe d'étrangers.

Mais la flambée de l'or noir au premier semestre, conjuguée à une croissance économique mondiale en berne, a eu raison des plus fragiles. "La facture kérosène des compagnies aériennes a suivi la montée des cours du pétrole de 37
dollars le baril en 2004 à 110 dollars en 2008: au sein des charges d'exploitation, elle est passée de 17 à 28% entre 2004 et 2008", notait l'assureur-crédit français Euler-Hermes, dans un rapport publié jeudi sur les compagnies françaises.

Pour nombre de transporteurs, le poste carburant s'est peu à peu hissé au premier rang des dépenses ou à égalité avec celui des salaires. Et en répercutant la cherté du pétrole sur les billets à coup de surcharge carburant, les compagnies ont pris le risque de détourner certains clients de l'avion, au moment même où le trafic ralentissait en raison de l'atonie de l'économie.

 

Mardi 16 Septembre 2008



Grèce: le nouveau musée de l'Acropole sera inauguré en février-mars

ATHENES (AFP) - Le nouveau musée de l'Acropole, situé en contrebas du
célèbre rocher, dans le centre historique d'Athènes, sera inauguré en
février ou mars, a indiqué mardi le ministre grec de la Culture,
Michalis Liapis.

"On avait dit que le musée ouvrirait ses portes d'ici la fin de
l'année mais l'inauguration sera retardée de deux mois", a dit M.
Liapis à l'issue d'une visite au musée". "L'organisation de la
cérémonie d'ouverture en "février-mars"
est "un objectif très réaliste", a ajouté le ministre.

M. Liapis a aussi précisé qu'il discutait avec le chorégraphe grec
Dimitris Papaïoannou, maître d'oeuvre des cérémonies d'ouverture et de
clôture des jeux Olympiques d'Athènes de 2004, pour organiser
l'inauguration du nouveau musée.

D'une superficie de 25.000 m2, le musée comporte trois niveaux, dont
une salle au dernier étage où une place a été réservée pour accueillir
la frise orientale du Parthénon qui se trouve actuellement au British
Museum de Londres et dont la Grèce réclame en vain le retour depuis
plusieurs années.

Le nouveau musée doit exposer à la fin du mois des chefs d'oeuvres
antiques récupérés à l'étranger par la Grèce et l'Italie, pour marquer
la détermination d'Athènes à lutter contre le pillage d'antiquités.

Alors qu'il devait au départ être prêt pour les jeux Olympiques de
2004, le musée conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi a
connu une série de déboires bureaucratiques et techniques avant la
signature du contrat de construction, pour près de 129 millions
d'euros.
 

Mercredi 03 Septembre 2008
 


George Alogoskoufis

 

La Grèce va investir 2,1 milliards d'euros pour un réseau de fibre optique

ATHENES (AFP) - La Grèce compte investir dans un nouveau réseau de fibre optique qui renforcera considérablement sa capacité de haut-débit et de télévision par câble, a déclaré mercredi le ministre grec de l'Economie et des Télécommunications George Alogoskoufis.

"Nous avons décidé d'investir dans un réseau moderne de fibre optique qui va changer la vie au quotidien des citoyens grecs", a dit le ministre au cours d'une conférence de presse.

Ce projet qui s'étalera sur sept ans et au coût estimé à 2,1 milliards d'euros (environ trois milliards de dollars) fournira de la télévision à haute définition, de la vidéo téléphonique, des branchements internet de haute capacité ainsi que d'autres services, a précisé le ministre.

Le projet sera réalisé par le biais d'un partenariat public-privé et sera éligible au financement de la Banque Européenne d'Investissement (BEI), a conclu M. Alogoskoufis.
 

Mercredi 30 Juillet 2008



Les anciens Grecs prédisaient les éclipses avec une grande précision

PARIS (AFP) - Le célèbre mécanisme de calcul astronomique grec d'Anticythère, datant du deuxième siècle avant notre ère, permettait aux Grecs de prédire les éclipses avec une grande précision, selon une étude à paraître mercredi dans la revue Nature.

Les éclipses, qui se répètent selon un cycle, dit de Saros, qui dure environ 19 ans, sont notées sur une grande roue dentée.
Elles indiquent à l'utilisateur si elles sont solaires ou lunaires et à quelle heure elles doivent se produire, ont découvert les scientifiques du Projet de recherche sur le mécanisme d'Anticythère.

En effet, les éclipses se décalent de 8 heures, soit 120 degrés de longitude, à chaque cycle.
"Le mécanisme comprend également une petite roue dentée qui indique à l'utilisateur comment opérer cet ajustement temporel", explique John Steele, l'un des auteurs de l'étude, dans un communiqué.

"Nous savions que cet ancien mécanisme grec vieux de 2.100 ans calculait des cycles complexes d'astronomie mathématique. Nous avons été surpris de constater qu'il mettait aussi en évidence un cycle quadriennal des anciens jeux grecs, dont les jeux Olympiques", ajoute Tony Freeth, un autre auteur de l'étude de Nature.

En utilisant des images obtenues grâce à des rayons X en trois dimensions, les scientifiques sont parvenus à déchiffrer les noms de tous les mois au dos du mécanisme, composé d'un arrangement complexe d'au moins 30 engrenages de précision.

Le mauvais état dans lequel cet instrument a été retrouvé au tout début du 20ème siècle par des pêcheurs d'éponges a longtemps freiné la mise en évidence de ses fonctions.

"Cette technologie est extraordinaire. Chaque fois que nous l'explorons un peu plus, nous trouvons quelque chose de plus sophistiqué", a déclaré M. Freeth.
 

 

Dimanche 27 Juillet 2008















 

La colère monte à Rhodes, ravagée par les incendies depuis six jours

RHODES (Grèce), (AFP) - Effarés par les incendies qui dévastent leur île depuis six jours, les habitants de Rhodes pleuraient dimanche la disparition de leurs forêts et accusaient les autorités d'incompétence.

"Les informations sont si mauvaises que j'ai éteint ma radio", se lamente un vieillard qui vent des pastèques dans le village de Paradeisi. "Nous n'avions pas ces problèmes sous l'occupation italienne (1912-1948) parce que les Italiens nous obligeaient à débroussailler les terrains."

Le bourdonnement incessant des avions de lutte contre les incendies se fait entendre au-dessus des têtes. L'intervention des canadairs a permis de protéger les zones habitées dans l'est de l'île, où se trouvent quelques-unes des villégiatures qui attirent des centaines de milliers de touristes tous les ans.

Mais plus de 5.000 hectares de forêt et de broussailles sont partis en fumée et les hôteliers redoutent l'impact négatif sur le tourisme à Rhodes, l'une des premières destinations touristiques en Grèce.

"Cette forêt mérite nos larmes", dit George, patron d'un restaurant sur la place de Paradeisi.

La justice a condamné vendredi un homme de 61 ans, habitant du village d'Agios Isidoros, à quatre ans de prison assortis d'une amende de 15.000 euros pour avoir déclenché l'incendie par négligence.

"C'était un incendie violent et ils auraient dû le maîtriser dès le premier jour", clame Savvas Grigoriadis, un agriculteur de 52 ans du village de Theologos. "Mais le vieil homme qui a mis le feu a essayé de l'éteindre lui-même avant d'appeler les pompiers."
Selon des responsables locaux, les destructions auraient pu être limitées aux alentours du village d'Agios Isidoros où l'incendie a éclaté, mais la coordination déficiente entre les pompiers a permis aux flammes de s'échapper vers les régions montagneuses inaccessibles.

"Le feu nous a pris de court le premier jour parce que les avions bombardiers d'eau étaient cloués au sol en raison de l'épaisseur de la fumée. Si nous avions eu des hélicoptères à ce moment-là, nous l'aurions maîtrisé", a déclaré le préfet adjoint de l'île, Fotis Hatzidiakos, au micro de Skai Radio.

Plus de 500 pompiers, 100 soldats et 16 avions - y compris quatre canadairs d'Italie et de France et un hélicoptère chypriote - ont été mobilisés pour venir à bout des flammes.

Attisé par des vents violents, le feu s'est dangereusement approché de trois villages dans l'est de Rhodes pendant trois jour et a failli atteindre la mer, provoquant l'évacuation de trois hôtels vendredi.

Les risques d'incendies sont particulièrement élevés en Grèce en raison des faibles précipitations, des températures élevées et des vents violents, qui ont provoqué des centaines de feux.

L'an dernier, les incendies avaient fait 77 morts et brûlé 270.000 hectares de forêts et de terrains agricoles.
 

Mardi 15 Juillet 2008



 

Un violent incendie de forêt fait rage au nord-ouest d'Athènes

ATHENES (AFP) - D'importantes forces de sapeurs-pompiers luttaient mardi contre un violent incendie de forêt attisé par des vents violents en Béotie, au nord-ouest d'Athènes, a-t-on appris auprès du service des sapeurs pompiers.

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Plus de 280 hommes et 51 véhicules combattaient le feu dans les régions de Dervenohorion et de Oinoi, à une quarantaine de km de la capitale. Ils sont épaulés par onze avions et trois hélicoptères.

Les flammes n'ont menacé aucune zone habitée hormis le petit hameau de Panakton et un monastère, mais le danger a été écarté par l'action des pompiers. En début de soirée le feu se propageait sur deux fronts dans la région de Oinoi.

Chaque été, la Grèce est la proie d'incendies de forêts, dont les plus dévastateurs ont eu lieu l'été dernier, faisant 77 morts et ravageant près de 270.000 hectares de forêts et cultures, dans le Péloponnèse (sud) et en Eubée.

Le risque est à nouveau particulièrement élevé cette année en raison de faibles précipitations et de forte chaleur.

Pendant le week-end, un important incendie a fait rage sur l'île de Skyros dans les Sporades (nord-ouest de l'Egée) brûlant plus de 600 hectares de pinèdes. Le feu a été circonscrit lundi.

 


Mardi 15 Juillet
2008



 

Un puissant séisme secoue l'île grecque de Rhodes

ATHENES - Un puissant séisme d'une magnitude préliminaire de 6,3 sur l'échelle de Richter s'est produit tôt mardi matin près de l'île grecque de Rhodes, a annoncé l'Institut de géodynamique d'Athènes.

La violente secousse a provoqué la panique parmi la population et les touristes qui se sont rués hors des hôtels et des maisons. Selon les médias locaux, une femme de 56 ans s'est tuée en faisant une chute dans un escalier alors qu'elle tentait de fuir sa maison.

Toutefois, il semble selon les premiers éléments que la secousse n'ait pas fait de dégât majeur. L'épicentre de ce tremblement de terre était situé à 445km au sud-est d'Athènes sous le plancher marin au sud de Rhodes.

L'Agence américaine de géologie a fait état d'une magnitude préliminaire de 6,4 tandis que l'Observatoire des Sciences de la Terre de l'université Louis-Pasteur de Strasbourg faisait état d'une magnitude préliminaire de 6,2.
 

Mardi 08 Juillet 2008

 
 

Canicule en Grèce


ATHENES - La Grèce connaissait mardi un épisode de canicule, avec des températures devant atteindre 41 degrés Celsius, et les autorités ont appelé la population à limiter leur consommation d'électricité pour éviter d'éventuelles coupures de courant.

Les fortes chaleurs devaient durer jusqu'à mercredi soir, avant une baisse programmée.

La société d'électricité grecque a prévenu de possibles coupures de courant en raison de la consommation en hausse de la climatisation dans tout le pays. La consommation devait atteindre 10.200 mégawatts. Le record (10.600 mégawatts) date de 2007.

Le ministère de la Santé a mis en garde les seniors et les personnes atteintes de problèmes respiratoires, et les municipalités ont ouvert des endroits climatisés pour permettre à la population de se rafraîchir.


 

Vendredi 20 Juin 2008



 

 

Important incendie de forêt au nord d'Athènes

ATHENES - Un important de feu de forêt attisé par des vents violents s'est déclaré vendredi après-midi près d'Agii Apostoli, ville à 50km au nord d'Athènes, selon les autorités grecques.

Une centaine de pompiers appuyés par des bombardiers d'eau luttaient contre le sinistre qui s'est déclaré peu avant 15h (12h gmt). On ne signale pas de victimes ou de dégâts dans l'immédiat. Agii Apostoli est situé près du site archéologique d'Amphiaraeion, connu dans l'Antiquité pour ses cures thermales.

Une partie de la Grèce a été ravagée en août et septembre 2007 par des incendies qui ont fait 66 morts et détruit quelque 250.000 hectares de forêts et de cultures.


Samedi 14 Juin
2008


Traianos Dellas


Angelos Haristeas (gauche) and Fanis Gekas
 

La Grèce, championne d'Europe éliminée par la Russie 0-1

SALZBOURG, Autriche (AP) - La Russie a battu (1-0) la Grèce, championne d'Europe en titre, lors du deuxième match des deux formations dans le groupe D de l'Euro 2008, samedi soir à Salzbourg (Autriche).

Le but russe a été inscrit par Konstantin Zyrianov (33e).

Déjà battue par la Suède lors de son premier match (0-2), la Grèce est d'ores et déjà éliminée avant même de disputer son troisième match face à l'Espagne qui, elle, est déjà qualifiée pour les quarts de finale après son succès (2-1) sur la Suède, samedi après-midi.

Mardi 10 Juin 2008

Traianos Dellas (à gauche) et Sotiris Kyrgiakos

 

La Grèce s'incline devant la Suède (0-2)
 
SALZBOURG, Autriche (AP) - La Grèce, championne d'Europe en 2004, a pris un mauvais départ dans la défense de son titre en s'inclinant (0-2) face à la Suède lors du premier match des deux équipes dans l'Euro 2008, mardi soir à Salzbourg (Autriche).

Face à une formation grecque toujours aussi défensive qu'il y a quatre ans, la Suède a dû être très patiente avant de voir Zlatan Ibrahimovic, qui n'avait plus marqué en sélection depuis 13 matches, débloquer la situation après l'heure de jeu (66e). Par la suite, les Suèdois ont doublé la mise par le Rennais Petter Hansson tandis que les Grecs affichaient leurs limites dès qu'il faut construire le jeu et prendre l'initiative.

Les Grecs se procuraient la première occasion sur un tir trop mou d'Angelos Charisteas, l'auteur de l'unique but de la finale de l'Euro 2004. Mais, dans l'ensemble, la formation du rigoureux Otto Rehhagel était bien décidée à ne pas se départir de sa tactique prudente qui lui avait permis de devenir l'improbable vainqueur de la précédente édition.

Les Suédois étaient plus entreprenants. Ils manquaient toutefois d'imagination offensive se contentant souvent de rechercher le grand Zlatan Ibrahimovic.

C'est Ibrahimovic qui offrait sa première véritable occasion à la Suède d'un coup donné avec l'arrière de la tête qui s'envolait au dessus de la barre transversale en direction du Kop suédois massé derrière la cage du vétéran grec Antonios Nikopolodis (37 ans).

Les Grecs qui refusaient de prendre le jeu à leur compte et jouaient à la passe à dix dans leur moitié de terrain récoltaient les sifflets railleurs des supporteurs suédois. Ils s'affichaient toutefois menaçants sur une frappe de Charisteas (39e) stoppé par Andreas Isaksson, lequel Isaksson devait, ensuite, se mettre à l'horizontale pour écarter une tentative d'Angelos Basinas (45e).

A la reprise, les Suédois essayaient d'emballer le match. Christian Wilhelmson tentait en vain de lober Nikopolidis, sorti de manière aventureuse (48e). En réplique, Giorgios Karagounis n'était pas loin d'exploiter un ballon qu'il avait volé aux Suédois à trente mètres des buts (63e).

Le match se décantait sur une action personnelle d'Ibrahimovic. Le buteur de l'Inter Milan sollicitait Henrik Larsson pour un une-deux et, au retour de la balle, adressait une frappe tendue qui finissait dans les filets (66e).

Ce but laissait les champions d'Europe fort dépourvus et d'autant plus en difficulté qu'ils encaissaient rapidement un second but. Tout commençait par une tentative de Freddie Ljungberg miraculeusement repoussée par Nikopolidis mais la balle qui naviguait aux abords de la cage grecque était finalement poussée celle-ci de manière très peu académique par Hansson (72e).

Cette victoire méritée offre à la Suède la deuxième place du groupe D à égalité avec l'Espagne qui a fait forte impression en écrasant (4-1) la Russie, mardi après-midi. Suédois et Espagnols seront d'ailleurs opposés lors du prochain match samedi tandis que la Grèce devra, de son côté, battre la Russie pour continuer d'espérer être la première équipe à conserver le titre européen.

Dimanche 08 Juin 2008







 

Un violent séisme d'une magnitude de 6,5 dans le Péloponnèse

ATHENES (AFP) - Un violent séisme d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle ouverte de Richter a secoué
dimanche la péninsule du Péloponnèse, au sud de la Grèce, faisant au moins un mort, une vingtaine de blessés et endommageant des dizaines de bâtiments. Un homme d'une soixantaine d'années a été écrasé par le toit de sa maison dans le
village de Kato Achaïa, dans le département d'Achaïe, au nord-ouest du Péloponnèse.
Les services de santé et de secours des départements d'Achaïe, d'Elide, et ceux de l'île de Leucade
(mer ionienne), ont fait état de plus de vingt blessés, la plupart souffrant de fractures.
La secousse, ressentie dans le Péloponnèse et dans d'autres régions du pays, jusqu'à Athènes, s'est produite à 15h25 locales (12h25 GMT) à 205 km à l'ouest de la capitale, près de la ville d'Andravida, en Elide, a indiqué l'Institut géodynamique de l'Observatoire d'Athènes. Le séisme a été terrible, on n'en avait jamais senti un aussi fort malgré notre habitude de ce genre de
phénomène. Il a duré longtemps et tout le monde est sorti dehors, a déclaré à la télévision publique NET le maire de Pyrgos, Georges Paraskevopoulos. Une église de la ville a subi de gros dégâts; et plusieurs fissures avaient été signalées dans des
bâtiments du centre-ville, a-t-il ajouté Christos Vryonis, maire du village de Bartholomio, a fait état d'une centaine de bâtiments touchés précisant que cinq personnes ont été dégagées des ruines de leurs maisons. A Fostenan, c'est une petite fille, coincée dans une maison, qui a pu être secourue.
Les maires et les pompiers ont signalé des dégâts matériels, des fissures essentiellement, dans d'anciennes maisons de Pyrgos, Amaliada et dans la zone industrielle du port de Patras. Par ailleurs, la circulation a été coupée à Diakopto, au nord du Péloponnèse, après un éboulement et le trafic ferroviaire a été interrompu sur la portion Patras-Pyrgos pour vérifier les installations. Plusieurs villages ont été privés d'électricité après l'effondrement de poteaux électriques. C'est le séisme le plus important enregistré dans cette région; depuis longtemps, a déclaré le directeur de l'Institut géodynamique de
l'Observatoire d'Athènes, Georges Stavrakakis. Soulignant qu'il était survenu à une faible profondeur (10 km), il a mis en garde contre des répliques ces prochains jours. Il a appelé les populations à garder leur sang-froid, notant que la plupart des blessés ont cédé à la panique, sautant par les fenêtres de leur domicile. Ils ont été hospitalisés pour des fractures. M. Stavrakakis a demandé aux autorités d'intervenir rapidement pour contrôler les bâtiments des zones touchées. Dans l'heure qui a suivi le principal séisme, plusieurs répliques ont été enregistrées, dont la plus forte était de 4,7 sur l'échelle de Richter, a indiqué le directeur des recherches de l'Institut, Gérassimos Papadopoulos. La Grèce est le pays européen où l'activité sismique est la plus forte, avec la moitié des tremblements de terre recensés sur le continent. Le Péloponnèse est souvent ébranlé
par les séismes. Une secousse d'une magnitude de 6,5 Richter a été enregistrée en février au large de la péninsule, précédée le 6 janvier, d'une autre secousse d'une même magnitude magnitude, sans faire de victime ni de dégâts importants. Un séisme de 6,2 Richter avait fait 20 morts en 1986 dans le port de Kalamata, au sud de la péninsule.
 


 

Vendredi 06 Juin 2008


N. Sarkozy en Grèce

ATHENES (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a proposé vendredi une nouvelle alliance franco-grecque à Athènes, lors de la première visite officielle d'un chef d'Etat français dans ce pays depuis plus de 25 ans.

S'exprimant devant les membres de la Vouli, le Parlement grec, le chef de l'Etat français a fait allusion à ses origine grecques, son grand-père maternel étant originaire de Salonique (nord). Lorsque mon grand-père, que j'adorais, a quitté Salonique, qu'il adorait, il était bien jeune et il n'imaginait certainement pas que son petit-fils reviendrait en Grèce quelques décennies plus tard, a-t-il lancé, sous les applaudissements des élus.

Un sentiment profond d'amitié nous anime, a lancé M. Sarkozy. Ce lien particulier entre la France et la Grèce, depuis 1974, depuis le retour d'exil de Constantin Caramanlis après les années sombres, un slogan l'incarne: Grèce, France, Alliance, a-t-il ajouté. M. Sarkozy faisait allusion au retour en Grèce de l'homme politique Constantin Caramanlis (élu par la suite président à deux reprises et oncle de l'actuel Premier ministre Costas Caramanlis) après la chute de la dictature des Colonels, dans l'avion de la République française prêté par le président d'alors, Valéry Giscard d'Estaing.
Reconnaissants, les Grecs avaient alors lancé le slogan Grèce, France, Alliance, encore vivace dans ce pays très francophile. Ce que je suis venu vous dire aujourd'hui, c'est que cette alliance est plus que jamais une réalité (...) Face aux défis du monde, dans une Europe où aucun pays ne peut avancer seul, tout ce qui nous rapproche fait notre force. Dans cet esprit, je suis venu aujourd'hui vous proposer un nouveau pacte entre nous: Grèce, France, nouvelle alliance, a-t-il ajouté.

Dans l'esprit de M. Sarkozy, cette nouvelle alliance prend tout son sens avec notre détermination commune à construire ensemble l'Europe de demain. A ce propos, il a assuré aux parlementaires grecs, qui doivent prochainement adopter le Traité de Lisbonne, que leur ratification serait une étape importante pour convaincre tous les Européens de relever tous ensemble les défis d'aujourd'hui: la lutte contre le changement climatique, l'énergie, l'immigration, la défense et la sécurité, l'agriculture qui seront les priorités de la présidence française à partir du 1er juillet.

Ce traité n'est pas parfait mais il met fin à dix années de débats institutionnels (...) il ne résout pas la crise entre l'Europe et les Européens. (...) La résolution de la crise, c'est quand nous aurons démontré aux Grecs comme aux Français que l'Europe est là pour les protéger et non pas pour les inquiéter. C'est la raison pour laquelle l'immigration sera l'une des priorités de la présidence française, a-t-il martelé. M. Sarkozy a particulièrement insisté sur le pacte européen sur l'asile et l'immigration qu'il proposera aux 26 autres membres de l'UE, tout en assurant à la Grèce, pays de transit des immigrés vers l'Europe de l'ouest, que son problème est le problème de la France. Nul pays ne doit être abandonné seul à une pression migratoire, a-t-il dit. En 2007 la police grecque a arrêté quelque 112.000 clandestins, selon le ministère de l'Intérieur du pays.

 

Samedi 24 Mai 2008


 

Kalomira pour la Grèce qui finit 3eme


 

La Russie remporte le concours Eurovision 2008

BELGRADE (Reuters) - La Russie a remporté à Belgrade la 53e édition du concours de l'Eurovision de la chanson avec le titre "Believe", interprété par Dima Bilan.

La Russie s'impose avec 272 points et devance sur le podium l'Ukraine, qui obtient 230 points, et la Grèce, troisième avec 218 points.

"Merci Belgrade, rendez-vous à Moscou", a lancé Bilan, star reconnu en Russie qui avait déjà participé à l'Eurovision, échouant à la deuxième place en 2006.

Les téléspectateurs de 43 pays étaient appelés à départager les 25 pays en lice pour la finale organisée à Belgrade. La France était représentée par Sébastien Tellier, qui termine à la 18e place avec 47 points.

La Russie succède au palmarès à la Serbie, victorieuse il y a un an avec Marija Serifovic.

Comme à l'accoutumée, l'édition 2008 de l'Eurovision a donné lieu à un déluge de paillettes, de strass et de kitsch: l'Azerbaïdjan avait envoyé des anges et des diables, la Lettonie une bande de pirates et la scène de l'Arena de Belgrade a été foulée par plusieurs chanteuses très nettement inspirées par Mariah Carey.

A l'applaudimètre, la spectaculaire Ukrainienne Ani Lorak et sa "Shady Lady" s'était détachée parmi les favorites.

Dimanche 11 Mai 2008

 

Ravitaillement en essence très difficile en Grèce actuellement

Les stations-services de certaines villes grecques ont fermé en raison de ces problèmes de ravitaillement. Ailleurs, les files d'attente sont énormes aux stations-services et des milliers de grecs attendent des heures devant les pompes.

"J'attends depuis une demi-heure parce que je suis motocycliste, affirme un athénien qui prend les choses du bon côté, mais il y a une queue de voitures sur 3 kms et il y a aussi des gens avec des bidons. En fait il y a trois files différentes pour un même produit qui est très cher".

"Moi j'attends depuis deux heures, affirme cet automobiliste, il nous ont dit qu'il y avait de l'essence ici".

Lundi, les propriétaires de 30.000 taxis dont la moitié circulent à Athènes, ont observé une grève de 24 heures pour demander comme les propriétaires de camions-citernes, une hausse de leurs tarifs. La grève de ces derniers a commencé samedi, et les discussions se poursuivent avec les pouvoirs publics grecs.
 

 

Samedi 26 Avril 2008

Des milliers de pèlerins célèbrent la Pâque orthodoxe à Jérusalem et dans le monde

JERUSALEM - Des milliers de pèlerins ont célébré samedi un rite de la Pâque orthodoxe dans l'Eglise du Saint-Sépulcre, érigée à Jérusalem près de l'endroit où le Christ est censé avoir été crucifié et enterré, avant de ressusciter.

Près de 1.000 policiers israéliens ont été mobilisés pour encadrer les quelque 10.000 pèlerins qui se sont massés dans l'église. De nombreux fidèles ont dû rebrousser chemin aux portes de l'édifice bondé.

Les églises d'Orient célébraient samedi le rite de la flamme de la résurrection, la veille de la Pâque orthodoxe, qui tombe dimanche, plusieurs semaines après le calendrier du christianisme occidental. Ce rite est célébré en mémoire de la flamme qui serait apparue au-dessus de la tombe de Jésus pour témoigner de sa résurrection.

La cérémonie de samedi était menée par le patriarche Théophile III, primat de l'Eglise orthodoxe de Jérusalem. Les sensibilités différentes de l'église orthodoxe, grecque et arménienne notamment, étaient séparées par des barrières à l'intérieur del'église.

                             


Jeudi 03 Avril
2008


Les maires chypriote-grec, Eleni Mavrou (d), et chypriote-turc, Cemal Bulutoglulari le 3 avril 2008 à Nicosie rue Ledra




 


Chypre: ouverture jeudi d'un passage symbolique entre les deux parties de l'île
 
NICOSIE (AFP) - Un nouveau point de passage à travers le no man's land symbolisant les décennies de division de Chypre a été ouvert jeudi dans la liesse à Nicosie, augurant d'un nouvel élan dans les efforts de réunification de l'île.

Des ballons ont été libérés pour marquer l'ouverture du passage dans la rue Ledra au coeur de Nicosie, la dernière capitale divisée au monde. Fermé depuis 1963, ce point de passage situé dans la zone tampon, administrée par l'ONU, relie le Nord et le Sud de la capitale.

Les maires chypriote-grec, Eleni Mavrou, et chypriote-turc, Cemal Bulutoglulari, assistaient ensemble à la cérémonie d'ouverture, entourés des représentants de l'Union européenne, de l'ONU et de diplomates.

Mme Mavrou a qualifié cette ouverture de "première étape" en vue de la réunification de Chypre, divisée depuis l'occupation en 1974 de sa partie nord par l'armée turque. "Cette journée historique a fait renaître l'espoir d'un nouveau progrès", a-t-elle ajouté.

"Aujourd'hui, nous assistons à la chute d'un des obstacles à la réunification de l'île", a estimé pour sa part Ozdil Nami, assistant du dirigeant chypriote-turc Mehmet Ali Talat. "La rue Ledra symbolise un demi-siècle de division".

Dans une atmosphère de liesse, une foule de personnes attendait des deux côtés de la zone tampon pour pouvoir emprunter le point de passage, où de grandes bâches ont été tendues pour masquer les façades criblées de balles d'un quartier à l'abandon depuis 34 ans.

"J'ai vécu la guerre et les affrontements de 1963", a confié Demetris Costantinou, 73 ans. "Je suis venu pour voir exactement l'inverse: la réunion d'un peuple et d'une ville".

Dans la partie nord de la capitale, des dizaines de personnes ont chanté et scandé des slogans en faveur de la paix, brandissant des drapeaux du parti au pouvoir.

Plus de 1.300 personnes avaient déjà emprunté le point de passage à midi, soit deux heures et demi après son ouverture, selon la chaîne chypriote Antenna TV.

Elizabeth Spehar, qui assure l'intérim à la tête de la mission de l'ONU à Chypre, a salué "un événement historique". "L'ouverture de la rue Ledra ne signifie pas la paix. Mais elle donne une idée de ce qui peut être obtenu".

La semaine dernière, des démineurs de l'ONU s'étaient assurés que le site ne représentait plus aucun danger, avant que des équipes des deux municipalités de Nicosie ne viennent sécuriser les bâtiments et préparer le passage.

Cet événement fort de symboles illustre un changement de climat après quatre ans d'impasse dans le processus de paix à Chypre, une île divisée depuis l'invasion turque consécutive à un coup d'Etat de nationalistes chypriotes-grecs soutenus par Athènes. La République turque de Chypre du nord (RTCN), proclamée en 1983 dans le nord occupé, est uniquement reconnue par Ankara.

Après des années de blocage des pourparlers, l'élection en février du communiste Demetris Christofias à la présidence de la République de Chypre, membre de l'Union européenne, a relancé l'espoir d'une solution négociée.

A l'issue d'une première rencontre le 21 mars, MM. Christofias et Talat avaient annoncé qu'ils débuteraient fin juin des négociations en vue d'une réunification. Dans l'immmédiat, ils s'étaient engagés à ouvrir rapidement le passage à Ledra.

Le porte-parole du gouvernement chypriote-grec, Stephanos Stephanou, a appelé la Turquie à "contribuer de façon positive" aux efforts de réunification.

C'est rue Ledra que les premières barricades avaient été dressées à Nicosie, fin 1963, durant les violences communautaires qui avaient entraîné l'intervention de l'ONU en 1964.

Il s'agit du deuxième point de passage ouvert pour les piétons à Nicosie et le sixième dans l'île depuis que les Chypriotes-turcs ont levé les restrictions au passage des Chypriotes-grecs en avril 2003. Des contrôles d'immigration et de douanes sont en place à ces points de passage.
 

Dimanche 30 Mars 2008

 



 


La flamme olympique sous haute sécurité au pied de l'Acropole à Athènes

ATHENES (AFP) - La flamme olympique a été remise dimanche à Athènes aux organisateurs des Jeux de Pékin au cours d'une cérémonie que n'ont pas réussi à perturber quelques manifestants hostiles au régime chinois.

Echaudés par la cérémonie d'allumage lundi dernier à Olympie (sud), perturbée par des militants de l'organisation française Reporters sans Frontières (RSF), les autorités avaient ensuite entouré le périple de la flamme en Grèce d'un dispositif policier très important.

Dimanche, une douzaine de manifestants postés à l'entrée du Stade de marbre à Athènes, où venait de démarrer en grande pompe la cérémonie de passation de la flamme, ont à peine eu le temps d'essayer de déployer une banderole qu'ils ont été aussitôt interpellés tandis qu'ils scandaient "Libérez le Tibet".

Il s'agit de huit Tibétains, un Népalais, une Tchèque et deux Grecques, a indiqué l'association à laquelle ils appartiennent, Etudiants pour un Tibet libre, basée à New York.

Quelques minutes auparavant, trois membres du mouvement spirituel Falungong interdit en Chine ont eux aussi été interpellés après avoir tenté d'entrer dans le stade, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.

Quelques milliers de personnes, dont beaucoup de touristes chinois venus en groupe, avaient pris place --sous la surveillance de centaines de policiers en uniforme et en civil-- sur les gradins au public très clairsemé du stade où les premiers Jeux modernes avaient eu lieu en 1896.

Les spectateurs ont été soumis à des fouilles systématiques à l'entrée du stade survolé par des hélicoptères. Le centre d'Athènes avait été totalement interdit à la circulation.

En présence du président grec Carolos DesPapoulias et du Premier ministre Costas Caramanlis, la flamme a été remise au responsable chinois du Comité d'organisation des Jeux (Bocog), Liu Qi.

Alors que la torche devait effectuer un relais dans la matinée dans les rues de la capitale, le Comité hellénique olympique (CHO) a préféré repousser cette course de plusieurs heures afin de limiter au maximum le temps passé en ville.

Les autorités grecques ont changé au moins deux fois le programme initial du relais depuis son arrivée samedi à Athènes, pour prévenir tout incident similaire à celui d'Olympie.

Après un parcours de 1.500 km à travers la Grèce, la torche olympique était arrivée samedi soir à l'Acropole d'Athènes entourée d'un important dispositif policier qui a maintenu à distance quelques dizaines de protestataires hostiles au régime chinois, qui ont manifesté pacifiquement aux abords du trajet.

Les médias aussi se sont vu imposer des restrictions et l'accès au site de l'Acropole leur a été interdit, ce qui a provoqué la colère de l'Association des journalistes de la presse étrangère en Grèce et de RSF qui a estimé dans un communiqué que "la Chine déteint sur la Grèce".

Après avoir été transportée dimanche en fin d'après-midi à l'aéroport international d'Athènes, la flamme a quitté la capitale grecque à 18H20 locales (15H20 GMT) à bord d'un Airbus A330 spécialement affrété par la compagnie Air China, qui doit la transporter jusqu'à Pékin.

La Chine a renforcé les mesures de sécurité pour l'accueil de la flamme lundi à Pékin, alors que le gouvernement tibétain en exil a fait état ce week-end de nouvelles manifestations antichinoises à Lhassa.

Le 2 avril, la flamme démarrera un périple de 137.000 km à travers le monde, qui s'annonce mouvementé, les militants hostiles au régime chinois ayant déjà prévu plusieurs manifestations, notamment à Londres, Paris et San Francisco.

Après son retour en Chine en mai, la flamme passera comme prévu au Tibet malgré les événements qui se déroulent dans la région, ont assuré les autorités chinoises.

 

Lundi 24 Mars 2008



La flamme olympique est allumée par l'actrice grecque Maria Nafpliotou


 

 

La flamme olympique allumée, des opposants à Pékin s'invitent à la cérémonie

OLYMPIE (AFP) - Des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à brièvement perturber lundi la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré l'important dispositif policier mis en place à Olympie (sud).

Trois hommes, dont le secrétaire général du mouvement Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu.

L'un d'eux a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme". Un autre a crié de derrière la tribune officielle "liberté, liberté".

Ils ont été aussitôt interpellés.

Sur les images télévisées retransmises dans le monde par la télévision publique grecque Net, on a pu voir rapidement un court mouvement de foule vers la tribune, avant que les caméras ne passent en plan serré sur Qi Liu.

La télévision chinoise a pour sa part suspendu brièvement la retransmission, sans explication, peu après le début du discours de Qi Liu. A la place ont été diffusées des images d'archives du site d'Olympie et d'une torche.

Le gouvernement grec a peu après "condamné" l'incident, dénonçant un acte n'ayant "aucune relation avec l'esprit olympique".

"Je pense que c'est toujours triste lorsqu'il y a des manifestations, mais elles étaient non-violentes et c'est la chose la plus importante", a réagi pour sa part le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.

Peu après la fin de la cérémonie, une dizaine de militants de la cause tibétaine, certains barbouillés de peinture rouge, se sont allongés dans une rue d'Olympie, où ils ont chanté des slogans hostiles au gouvernement chinois, avant d'être rapidement délogés par la police grecque, qui a conduit certains d'entre eux au commissariat.

Par ailleurs, un défenseur de la cause tibétaine, Tenzin Dorjee, responsable de l'association Etudiants tibétains pour un Tibet libre, basée à New York, a été arrêté par la police alors qu'il s'apprêtait à conduire une "action" à Olympie, ont rapporté des journalistes qui l'accompagnaient.

Les militants de RSF ont eux été conduits dans un commissariat de Pyrgos, à 80 km de là, où ils sont actuellement interrogés, a rapporté à l'AFP un militant qui les accompagne.

Quelques milliers de personnes ont assisté à la cérémonie sur le site du sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus, un public uniquement composé d'officiels, de journalistes et de personnes munies de tickets, l'accès au site ayant été strictement encadré.

Un temps légèrement découvert a permis à la torche d'être allumée à l'aide d'un miroir parabolique poli recueillant directement les rayons du soleil, comme le veut la tradition.

"La flamme olympique va faire rayonner la lumière et la joie, la paix et la fraternité, l'espoir et les rêves du peuple de Chine et du monde entier", a déclaré Qi Liu, qui n'a pas interrompu son discours lorsque les militants de RSF ont tenté de s'approcher de lui mais a brièvement tourné la tête vers eux.

La flamme a été ensuite transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis. A l'issue d'un périple de 137.000 km à travers les cinq continents, elle sera portée dans le stade olympique de Pékin le 8 août, pour l'ouverture des Jeux.

Le site d'Olympie, qui a accueilli les premiers Jeux antiques, sert depuis depuis 1936 à l'allumage de la flamme des JO d'été et d'hiver.

Alors que les appels au boycott se multiplient en raison de l'intensification de la répression chinoise après les émeutes survenues il y a dix jours au Tibet, Jacques Rogge a estimé lundi qu'il n'y avait pas d'"élan" pour un tel boycott.

Lundi, un militant chinois qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan "Nous voulons les droits de l'Homme, pas des jeux Olympiques" a été condamné à cinq ans de prison dans son pays.

 

Mercredi 19 Mars 2008

 

 

 

 


Grève nationale en Grèce contre une réforme des retraites

ATHENES (Reuters) - Des millions de Grecs participent à une grève nationale de 24 heures contre un projet de réforme des retraites, paralysant l'activité des aéroports, des ports, des écoles, des ministères et des banques, ont annoncé des syndicats.

Les rues du centre d'Athènes étaient quasiment désertes en dehors d'un rassemblement de protestation contre les réformes envisagées, dont les adversaires craignent une baisse des montants de pension.

"La participation à la grève est totale. Il s'agit de millions de personnes", a déclaré Spyros Papaspyros, président de la fédération syndicale de la fonction publique Adedy, l'un des organisateurs de la grève. "Le gouvernement ne doit pas sous-estimer cette indignation publique."

Le gouvernement conservateur n'a fait aucun commentaire sur la participation jusqu'ici.

Des mesures destinées à moderniser le système de sécurité sociale, dont les experts prédisent l'effondrement dans les quinze ans s'il n'est pas transformé, seront soumises jeudi à l'approbation finale du parlement.

"Nous ne lésinerons pas sur le prix politique à payer quand il s'agit de tenir parole sur la réforme des retraites que nous avons promise aux Grecs", a déclaré au parlement Fani Palli Petralia, ministre du Travail. "Nous ne pouvons pas la repousser - le problème se pose aujourd'hui."

Le gouvernement doit obtenir le soutien de ses 151 députés (sur 300) pour que le projet soit adopté à l'assemblée.

Les syndicats considèrent que les réformes prévues limitent les pensions destinées aux retraités sans améliorer le système.

Des manifestations provoquent déjà depuis des jours des coupures de courant et des amoncellements d'ordures, en perturbant les transports et les services ainsi que l'activité des marchés financiers.

Au moins 150 vols pourraient être annulés et de nombreux autres retardés ce mercredi du fait que des contrôleurs aériens suivent le mouvement de grève.

Le projet de réforme affecte principalement les femmes, en particulier les mères exerçant une activité professionnelle qui pouvaient jusqu'ici prendre leur retraite plus tôt, parfois avec une pension complète. La réforme réduit à 13 un ensemble de fonds distincts, offre des incitations pour travailler davantage et réduit de nombreux fonds de pension spéciaux.

 

Jeudi 13 Mars 2008


 

Opération de sauvetage pour les 280 passagers d'un bateau échoué près d'Athènes

ATHENES - Les autorités grecques se préparaient à évacuer les 280 passagers d'un bateau de tourisme échoué jeudi sur la côte de Poros, une île du golfe saronique près d'Athènes, dans de bonnes conditions climatiques.

Le bateau prenait l'eau, a indiqué le maire de Poros Dimitris Stratigos.

"Heureusement, la météo est bonne et il semble qu'il n'y aura aucun gros problème", a-t-il affirmé.

Un hélicoptère et trois vedettes des gardes-côte se rendaient sur les lieux, et tous les bateaux naviguant dans les environs ont été prévenus et invités à venir apporter leur aide, a indiqué le ministère de la Marine marchande.

Il s'agit de l'un des petits ferrys qui relient quotidiennement le Pirée aux îles d'Aegina, Poros et Hydra.

 

Dimanche 24 Février 2008

 

 

 

 

 

 

 

Chypre : le communiste Demetris Christofias élu président

NICOSIE (AFP) - L'élection du nouveau président chypriote Demetris Christofias a relancé lundi l'espoir d'une solution à la division de l'île dont le nord est occupé par la Turquie depuis 1974.Dès sa victoire dimanche soir, M. Christofias, chef du parti communiste Akel, a tendu "la main de l'amitié" aux Chypriotes-turcs et l'Union européenne l'a invité à reprendre des négociations sous les auspices de l'ONU.

M. Christofias, qui devient à 61 ans le seul chef d'Etat communiste au sein de l' UE , a nettement battu son rival conservateur, l'eurodéputé et ex-ministre des Affaires étrangères Ioannis Kasoulides. Il a entamé des négociations pour former son gouvernement et prêtera serment devant le Parlement cette semaine.

"Je tends la main de l'amitié et de la coopération aux Chypriotes-turcs et à leurs dirigeants. Je les appelle à travailler avec nous pour le bien commun du peuple dans un climat de paix", a-t-il lancé après sa victoire.

Le dirigeant de la République turque de Chypre du Nord (RTCN), proclamée dans le nord occupé de l'île et seulement reconnue par Ankara, Mehmet Ali Talat, a estimé que le "but" devait être de "parvenir à un accord qui sera accepté par les deux peuples".

Les deux hommes sont convenus de se rencontrer, à une date non encore déterminée.

M. Christofias avait promis pendant la campagne de relancer les contacts avec les Chypriotes-turcs, dans l'impasse sous le président sortant Tassos Papadopoulos, éliminé au premier tour le 17 février.

Sous sa présidence, les Chypriotes-grecs avaient voté contre un plan de réunification proposé par l'ONU en avril 2004 et largement soutenu par les Chypriotes-turcs. Un mois plus tard, l'île avait rejoint divisée l'UE.

L'ONU, qui conserve depuis les troubles de 1963-64 une force de maintien de la paix sur l'île, a indiqué que le nouveau président lui avait demandé d'organiser une rencontre avec M. Talat.

"Il a dit clairement qu'il voulait faire avancer le processus rapidement et tendre la main aux Chypriotes-turcs", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'ONU à Chypre, José Diaz. "C'est de bon augure."

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé le nouveau chef de l'Etat à "saisir cette chance et à démarrer sans tarder des négociations sous les auspices de l'ONU avec le leader de la communauté chypriote-turque au sujet d'un accord global".

"J'espère que nous pourrons bâtir sur cette dynamique avec des efforts rapides pour rétablir la confiance entre les deux communautés", a déclaré pour sa part le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband.

Les Etats-Unis, par la voix de leur ambassade à Nicosie, ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité de progrès cette année et offert leurs "bons offices dans la recherche d'une solution".

Le Premier ministre grec Costas Caramanlis a assuré le nouveau président chypriote du soutien de la Grèce, pour reprendre les négociations avec la partie turque. M. Christofias doit se rendre la semaine prochaine en Grèce.

Mais les choses s'annoncent difficiles pour M. Christofias qui, outre les dossiers épineux de la réunification, a été soutenu pour son élection par trois partis qui avaient appuyé M. Papadopoulos.

Selon la presse locale, M. Christofias a promis au parti Diko de M. Papadopoulos trois ministères, dont les Affaires étrangères.

"Il faut espérer que la présidence ne sera pas l'otage des partisans de la ligne dure", s'inquiète le quotidien Cyprus Mail (conservateur). Le journal nationaliste Tharros met au contraire en garde contre "des concessions sur le problème national".

Selon l'analyste Sofronis Sofroniou, il ne faut pas s'attendre à de gros changements sur le plan social. Le parti "Akel n'a de communiste que le nom, il s'agit plutôt de la gauche du socialisme, il n'y a rien de communiste dans leur programme".

 

Mercredi 20 Février 2008

 

Le nouveau musée de l'Acropole sera inauguré en septembre

ATHENES (AFP) - Le nouveau musée de l'Acropole, situé à quelque 300 mètres au sud de la base du célèbre rocher, dans le centre historique d'Athènes, va ouvrir ses portes en septembre prochain, a indiqué mercredi le ministre grec de la Culture, Michalis Liapis.

"Dans un mois nous devons achever le déménagement de toutes les pièces de l'ancien musée", situé sur le rocher, afin de pouvoir "en septembre inaugurer le nouveau musée", a indiqué M. Liapis lors d'une visite sur les lieux.

Depuis octobre dernier l'ancien musée est fermé au public pour permettre le déménagement des statues et blocs sculptés vers le nouveau musée ultra-moderne, une opération très compliquée et délicate, selon les spécialistes.

D'une superficie de 25.000 m2, le nouveau musée comporte trois niveaux, dont une salle située au dernier étage où une place a été réservée pour accueillir la frise orientale du Parthénon qui se trouve actuellement au British Museum de Londres et dont la Grèce réclame en vain le retour depuis plusieurs années.

Le ministre a répété que la Grèce continuait à oeuvrer pour réaliser l'"objectif national" que constitue le retour de cette oeuvre.

Alors qu'il devait au départ être prêt pour les jeux Olympiques de 2004, le nouveau musée tout en transparence conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi a connu une série d'avanies bureaucratiques et techniques avant la signature du contrat de construction, pour près de 129 millions d'euros.

Symbole de la civilisation grecque antique, l'Acropole, qui date du Ve siècle avant notre ère, est l'un des sites plus visités au monde.
 

Lundi 18 Février 2008

 


Transports toujours très perturbés en raison de la neige

ATHENES (AFP) - Les transports aériens, maritimes et routiers étaient toujours très perturbés lundi en Grèce, pour la troisième journée consécutive, en raison des fortes chutes de neiges survenues sur le pays.

Des centaines de vols vont être annulés dans la journée au départ d'Athènes en raison de la mauvaise visibilité.

"Nous avions 461 vols prévus aujourd'hui mais seuls une douzaine ont eu lieu jusqu'à maintenant. Il y aura de nombreuses annulations, déjà une centaine pour le moment", a précisé dans la matinée à l'AFP un responsable de l'Aéroport international d'Athènes (AIA).

Les ports du Pirée, de Rafina et de Lavrio restaient fermés lundi matin.

En revanche les principales autoroutes du pays sont ouvertes et les services ferroviaires fonctionnent normalement.

Plus de 150 villages étaient bloqués par la neige dans le sud du pays, principalement dans le Péloponnèse, les îles des Cyclades, de Crète et d'Eubée. Certains d'entre eux sont touchés par des pannes de courant, selon les services de la protection civile.

A Athènes, où plus de 20 cm de neige sont tombés et où la température tourne autour de 0 degrés, de nombreuses rues étaient désertes et peu d'automobilistes s'étaient risqués à s'engager sur les routes gelées, les autorités ayant décidé de fermer les écoles et recommandé aux habitants d'éviter de sortir en raison des risques de verglas. De nombreux magasins étaient fermés.

Sur les hauteurs de la capitale seules les voitures munies de chaînes peuvent circuler.

"Je ne me rappelle pas d'avoir déjà connu de telles conditions météorologiques à Athènes", a commenté le secrétaire général grec aux travaux publics Dimitri Katsigiannis sur la télévision publique Net.

Un retour à la normale est prévu mardi, avec du soleil et des températures de 4 à 12 degrés.

 

Mercredi 13 Février 2008

 

Grève générale en Grèce: les transports fortement perturbés

ATHENES - Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé mercredi à Athènes et Thessalonique pour protester contre les projets de réforme du gouvernement en matière de retraite, alors qu'une grève générale paralysait les écoles, les hôpitaux et tous les services publics.

La grève de 24 heures a aussi été suivie dans les ports et par les contrôleurs aériens, contraignant les autorités à annuler tous les vols, ainsi que les liaisons maritimes vers les îles. Les bus, trains et le métro d'Athènes n'ont fonctionné que pendant quelques heures.

Les deux principaux syndicats grecs avaient appelé à cette grève générale pour protester contre la volonté du gouvernement conservateur de réformer le système des retraites. Selon les syndicats, les réformes envisagés entraîneront une diminution des pensions et obligeront les travailleurs à partir en retraite plus tard.

 

Jeudi 07 Février 2008

 

ATHENES, Grece - Le clergé grec s'est réunit jeudi afin de désigner un nouveau primat de son Eglise orthodoxe après la mort le mois dernier de l'archevêque Christodoulos, à l'âge de 69 ans.

Quatre prétendants se sont déjà fait connaître pour succéder à Christodoulos qui restera dans la postérité comme l'homme qui avait réussi à apaiser des siècles de tension avec le Vatican.

La désignation du nouvel  Archevêque d'Athènes et Primat de Grèce est Ieronymos de Thèbes, cette élection fait figure d'événement politique majeur en Grèce, dans un pays où 97% de la population se réclame de confession orthodoxe.

 

Jeudi 31 Janvier 2008


Athènes rend un dernier hommage à l'archevêque Christodoulos

ATHENES (Reuters) - Une foule imposante a rendu un dernier hommage à l'archevêque Christodoulos, le chef de l'Eglise orthodoxe grecque décédé lundi à l'âge de 69 ans, à Athènes.

Toute la classe politique, dont le président Karolos Papoulias et le Premier ministre Costas Karamanlis, a assisté à une messe funèbre dans la cathédrale d'Athènes. Une délégation du Vatican était également présente.

Des dizaines de milliers d'habitants, parmi lesquels des militaires et des prêtres, ont suivi ensuite à travers les rues de la capitale le cortège funèbre dans son dernier voyage entre la cathédrale et le premier cimetière d'Athènes.

L'Eglise grecque a précisé que son successeur serait désigné par le Saint-Synode le 7 février.

Elu à la tête de l'Eglise de Grèce en 1998, Christodoulous lui avait imposé un virage conservateur qui avait éloigné de nombreux fidèles, mais il était aussi crédité d'une amélioration des liens avec l'Eglise catholique.

Il avait accepté à contrecoeur une visite de Jean Paul II en 2001 qui avait marqué un tournant dans les relations entre les Eglises catholique et orthodoxe depuis le Grand Schisme de 1054 qui a divisé la chrétienté.


 

 

Jeudi 24 Janvier 2008

 

 

 

 

En visite en Turquie, le PM grec appelle à la réunification de Chypre

ANKARA - Costas Caramanlis, premier chef du gouvernement grec à se rendre en visite officielle en Turquie depuis près d'un demi-siècle, a estimé jeudi que les deux pays devaient travailler ensemble à mettre un terme à la partition de Chypre, principale pomme de discorde entre eux à ce jour.

L'île méditerranéenne est coupée en deux depuis 1974 et l'invasion turque. Le no man's land séparant les deux secteurs de Chypre traverse Nicosie, qui reste la dernière capitale divisée de l'Europe.

"Le temps est venu de faire tomber le dernier mur d'Europe, celui de Nicosie", a déclaré Caramanlis au cours d'un discours à l'université d'Ankara. "La Grèce et la Turquie devraient travailler avec la population de Chypre pour restaurer son indépendance, sa souveraineté et son unité".

Un projet de paix de l'ONU a été adopté par les Chypriotes-turcs, mais rejeté par les Chypriotes-grecs en 2004. De ce fait, seule la moitié sud de Chypre est entrée dans l'UE, la République de Chypre étant seule reconnue par la communauté internationale, tandis que la RTCN (république turque de Chypre-Nord), où sont toujours déployés environ 40.000 soldats turcs, n'est reconnue que par Ankara.

"Nous sommes prêts à contribuer à cet effort pour que tous les citoyens de Chypre soient en mesure de profiter des avantages de l'intégration européennes. Le chemin sera long et difficile, mais le coût de ne pas avancer (...) sera immense", a-t-il ajouté.

Caramanlis a également exhorté Ankara à remplir ses obligations en vue de son rapprochement avec l'UE, qui comportent, outre la question chypriote, celle des droits des minorités religieuses et de la réouverture d'un séminaire grec-orthodoxe. L'école théologique Halki, sur l'île Heybeliada, près d'Istanbul, a fermé ses portes en 1985. Rencontrant ensuite à Istanbul le patriarche orthodoxe Bartholomée 1er, Caramanlis s'est à nouveau engagé à faire pression dans cette affaire.

Auparavant, au deuxième jour de cette visite historique, la première d'un chef de gouvernement d'Athènes en Turquie depuis 1959, Caramanlis, en signe de bonne volonté, avait déposé une gerbe sur la tombe de Mustafa Kemal Ataturk, père de la Turquie moderne et ennemi juré des Grecs au début du siècle dernier.

Athènes et Ankara, membres de l'OTAN, ont vu leur relations s'améliorer récemment bien qu'étant toujours en conflit sur plusieurs sujets, également les frontières maritimes et de l'espace aérien en mer Egée. Caramanlis et son homologue Recep Tayyip Erdogan avaient promis la veille de régler ces différends, mais sans dire comment.
 


Mercredi 9
Janvier 2008

 

Des femmes au mont Athos

ATHENES (Reuters) - Une dizaine de femmes ont pénétré sur le territoire du mont Athos, dans le nord de la Grèce, un événement rarissime depuis la fondation de cette communauté monastique il y a plus d'un millénaire.

Elles faisaient partie d'un groupe d'un millier de manifestants dénonçant les revendications des moines orthodoxes, qui réclament la propriété de terres sur la péninsule voisine d'Halkidiki, l'une des destinations touristiques les plus courues du pays.

"Une dizaine de femmes ont sauté par-dessus la clôture qui marque les limites de la communauté et sont restées une vingtaine de minutes sur le territoire des moines, un geste symbolique", a déclaré mercredi à Reuters Litsa Ammanatidou-Paschalidou, élue du parlement grec qui a participé à la manifestation, tout comme plusieurs élus et des habitants des villages de la péninsule.

Les monastères du mont Athos ont de nombreuses possessions dans la région, notamment des hôtels, ainsi que des propriétés à Athènes et à Thessalonique.

Le parquet de cette dernière ville a ouvert une enquête sur la manifestation de mardi car la loi grecque considère comme un délit la présence de femmes au mont Athos. Des inculpations pourraient être prononcées dans les prochains jours.

Dimanche 6 Janvier 2008

 

 

 


Un fort séisme ressenti en Grèce, pas de victime signalée

ATHENES (Reuters) - Un fort séisme d'une magnitude de 6,5 sur l'échelle de Richter a secoué dimanche matin une partie de la Grèce, mais aucune victime ne semble à déplorer.

Selon l'observatoire de géophysique d'Athènes, le tremblement de terre a été enregistré à 7h14 (05h14 GMT). L'épicentre a été localisé à 150 km au sud de la capitale grecque, près de la ville de Leonidi dans le Péloponnèse.

La police a dit n'avoir reçu aucune information faisant état de victimes, ni même de dégâts matériels.

En 1999, un tremblement de terre d'une magnitude de 5,9 avait fait 143 morts à Athènes. Cette fois, le séisme a réveillé les habitants de la capitale grecque et de plusieurs autres villes et déclenché des scènes de panique, mais en milieu de matinée, les autorités ne signalaient aucune victime.

Les sismologues ont déterminé que le séisme s'était produit à 80 km sous l'écorce terrestre, ce qui explique son impact limité.

"Les murs de la maison ont violemment tremblé", a déclaré une habitante de Maroussi, dans la banlieue nord de la capitale, à une radio.

Des médias grecs rapportent que de nombreux habitants, résidant principalement dans le sud du pays, les avaient contactés, signalant qu'ils avaient ressenti des secousses.

"Il y a eu de la panique et de petits objets se sont décrochés dans les foyers, mais il n'y a pas eu de graves dégâts", a déclaré le maire adjoint de Leonidi, Ilias Manos.

"C'était un tremblement de terre très fort, mais nous avons pu joindre les villages alentour et, pour l'heure, il n'y a pas de problème", a-t-il ajouté à la télévision grecque.


Dimanche 6
Janvier 2008

 


Mardi 1er
Janvier 2008

Bonne Année 2008 ! Kronia Polla !