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     Actualités Grecques 2009 (Sources Yahoo Actualités)    

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Dimanche 28 Décembre 2009

Une bombe explose devant une compagnie d'assurances, pas de victimes

Une bombe a explosé dimanche soir à Athènes devant une compagnie d'assurances privée grecque sans faire de victimes mais provoquant d'importants dégâts matériels, a-t-on appris de source policière.

La bombe qualifiée de "grande puissance", par la police, comprenait un mécanisme d'horlogerie de mise à feu. Elle a explosé à environ 23HOO locales (21HOO GMT) dans le quartier de Néos Kosmos, près du centre d'Athènes, quinze minutes après un appel anonyme au quotidien grec Eleftherotypia prévenant de l'imminence de l'explosion.

L'attentat visait l'immeuble de la compagnie d'assurances privée "Ethniki asfalistiki", l'une de plus importantes du pays, appartenant à la Banque Nationale grecque, numéro un du secteur en Grèce.

Le bâtiment de la compagnie ainsi que les immeubles avoisinants ont subi de "sérieux dommages", selon les premières estimations de la police, qui a déployé un cordon de sécurité tandis que le service antiterroriste est arrivé sur place pour ouvrir une enquête.

L'action n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, mais la police privilégiait la piste des groupes extrémistes locaux, qui ont déjà perpétrées dans le passé des actes d'ampleur similaire contre des cibles diplomatiques, des bâtiments d'intérêt public, des banques ou des succursales automobiles.

Selon les milieux proches de l'enquête cet acte pourrait être l'oeuvre du groupe Lutte révolutionnaire (EA), actif depuis 2003, qui figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne, et qui a revendiqué jusqu'ici plus d'une dizaine d'attentats à Athènes.

Le dernier en date avait été perpétré en septembre dernier contre le bâtiment de la Bourse d'Athènes, dans le centre-ville, et provoqué d'importants dégâts mais pas de victimes.

Ce groupe a multiplié les actions violentes depuis décembre 2008, lors des affrontements entre manifestants et policiers après la mort d'un adolescent tué par un policier. Il est en particulier responsable du mitraillage en janvier 2009 de policiers en faction devant un ministère et dont l'un d'entre eux a été grièvement blessé.

 

 

Mercredi 23 Décembre 2009

Un budget de crise pour les Grecs

Les 300 députés grecs s'apprêtent à voter, dans la nuit de mercredi à jeudi, le budget de la prochaine année sur fond de chaos dans les finances publiques. Ce budget prévoit une réduction du déficit de 3,6 %, qui représente 12,7 % du produit intérieur brut (PIB).

Ce budget devrait être adopté sans problème puisque le gouvernement socialiste, au pouvoir depuis octobre, est majoritaire.

Il s'agit néanmoins du budget « le plus difficile depuis le retour de la démocratie » en 1974, a affirmé le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, lors du débat budgétaire. Face à une situation « extrêmement défavorable », le budget « doit appliquer des objectifs très ambitieux », a-t-il ajouté.

La dette du gouvernement grec devrait atteindre près de 500 milliards de dollars en 2010, soit 133 % du PIB.

Depuis le début du mois, trois agences de notation - Moody's, Standard & Poor's et Fitch - ont abaissé la note des obligations de l'État grec en raison des risques de solvabilité à long terme

 

Jeudi 17 Décembre 2009
 


Manifestations à Athènes contre la réduction des dépenses publiques en Grèce

Plusieurs milliers de salariés ont manifesté jeudi dans le centre d'Athènes à l'appel de syndicats proches du parti communiste, pour protester contre le plan d'austérité du gouvernement prévoyant une réduction des dépenses publiques.

Enseignants, personnels des hôpitaux, fonctionnaires municipaux et salariés du privés ont défilé séparément, dans le calme. Les journalistes suivaient pour leur part un mouvement de grève de 24h jeudi. Les dirigeants des deux principales centrales syndicales n'ont pas appelé de leur côté à la grève, disant attendre des précisions du gouvernement sur son programme d'austérité avant de décider d'éventuelles actions.

Le Premier ministre grec Georges Papandreou a promis lundi de ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB d'ici 2013. D'après les projections actuelles, le déficit grec devrait atteindre les 12,7% en 2009, alors que les critères de Maastricht imposent un maximum de 3% du PIB.

Lors d'un discours devant des entrepreneurs et des syndicalistes, lundi soir à Athènes, le chef du gouvernement a annoncé une réduction drastique des primes dans la fonction publique. Il a promis de réduire les dépenses de la sécurité sociale et du gouvernement de 10% chacunes. Les fonctionnaires gagnant plus de 2.000 euros par mois pourraient subir un gel de leur salaire, qui habituellement est revalorisé en fonction du coût de la vie.

Georges Papandreou a reconnu que la plupart de ces mesures étaient douloureuses, mais il a souligné leur nécessité.

"La Grèce risque de couler sous sa dette", a-t-il averti, en notant que le pays avait "perdu toute trace de crédibilité". "Nous sommes tous blessés quand la Grèce est présentée comme l'exemple à ne pas suivre dans l'Union européenne tout entière", a-t-il dit. La dette a atteint les 300 milliards d'euros.

"Il n'est pas équitable de faire payer les salariés pour la crise", a commenté jeudi un syndicaliste de l'enseignement, Dimitris Pepes. "Si les gens ordinaires perdent leur pouvoir d'achat, il nous faudra plus de temps pour sortir de la crise. Les grandes entreprises, qui esquivent systématiquement le versement d'impôts, doivent être tenues pour responsables", a-t-il fait valoir.
 

Lundi 07 Décembre 2009


Georges Papandréou prône un plan radical pour sauver la Grèce


Réduction de 10% des dépenses de santé, bonus bancaires taxés à 90%, rigueur salariale dans la fonction publique: le Premier ministre grec Georges Papandréou a dévoilé lundi soir son plan de réformes visant à rétablir les finances publiques. 

"Nous devrons tous perdre de notre confort", a-t-il prévenu, ajoutant que des mesures douloureuses seraient entreprises par son gouvernement pour que la Grèce, qui est dans un état critique, dit-il, évite le naufrage. "Nous devons changer ou sombrer."

Déjà confrontée à d'importantes difficultés budgétaires, écrasée par le poids de sa dette qui pourrait atteindre 125% de son PIB l'an prochain, la Grèce a subi la semaine dernière un abaissement de la notation de sa dette souveraine par l'agence Fitch. Cette décision a eu pour effet de renchérir son accès aux marchés du crédit.

Papandréou, dont le gouvernement socialiste est au pouvoir depuis octobre, a imputé les déboires de son pays au gouvernement conservateur qu'il a remplacé et a annoncé qu'il faudrait prendre "en trois mois" des décisions qui n'ont pas été prises depuis plusieurs dizaines d'années.

L'objectif est d'engager un recul de l'endettement d'ici 2012 au plus tard et de mettre en oeuvre des mesures permanentes de réduction des déficits publics - le déficit budgétaire de la Grèce sera cette année de 12,7% du PIB, ce qui en fait le cancre de l'Union européenne.

"Il nous faut aller immédiatement vers un nouveau contrat social", a-t-il dit dans un discours d'une heure prononcé devant les partenaires sociaux et censé rassurer les marchés et les partenaires européens de ce pays membre de la zone euro.

Estimant que la souveraineté grecque était touchée et que son pays était devenu une proie facile pour les spéculateurs, Papandréou a indiqué que les principaux facteurs de la crise étaient à chercher dans la mauvaise gestion des richesses nationales, la corruption et l'évasion fiscale.

De même, a-t-il noté, le déficit le plus lourd de la Grèce est un déficit de crédibilité. D'où sa volonté de rendre l'Office national des statistiques indépendant de l'Etat afin que les indicateurs macroéconomiques du pays soient considérés comme fiables.

Parmi les mesures avancées, qui seront discutées dans le détail avec les responsables des partis politiques à partir de mardi, Papandréou a annoncé une baisse de 10% des dépenses de santé en 2010.

Par ailleurs, seuls les fonctionnaires gagnant moins de 2.000 euros par mois pourront prétendre à des augmentations de salaire supérieures à l'inflation. Pour les autres, la rigueur sera de mise.

Les banques publiques ne verseront aucun bonus; les bonus bancaires du secteur privé seront taxés, eux, à hauteur de 90%.

La Grèce va parallèlement procéder à la privatisation d'actifs publics non essentiels à l'Etat et introduire une taxe sur les bénéfices du capital et les compagnies off-shore.

 


Lundi
07 Décembre 2009


 


 

Nouvelles échauffourées en Grèce

A Athènes et Salonique, de nouveaux heurts ont accompagné des manifestations d'étudiants marquant l'anniversaire des émeutes de 2008.

Des affrontements entre policiers et jeunes anarchistes ont de nouveau eu lieu lundi à Athènes au départ d'une manifestation d'étudiants et lycéens en mémoire d'un jeune lycéen de 15 ans, tué il y a un an par un policier.

Le cortège des manifestants, environ 5000 selon la police, prenait la direction du parlement quand d'autres groupes se sont infiltré dans le défilé. Une centaines de jeunes, certains âgé de 12 à 13 ans, a jeté des pierres contre un cordon de forces anti-émeute ou contre des vitrines, avant d'être dispersé par une charge et des gaz lacrymogènes. Neuf personnes ont été interpellées.

La manifestation s'est poursuivie dans un calme relatif, certains jeunes lançant épisodiquement des cailloux vers les policiers des forces anti-émeutes tandis que le service d'ordre de la manifestation et des professeurs présents dans le cortège tentaient d'empêcher les débordements.

Les manifestants se sont dispersés en milieu d'après-midi alors que plusieurs centaines de policiers formaient un cordon autour du rectorat de l'université d'Athènes afin d'empêcher tout éventuelle occupation des locaux, comme ce fut le cas dimanche.

Plus tôt dans la matinée, une vingtaine de jeunes avaient caillassé la façade d'un commissariat de police, dans le centre d'Athènes. Deux adolescents de 15 et 18 ans ont été arrêtés. Deux autres commissariats de la banlieue d'Athènes ont également été victimes de jets de pierres de la part de groupes de jeunes en début d'après-midi, selon la police.

Environ 5000 personnes ont également manifesté lundi après-midi à Salonique, la grande ville du nord de la Grèce où des incidents avaient aussi eu lieu dimanche. Une dizaine de magasins ainsi que des véhicules y avaient été vandalisés.

Quelque 6000 policiers ont été déployés depuis dimanche à Athènes pour encadrer les manifestations de jeunes et d'organisations de gauche commémorant la mort d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans.

La plupart des médias jugeaient lundi que le gouvernement avait réussi à limiter les dérapages en faisant preuve de détermination et d'efficacité opérationnelle. "Le message est qu'Athènes n'est pas une ville sans défense" a pour sa part relevé le porte-parole du nouveau gouvernement socialiste, Georges Pétalotis dans son point de presse quotidien.

 


Dimanche
06 Décembre 2009







 

Manifestations et incidents un an après la mort de Grigoropoulos

ATHENES (AFP) - Des heurts entre groupes de jeunes et policiers ont éclaté dimanche dans plusieurs grandes villes de Grèce après les manifestations commémorant la mort d'un adolescent tué il y a un an par un policier à Athènes, qui ont rassemblé des milliers de personnes.

 Selon des sources policières, près de 230 personnes - 130 à Athènes et une centaine à Salonique - ont été arrêtées lors de ces rassemblements en mémoire d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, dont la mort avait déclenché l'hiver dernier des violences urbaines inédites dans le pays.

A Athènes, des heurts ont opposé des groupes de quelques dizaines de jeunes et la police après la fin de la manifestation, selon la police et les médias.

Aux abords de la place Syntagma, dans le centre de la capitale, des jeunes vêtus de noir et cagoulés ont lancé des pierres sur les forces de l'ordre qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes et de matraques.

Une vingtaine de personnes, dont une femme de 55 ans battue par la police, ont été blessées lors de ces affrontements, selon les médias.

Avant le début de la manifestation, le recteur de l'université d'Athènes, Christos Kittas, a été légèrement blessé lorsqu'un groupe de jeunes a occupé le bâtiment du rectorat. Il a été hospitalisé pour "irrégularité du rythme cardiaque".

Des drapeaux rouges et noirs de groupes de la mouvance anarchiste étaient visibles sur le toit du rectorat, mais celui-ci a été evacué par les occupants dans la soirée.

En fin de soirée, dans le nord d'Athènes, une centaine de jeunes ont attaqué des policiers devant le stade olympique où se jouait un match de football de première division entre les équipes athéniennes Panathinaikos et Atromitos, endommageant plusieurs véhicules.

Le match a été interrompu pendant 30 minutes à la suite de tirs de gaz lacrymogènes par la police.

Des incidents ont également éclaté à Salonique, la grande ville du nord de la Grèce, où quelques milliers de personnes ont manifesté. Une dizaine de magasins ainsi que des véhicules ont été vandalisés.

Plusieurs milliers de manifestants, dont de nombreux jeunes, avaient répondu à l'appel d'organisations d'étudiants et de lycéens et de partis de gauche pour commémorer la mort jeune Alexis, tué par balles dans la soirée du 6 décembre 2008 par un policier lors d'un contrôle dans le quartier contestataire d'Exarchia, au centre de la capitale grecque.

Sa mort avait déclenché des violences urbaines qui avaient duré près d'un mois, radicalisant une frange de la mouvance contestataire.

L'un des banderoles portées par les manifestants portait l'inscription "la jeunesse n'oublie pas"; une autre tendue devant l'université affirmait: "l'Etat et le capital assassinent tous les jours".

Lors d'une cérémonie privée dimanche matin sur la tombe de l'adolescent, dans la banlieue sud de la capitale, la mère de l'adolescent avait appelé les manifestants à défiler dans le calme pour honorer la mémoire de son fils.

Les quelque 6.000 policiers déployés dimanche pour encadrer les défilés devaient rester sur le qui-vive lundi dans l'attente d'autres manifestations, organisées par des coordinations étudiantes et lycéennes, des organisations de gauche et des syndicats.

Placé en détention provisoire, le policier auteur des tirs fatals à Alexis Grigoropoulos doit être jugé à partir du 20 janvier pour homicide volontaire. Il affirme avoir tiré en l'air alors qu'il était assailli par un groupe de jeunes gens.

 

Lundi 30 Novembre 2009

 

Somalie: des pirates convoient un superpétrolier grec vers leur repaire

NAIROBI (AFP) - Des pirates somaliens ont capturé dimanche leur plus belle prise depuis la reprise de leurs attaques début octobre, un superpétrolier grec de 332 mètres de long chargé de brut qu'ils convoyaient lundi vers un de leurs repaires sur la côte somalienne.

Le Maran Centaurus "fait route vers la Somalie. Il pourrait arriver ce (lundi) soir ou demain (mardi) matin", a expliqué à l'AFP le représentant pour le Kenya d'une organisation non gouvernementale appelée Programme d'assistance aux marins, Andrew Mwangura, basé à Mombasa (sud-est).

De son côté, Atalante, l'opération européenne de lutte antipiraterie a précisé dans un communiqué que le navire se dirigeait vers les localités côtières somaliennes d'Harardhere ou d'Hobbyo, deux repaires de pirates.

Selon M. Mwangura, le navire, qui appartient à la catégorie des "Very Large Crude Carrier" (VLCC - superpétrolier transporteur de brut), a été capturé à 585 milles nautiques au nord-est des Seychelles, dans une zone où six attaques de pirates ont été recensées ces sept derniers jours.

Le navire, chargé de brut selon M. Mwangura, était parti de Jeddah en Arabie Saoudite et devait gagner la Nouvelle-Orléans aux Etats-Unis.

Propriété de la compagnie grecque Maran Tankers Management Inc., basée à Athènes, le super tanker de 300.294 tonnes compte 28 membres d'équipage: 16 Philippins, neuf Grecs, deux Ukrainiens et un Roumain.

Un représentant de la compagnie qui a requis l'anonymat a expliqué à l'AFP qu'un navire grec de la force Atalante était dans la zone et a précisé que depuis l'alerte donnée dimanche par le capitaine, aucun contact n'avait été établi avec l'équipage ou les pirates.

Selon M. Mwangura, le superpétrolier constituait une proie relativement aisée pour les pirates: "le navire est chargé, il va lentement et il est bas sur l'eau", facilitant l'abordage.

Le Maran Centaurus constitue de loin la prise la plus spectaculaire, et potentiellement la plus rémunératrice, des pirates depuis la reprise de leurs attaques début octobre.

Ces derniers ont en effet profité de la fin de la mousson dans l'océan Indien et de conditions de navigation plus clémentes pour multiplier leurs attaques menées à bord d'embarcations rapides mises à l'eau depuis des bateaux-mères.

Cette capture valide une fois de plus leur nouvelle tactique consistant à s'éloigner des eaux du golfe d'Aden où se concentrent les navires de guerre étrangers, au nord de la Somalie, pour aller frapper plus loin dans l'océan Indien, près des Seychelles, mettant à profit l'immensité de la zone.

Les pirates somaliens n'en sont pas à leur premier superpétrolier: en novembre 2008, ils s'étaient emparés du tanker saoudien Sirius Star, qu'ils avaient libéré début janvier contre une rançon de trois millions de dollars selon eux.

Des sources proches de ces négociations ont depuis indiqué à l'AFP que près de huit millions de dollars avaient en fait été déboursés, incluant divers intermédiaires.

 

Mercredi 18 Novembre 2009



 

 

Mondial-2010 : la Grèce qualifiée pour la Coupe du monde

 

La Grèce s'est qualifiée pour la Coupe du monde 2010, grâce à son succès sur l'Ukraine (1-0) en match retour des barrages des qualifications (zone Europe), mercredi à Donetsk. Les deux équipes avaient fait match nul (0-0) lors du match aller, le 14 novembre à Athènes.

La Grèce, qui s'est imposée grâce à un but de Salpingidis (31e), est la 28e équipe qualifiée pour le Mondial en Afrique du Sud. En revanche, cette défaite constitue un sérieux revers pour l'Ukraine, qui organisera l'Euro-2012 avec la Pologne. Privé de Coupe du monde, l'attaquant ukrainien Andreï Shevchenko, 33 ans, Ballon d'Or 2004, pourrait mettre un terme à sa carrière internationale.


 

Mardi 17 Novembre 2009

Débordements lors d'une manifestation en Grèce

Une manifestation pour l'anniversaire du soulèvement étudiant réprimé dans le sang par le régime des colonels en Grèce en 1973 a tourné à l'affrontement entre jeunes et forces de l'ordre, mardi 17 novembre à Athènes.
La police a tiré des grenades lacrymogènes pour disperser des centaines de jeunes qui leur lançaient des pierres.

Quelque 12 000 personnes avaient auparavant défilé dans le calme en direction de l'ambassade des Etats-Unis pour marquer cet anniversaire.
Les émeutiers, entre 200 et 400 jeunes se réclamant de la mouvance anarchiste, ont mis le feu à des poubelles et endommagé plusieurs voitures sur l'avenue Alexandras, dans le centre de la capitale.

Quelque 6 500 policiers avaient été mobilisés pour encadrer cette marche qui a lieu chaque année et prévenir les incidents fréquemment provoqués en marge du défilé par la mouvance anarchiste.
Cette commémoration constitue un test avant le premier anniversaire, le 6 décembre, de la mort d'un adolescent, tué par la police, qui avait déclenché une vague de violences urbaines dans le pays. 'Policiers traîtres, assassins, tortionnaires', 'les Américains dehors' scandaient des jeunes dont certains tenaient une pancarte sur laquelle était inscrit en anglais 'Remember December, the 6th December' (rappelle-toi de décembre, le 6 décembre).

Le gouvernement socialiste, qui a chassé la droite aux législatives du 4 octobre, a choisi d'éviter la démonstration de force, avec 1 500 policiers de moins que l'année dernière, mais a proclamé sa détermination à faire intervenir la police au premier écart.

 

Dimanche 08 Novembre 2009

Découverte de la plus ancienne ville engloutie

Grèce - Les ruines de la plus vieille ville submergée se trouveraient au large de la Grèce. Il s'agit de Pavlopetri, un site découvert en 1967, mais que les archéologues viennent seulement d'étudier de plus près.

Au large des côtes du Péloponnèse, en Grèce, des archéologues-plongeurs ont exploré la ville engloutie de Pavlopetri.

Selon l'archéologue britannique Nic Flemming, du Centre océanographique national, elle serait la plus ancienne ville submergée connue à ce jour. Le site reste malgré tout bien conservé : rues, port, bâtiments, tombes... Les scientifiques estiment que la ville s'étendrait sur 100.000 m2.

Découverte en 1967 par Flemming, Pavlopetri n'avait pas fait l'objet d'études approfondies par les archéologues. Mais récemment, une équipe de chercheurs menée par l'archéologue Jon Henderson de l'université de Nottingham a exploré à nouveau le site. Résultat : la moitié de la ville a pu être cartographiée.

Des éléments trouvés dans les ruines comme des poteries néolithiques montrent que la ville aurait 5.000 à 6.000 ans. D'autres vestiges de navires et de cargaisons prouvent que Pavlopetri était une ancienne ville portuaire et commerciale.

Pour les archéologues, l'activité sismique serait à l'origine de la disparition de cette cité. D'autres recherches sont en cours pour évaluer notamment
 
Mercredi 04 Novembre 2009

Un accord à Copenhague indispensable pour éviter les migrations forcées

ATHENES (AFP) - Un accord lors du sommet de Copenhague est indispensable pour éviter une accélération des migrations forcées qui affectent déjà l'Asie et l'Afrique en raison des changements climatiques, a indiqué mercredi à Athènes le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon.

"Nous sommes dans une période critique", a ajouté M. Ban qui participait à l'ouverture dans la capitale grecque du 3e Forum mondial sur la migration et le développement (GFMD) sous l'égide de l'Onu.

"Les populations vont devoir se déplacer en raison de conditions climatiques extrêmes, notamment des sécheresses prolongées, des tempêtes et des incendies", a ajouté M. Ban.

Cette menace "est déjà visible dans des pays tels que le Bangladesh où des inondations entraînent le déplacement de millions de personnes et dans des pays d'Afrique où la sécheresse désertifie les zones rurales", a-t-il dit.

"Nous avons besoin d'une action des gouvernements à Copenhague et nous continuerons à promouvoir les buts les plus ambitieux et un accord le plus ambitieux possible".

Le GFMD, réuni pour deux jours à Athènes regroupe des représentants de 40 organisations internationales et régionales qui discuteront de l'impact économique des migrations et de propositions destinées à améliorer l'intégration des migrants.

C'est la troisième édition de ce Forum crée en 2006 à l'initative de l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan.

Les espoirs de décrocher un accord contraignant sur la réduction des gaz à effet de serre lors de la conférence de l'Onu sur le climat à Copenhague, du 7 au 18 décembre, se sont amenuisés au cours des dernières semaines et les diplomates semblent plutôt viser désormais un accord politique.

L'accord de Copenhague devra pouvoir entrer en vigueur le 1er janvier 2013, à l'expiration des premiers engagements du Protocole de Kyoto.
 
Dimanche 31 Octobre 2009


Une députée européenne visée par un attentat à Athènes, aucune victime



ATHENES - Le domicile d'une députée européenne a été visé tôt vendredi à Athènes par un attentat à l'explosif qui a causé des dégâts, mais n'a pas fait de victime, selon la police.

L'attaque n'a pas été revendiquée. Elle a visé le domicile de la députée européenne Marietta Giannakou, après des appels d'avertissement à un journal et une chaîne de télévision.

La parlementaire grecque se trouvait chez elle au moment de l'explosion, qui a endommagé une voiture et brisé la porte en verre de son immeuble. "La police nous a dit qu'un paquet (suspect) se trouvait dans l'entrée du bâtiment. L'explosion a été très bruyante", a-t-elle raconté à la chaîne privée Mega.

Un engin explosif fabriqué avec des bonbonnes de gaz a par ailleurs explosé devant le bâtiment du consul général honoraire d'Espagne à Thessalonique, selon la police. Cette attaque n'a fait aucun blessé ni dégât, ajoute-t-on de même source.

Ces actions sont les dernières en date d'une série d'attaques lancées par des organisations militantes d'extrême gauche depuis les émeutes de décembre dernier qui avaient suivi la mort d'un adolescent tué dans une bavure policière dans le centre d'Athènes. Les forces de l'ordre s'attendent à de nouvelles violences à l'approche de l'anniversaire de sa mort, le 6 décembre.

"Je suis triste pour mon pays. Je suis triste qu'il y ait autant de gens qui ressentent tant de haine" et "qui n'ont aucune limite", a réagi Marietta Giannakou, qui occupait le ministère de l'Education dans le gouvernement conservateur battu aux dernières élections.

 

Jeudi 29 Octobre 2009



40 amphores découvertes dans un épave en mer Egée


ATHENES (AFP) - Une quarantaine d'amphores en céramique ont été découvertes lors de recherches sous-marines au large de l'île de Samos en mer Egée (est), a indiqué jeudi le ministère grec de la Culture et du Tourisme.

Découvertes dans l'épave d'un navire antique et dans une profondeur de 25 à 40 mètres, "la plupart des amphores sont en bon état et datent du 3ème siècle avant notre ère", a dit à l'AFP Aguéliki Simosi, la responsable du Service des recherches archéologique sous-marines.

Toujours dans le nord de Samos, des recherches sur la côte de Kokari, ont par ailleurs mis au jour une muraille de l'époque byzantine dont une partie se prolongeait dans la mer.

"Il s'agit probablement d'une localité byzantine dont la date exacte sera prochainement précisée", a dit Mme Simosi.

Les recherches au large de Samos ont été effectuées "à l'occasion de transfert de l'épave d'un bâtiment bombardé par les Allemands en 1943", lors de la fin de l'occupation de l'île, a précisé un communiqué ministériel.

 

 

 

Mardi 27 Octobre 2009



Un bâtiment grec patrouille dans la mer Egée, à la frontière maritime
entre la Grèce et la Turquie


Huit morts dans le naufrage d'un bateau d'immigrants en mer Egée


 
ATHENES (AFP) - Huit immigrants dont cinq enfants sont morts mardi dans le naufrage de leur barque, près de l'île de Lesbos (est de la mer Egée), alors qu'ils tentaient de gagner l'île proche des côtes turques, a-t-on appris de source officielle.

"La barque, qui transportait 18 personnes, s'est écrasée contre des rochers au nord est de l'île, sous des vents violents", a indiqué à l'AFP une porte-parole des garde-côtes.

"Cinq enfants et trois femmes ont trouvé la mort. Les dix autres personnes, y compris le passeur turc, ont été transférées à l'hôpital de l'île", a-t-elle ajouté.

Les migrants ne disposaient pas de papiers d'identité et venaient de Turquie, selon toute vraisemblance. Ils ont affirmé qu'ils étaient Afghans, a précisé la porte-parole.

Par ailleurs, 45 immigrants sans-papiers ont été repérés sur un petit îlot rocheux au sud de l'île d'Anafi, au sud de la mer Egée. Ils doivent être conduits à Santorin, plus au sud. Les garde-côtes ont entrepris des recherches pour repérer le bateau qui les a déposés sur l'îlot, a indiqué le service de presse des garde-côtes.

La Grèce est un passage habituel des immigrants venant d'Asie ou d'Afrique et souhaitant gagner l'Europe occidentale. Les noyades des clandestins en mer Egée, au large des îles grecques proches des côtes turques, sont fréquentes.

Selon l'agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, 59% du nombre d'arrivées illégales dans l'UE par la mer viennent de l'est de la mer Egée et les îles les plus touchées sont Lesbos, Chios, Samos, Leros et Patmos, près des côtes occidentales de la Turquie.

L'une des raisons est le refus par la Turquie d'appliquer l'accord de réadmission de migrants, repêchés en mer Egée par les autorités grecques, selon Frontex.

"Chaque jour, les autorités grecques sont appelées à gérer la sécurité de 300 à 400 personnes qui recherchent en Grèce un meilleur avenir", a déclaré le ministre grec de la Protection du citoyen, Michalis Chryssohoïdis.

"L'Europe doit comprendre qu'une crise humanitaire dont elle est co-responsable se déroule continuellement à ses frontières", a-t-il souligné.

La Grèce, a-t-il dit, "pressera" ses partenaires au prochain sommet de l'UE sur le problème de l'immigration clandestine "pour une plus juste répartition des poids et des responsabilités entre les pays membres", ainsi que pour l'application par la Turquie de l'accord de réadmission des clandestins.

 

Mardi 27 Octobre 2009


Six policiers blessés dans des tirs sur un commissariat en Grèce


ATHENES - Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement, mardi soir dans des tirs d'arme automatique sur un commissariat dans la banlieue nord d'Athènes, selon les autorités.

Deux hommes à moto se sont arrêtés avant d'ouvrir le feu sur des agents qui se trouvaient devant le commissariat situé dans le secteur d'Agia Paraskevi à 21h40 locales (18h40 GMT) et de prendre la fuite, a rapporté la police. Une cinquantaine de coups de feu auraient été tirés. Six policiers ont été blessés, dont deux grièvement.

Des agents de la division antiterroriste de la police se sont rendus sur place pour rassembler des preuves, tandis que des véhicules étaient arrêtés et fouillés par les forces de l'ordre dans le nord d'Athènes.

La responsabilité de l'attaque n'a pas été revendiquée mais les soupçons se portent sur des groupes d'extrême gauche qui ont intensifié leurs attaques depuis les émeutes de décembre dernier consécutives à la mort d'un adolescent tué par la police.

En juin, des hommes armés ont abattu un policier antiterroriste qui assurait la protection d'un témoin dans le centre d'Athènes. Un groupe baptisé Secte des révolutionnaires a revendiqué l'assassinat, déclarant avoir voulu venger l'adolescent décédé.

Le nouveau gouvernement socialiste a promis de sévir contre les groupes anarchistes et d'extrême gauche à l'origine d'une intensification des actions contre les forces de police. Ces dernières se préparent à devoir faire face à d'éventuelles violences au moment de l'anniversaire, le 6 décembre, du tir meurtrier des forces de police qui a déclenché les émeutes à Athènes et dans d'autres villes
 

Dimanche 25 Octobre 2009


Vague de mauvais temps sur la Grèce: inondations dans plusieurs régions



ATHENES (AFP) - Une vague de mauvais temps caractérisée par des vents violents, des orages et des pluies torrentielles s'est abattue sur la Grèce provoquant des inondations et de sérieux dommages dans plusieurs régions du nord du pays, au sud et à l'est d'Athènes, ont indiqué les autorités dimanche.

Le skipper d'un catamaran, âgé de 41 ans, a trouvé la mort lorsque son voilier s'est retourné à la suite d'un coup de vent et d'une forte houle au large de Volos (centre-est). Son compagnon a pu regagner sain et sauf à la nage la terre ferme et alerter les secours.

Un homme de 46 ans (bien 46 ans) est porté disparu dans le département de Pierias, dans le nord. Sa voiture a été retrouvée dans un torrent en crue, ont indiqué les pompiers qui ont entrepris des recherches.

Des inondations ont été signalées dans des cultures, des maisons et des magasins dans plusieurs villages des départements de Pierias et d'Imathias mobilisant l'ensemble des services de sapeurs-pompiers, des préfectures et des municipalités des deux départements.

Les pompiers ont évacué à l'aide de barques, dans la nuit de samedi à dimanche, dix personnes réfugiées sur les toits de leurs voitures sur une route de Dion en Pierias. Deux personnes âgées ont aussi été récupérées dans une voiture à Véria, dans le département d'Imathias.

Le site archéologique de Dion situé au pied du mont Olympe n'a pas été endommagé, a précisé le préfet de Pierias, Georges Papastergiou.

De violents orages ont également éclaté en fin de matinée, dimanche, sur l'île d'Eubée et en Attique, la région d'Athènes, entraînant des coupures d'électricité et des problèmes de circulation.

Dans le golfe Saronique, au sud d'Athènes, les îles d'Egine et de Spetses ont également touchées, ainsi que la presqu'île de Methana où des maisons ont été inondées et deux voitures projetées à la mer.

Le mauvais temps s'est poursuivi vers le Péloponnèse dans les régions de Corinthe et en Argolide. L'autoroute Athènes-Corinthe a été coupée pendant plusieurs heures, en raison de la crue d'un torrent. Des habitations ont aussi été inondées dans la station balnéaire de Loutraki près de Corinthe.

La météo nationale a indiqué que le mauvais temps se poursuivrait toute la journée, et lundi, sur le centre, le sud et l'est du pays, dans le Dodécanèse, ainsi que sur le centre de la mer Egée, dans l'archipel des Cyclades.

 

Jeudi 22 Octobre 2009





 
 

La flamme des Jeux de Vancouver a été allumée en Grèce

OLYMPIE, Grèce - La flamme des Jeux d'hiver de Vancouver a été allumée jeudi au cours d'une cérémonie au coeur des ruines d'Olympie, en Grèce, le domicile ancestral des Jeux olympiques.

Lors de cette cérémonie, au Temple d'Héra, en présence notamment du président du Comité international olympique, Jacques Rogge, et du directeur général du comité organisateur de Vancouver, John Furlong, l'actrice grecque Maria Nafpliotou, incarnant la grande prêtresse, a capté l'énergie du soleil à l'aide d'un miroir parabolique pour allumer un flambeau. Puis, à la fin de la cérémonie, le skieur grec Vassilis Dimitriadis, premier porteur du flambeau, est sorti du stade pour entamer le segment grec du relais de la flamme olympique de Vancouver 2010.

La flamme portée par M. Dimitrias est la même qui allumera la vasque olympique le 12 février 2010, soit dans 113 jours, pour signaler le début des Jeux olympiques d'hiver de 2010.

Avant d'arriver au Canada, la flamme olympique sera portée sur 2180 kilomètres en Grèce. Pour ce faire, le Comité Olympique Hellénique a sélectionné quelque 600 porteurs de flambeau.

Puis, le vendredi 30 octobre, le relais de la flamme olympique de Vancouver 2010 commencera son voyage de 45 000 kilomètres d'un bout à l'autre du Canada, à Victoria, en Colombie-Britannique. Il s'agit du relais de la flamme national le plus long de l'histoire olympique. La flamme olympique arrivera en terre canadienne à bord d'un aéronef affrété du ministère de la Défense.

Rappelons que le flambeau olympique a été conçu et fabriqué par la société canadienne Bombardier. Les porteurs de flambeau porteront porteront par ailleurs un costume conçu et fabriqué par la Compagnie de la Baie d'Hudson, une autre société canadienne.


 

 

Lundi 12 Octobre 2009


 

Le premier Ministre George Papandreou a fait un discours devant l'Acropole pour la cérémonie de l'anniversaire de la libération d'Athènes de l'occupation Nazie. Athènes a été libérée le 12 Octobre 1944.

Mardi 06 Octobre 2009

 

Le Premier ministre grec, George Papandréou, prête serment

Le nouveau Premier ministre grec, le socialiste George Papandréou, a prêté serment mardi et devrait annoncer dans les prochaines heures la composition de son gouvernement, dont la priorité sera de sortir le pays de la crise économique.

La très solennelle cérémonie de prestation de serment a eu lieu au palais présidentiel, deux jours après la large victoire aux élections législatives du Parti socialiste, le Pasok, qui a mis fin à cinq années de règne conservateur.

Le nouveau chef de gouvernement a prononcé la formule rituelle la main posée sur les Ecritures saintes, devant l'archevêque Hiéronyme II d'Athènes, chef de l'Eglise orthodoxe grecque.

George Papandréou devrait inclure dans une équipe resserrée des responsables de son parti et de nouvelles personnalités dotées d'une solide expérience internationale. Le ministère de l'Economie et des Finances devrait être scindé en deux, mais ceux de l'Energie et de l'Environnement seront probablement regroupés.

Les deux ministères de l'Economie et des Finances devraient revenir, on ne sait dans quel ordre, à la brillante économiste Louka Katseli et à George Papaconstantinou, qui était porte-parole du Pasok, selon la presse.

Papaconstantinou, 47 ans, a étudié l'économie à l'université de New York et à la London School of Economics. Il a travaillé pour l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en France. Député européen depuis 2007, il a été conseiller de l'ancien Premier ministre Costas Simitis en 1998-2000 avant de devenir en 2004 le spécialiste des affaires économiques pour George Papandréou.

Katseli, 57 ans, était, elle, conseillère économique d'Andreas Papandréou, le père de George, Premier ministre de 1993 à 1996. Elle a fait ses études à Princeton et a été professeur associé d'économie à Yale.

Le Pasok a remporté un succès d'une ampleur inattendue aux élections législatives anticipées de dimanche, raflant 160 des 300 sièges au parlement, alors qu'il n'en détenait que 102 dans la précédente assemblée.

La défaite est sévère pour les conservateurs de l'ancien Premier ministre Costas Caramanlis, qui passent de 152 à 91 élus. La Nouvelle Démocratie réalise, avec 33,4% des suffrages, le plus mauvais score de son histoire.

Pour Papandréou, il s'agit en outre d'un triomphe personnel, lui qui avait échoué deux fois face à Caramanlis depuis son accession en 2004 à la tête du Pasok, fondé par son père Andreas.

George Papandréou est confronté à une série de problèmes aussi urgents que profonds: déficit budgétaire correspondant à six pour cent du PIB, chômage en forte hausse, corruption endémique, crise de l'Education et de la Sécurité sociale, tensions autour de l'immigration.

Le premier test pour le nouveau chef du gouvernement interviendra début novembre, lorsqu'il présentera au parlement son projet de budget qui doit être approuvé avant la mi-décembre.

 

Dimanche 04 Octobre 2009

 


Les socialistes de retour au pouvoir en Grèce


Après cinq ans de règne conservateur, les socialistes du Pasok ont largement remporté les élections législatives anticipées en Grèce, s'engageant à combattre avec succès par la relance une crise économique qui a provoqué la chute de leurs adversaires.

Après dépouillement des votes dans 50% des bureaux, les socialistes remportent 43,6% des voix, contre 38,10% en 2007 et devraient ainsi disposer de 160 sièges sur 300 au parlement.

Les conservateurs de la Nouvelle Démocratie, qui dirigeaient le gouvernement sortant, recueillent 35% des suffrages, contre 41,84% il y a deux ans, après avoir été attaqués sur leur gestion de la crise économique et leur incapacité à lutter contre la corruption.

Le Premier ministre Costas Caramanlis a reconnu la défaite de son camp et souhaité bonne chance à son rival socialiste.

"Je tiens à féliciter (le leader socialiste) George Papandréou pour sa victoire.
Comme chaque Grec, j'espère qu'il réussira dans le grand défi qui l'attend dans ces circonstances difficiles", a-t-il déclaré aux journalistes.

"J'assume la responsabilité de la défaite et déclenche la procédure pour l'élection d'un nouveau président du parti", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, nous avons changé le cours des choses pour la Grèce et pour nos vies. Aujourd'hui, nous entamons un grand effort national pour remettre notre pays sur la voie du redressement, du développement et de la création", a déclaré Papandréou aux journalistes, après avoir revendiqué la victoire devant ses partisans enthousiastes.

L'extrême droite du LA.O.S passe de 3,8% des voix en 2007 à 5,5%, les communistes de 8,15% à 7,2%, la coalition de gauche de 5,04% à 4,3% et les écologistes de 1,05% à 2,3%.

Dans un concert d'avertisseurs, des milliers de militants socialistes en liesse se sont rassemblés devant le siège du parti à Athènes en agitant des drapeaux verts du Pasok.

Les analystes pensent que les marchés réagiront favorablement à l'issue du scrutin.

"Non pas parce qu'ils avaient une préférence pour l'un des deux partis mais parce que le nouveau gouvernement, avec une majorité absolue au parlement, aura quatre années de visibilité pour appliquer son programme", a expliqué Alexander Moraitakis, président de l'association de courtiers en bourse Smeha.

Les chefs de file des deux formations, héritiers de dynasties politiques, le socialiste George Papandréou et le conservateur Costas Caramanlis, s'affrontaient pour la troisième fois.

Ils affichaient des programmes diamétralement opposés pour résorber un déficit budgétaire béant et une dette publique qui échappe à tout contrôle.

Caramanlis prônait deux années d'austérité, au nom de la "responsabilité".

George Papandréou, pour sa part, plaidait pour un alourdissement de la fiscalité sur les plus hauts revenus, proposant d'injecter trois milliards d'euros dans l'économie pour relancer la croissance et alimenter les recettes publiques.

La répartition des sièges se fait à la proportionnelle par grandes circonscriptions, avec une prime qui attribue 40 députés supplémentaires au parti arrivé en tête.

A son arrivée au pouvoir en 2004, Costas Caramanlis promettait de tirer un trait sur une ère socialiste de plusieurs dizaines d'années émaillée de nombreux scandales. De nouvelles affaires de corruption, auxquelles la crise mondiale est venue s'ajouter, ont eu raison de l'enthousiasme soulevé par les Jeux olympiques d'Athènes.

Après plusieurs années d'une croissance à 4%, l'évolution du PIB devrait être nulle en 2009. La crise n'est pas aussi grave que dans certains Etats membres de l'Union européenne, frappés par la récession, mais la dette publique, évaluée à 103% du PIB cette année, accroît considérablement la vulnérabilité de l'économie grecque.

 

Mercredi 23 Septembre 2009


 

Attentat à la bombe dans le centre d'Athènes: pas de victime

Une bombe a explosé mercredi dans le centre d'Athènes près des locaux d'un responsable
du Parti socialiste, provoquant des dégâts mais sans faire de victime.

Cet attentat visant un parti d'opposition survient un peu plus d'une semaine avant les élections législatives anticipées grecques, convoquées deux ans avant la date prévue.

Des appels anonymes à un quotidien et à une chaîne de télévision avaient averti de la présence d'une bombe, permettant aux autorités d'évacuer le secteur.

Selon les médias grecs, la déflagration s'est produite près des locaux de Louka Katseli, le responsable du PS pour l'économie.

 

Dimanche 06 Septembre 2009


L
es socialistes en tête pour les législatives du 4 octobre

ATHENES (AFP) - Le parti socialiste grec PASOK, dans l'opposition, devance de 6,7% points, le parti conservateur au pouvoir Nouvelle Démocratie (ND) en vue des élections législatives du 4 octobre, selon un sondage publié dimanche.

Il s'agit du premier sondage publié depuis l'annonce jeudi dernier des élections anticipées par le Premier ministre conservateur et président de la ND, Costas Caramanlis.

Selon ce sondage publié par le quotidien To Vima (centre-gauche), le PASOK mené par Georges Papandréou obtient 30,8% des intentions de vote contre 24,1% pour la ND.

Suit le parti communiste grec (KKE) avec 7,1% des intentions de vote, le parti d'extrême-droite Laos avec 4,3% et le parti de la gauche rénovatrice Syriza avec 3%. Plus de 26% des personnes interrogées n'ont pas fait de choix.

Le sondage a été effectué par l'institut Kapa research pour le compte de To Vima les 3 et 4 septembre auprès d'un échantillon national de 1.139 électeurs, par la méthode des quota, avec une erreur maximum de 2,9%.

M. Caramanlis, qui dispose d'une seule voix de majorité au parlement, a décidé de convoquer des élections anticipées en raison de mesures "indispensables" et "difficiles" à prendre pour faire face à la crise mondiale qui frappe la Grèce.

Samedi soir à Salonique (nord), M. Caramanlis a affirmé dans un discours que "les conséquences de la crise ne laissent aucun doute: deux années difficiles nous attendent".

Il a souligné les mesures qu'il comptait prendre pour sortir le pays de la crise: le contrôle sévère des dépenses publiques prévoyant un gel des salaires dans la fonction publique en 2010, la "guerre" contre la fraude fiscale, et le lancement de réformes structurelles.
 

Mercredi 02 Septembre 2009


 


Deux attentats à la bombe, la Bourse endommagée


Deux attentats à la bombe ont été commis mercredi en Grèce, l'une devant la Bourse d'Athènes,
qui a été fortement endommagée, et l'autre dans le nord, à Salonique, devant un bâtiment administratif,
rapporte la police.

L'attentat de Salonique n'a pas fait de victimes et les dégâts y sont mineurs.

On ignore pour l'heure si les deux explosions sont liées. Ces actes n'ont pas été revendiqués, même si
les premiers éléments de l'enquête conduisent la police à penser que l'auteur de l'attentat d'Athènes
pourrait être le groupuscule d'extrême gauche Lutte révolutionnaire, apparu en septembre 2003 après le
démantèlement de l'organisation du 17-Novembre.

Dans la capitale, la bombe, de 15 kg, avait été placée à l'intérieur d'un véhicule. Outre les dégâts à la
Bourse, elle a mis le feu à huit véhicules et fait un blessé léger. Un correspondant avait averti un journal
grec de l'imminence de l'explosion.

La Bourse a néanmoins ouvert comme d'habitude.

« Malgré les dégâts matériels très importants provoqués par l'explosion d'aujourd'hui, les Bourses
d'Athènes et de Chypre fonctionneront normalement », ont déclaré en début de matinée les autorités
boursières dans un communiqué. Ces deux Bourses partagent une plateforme d'échanges commune
dans la capitale grecque.

Selon la police, la composition de l'explosif utilisé à Athènes était comparable à celle d'autres bombes
posées par le passé par Lutte révolutionnaire.

En 2007, cette organisation de guérilla urbaine avait lancé une grenade contre l'ambassade des États-Unis
à Athènes, endommageant sa façade. Cette année, elle a grièvement blessé un policier devant le ministère
de la Culture, au cours d'une fusillade.

Les violences – coups de feu et explosions – se multiplient en Grèce depuis les émeutes de décembre dernier, provoquées par la mort d'un adolescent tué par la police. Elles ont été revendiquées par des groupuscules
d'extrême gauche et anarchistes.

 

Mardi 25 Août 2009





 

Incendies maîtrisés en Grèce, le gouvernement pointé du doigt

Les incendies qui ont ravagé les environs d'Athènes des jours durant sont éteints. Une porte-parole des pompiers grecs l'a officiellement annoncé, mardi soir 25 août, au grand soulagement d'une population traumatisée : "Il n'y a aucun incendie actuellement en Grèce." Les pompiers, a-t-elle ajouté, restaient cependant mobilisés "pour parer à toute éventuelle reprise de feu" en Attique, la région d'Athènes où les incendies ont dévasté depuis vendredi plus
de 20 000 hectares de forêts et terres agricoles.

 

Les feux maîtrisés, la polémique peut démarrer sur les "erreurs" dont la presse et nombre d'habitants accusent le gouvernement dans la gestion du désastre. Deux ans après les graves incendies de l'été 2007, qui avaient fait 77 morts, la presse taxe le gouvernement d'incompétence, pointant des "erreurs fatales". "Il n'existe pas d'alibi pour l'incroyable désastre de la région d'Athènes", estimait mardi le journal To Vima, accusant le gouvernement d'avoir maintenu les pompiers en sous-effectif de 3 000 personnes. To Vima a publié en première page une liste de dix incendies importants depuis 1981, qui auraient dû servir de leçon aux responsables.

"Ces incendies doivent sonner le glas de l'inefficacité de l'Etat, qui frise l'illégalité", s'est aussi insurgé le chef de l'opposition socialiste, George Papandreou, alors que des élections législatives doivent être organisées avant le
mois de mars.

Les maires de la dizaine de communes touchées par le feu n'ont cessé de réclamer pendant l'incendie l'aide de moyens aériens et de nombreux résidents se sont plaints d'être abandonnés seuls face au feu par les pompiers, dénonçant des secours tardifs et mal coordonnés. Mais un pompier avait rétorqué qu'ils ne pouvaient "pas faire de miracle". "Nous ne sommes pas rentrés chez nous depuis vendredi, nos familles sont inquiètes", avait-il ajouté sur une radio, demandant "aux gens de ne pas (les) insulter".

Le journal Ethnos a pour sa part tourné en dérision le porte-parole du gouvernement, Vanguélis Antonaros, pour avoir "rendu les pins responsables de l'incendie". "Les pins sont de jolis arbres mais dans un certain sens ils sont un facteur aggravant dans la propagation des incendies", avait déclaré lundi M. Antonaros.

Le débat se concentre en outre sur l'origine des incendies. Un procureur a demandé l'ouverture d'une enquête pour vérifier si plusieurs des sinistres n'étaient pas d'origine criminelle. Plusieurs incendies ont par le passé été déclenchés dans cette région par des promoteurs immobiliers avides de récupérer des terrains pour les rendre constructibles.

Athènes, capitale surpeuplée de cinq millions d'habitants, s'est étendue dans la région de l'Attique à la faveur d'un système anarchique qui finit par légaliser des constructions pourtant bâties en zone inconstructible. La presse et certains partis politiques pointent ainsi du doigt le vide juridique qui encourage les promoteurs à faire brûler des zones inconstructibles pour y faire pousser de façon illégale des villas.

Mardi soir, le gouvernement a annoncé un vaste plan de dédommagement pour les victimes, les agriculteurs, les préfectures et les municipalités touchées. Il a affirmé que l'environnement serait rétabli dans son état initial. "Là ou se trouvait une forêt, la forêt sera rétablie, sans exception", a assuré Vanguélis Antonaros.

Dans un premier bilan provisoire pour l'Attique, le ministère de l'environnement et des travaux publics a chiffré lundi à environ 150 le nombre d'habitations endommagées. Les assureurs, eux, pensent que le montant des dommages réclamés par les propriétaires des maisons détruites sera limité, nombre de propriétés n'étant pas assurées dans cette région. "En Grèce, seulement 10 % des maisons sont assurées contre les dégâts dus aux incendies et dans le nord-est de l'Attique, cela pourrait tourner autour de 20 %", souligne Nikos Halkiopoulos, de l'assureur European Reliance.
 


Dimanche
23 Août 2009









Des habitants regardent les flammes de la banlieue
d'
Anthousa, près d'Athènes

 

Situation "tragique", selon le gouverneur du Grand Athènes

Les pompiers recensaient dimanche soir un total de quelque 90 feux sur tout le territoire, notamment sur les îles
d'Evia et Skyros en mer Egée et celle de Zakynthos dans l'ouest du pays.

L'incendie le plus violent s'étendait sur des dizaines de kilomètres carrés dans la région Attique (nord-est d'Athènes), où l'état d'urgence a été déclaré samedi. Yiannis Sgouros, gouverneur du Grand Athènes, a évoqué une situation "tragique". Les feux brûlent de façon incontrôlée "sur de nombreux fronts". Athènes "avait une zone de verdure qui maintenant a disparu", a-t-il ajouté. Au moins 15.000 hectares de pinèdes et de broussailles ont été carbonisés,
selon les estimations officielles.

Dans la région de Marathon, au nord-est d'Athènes, les flammes se rapprochaient du site archéologique de Rhamnus, comportant des temples datant de 2.500 ans. Le maire de Marathon, Spyros Zagaris, a déclaré à la télévision grecque "supplier le gouvernement d'envoyer des avions et hélicoptères". M. Zagaris et d'autres responsables locaux ont reproché au gouvernement de ne pas avoir de plan de lutte anti-incendie.

"Ce n'est pas le moment de la critique, dans ces conditions tragiques. Nous livrons un combat difficile", a répondu le ministre des Finances Yiannis Papathanassiou.

Les autorités ont ordonné dimanche l'évacuation des 10.000 habitants d'Agios Stefanos, ville située à 23km au nord d'Athènes. Certains ont désespérément tenté de sauver leurs maisons, luttant contre les flammes à coups de branches d'arbres ou déversent de l'eau à l'aide de seaux ou tuyaux d'arrosage. Mais le feu a gagné du terrain, détruisant habitations et véhicules.

Avions et hélicoptères bombardiers d'eau ont repris dimanche à l'aube leurs rotations suspendues pendant la nuit. Les incendies, favorisés par les vents violents et le climat sec, sont repartis pourtant après leur passage, comme dans la forêt autour d'Agios Stephanos. "Les cônes de pin sont comme des projectiles, ils couvrent aussi de longues distances, et disséminent les flammes", explique Avraam Passipolaridis, maire de Drossia, au nord d'Athènes. "Tout brûle autour de moi", a-t-il expliqué.

Au milieu des coupures d'électricité et d'eau, les habitants des zones menacées ont fui à pied, à moto et en voiture, à la dernière minute pour nombre d'entre eux. "Nous appelons tout le monde à suivre les instructions des responsables", a lancé le Premier ministre grec Costas Karamanlis. "Les autorités fournissent un effort énorme pour relever ce défi très difficile", a-t-il dit. "Les pompiers, les soldats et volontaires sont fatigués, et leur équipement aussi", a de de son côté déclaré le vice-ministre de l'Intérieur Christos Markoyiannakis.

Selon le porte-parole des pompiers Yiannis Kapakis, "14 avions, dont deux viennent d'Italie et neuf hélicoptères combattent les flammes, aux côtés de centaines de pompiers, de volontaires et de soldats. Ils seront bientôt rejoints par deux avions de France (des Canadair, NDLR) et un hélicoptère de Chypre, qui va également envoyer quatre véhicules et 60 pompiers", a-t-il précisé. Six avions et hélicoptères autrichiens sont par ailleurs attendus, a précisé le ministère grec de la Défense.

Il s'agit des plus violents incendies en Grèce depuis ceux qui avaient fait plus de 70 morts dans le sud du pays en 2007. Le chef du Parti communiste Aleka Papariga et celui du Rassemblement populaire orthodoxe (droite populiste) Giorgos Karatzaferis ont accusé le gouvernement de ne pas avoir tiré les leçons de la catastrophe d'il y a deux ans.

Samedi 22 Août 2009





Etat d'urgence en Grèce en raison d'un violent incendie

 
Les autorités grecques ont déclaré samedi l'état d'urgence devant la progression d'un important incendie qui s'est déclaré dans la matinée près de la ville de Marathon, à une quarantaine de kilomètres au nord-est d'Athènes, et fait désormais rage sur trois fronts.
Samedi soir, l'incendie menaçait des faubourgs nord de la capitale, Rodopolis et Stamata.
«Au total, 65 feux se sont déclarés à travers la Grèce depuis vendredi soir», a affirmé un porte-parole des pompiers, Yiannis Kalpakis

Malgré les moyens mis en oeuvre - neuf avions, cinq hélicoptères et 35 véhicules -, le feu continuait à se développer en direction des localités de Grammatiko, Kalentzi et Varnavas. Habitants et volontaires tentaient désespérément d'empêcher les flammes d'embraser les habitations.
«C'est l'un des pires incendies à avoir jamais frappé la partie est de la capitale», a estimé samedi un responsable de la protection civile, Dimitris Karamessinis.
Le sinistre était attisé par des vents violents et les pompiers redoutaient une extension des flammes vers l'ouest.

Policiers et pompiers ont enjoint aux habitants de partir immédiatement et des évacuations se déroulaient, en voiture, à moto ou à pied. «La nuit qui vient [de samedi à dimanche] s'annonce particulièrement difficile, a souligné un porte-parole des pompiers.

Nous appelons toutes les personnes proches de la zone où a éclaté l'incendie à quitter rapidement les lieux pour leur propre sécurité et afin de ne pas interférer avec le travail des pompiers.»

Le feu a parcouru des zones boisées, des broussailles et des terres agricoles, détruisant des oliveraies, mais aucune victime n'était jusque là à déplorer. L'armée grecque a en outre confirmé le déménagement de missiles et de munitions d'une base militaire située à proximité de Marathon.

Avec des températures souvent supérieures à 40° centigrades et des vents saisonniers puissants, la Grèce est particulièrement vulnérable aux incendies de l'été qui ont déjà ravagé des milliers d'hectares de forêts et de terres agricoles. Les pompiers grecs font quotidiennement face depuis le début de l'été à des dizaines de départs de feu, mais ont réussi jusque là à prévenir toute catastrophe.

Le pays avait été sinistré en août 2007 par une vague d'incendies, qui avait fait 77 morts et détruit plus de 250.000 hectares, principalement dans le Péloponnèse et sur l'île d'Eubée.

 

Jeudi 20 Août 2009


Les services de lutte contre les incendies en état d'alerte
 


 

Lundi 17 Août 2009


 


Un village menacé par un incendie dans le centre de la Grèce

Un village du centre de la Grèce se trouvait lundi sous la menace d'un incendie de forêt qui a détruit des fermes isolées et des champs d'oliviers, ont annoncé les autorités locales.

Des habitants de Prodormos, localité située à une centaine de kilomètres à l'ouest d'Athènes, participaient à la lutte contre les flammes à l'aide tuyaux d'arrosage et de bêches.

Les enfants et les personnes âgées ont été conduits sur la principale place du village par mesure de précaution, a précisé le maire de la localité à la radio.

"Je ne vois pas comment le feu va cesser si le vent ne faiblit pas", a commenté Constantine Kovanis.

Un avion Canadair, quatre hélicoptères, 26 engins de secours et 90 pompiers ont été dépêchés sur place. Toutefois, un porte-parole a précisé que les forts vents rendaient difficiles les sorties aériennes.

 


Mercredi
5 Août 2009


 

Mort de Makarezos, l'un des membres de la dictature des colonels

ATHENES - Nikolaos Makarezos, l'un des officiers à la tête de la Grèce pendant la dictature des colonels, entre 1967 et 1974, est mort à l'âge de 90 ans, rapportent mercredi les médias grecs.

Le colonel Makarezos, en charge de la politique économique du régime, ministre de la Coordination puis vice-Premier ministre de la junte dominée par George Papadopoulos, est mort lundi et a été enterré mardi, selon les médias.

Il avait été arrêté à la chute du régime en 1974 et condamné à mort pour trahison, une peine commuée ensuite en prison à vie. Il a été libéré en 1990 en raison de son état de santé.

Avec le colonel Papadopoulos et le brigadier Stylianos Pattakos, il avait mené un coup d'Etat pour s'emparer du pouvoir le 21 avril 1967. La démocratie a été restaurée en 1974 après la crise chypriote, qui a conduit la Turquie a occuper l'île.
 


Samedi
1er Août 2009

 

 

Grèce: incendies de forêt à Corinthe, dans le Péloponnèse

ATHENES (AFP) - Un violent incendie de forêt s'est déclaré samedi après-midi près du village de Kehries, dans le département de Corinthe (Péloponnèse, sud), a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers.

Six avions, un hélicoptère et 21 véhicules avec 80 hommes ont été dépêchés sur place pour maîtriser le feu, qui brûlait une pinède.

Peu auparavant, un autre feu, qui s'était déclaré dans le même département, a été circonscrit par les pompiers, après avoir ravagé des cultures et des broussailles.

La Protection civile a placé samedi la région d'Athènes, le nord-ouest du Péloponnèse et l'Eubée, au niveau 4 des risques d'incendies sur une échelle de 5, en raison des températures élevées (35° Celsius), de la sécheresse et de forts vents.

Depuis le début de la semaine, plus de 60 feux ont éclaté dans le pays, les plus importants étant ceux qui ont frappé l'île touristique de Skopélos, dans les Sporades (nord de l'Egée), et l'île d'Eubée, au nord-est d'Athènes.

 

Vendredi 31 Juillet 2009

 

La Grèce décidée à vacciner toute sa population contre la grippe A

ATHENES (AFP) - La Grèce a été le premier pays à annoncer vendredi sa volonté de vacciner cet automne toutes les personnes résidant sur son territoire contre la grippe A (H1N1) alors que plusieurs pays se préparent à des vaccinations massives de leur population ou ciblées sur les personnes sensibles.

Le ministre de la Santé, Dimitris Avramopoulos, a déclaré à la presse que "sur instruction du Premier ministre (Costas Caramanlis), il a été décidé de vacciner tous les ressortissants et résidents du pays, sans exception".

Il a précisé que la décision comprenait tous les citoyens grecs et tous les résidents y compris les immigrés même clandestins. Les personnes devront en accord avec la loi déposer une demande de vaccination.

Les vaccinations porteront en priorité sur le personnel hospitalier et soignant.

Le ministre a précisé que le gouvernement avait commandé 24 millions de doses dont la première partie arrivera en Grèce le 15 septembre. Les autorités sanitaires grecques attendront le feu vert des responsables européens et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour commencer les vaccinations.

Plus de 700 cas de grippe A(H1N1) ont été enregistrés en Grèce, dont 95% ont été bénins. Quinze personnes sont actuellement hospitalisées dont trois cas sont graves, notamment celui d'une adolescente britannique de 16 ans.

Dans le monde, plusieurs pays ont annoncé des campagnes massives de vaccination mais jamais comme la Grèce sur l'ensemble de leur population.

Aux Etats-Unis, pays durement touché avec plus de 250 morts, les responsables ont annoncé une vaste campagne concernant quelque 160 millions de personnes, de sujets à risques ou à complications, qui seront vaccinées en priorité cet automne.

Les autorités sanitaires américaines ont également identifié un groupe prioritaire de 41 millions d'individus qui seront vaccinés en premier lieu si les doses n'étaient pas prêtes en nombre.

En Europe, la Grande-Bretagne, où plus de 100.000 personnes étaient infectées la semaine dernière et où 31 malades sont morts, a commandé 132 millions de doses de vaccin.

L'Espagne, qui compte plus de 1.800 cas confirmés et sept décès liés au virus, a commandé 37 millions de vaccins. Madrid a annoncé que 40% de la population devrait être vaccinée.

En France, qui a dépassé le cap des mille patients et qui a enregistré jeudi son premier décès lié au virus, les services de santé ont stocké quelque 33 millions d'antiviraux. 94 millions de doses de vaccin ont été commandées, avec une option de 36 millions supplémentaires. Elles seront disponibles d'ici octobre.

Les autorités autrichiennes préparent aussi une campagne de vaccination de masse dans le pays où 73 cas de grippe porcine ont été recensés.

En Hongrie, un décès lié à la grippe porcine a été enregistré et les responsables ont commandé quatre millions de vaccins.

En Israël, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné mercredi dernier d'acheter suffisamment de vaccins pour couvrir l'ensemble de la population. Israël a enregistré lundi un premier cas mortel, tandis que près de 900 personnes sont atteintes du virus.

Selon le dernier bilan de l'OMS, publié lundi dernier, le virus A(H1N1) de la grippe porcine a fait 816 morts confirmés par des analyses de laboratoire à travers le monde. L'Amérique du Nord et du Sud sont de loin les régions les plus touchées, avec 707 morts.

 

Mardi 28 Juillet 2009


 

Le feu aux portes d'Athènes

Deux incendies se sont déclarés mardi dans la banlieue nord d'Athènes, obligeant les autorités à fermer partiellement l'autoroute reliant la capitale grecque à son aéroport international.

Trois avions bombardiers d'eau et deux hélicoptères combattaient les flammes, attisées par de forts vents, dans les secteurs d'Aspropyrgos et d'Ano Liosia, ont précisé les pompiers.

Le Département des pompiers avait lancé une mise en garde en raison d'un risque élevé d'incendies pour le Grand Athènes, plusieurs autres régions de l'est du pays ainsi que l'île de Crête.

Dimanche, déjà, une cinquantaine de feux de forêt s'étaient déclarés à travers la Grèce. Le plus important, sur l'île de Zakynthos (ouest), a pris au piège environ 70 vacanciers grecs et étrangers qui ont dû être évacués par bateau. AP

 

Dimanche 26 Juillet 2009

 

Plus de 50 feux de forêt à travers la Grèce

Attisés par de forts vents, plus de 50 incendies de forêt se sont déclarés ce dimanche à travers la Grèce.

Le plus important, un feu de broussailles sur l'île de Zakynthos (ouest), a pris tôt dans la soirée et continuait à se propager en début de nuit. Il a pris au piège environ 70 vacanciers grecs et étrangers qui ont dû être évacués par bateau. Il menace par ailleurs l'habitat naturel des tortues marines caouannes.

Les vents devraient se renforcer lundi pour atteindre jusqu'à 74km/h. Les autorités craignent que de nouveaux foyers n'apparaissent.

 

Mercredi 15 Juillet 2009


ATHÈNES (AFP) - campagne pour le sauvetage des oliviers centenaires en Crète


Une campagne pour recenser et sauver des oliviers "multi-centenaires" de l'île de Crète a été lancée par l'Ecole technologique d'Agronomie de Crète (sud) et plusieurs associations locales, a-t-on appris mercredi auprès de cet établissement.

"Notre établissement participe à cette initiative entreprise par des associations culturelles et environnementales locales afin de protéger ces +monuments naturels+ et recenser ces arbres en déterminant leur âge avec des méthodes de calcul fiables", a dit à l'AFP Dimitris Lidakis, directeur de l'Ecole d'Agronomie de Crète.

En raison de la crise dans le secteur du commerce des olives et de l'huile d'olive, de nombreuses plantations d'oliviers sont laissées à l'abandon sur l'île, "ce qui risque de faire disparaître des arbres ayant une valeur +archéologique+", estime de son côté Bella Lasithiotaki, une journaliste crétoise, à l'origine de cette initiative.

A titre d'exemple, Mme Lasithiotaki fait état d'un olivier dans le village de Vrysses, près de Rethymno (nord de l'île), dont le tronc a une circonférence d'environ 20 mètres et qui aurait plus de mille ans.

Mais si le périmètre du tronc des vieux oliviers, dépassant souvent les six mètres, reste "souvent l'un des éléments le plus impressionnant, cela n'est pas toujours le critère prépondérant pour déterminer l'âge de l'arbre", explique M. Lidakis.

"Nous allons profiter de ce recensement pour faire avancer nos recherches sur les méthodes de calcul de l'âge des oliviers et trouver l'équipement adéquat", a-t-il ajouté

 

Dimanche 05 Juillet 2009


 

Un journaliste Grec libéré en Iran

La télévision officielle iranienne a annoncé dimanche que le journaliste gréco-britannique du Washington Times Iason Athanasiadis, arrêté il y a deux semaines à Téhéran pour « activités illégales », avait été libéré.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Hassan Qashqavi, a dit à l'agence ISNA qu'il avait été arrêté « pour des activités contradictoires avec le journalisme et en relation avec les récentes émeutes de rue ».

Il a précisé à la télévision que le journaliste grec avait été libéré « grâce aux efforts humanitaires réalisés par l'émissaire iranien en Grèce ».

L'ambassade de Grèce à Téhéran avait identifié le journaliste comme Iason Athanasiadis-Foden, qui possède la double nationalité grecque et britannique.

Le Washington Times l'avait envoyé en Iran pour couvrir les événements qui ont suivi les élections présidentielles

Vendredi 03 Juillet 2009

Grèce: un haut magistrat et le fisc visés par des attentats à Athènes

ATHENES (AFP) - Des attentats attribués par la police à l'extrême gauche ont visé à Athènes vendredi le fisc et un institut sur l'immigration, au lendemain de l'explosion d'une charge sous le véhicule du président du Conseil d'Etat, la plus haute autorité administrative en Grèce.

Une bombe a explosé vendredi matin à l'aube devant un bureau des services fiscaux dans le quartier d'Ambélokipi, proche du centre d'Athènes, provoquant d'importants dégâts matériels et un début d'incendie vite maîtrisé par les pompiers, a indiqué la police grecque.

Une demi-heure avant l'explosion, survenue à environ 04H37 locales (01H37 GMT), marquée par une forte déflagration, des inconnus avaient téléphoné à deux quotidiens grecs pour prévenir de l'imminence de cette explosion, selon la même source.

Les services antiterroristes de la police ont été chargés de l'enquête, et la police "soupçonne le groupe d'extrême gauche Lutte révolutionnaire d'être responsable de cet attentat", a indiqué une source policière. Lutte révolutionnaire (EA) avait notamment lancé une roquette sur l'ambassade des Etats-Unis à Athènes en 2007.

Considéré comme le groupe local le plus dangereux et inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne, EA avait notamment attaqué à la mitraillette et à coup de grenades un commissariat en février à Korydallos, dans la banlieue ouest d'Athènes. Le groupe a également revendiqué récemment des attentats à la bombe, dont l'un raté, contre une succursale et le siège athénien de la banque américaine Citibank

La police a également indiqué qu'une charge avait explosé jeudi en milieu de journée sous la voiture de service du président du Conseil d'état, le juge Panagiotis Pikrammenos qui a pris ses fonctions le jour même. La voiture était garée sur un parking proche du Conseil d'Etat, au centre d'Athènes, et l'explosion qui a détruit le véhicule n'a pas fait de blessé, a ajouté la même source.

Par ailleurs, de l'essence enflammée a été jetée tôt vendredi matin sur les bureaux athéniens d'un institut de recherche sur l'immigration, l'Imepo, dépendant du ministère de l'Intérieur, provoquant des dégâts mineurs, a ajouté la police.

La vitrine de l'Imepo a été brisée et du mobilier détruit par les flammes. Ces deux dernières attaques sont sans doute également "le fait de petits groupes d'extrême gauche autonomes, mais sans lien avec le groupe Lutte révolutionnaire", a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police, Panagiotis Stathis.

"Nous pensons que l'Imepo a été visé car cet institut fait partie des rouages de l'Etat et que sa politique ne correspond pas aux idées (de l'extrème gauche) selon lesquelles tous les réfugiés devraient se voir accorder l'asile en Grèce", a ajouté M. Stathis. "L'extrême gauche ne désarme pas et en s'en prenant à l'Imepo, elle entend sans doute dénoncer le peu d'activité de ce think-tank et le peu de résultats obtenus par le gouvernement grec en matière d'intégration des immigrés", a estimé de son côté une source diplomatique européenne.

Des attentats à l'explosif sont fréquents à Athènes et à Salonique (nord) et sont souvent imputés à des groupes d'extrême gauche ou à la mouvance anarchiste.

Les actes de violence contestataire et les attentats se sont multipliés en Grèce depuis la mort en décembre dernier d'un adolescent, tué lors d'une bavure policière dans le quartier d'Exarchia, dans le centre de la capitale. Sa mort a provoqué des troubles urbains pendant plusieurs semaines.


Vendredi 19 Juin
2009






 

Le nouveau musée de l'Acropole inauguré samedi

Le nouveau musée de l'Acropole sera inauguré en grande pompe samedi à Athènes. Le bâtiment aéré de verre, de marbre et de béton, qui s'élève sur trois niveaux au pied de la célèbre colline, est prêt à recevoir sa pièce maîtresse: les fragments de frise du Parthénon que le British Museum refuse toujours de restituer à la Grèce.

Depuis plus de 25 ans, la Grèce réclame le retour de ces sculptures du Ve siècle avant Jésus-Christ, appelées les "marbres d'Elgin", du nom de l'ambassadeur britannique qui les fit démonter au début du XIXe siècle. Le musée doit servir de "catalyseur pour le retour des marbres du Parthénon", a expliqué le ministre de la Culture Antonis Samaras mercredi, alors que des prêtres orthodoxes bénissaient les lieux.

L'établissement imaginé par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi, conçu comme un écrin pour les frises, est aussi "le symbole d'une Grèce moderne (...) qui rend hommage à son passé avec des oeuvres comparables à celles de nos ancêtres", a ajouté le ministre. Un symbole à 130 millions d'euros qui était initialement censé ouvrir ses portes pour les Jeux olympiques à Athènes en 2004. Plusieurs chefs d'Etat et de gouvernements sont attendus pour l'inauguration samedi, avant l'entrée du public à partir de dimanche.

Le nouveau musée, perché sur pilotis à 400 mètres environ en contre-bas du Parthénon sur lequel il ouvre de vastes baies vitrées, joue avec la lumière du soleil et les éclairages artificiels selon les heures du jour ou de la nuit, au pied des temples illuminés de l'Acropole. Après de longs mois de déménagement des oeuvres de l'Acropole et d'autres musées, il accueille désormais plus de 4.000 oeuvres dans un espace de quelque 14.000m2.

Bâtir dans ces lieux représentait une gageure. Construit entre 447 et 432 avant JC, au faîte de la gloire d'Athènes, pour honorer la déesse Athéna patronne de la cité antique, le Parthénon, un temps converti en église chrétienne, a traversé les âges, jusqu'à un tir de canon vénitien dévastateur en 1687. Environ la moitié des sculptures restantes au XIXe siècle ont été démontées par Lord Elgin alors que la Grèce appartenait à l'empire Ottoman.

Le Parthénon, estime Bernard Tschumi, "est l'une des constructions les plus parfaites, qui a inspiré des générations pendant des siècles d'architecture occidentale". "En même temps, comme je le dis souvent, en tant qu'architecte vous devez être, surtout dans ce cas précis, à la fois humble et très arrogant", poursuit-il.

"Ce que nous avons essayé de faire, c'est d'être aussi simples, aussi clair et aussi précis que possible en établissant un lien visuel entre le Parthénon, le musée et ses magnifiques sculptures, et les fouilles archéologiques", explique l'architecte. "Je suis convaincu que tôt ou tard les marbres du British Museum reviendront à Athènes."

 

 

 

 

 

 

Mercredi 17 Juin 2009

 

 

 


Grèce: un policier du service anti-terroriste tué à Athènes

ATHÈNES (AFP) - Un policier grec du service anti-terroriste a été tué par balles mercredi par des inconnus dans une banlieue d'Athènes, nouvelle attaque contre la police depuis les émeutes de décembre en Grèce.

Le policier Nektarios Savas, qui se trouvait dans une voiture banalisée à l'arrêt, a été la cible de tirs d'armes automatiques alors qu'il gardait le domicile d'un témoin dans une affaire de terrorisme.

Il a été atteint d'une quinzaine de balles tirées à bout portant par trois inconnus qui circulaient à moto. Il a été transféré peu après dans un hôpital où les médecins ont constaté son décès.

M. Savas, 41 ans, était marié et père d'un enfant. L'enquête a été confiée au service anti-terroriste auquel appartenait la victime.

L'attaque a eu lieu à 06h20 locales (03h20 GMT). Le policier venait de prendre son service pour protéger le domicile de Sofia Kyriakidou, témoin dans le procès en 2004 du groupe terroriste grec Lutte révolutionnaire populaire (ELA) contre son ex-mari Angeletos Kanas, un membre du groupe.

Arrêtés en février 2003, quatre membres du groupe ELA avaient été condamnés en octobre 2004 en première instance à 25 ans de prison, avant d'être tour à tour remis en liberté conditionnelle, la plupart pour raisons médicales.

Apparu en 1974, après la chute de la dictature des colonels, ELA a cessé ses activités en 1995, après quelque 250 attentats, visant pour l'essentiel des cibles américaines, policières, des banques et des organismes publics.

"Aucun groupe n'a revendiqué pour l'instant l'attentat", a précisé le porte-parole de la police, Panagiotis Stathis.

Il s'agit de la troisième attaque contre des policiers depuis décembre, a souligné M. Stathis.

Deux groupes terroristes locaux issus de l'extrême gauche, "Lutte révolutionnaire" (EA), actif depuis 2003, et la "Secte des révolutionnaires", apparue en février dernier, ont multiplié les actions violentes depuis les émeutes qui ont secoué le pays en décembre après la mort d'un adolescent tué par un policier à Athènes.

Ils ont notamment mitraillé un ministère où ils ont grièvement blessé un policier, et le commissariat de Korydallos dans la banlieue de la capitale, faisant des dégâts matériels.

EA, qui figure sur la liste des organisations terroristes établie par l'Union européenne, a revendiqué jusqu'ici onze attentats à Athènes.

Le groupe s'en prend régulièrement aux forces de l'ordre, avec un retentissant attentat contre un commissariat à Athènes à 100 jours des jeux Olympiques de 2004, et un attentat raté à la bombe en 2006 contre un ancien ministre de l'Intérieur, Georges Voulgarakis. EA avait alors affirmé avoir voulu l'"exécuter".

Le groupe a aussi perpétré en janvier 2007 un attentat à la roquette contre l'ambassade américaine à Athènes, sans faire de victime.

Selon les experts, EA se pose en successeur du groupe grec du 17-Novembre, responsable de 23 assassinats entre 1975 et 2000 et démantelé en 2002. Ce groupe avait notamment tué des policiers, un en 1986 et un autre en 1991.

"Secte des révolutionnaires" est apparu le 5 février avec le mitraillage du commissariat de Korydallos, dont l'objectif revendiqué était de tuer les policiers présents.

Dans un texte extrêmement violent, le groupe avait par ailleurs menacé "d'exécuter" aveuglément des policiers grecs.

Mardi 16 Juin 2009

 


Nouveaux incendies près d'Athènes


ATHENES - Plusieurs nouveaux incendies se sont déclarés mardi près d'Athènes, selon les autorités qui ont précisé qu'un feu important était quasiment éteint dans la banlieue de la capitale après avoir fait rage pendant 24 heures et menacé plusieurs maisons.

Les sapeurs-pompiers ont réussi à maîtriser partiellement un sinistre qui a éclaté mardi près du cap Sounion, situé à quelque 70km au sud d'Athènes. Trois autres petits foyers se sont déclarés peu après à proximité de la capitale.

Un peu plus tôt dans la journée, les sapeurs-pompiers sont pratiquement parvenus à maîtriser totalement un incendie qui avait éclaté la veille. Une exploitation agricole a été incendiée tandis que le feu a atteint les abords de maisons dans deux banlieues d'Athènes.

Des centaines de feux de forêt éclatent chaque été en Grèce. En 2007, plus de 70 personnes ont péri dans des incendies qui ont ravagé le sud et le centre de la Grèce.

 

Dimanche 07 Juin 2009



Vote sanction en Grèce, où le Pasok devance la droite au pouvoir

Le Pasok, principal parti de l'opposition de gauche en Grèce, devance aux élections européennes d'environ deux points la Nouvelle démocratie (ND, conservateurs au pouvoir), avec respectivement 36,2% et près de 34% des suffrages, au vu des résultats disponibles

La Grèce envoie 22 députés au parlement européen. Dans le parlement européen sortant, le Pasok comptait huit députés et la Nouvelle démocratie 11. Ils devraient désormais être à égalité avec huit chacun.

Le KKE (parti communiste de Grèce) obtient près de 8%. Le parti d'extrême droite Laos recueille 7% et la Coalition de gauche 4,5%.

Le vote des électeurs grecs, loin de représenter un succès pour la Nouvelle démocratie, devrait conforter le Pasok (socialistes) dans ses appels en faveur d'élections législatives anticipées.

"Le peuple a parlé et notre victoire est ample", a estimé le leader du Pasok, Georges Papandréou, ancien ministre des Affaires étrangères. "Les Grecs se sont prononcés pour un changement radical dans notre pays", a-t-il ajouté.

La ND est arrivée au pouvoir en 2004 en s'engageant à mettre fin à la corruption, mais elle a été elle-même rattrapée par une série de scandales de pots-de-vin.

"Ces élections fragilisent un peu plus un gouvernement déjà chancelant", a estimé le politologue Georges Papachristos sur la chaîne Mega TV.

Dans les rues d'Athènes, les partisans du Pasok ont klaxonné et agité des drapeaux aux couleurs de leur parti. L'atmosphère était sombre au siège de la Nouvelle démocratie.

La participation a été remarquablement faible pour la Grèce, où théoriquement le vote est obligatoire. Seuls 50 à 55% des électeurs se sont déplacés, contre 63% aux précédentes européennes en 2004.

 

Vendredi 29 Mai 2009


 

Grèce: 3eme manifestation d'immigrés musulmans, incidents à Athènes
 

Nouvelle manifestation à athènes, des immigrés musulmans (1000 personnes) afin de protester contre le policier qui avait arraché un Coran et piétiné.

 

 

Mardi 26 Mai 2009


 

Crète - 17 footballeurs arrêtés pour s'être déguisés en nonnes

17 membres d'une équipe de football anglaise ont été arrêtés dans un hôtel pour offense à l'Église catholique après s'être déguisés en religieuses. Mick Underhill, le président du club, et 16 joueurs et anciens joueurs des équipes Hanham Athletic et Hanham Sunday, basées à Bristol, ont été arrêtés dans un bar à Hania (Crète) samedi dernier, déguisés en nonnes.

Ils ont passé la nuit en cellule dans le commissariat de police suite à une plainte pour offense à l'Église catholique. Selon M. Underhill, lui et ses coéquipiers, âgés de 18 à 65 ans, ont été conduits au tribunal d'Héraklion lundi matin, toujours vêtus des habits et sous-vêtements de religieuses après avoir passé 40 heures dans une cellule "dégoûtante" et "exiguë".

Toutes les charges ont finalement été abandonnées quand personne n'est venu au tribunal pour attester avoir été offensé par cette performance.

Les 17 hommes ont donc été relâchés, et envoyés directement à leur hôtel pour changer de tenue. Il sont rentrés à Bristol dans la nuit de lundi à mardi

 

Samedi 23 Mai 2009


Grèce: nouvelle manifestation d'immigrés musulmans, incidents à Athènes


ATHÈNES (AFP) - Des affrontements ont eu lieu vendredi après-midi entre policiers et immigrés musulmans, à l'issue d'une manifestation contre "le racisme et l'islamophobie", a-t-on appris de source policière.

La police a procédé à quarante interpellations tandis que deux magasins du centre-ville et deux voitures ont subi des dégâts matériels provoqués par les manifestants, selon la même source.

Les incidents ont commencé après un défilé d'un millier d'immigrés musulmans dans le centre de la capitale, qui protestaient contre la manière dont quatre immigrés syriens avaient été interpellés par la police mercredi au cours d'une opération de contrôle d'identité. Selon des manifestants, un des policiers a alors arraché un Coran et l'a piétiné.

La direction de la police a indiqué avoir ouvert une enquête sur cette affaire.

Scandant des slogans en langue arabe et criant "Allah, Allah", les manifestants pour la plupart âgés entre 20 et 30 ans, originaires notamment d'Afghanistan, du Bangladesh, du Pakistan, de Syrie et de Somalie, ont défilé jusqu'au Parlement et au siège du ministère de l'Intérieur.

D'importantes forces de police étaient présentes et les principales rues de la capitale étaient bouclées.

A la fin du défilé, des échauffourées se sont produites, une centaine de manifestants jetant divers projectiles contre les forces de l'ordre qui les ont dispersé en utilisant des gaz lacrymogènes.

"Les immigrés sont indignés, l'incident de mercredi a été la goutte qui a fait déborder le vase", a déclaré à l'AFP Vasso Akrivou, membre de l'organisation "Expulsez le racisme", qui a participé à cette manifestation.

Jeudi soir, des incidents avaient également eu lieu dans le centre d'Athènes entre les forces de l'ordre et plus d'un millier d'immigrés musulmans descendus dans la rue spontanément pour protester contre l'incident de mercredi. Une voiture avait été endommagée tandis que les policiers avaient dispersé les manifestants à l'aide de gaz lacrymogènes.

Les problèmes d'immigration sont récurrents en Grèce, pays confronté à des arrivées quotidiennes de migrants venus d'Asie via la Turquie, qui veulent rejoindre l'Europe de l'ouest. Les ONG grecques dénoncent régulièrement des brutalités policières à l'encontre des migrants.
 

Mardi 05 Mai 2009



La justice annule les deux premiers mariages homosexuels


ATHENES - Le tribunal de Rhodes a annulé les deux seuls mariages de couples homosexuels célébrés en Grèce, ont annoncé mardi les autorités grecques.

Les deux couples - deux hommes et deux femmes se sont servis d'une imprécision dans une loi votée il y a 26 ans, qui ne spécifiait pas le sexe des mariés dans les unions civiles. Les cérémonies ont été célébrées en juin 2008 par le maire de la petite île de Tilos, dans la mer Egée.

L'affaire a provoqué la colère des représentants de l'Eglise orthodoxe, très puissante en Grèce, un évêque conservateur allant jusqu'à dénoncer des mariages de "couples humanoïdes".

Le gouvernement a immédiatement déclaré illégales les deux unions, et un procureur a porté l'affaire devant le tribunal de Rhodes pour les faire annuler.

"Malheureusement, nous ne connaissons pas encore les arguments du tribunal", a déclaré l'une des personnes concernées, Evangelia Vlami, à l'Associated Press. "Mais nous ne prêtons pas tant d'attention que ça aux motifs, le point essentiel est que la décision du tribunal ne protège pas nos droits", a-t-elle poursuivi.

Les deux couples ont décidé de faire appel, a indiqué mardi leur avocat, Vassilis Heirdaris.

"Nous pensons (que la cour d'appel) jugera des relations humaines basées non sur des formalités mais sur une réalité contemporaine", a ajouté Evangelia Vlami, se disant prête à porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme. "Nous pensons que notre mariage est valide", a-t-elle insisté. "Nous savions que ce serait un long combat, mais nous avons de la patience".

En Europe, les mariages de couples homosexuels sont autorisés en Suède, aux Pays-Bas, en Norvège, en Belgique et en Espagne.
 

Dimanche 26 Avril 2009


Le nouveau musée de l'Acropole ouvrira le 20 juin

ATHENES (AFP) - Le nouveau musée de l'Acropole, situé dans le centre historique d'Athènes, ouvrira le 20 juin, a annoncé dimanche le ministre grec de la Culture, Antonis Samaras, après avoir fait visiter l'édifice au président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso.

M. Samaras a assuré que l'ouverture le 20 juin de ce musée, "un joyau", serait un "événement majeur".

"Les Grecs devraient être fiers de cet excellent musée", a déclaré de son côté M. Barroso. "C'est l'un des plus importants dans le monde pour ce qui concerne notre héritage, l'héritage des Européens mais aussi celui de la culture mondiale."

D'une superficie de 25.000 m2, le musée comporte trois niveaux, dont une salle au dernier étage où une place a été réservée pour accueillir la frise orientale du Parthénon qui se trouve actuellement au British Museum de Londres et dont la Grèce réclame en vain le retour depuis plusieurs années.

Le British Museum refuse toujours de restituer à la Grèce les frises du Parthénon qui avaient été démontées en 1806 par Lord Elgin, ambassadeur britannique à Constantinople à l'époque de l'empire ottoman qui englobait alors la Grèce.

Le musée, conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi, devait initialement être prêt pour les Jeux olympiques d'Athènes de 2004. Mais le projet avait subi des retards en raison d'une série de problèmes techniques et bureaucratiques qui avaient entraîné le report de la signature du contrat de construction de 129 millions d'euros.

Après avoir reporté à plusieurs reprises l'ouverture du musée, le gouvernement a renoncé à l'organisation d'une coûteuse cérémonie d'inauguration controversée et d'une campagne promotionnelle d'un coût estimé à 6 millions d'euros.
 

Vendredi 17 Avril 2009

 

Après une semaine de jeûne, les grecs orthodoxes s’apprêtent à célébrer, ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. En décalage par rapport à la Pâques catholique, cette fête, la plus importante du calendrier orthodoxe, révèle une population profondément chrétienne et attachée à ses traditions. 
 

La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte est, en Grèce, plus importante encore que les fêtes de Noêl. Elle correspond, en outre, à l’arrivée du printemps. A Athènes, comme dans la plus reculée des îles grecques, se dérouleront des cérémonies et processions réunissant une grande partie de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la musique et des chants !

Calendrier julien et grégorien
Les dates des célébrations religieuses orthodoxes  sont calculées sur la base du calendrier julien. Calendrier solaire romain sur 12 mois du nom de Jules César, il enregistre un décalage par rapport à la révolution de la terre autour du soleil. Grégoire XIII y remédie en 1852, donnant naissance au calendrier grégorien, adopté par les catholiques et par la majorité des pays du monde

Vendredi 10 Avril 2009







 

Fusillade en Grèce: un étudiant blesse trois personnes avant de se suicider

ATHENES - Un étudiant a ouvert le feu dans un centre de formation professionnelle à Athènes vendredi, blessant trois personnes avant de se tirer une balle dans la tête, ont annoncé les autorités.

L'adolescent de 19 ans a succombé à ses blessures après avoir été conduit à l'hôpital. "Il a succombé durant l'opération destinée à le sauver", a précisé Panayiotis Efstathiou, un responsable du ministère de la Santé.

Selon la police, le tireur a grièvement blessé un étudiant de 18 ans dans l'établissement, situé dans l'ouest d'Athènes, ainsi que deux hommes à l'extérieur de l'enceinte. Les trois victimes ont été hospitalisées. Cette fusillade dans une école est sans précédent en Grèce.

La police a identifié l'assaillant comme un immigré originaire de l'Abkhazie, une province séparatiste géorgienne. Il a laissé une note dans laquelle il accuse les autres élèves de s'en être pris à lui.

Son message affirme "qu'il n'en pouvait plus", a indiqué le porte-parole de la police Panayiotis Stathis. "Il semble que son mobile était la vengeance." Selon M. Stathis, l'adolescent s'était muni de deux armes à feu de poing, et un couteau a été découvert dans son sac.

Selon la police, l'étudiant a tiré à quatre reprises sur son camarade d'école dans un escalier de l'établissement avant de prendre la fuite. Puis il a ouvert le feu sur deux ouvriers dans un magasin voisin qui tentaient de l'arrêter: l'un a été blessé à la jambe et l'autre au bras. Le tireur, décrit par ses camarades comme solitaire, s'est ensuite rendu dans un parc et s'est tiré une balle dans la tête.
 


Vendredi 3 Avril 2009




 

Deux policiers gravement blessés après des tirs en Grèce

Deux policiers ont été gravement blessés par des tirs dans le centre d'Athènes jeudi soir, a annoncé la police.

Les forces de l'ordre sont la cible de groupes d'extrême-gauche depuis la mort d'un adolescent de 15 ans tué par un policier en décembre qui avait déclenché de graves émeutes et ébranlé le gouvernement.

Un responsable policier, qui a requis l'anonymat, a estimé qu'il n'était pas possible de dire si les tirs de jeudi soir étaient politiquement motivés.

En janvier, un policier en faction au ministère de la Culture dans le centre de la capitale avait été gravement blessé. Le groupe armé d'extrême-gauche Lutte révolutionnaire avait revendiqué cette action.

Le mois dernier, une bombe avait explosé devant le bâtiment d'une agence de gestion des biens publics, près du siège de la police dans la capitale.

Le gouvernement conservateur, dont la majorité ne tient qu'à un siège au parlement, a demandé à la police britannique de l'aider à enquêter sur une série d'attaques à l'encontre des forces de l'ordre, de banques et d'entreprises
 


Jeudi 2 Avril 2009




 

 

 

La Grèce paralysée par une grève nationale de 24 heures

ATHENES (AFP) - L'activité économique et les transports étaient paralysés jeudi en Grèce en raison d'une grève générale de 24 heures très suivie contre la politique sociale du gouvernement conservateur, sur fond de crise économique et financière.

Les compagnies aériennes grecques Olympic Airlines et Aegean ont annulé une centaine de vols dont une douzaine internationaux, et reporté 35 autres. Les compagnies étrangères ont replanifié leurs horaires en raison d'un arrêt de travail de quatre heures (de 09H00 GMT à 13H00 GMT) des contrôleurs aériens.

Tous les bateaux sont restés à l'ancre en raison du ralliement à la grève de la puissante Fédération panhellénique des marins (PNO). Seuls une dizaine de trains ont circulé "pour des besoins sociaux", a indiqué l'Office national des chemins de fer, Trainose.

Des arrêts de travail de six heures ont fortement perturbé les transports urbains, métro, trolleys, et bus qui ont circulé uniquement "pour aider les grévistes à se rendre aux manifestations prévues", selon les syndicats.

Les administrations publiques et les écoles ont été fermées.
La presse était aussi en grève totale: aucun bulletin radio, aucun journal télévisé n'a été diffusé tandis que l'agence de presse nationale a interrompu le fil de ses dépêches et que la presse écrite ne paraîtra pas vendredi.

La grève a été organisée par la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE, 600.000 adhérents) et la Fédération des fonctionnaires (Adedy, 200.000 membres) qui entendent dénoncer les licenciements, la flambée du chômage, et la dégradation des relations du travail.

Le gouvernement a gelé en mars les salaires dans la fonction publique et lancé un impôt exceptionnel pour les revenus supérieurs à 60.000 euros par an pour faire face au déficit et à la dette publics.

"Par cette grève, les travailleurs réagissent à la politique suivie par le gouvernement, aux comportements illégaux et abusifs des patrons qui s'opposent au travail avec des mises en disponibilité, du chômage technique, des diminutions de salaires et des licenciements", a déclaré dans un communiqué le président de la GSEE, Yannis Panagopoulos.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées dans les principales villes du pays avant de défiler dans la rue. A Salonique, la grande métropole du nord du pays, quelque 8.000 personnes ont manifesté dans le centre ville.

Dans la capitale Athènes, quelque 10.000 personnes ont protesté derrière une grande banderole de la GSEE et de l'ADEDY affirmant "On n'a pas provoqué la crise, on ne la paiera pas".

Les manifestants se sont rendus devant le siège du patronat et le parlement en scandant divers slogans dont "Non à l'austérité, à la vie chère, au chômage", "Aucun sacrifice sur l'autel de la crise", "Les patrons doivent payer la crise, pas de licenciements", ou "On ne partage pas vos bénéfices, on ne partagera pas vos pertes".
 

Vendredi 20 Mars 2009


 

Attentat dans le centre d'Athènes, pas de blessé

Une bombe artisanale a explosé jeudi soir dans le centre d'Athènes, causant des dégâts importants à un bâtiment public et à plusieurs magasins mais ne faisant aucun blessé, rapporte la police grecque.

L'engin avait été déposé devant un office de logements publics, à 250 mètres du quartier général de la police.

Cet attentat n'a pas été revendiqué.

La Grèce connaît une vague de violences depuis la mort, en décembre, d'un adolescent de quinze ans tué par des tirs de la police.

Il y a huit jours, le groupe Lutte Révolutionnaire a revendiqué deux attentats à la bombe commis contre des agences athéniennes de Citibank.

 

 

Vendredi 13 Mars 2009

 

Descente de jeunes casseurs dans le centre chic d'Athènes

Une cinquantaine de jeunes cagoulés ont brisé vendredi vers midi des vitrines de banques et de commerces, et endommagé des voitures dans plusieurs rues commerçantes du quartier chic de Kolonaki, au centre d'Athènes.

Cette opération, menée à une heure de grande affluence, a duré quelques dizaines de minutes, selon des commerçants dont les magasins ont été endommagés. Le groupe, armé de barres de fer et de masses, a dévalé les rues en brisant les vitrines puis a pris la fuite avant que la police n'arrive sur les lieux.

Les assaillants ont laissé sur leur passage des tracts demandant la libération d'un jeune, arrêté en 2007 pour un braquage de banque à Athènes et se revendiquant anarchiste. Il est le fils d'un dirigeant du petit parti parlementaire de gauche radicale Syriza.

Le groupe a notamment brisé les vitrines de plusieurs succursales bancaires, dont une de la Banque nationale de Grèce, et d'une cinquantaine de commerces, parmi lesquels des enseignes de luxe.

Il a également cassé les vitres d'une vingtaine de voitures et endommagé les devantures de plusieurs autres banques et magasins du quartier. Deux distributeurs de billets ont aussi été mis hors service.

Selon des commerçants, il n'y a pas eu de pillage.

En début d'après-midi, des groupes de policiers anti-émeute patrouillaient dans le quartier de Kolonaki, dont plusieurs rues avaient été fermées à la circulation.

Selon une source policière, le groupe s'est réfugié à l'intérieur de la faculté de droit dans le centre d'Athènes. Les interventions policières sont soumises à de très strictes conditions dans ce foyer contestataire de la capitale.

Les autorités grecques sont confrontées à une intensification de la violence contestataire depuis les troubles urbains déclenchés à travers le pays par la mort d'un adolescent de 15 ans tué à Athènes le 6 décembre dernier par les balles d'un policier.
 
 

Lundi 09 Mars 2009


 

Une agence de Citibank visée par une bombe

Une bombe a explosé contre une agence de la Citibank à Athènes, provoquant des dégâts matériels, mais sans faire de victime, selon la police grecque.

La bombe a explosé à 3h00 locale (1h00 GMT) lundi, dans le quartier Nea Ionia de la capitale grecque. L'explosion a endommagé plusieurs véhicules garés derrière l'agence bancaire.

L'attaque n'a pas été revendiquée, et aucune alerte n'a été lancée avant la mise à feu. Mais la police soupçonne l'extrême gauche, qui est devenue de plus en plus agressive envers les forces de l'ordre depuis la mort d'un jeune abattu en décembre. L'événement avait entraîné des émeutes sans équivalent depuis des dizaines d'années dans le pays.

Les autorités s'inquiètent d'une stratégie qui consiste à frapper de manière aveugle au risque de tuer.

Le mois dernier, la police avait détruit un véhicule piégé abandonné près des bureaux de Citibank à Athènes, qui contenait assez d'explosifs pour faire s'effondrer un immeuble de quatre étages. La tentative n'avait pas été revendiquée.
 

Vendredi 27 Février 2009


Aucune trace du duo criminel après l'évasion spectaculaire en hélicoptère


Près d'une semaine après l'évasion rocambolesque par hélicoptère des deux plus célèbres criminels de Grèce, les autorités se trouvent dans l'embarras, ne disposant jusqu'ici d'aucune trace des fuyards malgré une vaste opération policière lancée à travers le pays.

Estimant que Vassilis Paléokostas et Alket Rizai sont toujours en Grèce, la police sillonne le pays, en particulier le nord et le centre, pour retrouver le duo qui s'est enfui dimanche de la même manière qu'il l'avait déjà fait il y a trois ans.

C'est surtout en Thessalie (centre), région d'origine de Paléokostas, et en Salonique (nord), où il avait été arrêté en août, que les forces spéciales de la police se sont déployées cette semaine, sans résultat, selon une source policière.

L'évasion spectaculaire des deux hommes de la section de haute sécurité de la plus grande prison du pays a provoqué les sarcasmes de l'opposition et de la presse nationale, qui ont fustigé "l'incapacité" de la police et "les dysfonctionnements" du gouvernement de droite, déjà dans le collimateur ces derniers mois en raison d'une série de scandales.

Lors de la première évasion en 2006, l'hélicoptère avait carrément atterri dans la cour de Korydallos. Cette fois, il s'est posé sur la terrasse de la prison, d'où, à l'aide d'une échelle de corde jetée de l'appareil, les deux criminels, qui effectuaient leur promenade habituelle dans la cour, ont réussi à fuir.

Le pilote, découvert attaché et bâillonné quelques heures plus tard à une trentaine de km au nord d'Athènes, affirme avoir agi sous la menace de deux complices qui avaient loué l'appareil.

Condamné à plusieurs reprises pour enlèvement et une série d'attaques de banques, Paléocostas, 43 ans, jouit d'une réputation de "héros populaire" dans le pays, surnommé "Robin des bois" par certains quotidiens locaux qui évoquent "la redistribution du butin à ses amis" lors de ses premiers hold-up.

Il a été arrêté dans sa cache près de Salonique en août 2008, après l'enlèvement d'un important industriel grec qui lui avait rapporté 12 millions d'euros, dont la moitié a été dépensée.

Son complice Rizai, 32 ans, d'origine albanaise, condamné pour un homicide commis en 2003, avait été rattrapé en 2006 et accusé d'être le principal organisateur de l'évasion.

Soucieux d'afficher leur fermeté, le gouvernement et la justice ont aussitôt pointé du doigt les responsabilités des gardiens et des employés pénitentiaires.

Le directeur de la prison et deux haut fonctionnaires du ministère de la Justice ont été immédiatement limogés tandis que quatre gardiens, dont le chef de l'aile des évadés, et le pilote de l'hélicoptère, ont été jugés en flagrant délit "pour négligence".

Au terme d'un procès de deux jours, tenu dans un climat houleux, le chef des gardiens a été condamné à trois ans de prison avec sursis, un autre gardien à six mois avec sursis et les trois autres inculpés ont été acquittés. Ce qui a nourri de nouvelles critiques de la presse de l'opposition qui évoque "le fiasco" du procès et souligne "les responsabilités politiques" pour l'incurie dans les prisons et la police.

Le quotidien Ethnos (gauche) soulignait vendredi "la ridiculisation du système pénitentiaire" tandis qu'Eleftheros Typos (droite) relevait "l'urgence de restructurer et moderniser la police", dont certaines méthodes "remontent à la décennie des années 50".

 


Jeudi
26 Février 2009


 

Heurts entre policiers et jeunes dans le centre d'Athènes

Une trentaine de jeunes gens ont affronté la police et endommagé des voitures et des vitrines, jeudi dans le centre d'Athènes, quelques heures après une manifestation devant le parlement. Lire la suite l'article

Depuis la mort d'un adolescent de quinze ans tué par le tir d'un policier, en décembre, les manifestations, attisées par les difficultés économiques et par les scandales qui ont éclaboussé le gouvernement conservateur se sont multipliées en Grèce.

Des centaines de manifestants scandant "le terrorisme d'Etat ne passera pas" et brandissant des drapeaux rouges se sont rendus en cortège du quartier d'Exarchia, là où l'adolescent a été tué il y a trois mois, jusqu'au parlement.

A l'issue de la manifestation, des jeunes gens ont mis le feu à des poubelles et jeté des pierres et des cocktails molotov sur les policiers et endommagé une vingtaine de voitures et quatre magasins dans le centre de la capitale.

La police anti-émeutes a riposté en tirant des gaz lacrymogènes.

Les fonctionnaires grecs ont observé cette semaine une grève de 24 heures de protestation contre les bas salaires et la réforme des retraites

 

Dimanche 22 Février 2009

L'hélicoptère à bord duquel le duo s'est évadé


Traque policière et sursaut officiel après une évasion rocambolesque


La police grecque a lancé lundi une vaste traque aux deux plus célèbres détenus du pays, dont l'évasion rocambolesque dimanche de la prison d'Athènes, la deuxième en trois ans, a suscité un sursaut de fermeté du gouvernement, accusé d'incurie par les médias et l'opposition.

Les forces de l'ordre ont été placées en état d'alerte dans l'ensemble du pays, tandis que commandos et enquêteurs étaient déployés dans les montagnes du centre et du nord, anciennes caches des fuyards, Vassilis Paléocostas, 43 ans, et son complice albanais, Alket Rizaï, 32 ans, a indiqué une source policière.

Contrôles routiers et fouilles de bâtiments abandonnés étaient menés dans ces zones, tandis que des consignes très strictes étaient observées aux frontières, les enquêteurs estimant que les malfaiteurs sont toujours dans le pays.

L'hélicoptère à bord duquel le duo s'est évadé, lors d'une promenade dans une cour de la prison de haute-sécurité de Korydallos, dans la banlieue d'Athènes, a été retrouvé dimanche soir à une trentaine de km au nord de la capitale.

Le pilote, découvert attaché et bâillonné, a affirmé avoir agi sous la menace d'un couple de complices qui avait loué l'appareil.

Paléocostas, condamné pour enlèvement et attaques de banque, et Rizaï, un mafieux condamné pour un homicide commis en 2003 ont ainsi réussi une réplique à l'identique d'une précédente évasion en 2006, pour laquelle ils devaient commencer à être jugés lundi.

Cible des critiques et des sarcasmes des médias et de l'opposition, qui le rendent responsable de ce fiasco et l'accusent d'incurie dans la gestion de l'appareil d'Etat, le gouvernement conservateur a choisi d'afficher la fermeté.

Cette affaire constitue un nouvel épisode d'une série noire pour la droite grecque, confrontée à une série de scandales et une agitation sociale à l'origine de troubles urbains en décembre.

Le ministre de la Justice Nicos Dendias, a limogé le directeur de la prison et deux haut-fonctionnaires du ministère, tout en suspendant le responsable de la politique pénitentiaire, également visé par des poursuites disciplinaires.

La police a de son côté arrêté le pilote de l'hélicoptère, l'officier de police de garde et trois employés pénitentiaires, accusés de négligences dans l'exercice de leurs fonctions.

Estimant que les fuyards avaient bénéficié de complicités internes, le ministre a par ailleurs ordonné la levée du secret bancaire sur les comptes des gardiens de l'aile de la prison où étaient enfermés les deux hommes.

A l'issue d'une réunion ministérielle de crise, il a encore annoncé dix mesures pour rendre les prisons moins perméables, centrées sur une meilleure sélection et formation du personnel, le contrôle de l'usage des téléphones portables par les détenus et la lutte contre la corruption.

Rizaï avait été rattrapé dès 2006, mais Paléocostas, auréolé d'une réputation de bandit d'honneur, n'avait lui été repris qu'en août 2008, après l'enlèvement d'un gros industriel grec qui lui avait rapporté une rançon, non retrouvée, de 12 millions d'euros.

 

Mercredi 04 Février 2009

 

Attentat contre un commissariat dans la banlieue ouest d'Athènes

ATHENES (AFP) - L'attentat perpétré contre un commissariat dans la banlieue ouest d'Athènes a été revendiqué par le groupe "Secte des révolutionnaires", a annoncé mercredi la police grecque.

A la suite d'un appel anonyme à la police et à un quotidien grec, les policiers ont trouvé un CD qui contenait la revendication de ce groupe, jusqu'à présent inconnu dans le pays, selon un communiqué de la police.


Mardi matin, trois inconnus avaient mitraillé le commissariat de Korydallos, dans l'ouest d'Athènes, et lancé une grenade qui n'a pas explosé, ne faisant que des dégâts matériels.


Les enquêteurs estimaient jusqu'ici que cet attentat était l'oeuvre du groupe terroriste Lutte Révolutionnaire (EA), responsable de onze attentats depuis 2003 et inscrit sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne.

L'attentat perpétré contre un commissariat dans la banlieue ouest d'Athènes a été revendiqué par le groupe 'Secte des révolutionnaires', a annoncé mercredi dans un communiqué la police grecque.
 

Mercredi 28 Janvier 2009



Les agriculteurs grecs bloquent la circulation routière

Des milliers d'agriculteurs ont manifesté en Grèce pour la 10e journée consécutive mercredi, installant des barrages routiers et bloquant des postes-frontières pour protester contre la baisse des prix agricoles.

Une soixantaine de barrages ont été dressés sur différentes routes du pays, interrompant notamment la circulation entre la capitale Athènes et Salonique, la deuxième ville du pays.

La frontière avec la Bulgarie était fermée, provoquant des embouteillages longs de plusieurs kilomètres.

Dans le Péloponnèse, en revanche, plusieurs barrages ont été levés. "Les gens sont fatigués, ils voient que leur campagne faiblit, ils sont désespérés (...) participer à un tel mouvement cela signifie une perte de revenus", a déclaré le chef de la Fédération des exploitants agricoles, George Goniotakis.

A Athènes, des centaines de salariés du secteur public ont défilé vers le ministère des Finances pour protester contre la réforme des retraites et du système de santé.

Des affrontements ont opposé à la fin de la manifestation des policiers à un groupe d'anarchistes qui ont endommagé une banque et des magasins.

Les agriculteurs exigent une revalorisation des aides publiques et une baisse des impôts pour pallier le ralentissement de l'activité économique.

Ils ont rejeté l'offre d'un plan gouvernemental de 500 millions d'euros, le jugeant insuffisant.

Les agriculteurs affirment que les prix des denrées ont baissé de 50% tandis que la hausse du prix des carburants l'an passé a augmenté d'un tiers les coûts qu'ils doivent supporter.

"Ce plan ne va pas soigner nos douleurs, c'est comme s'ils nous donnaient de l'aspirine", a déclaré un céréalier présent au poste-frontière de Promachonas, point de passage vers la Bulgarie.

La Chambre de commerce et d'industrie d'Athènes a appelé à la fin des blocages, soulignant qu'ils entrainaient des difficultés d'approvisionnements en matières premières et en produits manufacturés.

Après les violences urbaines qui ont touché le pays au mois de décembre, ces manifestations constituent un nouveau défi pour le gouvernement conservateur du Premier ministre Costas Karamanlis, qui dispose d'une majorité d'un siège au parlement.

"Le gouvernement a tout fait pour satisfaire les demandes des agriculteurs", a dit le porte-parole du gouvernement, Evangelos Antonaros. "Maintenant, c'est aux agriculteurs de réagir (...) Il ne sert à rien de bloquer les routes."

Les perturbations ont également touché le transport aérien. Un arrêt de travail de trois heures, à l'appel de l'ADEDY, le syndicat du service public, a contraint la compagnie Olympic Airlines à annuler au moins 16 vols.

Les perturbations dans les transports publics devraient gagner les services de bus et de métro des grandes villes au cours de la journée, l'ADEDY ayant appelé à des débrayages
 

Jeudi 15 Janvier 2009

Rassemblement de policiers à Athènes

Rassemblement de policiers à Athènes après les émeutes de décembre et des attaques contre les forces de l'ordre

Plus de 300 policiers se sont retrouvés jeudi à Athènes pour participer à une manifestation contre la violence, après les émeutes du mois dernier dans plusieurs villes du pays et des attaques contre les forces de l'ordre récemment revendiquées par un groupe d'extrême gauche.

Nombre des protestataires étaient en uniforme pour ce rassemblement sur la place Syntagma, dans la capitale grecque.

La manifestation faisait suite aux violents incidents déclenchés par la mort d'un adolescent tué le 6 décembre par des policiers à Athènes.

A la suite des émeutes, des policiers ont été la cible d'attaques. Le 5 janvier notamment, un fonctionnaire a été grièvement blessé. La responsabilité de ces attaques a été revendiquée cette semaine par le groupe grec d'extrême gauche Lutte révolutionnaire.

 

Mercredi 14 Janvier 2009

Le groupe Lutte révolutionnaire revendique la responsabilité de récentes attaques contre la police

Le groupe grec d'extrême gauche Lutte révolutionnaire a revendiqué la responsabilité d'une série de récentes attaques contre les forces de police à Athènes, selon les autorités.

La police a précisé mercredi que le groupe avait envoyé un communiqué à l'hebdomadaire Pontiki pour revendiquer une attaque commise le 23 décembre contre un véhicule de policiers anti-émeutes ainsi que la responsabilité de tirs dans lesquels un policier a été grièvement blessé le 5 janvier.

Ces attaques ont fait suite aux pires émeutes qu'ait connues la Grèce depuis des décennies. La mort d'un adolescent tué par la police le mois dernier en a été l'élément déclencheur.

Lutte révolutionnaire avait perpétré une attaque au RPG il y a deux ans contre l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale grecque.

Mercredi, la police a annoncé que Lutte révolutionnaire avait également revendiqué la responsabilité d'une troisième attaque: une tentative d'attentat à la bombe, le 24 octobre, contre les bureaux grecs De Royal Dutch Shell à Athènes.

 

Mercredi 07 Janvier 2009



Nouveau ministre des Finances Yannis Papathanassiou

 

large remaniement ministériel, départ du ministre des Finances

Le Premier ministre conservateur grec Costas Caramanlis a procédé mercredi à un remaniement ministériel pour redorer son blason dans un contexte difficile marqué par une grogne grandissante après les émeutes urbaines du mois dernier et la crise économique qui menace le pays.

Remaniement est le départ du ministre de l'Economie et des Finances, Georges Alogoskoufis, en place depuis 2004. Il a été remplacé par un proche du Premier ministre, Yannis Papathanassiou, jusqu'alors secrétaire d'Etat à l'Economie.

Les ministres des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, et de la Défense, Evanguélos Meïmarakis, conservent leur portefeuille, ainsi que Prokopis Pavlopoulos, ministre de l'Intérieur et bras droit de Costas Caramanlis, et d'autres ténors de la majorité.

"Il est clair que Caramanlis a voulu changer son équipe pour répondre au sentiment populaire choqué par la révolte de la jeunesse et aussi pour répondre aux derniers sondages qui manifestent un désir de changement de la politique économique", a déclaré à l'AFP Théo Livanios, responsable de l'Institut Opinion.

Après avoir été contraint de se séparer de poids lourds de son équipe impliqués dans un important scandale immobilier mêlant le monastère de Vatopédi du Mont Athos et l'Etat, M. Caramanlis a dû affronter un profond ressentiment national provoqué par la mort de l'adolescent Alexis Grigoropoulos, tué le 6 décembre à Athènes par un policier.

Son image est alors tombée au plus bas, permettant à l'opposition socialiste de passer en tête dans les sondages pour la première fois depuis la réélection du Premier ministre en 2007.

La crise financière internationale a compliqué la situation en raison de la très forte dette publique. Celle-ci a atteint 93,1% du PIB en 2008 et asphyxie les finances publiques

M. Caramanlis a précisé que le pays devra payer 12 milliards d'euros en 2009 pour le service de sa dette, autant que les recettes fiscales provenant de l'impôt sur le revenu, près de 5% du PIB.

L'autre point fort du remaniement est le changement du ministre de l'Education, au centre l'actualité après le soulèvement de la jeunesse grecque provoqué par la mort du jeune Grigoropoulos.

Euripide Stylianidis a cédé la place à Aris Spiliotopoulos, auparavant au Tourisme. Agé de 43 ans, M. Spiliotopoulos est considéré "comme l'homme de la situation avec un discours branché plus proche des jeunes", explique à l'AFP le politologue Georges Séfertzis.

M. Caramanlis a également changé de secrétaire d'Etat à l'Ordre public, Panagiotis Chinofotis, en première ligne lors des émeutes, remplacé par Christos Markoyannakis.

"On attendait ce remaniement depuis des semaines, il fallait rehausser l'image du gouvernement après le scandale de Vatopédi et les émeutes de décembre mais il apparaît décevant, manquant de souffle et de radicalité", a indiqué à l'AFP Yannis Mavris le directeur de l'Institut de sondages Public Issue.

Et pour Georges Séfertzis, "ce remaniement est un aveu de faiblesse car il s'attache avant tout à conserver les équilibres au sein de la majorité. C'est un gouvernement de gestion qui veut gagner du temps jusqu'aux élections européennes de juin", a-t-il confié à l'AFP.

Outre le ministère de l'Economie et des Finances, et celui de l'Education, sept autres ministères changent de titulaire, la plupart des nouveaux ministres ayant déjà participé au précédent gouvernement.

M. Caramanlis a également ramené au gouvernement Antonis Samaras, ancien ministre des Affaires étrangères dans les années 90, et représentant de la droite nationaliste, nommé ministre de la Culture.

 

Mardi 06 Janvier 2009



 

Épiphanie

Traditionnelle cérémonie de la croix lancée dans la mer pour bénir les eaux, et célébrer l'Épiphanie.  Georgios Mihailidis a récuperé la croix dans une eau glacée à Istanbul, en Turquie. Le Patriarche Bartholomé I,  lors de la cérémonie, à Istanbul.

                         

 

Lundi 05 Janvier 2009

Un policier grièvement blessé par balles à Athènes


Un policier grec a été grièvement blessé lundi matin à Athènes par des inconnus, qui ont tiré sur lui et deux de ses collègues "avec des armes de guerre", a indiqué le chef de la police, Vassilis Tsiatouras.

"Trois policiers qui étaient de garde au ministère de la Culture ont été attaqués et l'un d'eux a été blessé par deux balles à la poitrine et à la cuisse", a indiqué M. Tsiatouras lors d'une conférence de presse en début d'après-midi.

Il a précisé que les agresseurs avaient utilisé une kalachnikov et une arme à feu de calibre 9mm, tandis que les restes d'une grenade ont été retrouvées sur place.

Le policier, âgé de 21 ans, a été hospitalisé et opéré. Son état de santé "est particulièrement sérieux", selon un communiqué de l'hôpital athénien où il a été transféré mais, selon une source policière, ses jours ne sont pas en danger.

Le Premier ministre conservateur grec Costas Caramanlis s'est rendu au chevet du policier, selon ses services.

L'attaque, à la suite de laquelle les agresseurs ont pris la fuite, s'est produite à 03h05 locales (01h05 GMT) au centre d'Athènes, dans le quartier d'Exarchia, où Alexis Grigoropoulos, un adolescent de 15 ans, avait été tué le 6 décembre par une balle tirée par un policier.

Cette bavure avait déclenché une série de manifestations sans précédent dans le pays, marquées par de violents affrontements entre jeunes et policiers.

"Nous ne connaissons pas le nombre exact des auteurs de l'attaque" contre les policiers, a souligné le chef de la police.

Il a déploré cet "incident tragique" et souligné qu'"un groupe de personnes essaie directement d'assassiner des policiers, qui font leur travail".

"Ceux qui ont attaqué Diamantis Mantzounis (le policier) ont pris comme cible la démocratie et la normalité (mais) ils vont comprendre que la démocratie est forte et notre société bien protégée", a déclaré dans un communiqué le ministre de l'Intérieur Prokopis Pavlopoulos quelques heures après l'attaque, la qualifiant de "tentative d'homicide".

Une vaste opération pour rechercher les coupables a été lancée dans Exarchia et plus de 70 personnes ont été interpellées dans le cadre de cette opération.

Une quarantaine de douilles, dont 27 proviennent de la Kalachnikov et une dizaine de l'arme à feu de 9 mm ont été retrouvées sur place, selon la police.

"Certaines des douilles retrouvées sont identiques à celles d'une de deux Kalachnikov utilisées lors d'une attaque commise le 23 décembre" contre un fourgon des forces anti-émeutes dans un quartier proche du centre d'Athènes, a précisé M. Tsitouras.

Des inconnus avaient alors tiré des coups de feu sur ce fourgon, crevant un pneu du véhicule, sans faire de victimes. Cette attaque avait été revendiquée le lendemain par "Action populaire", un groupe inconnu, dans un appel téléphonique anonyme à un site internet grec d'information.

Depuis la mort d'Alexis Grigoropoulos, la jeunesse grecque est toujours très mobilisée, tandis que plusieurs écoles et universités restent occupées pour protester contre "la violence et l'arbritraire de la police".