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     Actualités Grecques 2010 (Sources Yahoo Actualités)    

Vendredi 31 Décembre 2010


Athènes négocierait un délai de remboursement de sa dette

La Grèce négocie avec des banques commerciales l'allongement du délai de remboursement de sa dette, après avoir conclu un accord semblable avec le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne (UE), rapporte vendredi un hebdomadaire athénien.

Les craintes d'une restructuration de la dette grecque après l'arrivée à terme en 2013 d'une aide d'urgence de 110 milliards d'euros maintiennent les spreads grecs à un niveau élevé.

Le gouvernement grec a assuré à plusieurs reprises ne pas envisager une telle opération, mais sans pour autant parvenir à convaincre le marché obligataire.

Plus de 70% de la dette grecque est détenue par des investisseurs étrangers.

Selon Realnews, qui ne cite pas de sources, l'ancien vice-président de la Banque centrale européenne (BCE) Lucas Papademos, qui conseille actuellement le Premier ministre George Papandréou, est en discussion avec les banques et les fonds qui détiennent de la dette grecque.

Le journal rapporte que la restructuration envisagée impliquerait un allongement du délai de remboursement compris entre 10 et 30 ans, notamment pour les papiers dont l'échéance est fixée entre 2013 et 2015.

Le délai de remboursement des aides du FMI et de l'UE est arrêté à 2021, avait annoncé le mois dernier le ministre des Finances après des tractations avec ses homologues de la zone euro.

La dette publique du pays devrait s'élever l'année prochaine à 152,6% du produit intérieur brut (PIB) de la Grèce, soit 348 milliards d'euros selon le budget 2011 du gouvernement.

En novembre, Lucas Papademos s'était prononcé contre toute restructuration de dette, en Grèce ou en Europe.

"La restructuration de dette actuellement en débat n'est pas une solution souhaitable, que ce soit pour la Grèce ou pour la zone euro", a-t-il déclaré lors d'un discours à Athènes.

"Ce n'est pas nécessaire et ce n'est pas inévitable."

Le ministre des Finances grec George Papaconstantinou s'est lui aussi toujours opposé à une restructuration de dette.

Athènes prévoit de réduire son déficit budgétaire à 7,4% de son PIB en 2011 contre 9,4% en 2010.

 


Jeudi 30
Décembre 2010




 


Explosion d'une bombe devant un tribunal à Athènes

Une bombe artisanale a explosé ce jeudi matin devant un tribunal d'Athènes, faisant quelques dégâts matériels mais aucun blessé, a annoncé la police.

«Un appel anonyme à une chaîne de télévision a prévenu qu'un engin explosif placé sur une moto devant le tribunal exploserait environ 40 minutes plus tard», a expliqué un policier souhaitant conserver l'anonymat. La police a donc pu évacuer le bâtiment et les alentours avant l'explosion, a-t-il précisé.

L'attentat n'a pas été revendiqué.

Le précédent des colis piégés

Les autorités pensent que l'enfin explosif était effectivement posé sur une moto devant le tribunal, dont la façade a été abimée. Des vitres ont été soufflées et au moins huit voitures endommagées.

Le mois dernier à Athènes, des colis piégés ont été envoyés à des institutions étrangères et des ambassades. La police a attribué ces actes à l'extrême-gauche grecque, très active depuis les émeutes de décembre 2008, déclenchées par la mort d'un jeune tué par la police.

Leurs cibles sont souvent des symboles de l'Etat et les activistes préviennent de leurs actions à l'avance.

 

Jeudi 23 Décembre 2010


La Grèce a adopté un budget de rigueur pour 2011

Celui-ci prévoit d'économiser 14 milliards d'euros, alors que la grogne monte dans le pays

Le Parlement grec a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi le projet de budget 2011. Celui-ci prévoit 14 milliards d'euros d'économies afin de respecter les conditions strictes imposées par l'UE et le FMI, en échange de leur aide pour assainir l'économie du pays.

Ce vote intervient alors qu'une grève de 24 heures des transports en commun à Athènes a de nouveau fortement perturbé mercredi la circulation dans la capitale. Les grandes centrales du privé (GSEE) et du public (Adedy) ont observé mercredi après-midi un arrêt de travail de trois heures au moment où des manifestations à l'appel du syndicat des communistes, Pame, et des unions des sociétés des transports en commun ont eu lieu dans le centre d'Athènes.

Le budget 2011 table sur des économies de 14 milliards d'euros après celles réalisées en 2010 (de l'ordre de 9,1 milliards d'euros) en vertu du plan d'assainissement de l'économie du pays dicté par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), en échange d'un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans. Le Premier ministre grec Georges Papandréou a souligné qu'il était "déterminé" à procéder à tous les changements nécessaires pour sortir le pays de la crise. Et de rappeler que "sans l'aide du mécanisme européen, le pays se serait effondré".

Pour effectuer ces économies, le gouvernement prévoit un programme de restructuration des entreprises publiques, de nouvelles coupes salariales dans ces organismes après celles dans la fonction publique en 2010, le durcissement de la lutte contre la fraude fiscale, et des privatisations qui doivent rapporter à l'Etat sept milliards d'euros sur trois ans, dont au moins un milliard en 2011.

Tout en saluant les efforts déjà effectués, l'UE et le FMI ont récemment contraint le gouvernement à accélérer les réformes structurelles qui constituent la condition pour le déblocage, prévu en février, de la quatrième tranche du prêt, de 15 milliards d'euros. 
 


Mercredi 22 Décembre 2010


 


Grèce: manifestation des syndicats pour le vote du budget

Les syndicats grecs ont appelé mercredi à manifester contre le programme d'austérité du gouvernement, laissant Athènes sans transports publics en ce jour de vote du budget.

La grève de 24h des salariés des transports a provoqué des embouteillages monstres. Les chemins de fer étaient également en grève, alors que les ferries et les avions circulaient normalement.

Les deux principaux syndicats ont prévu une grande manifestation dans le centre d'Athènes à midi, avec un débrayage de trois heures pour dénoncer les coupes budgétaires.

Autour de minuit, le parlement devrait adopter le budget 2011 du gouvernement socialiste, malgré les critiques de l'opposition et certains membres du parti au pouvoir

 

Mardi 21 Décembre 2010


Coca-Cola : premier prix en Grèce

Coca-Cola Hellenic Grèce a remporté un premier prix pour son initiative "Mission Water" lors des European Excellence Awards 2010.

Ces récompenses annuelles, qui ont été décernées au Zofin Palace de Prague, honorent les réalisations les plus marquantes dans le domaine des communications en Europe. La campagne Mission Water s'est classée en première position dans la catégorie "campagnes nationales et régionales en Grèce et à Chypre".

Le programme lauréat, créé pour répondre à la grave pénurie d'eau qui règne dans le bassin méditerranéen, et notamment sur les îles grecques, a souligné le besoin urgent de gérer l'eau dans le pays, et a mobilisé les citoyens pour protéger et préserver efficacement les ressources en eau.

Commentant le succès de cette campagne, le Directeur des Affaires Public et de la Communication de Coca-Cola Hellenic Grèce, M. Vassilios Lolas, a déclaré : "La campagne Mission Water a été une immense réussite et a eu un impact favorable sur une large frange de la population, qui a contribué à préserver cette précieuse ressource. C'est formidable que la campagne ait remporté ce prix, mais les vrais gagnants sont les habitants des îles, qui ont pris notre message à cœur et qui ont appris à protéger efficacement leurs ressources en eau".

 

Dimanche 19 Décembre 2010


Décès de l'académicienne Jacqueline de Romilly

Première femme à avoir enseigné au Collège de France, l'académicienne Jacqueline de Romilly, spécialiste de la Grèce antique, est morte samedi à l'âge de 97 ans, a-t-on appris dimanche auprès de son éditeur Bernard de Fallois.

L'immense helléniste, qui avait écrit de nombreux ouvrages sur les auteurs de l'époque classique, s'est éteinte à l'hôpital Ambroise-Paré à Boulogne-Billancourt, a-t-il expliqué sans autres précisions.

Née à Chartres le 26 mars 1913, la philologue est devenue en 1973 la première femme professeur au Collège de France, où sa chaire s'intitule "la Grèce et la formation de la pensée morale et politique". Et huit ans après Marguerite Yourcenar, elle sera la deuxième femme à rejoindre en 1988 l'Académie française.

Avec Jacqueline de Romilly, "disparaît l'un des très grands esprits de notre temps" et une "humaniste par excellence", a estimé le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand dans un communiqué.

"Sa connaissance, sa pénétration du monde et de la culture grecs étaient si profondes, si complètes, si intimes qu'elles lui avaient valu, outre les plus grands titres et honneurs académiques, de recevoir en 1995 la nationalité grecque et d'être, quelques années plus tard, en 2001, nommée Ambassadeur de l'hellénisme", a-t-il noté.

"Jusqu'au terme de son existence presque centenaire", Jacqueline de Romilly aura gardé "un même enthousiasme, une même passion, une même énergie inlassable pour défendre non seulement l'enseignement du grec et du latin mais aussi celui de notre langue", a ajouté le ministre, observant qu'"elle voulait que les nouvelles générations continuent à disposer d'une langue riche et diversifiée, qu'elles gardent le sens du mot juste, dont dépend la qualité et la justesse de la pensée elle-même".

Pour Frédéric Mitterrand, "sa science du passé en faisait une femme éminemment actuelle". "Elle nous faisait goûter avec un incomparable talent les beautés d'une pensée et d'un art qui sont à l'origine de la civilisation européenne. Ainsi, elle nous aidait à mieux envisager notre avenir", a-t-il conclu.

"C'est pour moi une immense peine personnelle parce que nous étions très liées -vingt ans de vie ensemble à l'Académie et nous étions très proches-" mais c'est aussi "une perte pour notre pays", a de son côté commenté Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, sur France Info. "C'est une femme qui a porté toute sa vie la langue et la culture grecques parce qu'elle ne considérait pas seulement que c'était un élément d'éducation" mais que c'était aussi "une éducation au sentiment de la liberté, à la compréhension de la liberté de l'individu, de l'attachement de la démocratie".

Hélène Carrère d'Encausse a ajouté que Jacqueline de Romilly avait "souffert énormément depuis quelques dizaines d'années de voir l'étude de cette langue décliner". Cela a été "pour elle un immense chagrin. Elle s'est battue d'une façon extraordinaire pour sauver ce qui pouvait être sauvé" et le "meilleur hommage à lui rendre serait d'attacher plus d'importance désormais à la langue grecque dont elle a été le plus grand défenseur dans notre pays", a-t-elle ajouté
 


Jeudi
16 Décembre 2010




Athènes de nouveau privée de transports en commun


La capitale grecque était de nouveau privée, jeudi 16 décembre, de tout transport en commun en raison d'une grève de vingt-quatre heures, la troisième en une semaine, pour protester contre une loi sur la restructuration des entreprises publiques prévoyant d'importantes coupes salariales.

Aucun bus, métro, trolley, tramway ou train interurbain ne circulait à Athènes, ce qui a provoqué d'énormes embouteillages dans les rues de la ville. Cette grève intervient le lendemain d'une grève générale dans le privé et le public, la septième depuis le début de l'année, et des manifestations des dizaines de milliers de personnes à Athènes et Salonique.

Au cours de violents incidents dans la capitale, le député de droite et ex-ministre des transports Kostis Hadzidakis avait été molesté par la foule, ce qui a été fortement condamné par le gouvernement socialiste. La loi controversée sur la restructuration d'une cinquantaine d'entreprises publiques, dont les sociétés des transports en commun considérées par le gouvernement comme les plus déficitaires, a été adoptée mardi par le Parlement.

La loi s'inscrit dans le cadre des réformes structurelles, réclamées par l'Union européenne et le Fonds monétaire international comme préalable au déblocage prévu en février de la quatrième tranche de 15 milliards d'euros du prêt de 110 milliards consenti en mai au pays.

 


Mercredi
15 Décembre 2010




La Grèce connaît ce mercredi sa septième grève générale en un an

Transports publics, aériens et maritimes étaient paralysés mercredi en Grèce à l'occasion d'une nouvelle journée d'action contre la politique d'austérité, qui a donné lieu à des violences dans le centre d'Athènes.

Sur la place Syntagma, des manifestants ont lancé des cocktails Molotov sur deux grands hôtels et la police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour les disperser. Il y a eu une dizaine d'interpellations et trois blessés.

Alors qu'une manifestation rassemblant 20.000 personnes atteignait le Parlement, environ 200 manifestants s'en sont pris à l'ancien ministre conservateur des Transports, Kostis Hatzidakis, qui quittait l'enceinte.

Les manifestants ont pourchassé l'ancien ministre en criant "Voleurs! Honte à vous!". Ils lui ont lancé des pierres et l'ont frappé à coups de bâton. Kostis Hatzidakis, le visage en sang, a pu trouver refuge dans un immeuble voisin.

Les syndicats de la fonction publique et du secteur privé ont appelé à la mobilisation contre le projet de budget 2011 que le Parlement examinera la semaine prochaine et qui prolonge l'effort réclamé aux Grecs.

Le mouvement de grève s'inscrit dans le cadre d'une nouvelle journée d'action à l'échelle européenne avant le sommet européen de jeudi et vendredi.

"Nous devons signifier au gouvernement que nous n'accepterons pas des mesures qui ne mènent qu'à l'appauvrissement et au chômage", a dit à Reuters Ilias Iliopoulos, secrétaire général du syndicat de la fonction publique ADEDY.

Mercredi matin, les navires sont restés dans les ports, les rues bouchées du centre d'Athènes avaient l'allure de parkings géants et les chaînes de télévision et les radios ne donnaient plus d'informations en raison de la grève des journalistes.

Les hôpitaux et ministères fonctionnaient au ralenti tandis que nombre de salariés du secteur privé sont restés chez eux.

"C'est bien que les gens descendent dans la rue. Ils nous ont pris nos droits. La patience a ses limites, nous avons des enfants et des prêts à rembourser", a dit George Mihalopoulos, employé de banque de 57 ans, qui attendait le début de la manifestation à Athènes.

Le gouvernement socialiste de Georges Papandréou, qui a dû accepter ce plan de rigueur en échange d'une aide financière de 110 milliards d'euros de l'Union européenne et du FMI, dispose d'une majorité confortable au Parlement, et les manifestations ne devraient pas le faire dévier du cap de l'austérité.

ADEDY réclame "le retrait du mémorandum d'accord avec l'UE et le FMI et l'abandon des politiques contre les travailleurs".

Tard mardi soir, les députés se sont mis d'accord sur un ensemble de réformes du marché du travail, dont une réduction des salaires dans les entreprises publiques de transports et une limitation de la négociation collective, les accords d'entreprise primant désormais sur les accords de branche.

Dès mardi, les conducteurs de bus, visés par l'austérité salariale, ont manifesté dans Athènes pour dénoncer les "voleurs". Leur mouvement de grève, entamé lundi, doit se poursuivre jusqu'à jeudi.

"En raison du vote d'hier (mardi) soir, qui crée les pires relations sociales de l'histoire en Grèce, nous mènerons de nouvelles actions après les vacances", a dit le secrétaire général d'ADEDY

 


Lundi
06 Décembre 2010






 

Incidents lors des manifestations en mémoire d'un lycéen tué par un policier

ATHENES (AFP) - Des échauffourées ont opposé lundi policiers et jeunes à Athènes en marge de manifestations en mémoire d'un adolescent tué par un policer en 2008, occasion aussi de contester la rigueur imposée à la Grèce par l'UE et par le FMI.

Un homme a été blessé par un projectile lancé par des manifestants contre des policiers, a constaté une journaliste de l'AFP, alors que les manifestants scandaient des slogans anti-FMI ou anti-européens: "La solidarité est l'arme du peuple: A bas la junte UE-FMI" ou encore "Insoumission, grève générale".

"Feu à ce foutoir de Parlement", ont crié les manifestants en arrivant devant la Vouli (Parlement), instance devant laquelle doit s'exprimer le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn, attendu pour une visite de deux jours en Grèce à partir de mardi.

La police a répondu avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes.

Plusieurs manifestations ont eu lieu lundi en Grèce pour commémorer le décès d'Alexis Grigoropoulos, 15 ans, tué par un policier le 6 décembre 2008. Cette bavure avait déclenché un mois de violences urbaines en Grèce et causé la radicalisation d'une partie de la jeunesse grecque.

A Salonique, deux défilés distincts ont rassemblé quelque 5.000 personnes. A Athènes, les deux manifestations se sont déroulées dans un centre-ville qui avait été bouclé à la circulation automobile.

En début d'après-midi, en marge du premier défilé, composé surtout de lycéens et du syndicat d'enseignants, des jeunes ont caillassé les abords d'un hôtel de luxe, vers lequel un cocktail Molotov a aussi été tiré. Les forces anti-émeutes les ont ensuite fait reculer.

Lors de la seconde manifestation, plus violente, organisée par des groupes de la gauche extra-parlementaire et des anarchistes, certains des manifestants ont mis le feu à des poubelles, enflammé un kiosque temporaire et endommagé des abribus, a constaté une journaliste de l'AFP.

"La Grèce n'est pas un protectorat", ont crié les manifestants dans une atmosphère suffocante et enfumée, en faisant référence aux mesures d'austérité imposées à la Grèce par l'Union européenne et par le FMI en échange de leur aide financière.

Sur les banderoles, beaucoup de slogans allaient dans le même sens: "Notre avenir n'est pas le capitalisme", "L'Etat n'est rien, il faut prendre notre vie dans nos mains".

Ces protestations interviennent à la veille de la venue de M. Strauss-Kahn à Athènes pour faire le point sur le programme de mesures économiques qui accompagnent un prêt de 30 milliards d'euros accordé en mai par le FMI, l'UE ayant débloqué le solde des 110 milliards reçus par le pays pour éviter la banqueroute.

Lundi à Bruxelles, M. Strauss-Kahn a participé à la réunion avec les ministres des Finances de la zone euro portant sur la recherche de solutions face à la crise financière, telle qu'une augmentation de son Fonds de secours pour les pays en difficulté ou des emprunts obligataires communs.

Une des solutions évoquées porte sur la possibilité d'émission d'euro-obligations, solution qui a la faveur d'Athènes, car elle protégerait les pays les plus faibles de la zone euro, mais qui est mal vue par l'Allemagne.

A Athènes, M. Strauss-Kahn doit notamment s'entretenir mardi avec le Premier ministre, Georges Papandréou. Il doit recevoir aussi les partenaires sociaux, certains syndicats ayant par ailleurs appelé à manifester mardi.

 

Dimanche 05 Décembre 2010


L'arsenal trouvé à Athènes ne serait pas lié à l'ultragauche

La police grecque a annoncé dimanche que l'arsenal découvert la veille dans des appartements du centre d'Athènes ne correspondait pas aux armes et explosifs utilisés lors de récents attentats par l'extrême-gauche.

Les policiers ont perquisitionné 16 logements dans tout le pays et appréhendé une vingtaine de personnes 48 heures avant le deuxième anniversaire des émeutes consécutives à la mort, le 6 décembre 2008, d'un adolescent abattu par la police à Athènes.

Sept armes de poing, trois mitrailleuses, des caisses de munitions, de grenades et d'explosifs ont été saisies lors des raids menés dans la capitale.

Mais les analyses balistiques ont montré que les armes à feu confisquées n'étaient pas du type de celles utilisées lors des attaques de l'extrême-gauche.

Auparavant, un autre responsable de la police a toutefois déclaré qu'il pourrait y avoir un lien entre cet arsenal et la "Conspiration des Cellules de feu" ou la "Secte rebelle", deux groupuscules tenus pour responsables d'une série d'attentats ces dernières années qui ont notamment coûté la vie à un policier et à un journaliste.

Lors des raids de samedi, les policiers ont arrêté six personnes âgées de 21 à 31 ans, dont deux membres présumés des Cellules de feu, a annoncé la police, en précisant qu'ils faisaient l'objet de mandats d'amener pour leur participation à des attaques. Les quatre autres suspects, parmi lesquels figure une femme, ont été appréhendés pour détention d'armes.

Des activistes de gauche opèrent depuis longtemps en Grèce mais certains groupes sont apparus ou sont devenus plus actifs après la mort, en décembre 2008, d'un adolescent tué par la police.

La Secte rebelle est apparue en février 2009 à l'occasion de l'attaque d'un commissariat de police d'Athènes à l'aide de grenades et d'armes à feu. Quelques semaines plus tard, deux individus masqués ouvraient le feu sans faire de victime sur une station de télévision dans le sud-ouest de la capitale.

En juin 2009, la Secte rebelle a revendiqué l'assassinat d'un policier tué à bout portant à Athènes. Un journaliste a été abattu de la même manière en juillet de cette année.

La Conspiration des Cellules du Feu a commencé par des incendies criminels avant de commettre des attentats à la bombe, l'an dernier. Elle utilise des engins contenant habituellement trop peu d'explosifs pour être mortels.

 


Samedi
04 Décembre 2010


 

Audiences TV : record pour Échappées Belles en Grèce sur France 5

Ce samedi 4 décembre, Échappées Belles et France 5 ont enregistré un record d'audience avec le voyage de Sophie Jovillard en Grèce avec Alexia Kefalas.

Ce week-end, France 5 diffusait un nouveau numéro d'Echappées Belles. Chaque semaine, Sophie Jovillard et Jérôme Pitorin invitent tour à tour les téléspectateurs à voyager à travers le monde. Ce samedi 4 décembre, c'était Sophie Jovillard qui donnait rendez-vous aux Français en Grèce.

Ce numéro a réalisé un record d'audience en rassemblant 1 088 000 téléspectateurs soit 4,7% de part d'audience. C'est une performance pour l'émission mais aussi pour la chaîne qui n'avait jamais réuni autant de téléspectateurs pour un programme diffusé en soirée.

Samedi 04 Décembre 2010


 


Raid antiterroriste en banlieue d'Athènes


ATHÈNES, Grèce - Un responsable a annoncé que l'unité antiterroriste de la police d'Athènes avait effectué une descente dans un repaire en banlieue de la capitale grecque, et avait confisqué des armes, en plus d'arrêter plusieurs personnes.

La télévision grecque a révlé que quatre individus avaient été amenés au poste, mais le porte-parole des autorités qui a confirmé l'opération policière n'a pas donné le nombre exact d'arrestations.

Selon le responsable, qui a gardé l'anonymat en accord avec les règles policières, a indiqué que le repaire était situé au sud-est d'Athènes, dans la banlieue de Nea Smyrni.

Le mois dernier, un groupe anarchiste radical grec, la Conspiration du noyau de feu, a revendiqué une série d'attentats au colis piégé dans le pays.

La plupart des 14 paquets, tous piégés avec de petites quantités d'explosifs, ont été interceptés par la police et détruits, mais un employé d'un service de livraison a souffert de brûlures mineures dans une petite déflagration.

 

Jeudi 02 Décembre 2010

Face-à-face tendu entre étudiants et police lors d'une manifestation

ATHENES (AFP) - Quatre jeunes ont été arrêtés jeudi à Athènes lors d'un face-à-face tendu entre les forces anti-émeutes et des étudiants qui protestaient contre un projet de réforme des universités visant à réorganiser l'enseignement supérieur grec.

"Aucune participation au dialogue avec le gouvernement", "L'avenir nous appartient", étaient inscrits sur les banderoles dont une appelait en anglais à la "Solidarité à la lutte des étudiants britanniques".

Après un rassemblement d'un millier d'étudiants de gauche devant le siège de l'Université et un défilé jusqu'au Parlement, les manifestants s'en sont pris aux policiers qui les empêchaient d'avancer en direction de l'ambassade du Royaume-Uni, à 300 mètres du Parlement, où ils disaient vouloir exprimer leur solidarité avec les étudiants britanniques.

Les forces de l'ordre ont lancé des gaz irritants et frappé à coups de matraque plusieurs étudiants, dont quatre ont été arrêtés, ont constaté des photographes de l'AFP.

"Les arrestations et les gaz ne nous terrorisent pas, notre force émane de la justice de notre lutte", ont répondu les étudiants, réclamant la libération de leurs camarades.

Selon les manifestants, près de la moitié des 30 associations estudiantines d'Athènes sont contre le projet du gouvernement, dont l'un des objectifs est d'essayer d'améliorer l'employabilité par les entreprises des jeunes Grecs qui subissent l'un des taux de chômage les plus élevés d'Europe.

Le projet de loi réorganisant l'enseignement supérieur doit être déposé au Parlement début 2011, a récemment indiqué la ministre de l'Education Anna Diamantopoulou, après un "dialogue public" en cours avec universitaires et étudiants qui doit prendre fin début janvier.

Selon la presse, il prévoit une ouverture du financement des universités publiques aux entreprises privées, via notamment des programmes de recherche en coopération, et une valorisation des certificats d'aptitudes professionnelles par rapport aux diplômes universitaires pour les recrutements. Il prévoit également une refonte des départements universitaires.

Pour leur part, les étudiants soutiennent que le projet vise aussi à réduire le nombre d'étudiants au sein des conseils d'université qui seraient désormais ouverts aux extra-universitaires, dont les entreprises.

Aucune université grecque n'est citée dans le dernier classement du Times Higher Education qui recense les 200 meilleurs établissements du monde, ni même dans le classement des 100 premiers en Europe.

 

 

Mercredi 01 Décembre 2010
 


 

Journée mondiale contre la lutte du SIDA
Photo prise à Thessalonique

 

Lundi 29 Novembre 2010

ATHENES (AFP) - La Fédération hellénique des marins (PNO) a décidé samedi de poursuivre jusqu'à mardi la grève qui paralyse les liaisons maritimes avec les îles, qui devraient rester ainsi coupées du monde durant au moins une semaine entière.

Le mouvement, lancé mardi dernier vise à obtenir la signature de conventions collectives. Un premier arrêt de travail de 24 heures avait alors été reconduit sans interruption toutes les 48 heures.

La grève pénalise notamment la Crète (sud), la plus grande île grecque, dont l'importante production agricole est bloquée, relèvent les médias grecs.

Selon la police portuaire, le mot d'ordre a jusqu'ici été suivi sans faille, et doit le rester, privant de toute liaison maritime la centaines d'îles habitées que compte le pays, dont nombre sans desserte aérienne. La grève n'affecte pas en revanche le trafic des ferries avec l'Italie.

Forte de quelque 20.000 membres, la PNO a fait part de sa détermination à reconduire son mouvement au delà de mardi si les armateurs ne satisfont pas son exigence d'une "signature immédiate de conventions collectives satisfaisantes".

Dans un communiqué, la PNO, qui n'avait pas mené d'action aussi longue depuis plusieurs années, souligne qu'elle "ne permettra pas que soient touchés aux acquis et droits" de ses membres, réclamant notamment le maintien des dispositions imposant l'emploi des marins sur des périodes continues de 10 mois.

 

Jeudi 25 Novembre 2010

Arrêts de travail dans les transports, mobilisation contre la rigueur


ATHENES (AFP) - Des arrêts de travail dans les transports urbains ont eu lieu jeudi à Athènes pour protester contre des projets "visant à supprimer les conventions collectives", au surlendemain des demandes d'assouplissement du marché du travail grec formulées par l'UE et le FMI.

Plus de 3.000 fonctionnaires et salariés du privé ont manifesté jeudi après-midi à Athènes à l'appel des syndicats du privé (GSEE) et du public (Adedy) pour dénoncer "la junte de la Troïka", comme les Grecs appellent les responsables du FMI et ceux de la Commission et de la Banque centrale européennes (UE-BCE), chargés du suivi du plan de rigueur dans le pays.

"Ca suffit, on ne les supporte plus", "Résistance", "A bas la rigueur et la pauvreté", étaient inscrits sur les banderoles des manifestants.

"Nous voulons avoir des salaires qui nous permettront de vivre correctement", lance Antonis Sakellaris, 33 ans, fonctionnaire au ministère de la Santé. Il rappelle que son salaire s'élève actuellement à 1.100 euros après des coupes de 15% dans la fonction publique au printemps 2010.

Des arrêts de travail de quatre heures --en dehors des heures de pointe-- ont eu lieu dans les transports en commun (bus, métro, tramways, train de banlieue et trolleys) à Athènes.

Récemment licenciée de la société du métro, Elvira Potbrusk, une Allemande de 44 ans qui vit à Athènes depuis 25 ans, dénonce "la politique du gouvernement socialiste qui s'en prend aux salariés".

Sous le mot d'ordre "Non à la suppression des accords de branche", la GSEE, principal syndicat du privé, dénonce "les mesures inacceptables", qui visent à "donner la priorité aux accords d'entreprises sur les conventions collectives de branche".

Selon le quotidien Kathimerini, le gouvernement doit proposer le mois prochain un projet de loi permettant aux entreprises de contourner les accords de branche très protecteurs pour les salariés en Grèce en cas de difficultés financières.

Selon la même source, les entreprises devraient obtenir la possibilité de réduire les salaires, dans des conditions qui restent à déterminer, tout en les maintenant au dessus du salaire minimum (740 euros en Grèce).

Les responsables de l'UE-FMI-BCE qui surveillent le programme d'assainissement des finances publiques grecques, ont demandé mardi au gouvernement des mesures additionnelles de rigueur, passant par une réduction du secteur public, une accélération des privatisations et un marché du travail plus "flexible".

Le FMI recommande que les salaires en Grèce soient davantage alignés sur la productivité des entreprises, en réformant leur système de fixation et de négociation collective.

Le projet du budget pour 2011, qui doit être adopté par le Parlement le 22 décembre, prévoit au total des économies de 14 milliards d'euros. Il table sur un abaissement de 2 points du déficit public, après la baisse de 6 points enregistrée en 2010.

 


Dimanche
14 Novembre 2010
 




 

Le Pasok en tête aux élections grecques, abstention record

Les socialistes du Pasok, au pouvoir en Grèce, étaient en tête dimanche soir dans une majorité des régions du pays, mais le taux d'abstention a atteint un niveau record, selon les premières estimations.

Les candidats soutenus par le Pasok (socialistes) au pouvoir arrivaient en tête dans huit des 13 régions tandis que la Nouvelle démocratie (ND, conservateurs) était en tête dans les cinq autres, a déclaré Yannis Karakadas, directeur de Singular Logic, institut de sondage travaillant pour le compte du gouvernement.

Il a déclaré par la suite que les deux grandes formations étaient au coude à coude dans quatre régions où les résultats étaient serrés.

Alors qu'un tiers des bulletins de vote avaient été dépouillés, le taux de participation s'établissait à seulement 45%, un record à la baisse qui reflète le mécontentement de nombre d'électeurs face aux mesures d'austérité draconiennes prises par le gouvernement socialiste en échange d'un plan de renflouement de 110 milliards d'euros accordé en mai par l'UE et le Fonds monétaire international (FMI).

Le gouvernement d'Athènes s'est engagé à cette époque à réduire dès cette année le déficit budgétaire à 8,1% du Produit intérieur brut (PIB) mais il ne pourra pas tenir cet engagement. Le déficit devrait finalement avoisiner les 9,2 ou 9,3% du PIB, a-t-on déclaré cette semaine de source gouvernementale.

La Grèce a réduit les salaires et les pensions de retraite de la fonction publique et augmenté les impôts pour tenter de dégonfler son énorme déficit budgétaire.

Papandréou, dans une interview dimanche au journal Proto Thema, déclare que la possibilité d'un rééchelonnement du remboursement du prêt consenti par l'UE et le FMI a été évoquée.

Un responsable de la Banque centrale européenne (BCE), Lorenzo Bini Smaghi, a cependant estimé que toute mention d'une telle renégociation pourrait porter atteinte à la crédibilité de la Grèce.

Le FMI a indiqué qu'un rééchelonnement des remboursements était possible mais en octobre, l'Allemagne s'y est fortement opposée et la Commission européenne a indiqué qu'aucune discussion n'avait lieu en ce sens.

 

Dimanche 14 Novembre 2010


Test électoral crucial pour un gouvernement sous tutelle

ATHENES (AFP) - Les Grecs votent depuis dimanche matin pour le second tour des élections locales, un test crucial pour le gouvernement socialiste qui peine à donner de nouveaux gages de rigueur aux bailleurs de fonds (UE-BCE-FMI) du pays plongé dans une sévère récession.

En plein bouclage budgétaire pour 2011, le Premier ministre Georges Papandréou n'a pas exclu dimanche de devoir étendre la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d'euros consenti en mai au pays par la zone euro et le Fonds monétaire international, alors que l'Irlande à son tour semble menacée d'appeler l'Europe à l'aide pour boucler ses comptes.

La question de l'étalement de la durée de remboursement du prêt "est une question qui a été déjà mise sur la table", a déclaré dimanche M. Papandréou à l'hebdomadaire "Proto thema".

Tout en réaffirmant que la Grèce continuera à appliquer le programme d'austérité, dicté par l'UE et le FMI, M. Papandréou n'a pas exclu "le changement de certains termes secondaires de ce plan pour choisir des solutions plus justes".

Cette déclaration intervient à la veille de l'arrivée à Athènes des représentants de la Troïka (UE-BCE-FMI) chargés de surveiller la rigueur budgétaire du gouvernement, avant de donner leur feu vert au versement de la troisième tranche du prêt, prévu pour décembre, et d'un montant de 9 milliards d'euros.

Plongés dans la récession pour la deuxième année consécutive, les électeurs ont déjà exprimé leur mécontentement avec une abstention de près de 40% au premier tour des élections municipales et régionales dimanche dernier.

Toutefois, une légère avance des socialistes du Pasok dans sept des treize régions du pays a permis à M. Papandréou de se dire confiant dans sa politique, menée sous la tutelle de l'UE-FMI.

Seules deux régions sur un total de treize ont été remportées au premier tour et un tiers des mairies sur les 325 que compte le pays désormais, à l'issue d'une réforme des collectivités locales menée tambour battant dans le cadre des réductions des dépenses publiques.

"Cette réforme révolutionnaire pour l'administration locale, est une base fondamentale pour faire face à la crise (...) et un remède pour lutter contre les problèmes endémiques du pays et au clientélisme", a dit M. Papandréou après avoir voté dimanche matin dans la banlieue nord d'Athènes.

Compte tenu des résultats serrés du premier tour, dans six régions, surtout celle de l'Attique (agglomération d'Athènes qui rassemble 30% de la population du pays) et du Péloponnèse (sud), ainsi que dans les trois principales villes, Athènes, Salonique (nord) et Le Pirée, le Pasok (parti socialiste au pouvoir) joue un duel serré avec l'opposition de droite de la Nouvelle-Démocratie (ND).

Le pari pour M. Papandréou reste donc de maintenir le score de dimanche dernier, malgré la perspective de nouvelles mesures d'austérité - qui devraient notamment comporter un volet de privatisations - dans le budget 2011.

La grande centrale syndicale du privé, la GSEE, a annoncé une grève dans tout le pays contre "l'austérité néo-libérale" le 15 décembre, lors du débat parlementaire sur le budget 2011.

Alors que les prix à la consommation et le chômage s'envolent, sur fonds de chute de la production industrielle, la Grèce a déjà annoncé qu'elle affronterait en 2011, sa troisième année consécutive de récession (PIB négatif).

Les premiers résultats officiels indicatifs du deuxième tour des élections municipales et régionales sont attendus vers 19H00 GMT dimanche soir, selon le ministère de l'Intérieur, en l'absence d'estimations à la sortie des urnes, pour raison d'économie.

 

Mardi 9 Novembre 2010
        


Le chômage grimpe à 12,2% en Grèce en août

Le chômage a augmenté en Grèce au moins d'août, frappant 12,2% de la population active, contre 12% en juillet, après la suppression de quelque 46.000 postes dans ce pays qui tente de sortir d'une crise économique aiguë, selon les statistiques publiées jeudi par le gouvernement.

Le nombre total de chômeurs s'élève à 613.108. Etant donné la situation, le gouvernement, qui a mis en œuvre un programme drastique de réduction du déficit budgétaire et de la dette publique de la Grèce, table sur un taux de chômage de 14,5% l'an prochain et encore 15% en 2012.

La Grèce a frôlé la faillite en mai dernier, avant d'obtenir un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans financé par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI). En contrepartie, le gouvernement socialiste a réduit les retraites et salaires de la fonction publique et augmenté les impôts, notamment la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), en s'engageant à ramener le déficit budgétaire de plus de 13,6% du produit intérieur brut (PIB) en 2009 à 2,6% en 2014.

 

Lundi 8 Novembre 2010


Le premier ministre renonce à des législatives partielles

 
ATHENES (AFP) - Le parti socialiste au pouvoir en Grèce est arrivé selon de premiers résultats partiels avec une légère avance sur l'opposition de droite au premier tour des élections régionales, faisant renoncer le Premier ministre Georges Papandreou à sa menace de législatives anticipées.

Au vu des premiers résultats, M. Papandréou a levé rapidement le suspense en affirmant dimanche soir que son gouvernement allait "continuer son travail" et ses "efforts" pour réformer l'économie du pays.

Le scrutin local, auquel participaient quelque 9,8 millions de Grecs pour élire maires et présidents de régions, avait pris valeur de référendum sur l'austérité administrée au pays depuis près d'un an par le gouvernement Papandréou pour diminuer un déficit et une dette à la dérive.

Pour les élections régionales, les candidats soutenus par le parti socialiste (Pasok) au pouvoir sont arrivés en tête dans sept régions (bien sept) sur treize, selon les premiers résultats partiels portant sur 10% des votes dépouillés, mais dans deux de ces régions, les candidats étaient au coude à coude.

Pour le scrutin municipal, les candidats de droite sont en revanche en tête, sans surprise dans les deux grandes villes du pays, Athènes et Salonique. Mais un renversement en faveur du parti socialiste (Pasok) est mathématiquement possible au deuxième tour.

Dans les deux autres grandes villes du Pirée et de Patras, les socialistes sont en ballotage favorables, tandis qu'ils sont en position de se maintenir à Héraklion.

Selon les analystes, la plupart des 13 régions et 325 mairies se joueront au second tour le 14 novembre. Ce scrutin est le premier depuis l'adoption au pas de charge d'une réforme des collectivités locales censée rendre l'administration plus efficace et moins dépensière.

Dramatisant l'enjeu alors que la grogne montait contre la cure de rigueur dictée par l'Union Européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), et que d'autres mesures impopulaires, notamment de réduction du secteur public, restent à venir, le Premier ministre, Georges Papandréou, avait réclamé durant la campagne aux électeurs qu'ils lui renouvellent clairement sa confiance.

"Le peuple grec a confirmé qu'il veut le changement" mené par l'équipe socialiste, a ajouté M. Papandréou dimanche soir.

"L'effort difficile" de redressement "va continuer dans de meilleures conditions", a-t-il estimé, recensant parmi les priorités du gouvernement "la poursuite de la remise en ordre des finances publiques, avec la baisse du déficit et le contrôle de la dette, et la réforme radicale du secteur et des organismes publics".

Cette politique "est la seule voie pour sauver le pays", a-t-il insisté. La prochaine visite des représentants des bailleurs de fonds de la Grèce, dont dépendra le versement de la troisième tranche du prêt de 110 milliards d'euros débloqué en mai, doit débuter le 15 novembre, au lendemain du second tour.

M. Papandréou a toutefois jugé que le fort taux d'abstention enregistré lors du premier tour du scrutin, estimé à plus de 45% par les médias, "doit poser problème" à la classe politique.

"Malgré son chantage, le Pasok n'a pas obtenu la carte blanche qu'il voulait", a pour sa part estimé le chef de l'opposition de droite, Antonis Samaras.

Les télévisions relevaient toutefois que les premiers résultats attestaient d'un net tassement de l'électorat socialiste par rapport aux législatives d'otobre 2009 (43,9%). "Au niveau national, le véritable vainqueur du scrutin est le parti communiste", ultra-orthodoxe, crédité de près de 11% des voix (7,5% ilm y a un an), a pour sa part relevé le politologue Ilias Nikolakopoulos.
 

Dimanche 5 Novembre 2010




Elections régionales à l'allure de référendum sur la rigueur

ATHENES (AFP) - Les Grecs ont commencé à se rendre aux urnes dimanche pour élire leurs maires et présidents de régions, un scrutin auquel le gouvernement socialiste a donné un caractère de référendum sur la cure d'austérité administrée au pays, menaçant, en cas de désaveu, de législatives anticipées.

Les bureaux de vote ont ouvert sans problèmes à travers le pays à 07HOO locales (05H00 GMT), attirant surtout des personnes âgées.

Le vote doit se conclure à 19H00 locales (17H00 GMT), sans que ne soit publié aucun taux de participation, le vote étant en théorie obligatoire dans le pays.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué compter publier vers 22H00 locales (20H00 GMT) les premiers résultats significatifs, portant sur les cinq principales mairies (sur un total de 325) et sur les 13 régions.

Les médias grecs ont en revanche renoncé cette année à commander des sondages de sortie des urnes, par mesure d'économie.

Le scrutin concerne environ 9,8 millions d'électeurs dont 14.000 ressortissants des pays européens et 12.000 des pays tiers, selon le ministère de l'Intérieur.

Au fil de la campagne, et alors que les sondages attestaient d'une grogne croissante envers la politique de rigueur dictée au pays par l'Union Européenne et le Fonds monétaire international pour le sauver de la banqueroute, le Premier ministre Georges Papandréou, porté au pouvoir il y a un an, a fait de ce scrutin un test de sa légitimité à poursuivre les réformes.

"Il revient aux citoyens de décider si nous poursuivons la marche pour le sauvetage du pays (...) ou si nous revenons en arrière vers le déclin et la Grèce de la banqueroute" a-t-il dit dans un entretien publié dimanche par le quotidien socialiste Ethnos. En cas de désaveu de la politique gouvernementale, "le peuple devra décider", a-t-il réitéré.

"Les Grecs n'ont pas peur (...) ils vont envoyer au gouvernement un message de changement", a rétorqué après avoir voté le chef de l'opposition conservatrice, Antonis Samaras, dont le parti a appelé à voter contre le plan de rigueur mené par le gouvernement.

La prochaine visite de contrôle de l'application de ce plan par l'UE et le FMI, dont dépend le versement de la troisième tranche du prêt de 110 milliards d'euros consenti au pays en mai, est prévue à partir du 15 novembre, au lendemain du deuxième tour du scrutin.

 


Jeudi
4 Novembre 2010



La Grèce reprend l'acheminement du courrier vers l'étranger

Les autorités grecques soupçonnent les militants d'extrême gauche d'être responsables de ces envois de paquets dont l'un était parvenu aux bureaux de la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin.

Une suspension de 48 heures du fret aérien avait été décrétée mercredi et un responsable de l'aviation civile a précisé jeudi qu'elle ne serait pas prolongée au-delà de minuit.

"En accord avec la police, l'acheminement du fret aérien va reprendre normalement à partir de minuit, mais avec des mesures de sécurité renforcées", a dit ce responsable sous le sceau de l'anonymat.

Des responsables aéroportuaires ont confirmé que l'acheminement du courrier et des paquets à destination de l'étranger a repris vendredi matin.

La police grecque a fait sauter jeudi un colis piégé adressé à l'ambassade de France à Athènes, qui faisait visiblement partie d'un envoi groupé expédié il y a trois jours.

Les autorités excluent la piste du terrorisme international et privilégient l'hypothèse d'une action de déstabilisation intérieure ourdie par l'extrême gauche.

Depuis lundi, une douzaine de paquets suspects visant des personnalités ou des chancelleries ont explosé ou ont été désamorcés à Athènes, sans faire de victimes.

Le premier colis piégé découvert lundi était adressé au président de la République française, Nicolas Sarkozy. Le lendemain, un paquet expédié de Grèce et destiné à Angela Merkel a été intercepté à la chancellerie à Berlin et un autre adressé au président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a pris feu lors de son examen par la police à l'aéroport de Bologne. L'explosif y était dissimulé dans un gros livre, comme dans le colis destiné à l'ambassade de France.

La plupart des colis, repérés parce que l'adresse ne présente généralement pas assez de détails, prennent feu quand ils sont ouverts et ne contiennent pas suffisamment d'explosifs pour faire des victimes.

Ces actions pourraient être un moyen de protester contre le plan d'austérité draconien adopté par le gouvernement socialiste de George Papandréou, alors que les Grecs sont appelés aux urnes dimanche pour des élections locales.

"Tous les éléments montrent qu'il s'agit à l'évidence d'une affaire intérieure, sans lien avec le terrorisme international", a dit le ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas. "Les informations récoltées jusqu'ici montrent que nous avons affaire à l'extrême gauche, à des groupes anarchistes."

 

 

Mercredi 3 Novembre 2010
 

 

 

La Grèce examine des milliers de colis et diffuse les photos de cinq suspects

ATHENES - Les autorités grecques vérifiaient des milliers de paquets mercredi. Toutes les envois internationaux ont été suspendus pour 48 heures dans l'espoir de faire cesser les envois de colis piégés qui ont visé des ambassades à Athènes ainsi que des dirigeants et institutions de l'Europe à l'étranger.

La police, qui soupçonne des militants grecs d'extrême gauche, interrogeait deux hommes interpellés lundi et a publié les photos de cinq autres personnes soupçonnées d'être associées avec eux. La plupart des suspects sont âgés d'une petite vingtaine d'années.

Les autorités ont fait état mardi soir d'un total d'au moins onze colis piégés découverts à Athènes, dont l'un adressé au président français Nicolas Sarkozy et huit aux embassades de Bulgarie, Russie, Allemagne, Suisse, Belgique, du Mexique, du Chili et des Pays-Bas.

Deux autres colis, l'un adressé à la Cour de justice de l'Union européenne à Luxembourg, et l'autre à l'agence de maintien de l'ordre Europol aux Pays-Bas, ont été détruits par explosion à l'aéroport international d'Athènes.


Lundi
1er Novembre 2010


La police grecque intercepte un colis piégé destiné à Nicolas Sarkozy

La police grecque a déjoué lundi 1er novembre plusieurs tentatives d'attentat au moyen de colis piégés adressés au président français Nicolas Sarkozy et à trois ambassades à Athènes. Quatre suspects ont été arrêtés : l'un d'entre eux était recherché pour extrémisme anarchiste.

L'affaire a démarré avec l'explosion d'un premier colis piégé destiné à l'ambassade du
Mexique
, qu'un inconnu venait de déposer dans une société de messagerie express située dans le centre d'Athènes. Le jugeant suspect, l'employée l'a jeté par terre, déclenchant la déflagration, de faible puissance, qui l'a légèrement blessée à la main.

Très vite, des artificiers ont neutralisé un deuxième paquet piégé, adressé à l'ambassade des Pays-Bas, qui avait été déposé dans une agence proche, avant qu'un ratissage de la zone ne conduise à l'arrestation de quatre suspects, deux hommes et deux femmes. Ces dernières ont été relâchées après interrogatoire.

La police a annoncé dans un communiqué avoir trouvé en la possession des hommes, âgés de 22 et 24 ans, deux autres paquets piégés, 'avec comme destinataires l'ambassade de
Belgique
en Grèce et le président de la République française, qui ont été neutralisés par des explosions contrôlées'. Les deux suspects étaient également en possession 'de deux pistolets Glock avec cinq chargeurs', et l'un 'portait une perruque et un gilet pare-balles', a précisé le communiqué.

Le plus jeune était recherché par la police pour appartenance présumée au groupe extrémiste d'obédience anarchiste 'Conspiration des cellules de feu', tandis que l'autre 'est actif dans la mouvance anti-autoritaire', a indiqué le porte-parole de la police, Thanassis Kokalakis. 'L'affaire apparaît en fait assez absurde, dans le cas de M. Sarkozy il est évident que ce paquet n'aurait jamais pu atteindre son destinataire', a commenté cet officier. 'Si l'on suit la piste de la Conspiration, il faut se souvenir que l'on parle de jeunes gens', a-t-il relevé. Pour sa part, l'Elysée s'est refusé à commenter l'évènement
 

Depuis la fin du mouvement de contestation qui avait enflammé la jeunesse grecque en décembre 2008, des actions plus ou moins violentes se sont poursuivies et ont épisodiquement fait la une de l'actualité en Grèce. La plupart semblent le fait de l'extrême gauche, anticapitaliste ou anarcho-autonome.

Parmi la quinzaine de groupuscules ayant revendiqué ces actions, on trouve la "Secte révolutionnaire", la "Conspiration des noyaux de feu", ou encore la "Fraction des milices", autant d'appellations qui étaient alors inconnues des services de police.

Le 24 juin, un paquet-cadeau contenant une bombe est arrivée jusque dans l'antichambre du ministre de l'intérieur, Michalis Chryssohoïdis, qui était sa véritable cible. C'est son chef de la sécurité, Georges Vassilakis, qui avait été tué sur le coup.

 

Dimanche 31 Octobre 2010






Le kenian Raymond Bett


La lithuanienne Rasa Drazdaukaite
 

ATHENES (AFP) - Le Kényan Raymond Bett en 2 h 12 min 40 sec et la Lituanienne Rasa Drazdaukaite en 2 h 31 min 06 ont remporté dimanche le marathon d'Athènes, qui coïncide cette année avec le 2500e anniversaire de la bataille historique.

Avec 12.000 participants, trois fois plus qu'en 2009, le 28e Marathon d'Athènes dimanche coïncidera avec le 2.500e anniversaire de la bataille antique qui a vu la victoire de la démocratie athénienne sur les Perses, et se veut cette année aussi sportif que culturel.

Pour marquer l'importance de l'épreuve, le Premier ministre grec Georges Papandréou a participé à une course de 10 km organisée dimanche matin dans le cadre du Marathon d'Athènes, dans le centre de la capitale.

Pour les organisateurs, la Fédération d'athlétisme grecque (Segas), mais aussi le gouvernement, le nombre record d'inscrits sert à démontrer les "origines grecques" de cette course classique organisée aujourd'hui par 1.500 villes dans le monde.

Rappelant la légende du soldat Phidippides qui avait parcouru 42 km en courant, en 490 avant notre ère, entre la bourgade de Marathon et Athènes pour annoncer à ses compatriotes la victoire des Grecs avant de rendre l'âme, le président de l'organisme national du Tourisme grec Nicolas Kanelopoulos note que "la plupart des gens ne connaissent pas l'origine du Marathon".

"La bataille était un symbole de la victoire de la démocratie athénienne à l'époque contre le totalitarisme", poursuit-il.

Outre l'évènement sportif "majeur", le président de la Fédération d'athlétisme Vassilis Sévastis, souligne, lui, que la course "est aussi un évènement touristique". Des manifestations (expositions, projections, happenings divers et variés) sont d'ailleurs prévues de vendredi à dimanche à Athènes autour du Marathon.

Considérée comme un parcours difficile par rapport aux autres, en raison des dénivellations et de la morphologie du terrain, la course d'Athènes n'attire normalement pas un grand nombre de coureurs, ni de grandes stars.

La présence de coureurs d'élite demanderait beaucoup d'argent "ce qui est difficile dans les circonstances actuelles", s'excuse M. Sévastis, en faisant allusion à la crise qui secoue la Grèce depuis un an.

Au total, 88 pays sont représentés, dont les îles Vierges, les îles Palau mais aussi le Chili, le Pérou et le Nicaragua, selon la Segas.

M. Kanelopoulos espère que "l'importance historique" de la course et la publicité qui en résulte la transformeront en "une attraction touristique et culturelle".

D'ailleurs, malgré les économies budgétaires tous azimuts engagées par le gouvernement grec pour réduire la dette du pays, le ministère du Tourisme a soutenu financièrement l'épreuve, pour la première fois, dans l'objectif d'attirer des touristes.

Le budget total est passé à 1,5 million d'euros contre 900.000 en 2009.

Selon le président de l'Association du Marathon d'Athènes, Costas Panagopoulos "le succès de cette année devrait apporter 25 millions d'euros sur le marché grec".

Les organisateurs attendent aussi des résultats à long terme, comme l'approbation d'un projet financé par l'Union européenne de 3,8 millions d'euros pour l'aménagement du point de départ des coureurs, situé près du tumulus de Marathon, le monument de la victoire du général athénien Miltiade contre le Perse, Darios Ier.

Le Marathon d'Athènes s'achève au stade de marbre en centre-ville d'Athènes, où eurent lieu les premiers jeux Olympiques modernes en 1896, et l'instauration de la course homonyme au programme officiel de cette organisation.

       

Georges Papandréou a participé à une course de 10 km

    

Lundi 25 Octobre 2010



Papandréou n'exclut pas des élections générales anticipées


ATHENES (AFP) - Le Premier ministre grec Georges Papandréou n'a pas exclu lundi de convoquer des élections générales anticipées en Grèce si le résultat des élections locales des 7 et 14 novembre devait freiner les réformes et l'assainissement des finances publiques engagés par son gouvernement.

Au cours d'une émission télévisée retransmise par la quasi-intégralité des chaînes de télévision nationales en Grèce, le Premier ministre a demandé le soutien des Grecs en indiquant qu'il n'avait a priori "aucune raison ni aucune intention d'aller vers des élections générales". "Mais si je vois que le pays est bloqué, il ne peut y avoir de blocage en démocratie, et le peuple grec a le pouvoir de décider", a-t-il lancé.

"Tout sera pris en compte" a-t-il dit. "La Grèce a plus besoin que jamais de stabilité", a-t-il ajouté.

Athènes, qui est en train d'appliquer un impopulaire programme d'assainissement de ses comptes publics en échange d'un prêt de 110 milliards d'euros accordé in extremis au printemps par le FMI et l'Union européenne pour lui éviter la faillite et sauver la zone euro, "a fait des progrès" a déclaré le Premier ministre, "mais il y a des intérêts qui veulent arrêter cette évolution", a-t-il estimé.

Les Grecs sont appelés le 7 et le 14 novembre à élire leurs maires et leurs préfets, un premier test électoral important pour le gouvernement socialiste de Georges Papandreou arrivé au pouvoir il y a tout juste un an, disposant au Parlement d'une majorité de sept sièges.

Selon les sondages, le gouvernement pourrait payer dans les urnes l'impopularité du programme d'austérité drastique (réforme des retraites, baisse du traitement des fonctionnaires, augmentation des taxes) qu'il a lancé pour satisfaire aux demandes de ses créanciers et réduire l'endettement du pays (300 milliards d'euros)

Le parti socialiste parait notamment incapable de reprendre aux conservateurs les deux grandes villes du pays, Athènes et Salonique.

Depuis le début de la crise grecque, le pays a connu six grèves générales, certaines d'entre elles violentes.

"Nous devons montrer que nous ne faiblissons pas sous la pression. Et nous pourrons échapper plus vite à la surveillance" (sous laquelle la Grèce est placée, NDR), a-t-il dit.

"Si nous montrons que nous sommes fiables (...) nous pourrions parvenir au but de différentes façons (...) nous pourrions réduire le déficit différemment" a-t-il dit.

"Mais notre fiabilité est une pré-condition" a-t-il dit.

La semaine dernière, l'Union Européenne a semblé indiquer que de nouveaux sacrifices pourraient être demandés aux Grecs après les élections, lorsque l'agence européenne Eurostat publiera ses estimations révisées du déficit grec pour 2009, prenant en compte les dettes des sociétés publiques.

Mais lundi soir, le Premier ministre a souligné que les ambitieux objectifs de réduction du déficit que s'est fixé le gouvernement grec pour 2011 seraient réalisés via un alourdissement de la fiscalité sur les hauts revenus et une meilleure gestion de l'Etat plutôt que par de nouvelles mesures d'austérité sur les salaires et les retraites.

"Il n'y aura pas de nouvelles mesures sur les salaires et les retraites (...) je vous dis où se situe notre ligne rouge" a-t-il assuré.

 


Lundi
25 Octobre 2010


 


Le trafic ferroviaire paralysé par une grève

ATHENES - Le trafic ferroviaire était à l'arrêt lundi en Grèce en raison d'une grève des employés des chemins de fer contre un projet de réformes.

Le Parlement grec doit adopter mardi une loi qui permettra notamment une privatisation partielle de la compagnie publique des chemins de fer.

Le syndicat des employés des chemins de fer menait lundi une grève de 24 heures, qui devait être reconduite mardi, mercredi et vendredi. Le trafic sera également perturbé jeudi et samedi
 

Vendredi 22 Octobre 2010


Grèce et Turquie s'engagent à coopérer sur l'immigration

ATHENES - La Grèce et la Turquie se sont engagées vendredi à développer leur coopération dans le domaine de la lutte contre l'immigration clandestine et à résoudre leurs contentieux territoriaux.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, effectuait vendredi sa seconde visite à Athènes en cinq mois, signe de l'amélioration des relations entre les deux pays, qui ont été au bord de la guerre en 1996 à propos d'un îlot inhabité de la mer Egée.

Son homologue grec, George Papandréou, a estimé que les deux pays progressaient dans leurs discussions sur la délimitation du plateau continental de l'un et de l'autre. Sur le plan de l'immigration, ils ont décidé de présenter une initiative conjointe à l'Union européenne concernant la lutte contre les franchissements illégaux et un assouplissement des visas pour les Turcs, a ajouté Papandréou.

"Après nos discussions, mon ministre des Affaires étrangères et moi-même allons quitter la Grèce satisfaits", a dit Erdogan.

Près de neuf immigrants sur dix surpris en train de s'introduire clandestinement dans l'Union européenne tentaient de passer par la frontière grecque, selon Frontex, l'agence de gestion de la coopération aux frontières extérieures de l'UE.

 

Vendredi 22 Octobre 2010


Climat: Une quinzaine de pays méditerranéens lancent une initiative commune


VOULIAGMENI (Grèce) (AFP) - Une quinzaine de pays bordant la Méditerranée, dont Israël et l'Autorité Palestinienne, la Grèce et la Turquie, ont vaincu leurs rivalités pour signer vendredi en Grèce une déclaration commune de lutte contre le réchauffement climatique qui les menace tous.

Ne comptant pas parmi les plus polluants du monde, ces pays s'attendent en revanche à subir une hausse de quatre degrés de leurs températures moyennes et une baisse de 70% des précipitations dans les années à venir, ont indiqué les signataires, réunis à Vouliagmeni, une station balnéaire au sud d'Athènes.

Le réchauffement climatique menace particulièrement cette région du monde et son mode de vie, a souligné Jeffrey Sachs, de l'Université Columbia de New York.

Il a émis l'espoir que les pays méditerranéens sauraient faire évoluer les Etats-Unis et la Chine qui refusent tout nouveau protocole sur les émissions de gaz à effet de serre, ce qui pèsera sur le sommet de l'Onu à Cancun fin novembre.

"Si nous ne décidons pas d'organiser la planète ensemble (...), il y aura des conflits face aux problèmes" créés par le réchauffement: accès à l'eau, à l'énergie, reforestation, lutte contre la désertification et traitement des déchets, a prévenu le Premier ministre grec Georges Papandreou organisateur de l'opération.

L'accès à l'eau a été particulièrement souligné, aussi bien par le Premier ministre de Malte, Lawrence Gonzi, que par celui de l'Autorité Palestinienne, Salam Fayyad, selon lequel "moins de 10% de la population a accès à l'eau potable à Gaza".

"Israël prend 90% de l'eau et ne nous laisse que 10% des ressources, notre situation est particulièrement difficile" a-t-il dit.

Israël pour sa part a indiqué que le pays prévoyait d'ici à cinq ans de doubler son potentiel d'eau potable en dessalant de l'eau de mer pour un volume équivalent à celui de sa consommation nationale totale, tout en recyclant 90% des eaux résiduelles.

Autre impact négatif durement ressenti dans la région, et relevé par le président du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec), Rajendra Pachauri, le tourisme devrait baisser "particulièrement durant les mois d'été" en raison de la hausse des températures.

Une menace majeure pour un pays comme la Grèce où le tourisme représente l'une des principales sources de revenus.

"Il faut stimuler beaucoup plus les investissements et les lier aux problèmes de reprise economique pour dépasser la crise qui nous frappe encore" a dit M. Papandréou.

Les signataires de la déclaration se sont engagés à contribuer à "l'émergence d'activités à basse émission de carbone et respectueuses des ressources naturelles et du climat en Méditerranée" ainsi qu'à "développer des positions méditerranéennes communes" sur le changement climatique.

Ils indiquent que leur initiative est "autonome" et "destinée à influencer les accords internationaux et régionaux", ainsi que les projets qui pourront être menés dans le cadre de l'Union européenne pour la Méditerranée (UEM).

"Tous ces pays ont beaucoup de problèmes à régler chez eux --crises économiques, instabilité politique ou autres-- et ont des conflits entre eux. Pourtant, ils (...) ont reconnu ensemble qu'ils font tous face à la même menace pour leur culture et leur mode de vie", a souligné un diplomate d'un des pays signataire qui a requis l'anonymat.

En marge du rassemblement, la Grèce et la Turquie ont lancé une autre initiative commune pour lutter contre l'immigration illégale à l'entrée de l'Union européenne.

 


Mardi
19 Octobre 2010


 


Grèce: deux morts dans des inondations

ATHÈNES, Grèce - Les autorités grecques ont décrété mardi l'état d'urgence pour les îles d'Ikaria et Chios en mer Egée après que des brusques inondations ont causé la mort de deux personnes.

Les pompiers ont annoncé qu'un homme de 34 ans a été découvert mort à Ikaria dans les ruines de sa maison retirée, qui a été ravagée par les inondations.

Un homme s'est noyé au volant de sa voiture, qui a été emportée par un cours d'eau en crue sur l'île de Chios, au nord d'Ikaria.

Dix autres personnes ont dû être extraites de leur voiture prise dans les eaux, les autorités ont reçu près de 450 appels de propriétaires de maison ou d'entreprises inondées.
 

Lundi 18 Octobre 2010



Les restaurateurs ressortent les cendriers pour le droit de fumer

ATHENES (AFP) - Des propriétaires de restaurants et bars en Grèce sont entrés lundi en dissidence face à l'interdiction de fumer dans les lieux publics décrétée le 1er septembre, lançant une opération baptisée "nous ressortons les cendriers".

La décision de braver la loi a été prise "à l'unanimité" par les 152 associations réunies dans la Fédération des restaurants et bars, a indiqué sur la radio Flash son dirigeant, Iannis Tsakos.

Il a affirmé que s'ajoutant à la crise, qui a déjà réduit la clientèle d'un tiers selon les professionnels, la loi banissant le tabac "achève le secteur". "On est devenu fou dans ce pays (...) si le tabac est si nuisible, pourquoi est-il cultivé, exporté et vendu légalement", s'est-il indigné.

Lundi, dans les cafés de la place de Kolonaki, au centre d'Athènes, les cendriers continuaient de trôner sur les tables des terrasses, couvertes et bâchées depuis l'arrivée de l'automne, mais restaient absents dans les intérieurs, vides.

"Au départ les autorités avaient dit que l'interdiction s'appliquait aussi aux terrasses fermées, mais vérification faite, ce n'est pas le cas, donc tout se passe bien", explique Babis, un serveur, à l'AFP.

Le ministère de la Santé a exclu de reculer face aux insoumis, mais en pratique, selon la Société de pneumologie grecque, la mise en vigueur de l'interdiction reste relative, faute de suffisamment de contrôles.

"Trois semaines avant les élections locales, c'est évident que les maires ne vont pas envoyer leurs policiers nous embêter", commente un barman pour l'AFP.

Les autorités s'étaient donné un mois pour commencer à sévir contre les contrevenants, avec des amendes allant de 50 à 500 euros pour les fumeurs, et de 500 à 10.000 euros, accompagnées de fermeture en cas de récidive, pour les responsables des locaux.

Deuxième producteur de tabac en Europe, la Grèce avait déjà essayé sans succès en juillet 2009 de bouter le tabac hors des lieux publics. Avec plus de 40% de fumeurs et une consommation moyenne annuelle de 2.954 cigarettes par personne, le pays détient le record européen du tabagisme.

 

Jeudi 14 Octobre 2010


Affrontements entre la police grecque et des manifestants occupant l'Acropole

Un bref affrontement a eu lieu jeudi matin devant l'Acropole d'Athènes entre la police grecque et des manifestants qui protestaient pour demander des emplois fixes, a montré la télévision locale.

La police est intervenue en milieu de matinée pour tenter d'évacuer quelques dizaines de manifestants qui bloquaient l'entrée du monument et s'étaient accrochés aux grilles, a montré la télévision. Selon une photographe de l'AFP sur place, une partie des manifestants ont été évacués et au moins une personne a été interpellée. Il n'a pas été possible de confirmer cette information auprès de la police.

La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule ainsi que les medias qui s'étaient massés à l'entrée, a montré la télévision avant d'arrêter la retransmission.

L'entrée des visiteurs à l'Acropole d'Athènes avait été bloquée mercredi matin par des salariés du ministère de la Culture en contrat à durée déterminée qui demandent des embauches définitives.

Selon les syndicats, quelque 320 personnes en contrat à durée déterminée vont perdre leur emploi fin octobre à l'expiration de leur contrat. Ils réclament aussi le paiement d'arriérés de salaires impayés.

«La loi ne nous autorise pas à renouveler ces contrats, de nouvelles offres d'emploi vont être ouvertes» avait déclaré mercredi un responsable du ministère de la Culture.

Depuis le début de l'année, le gouvernement grec a imposé de sévères coupes dans les dépenses publiques, et un gel des embauches dans la fonction publique, après la crise de la dette souveraine qui a obligé le pays à recourir à l'aide d'urgence du FMI et de l'Union européenne pour éviter la faillite et un possible éclatement de la zone euro.

 

Lundi 11 Octobre 2010


Le policier ayant tué un lycéen en 2008 reconnu coupable

AMFISSA (Grèce) (AFP) - Le policier grec accusé d'avoir tué un lycéen en décembre 2008 à Athènes, déclenchant plus d'un mois de violences urbaines, a été reconnu coupable lundi "d'homicide avec intention de donner la mort" et passible de la prison à vie, à l'issue de neuf mois de procès.

La cour d'assises d'Amfissa, une bourgade du centre de la Grèce, devait se prononcer plus tard dans la journée sur la peine.

La cour a décidé à la majorité de retenir contre le policier Epaminondas Korkonéas, 38 ans, l'intention de donner la mort, et suivant le réquisitoire du parquet, ne lui a reconnu aucune circonstance atténuante.

La défense avait imputé le drame à un "accident tragique", affirmant que le policier tentait de repousser une agression des jeunes.

Le policier avait tiré trois balles avec son arme de service en direction d'un groupe de jeunes alors qu'il patrouillait le soir du 6 décembre 2008 dans le quartier contestataire d'Exarchia dans le centre d'Athènes.

Formée de trois magistrats et de quatre jurés, la cour a également reconnu coupable de complicité le second accusé, Vassilios Saraliotis, 32 ans, qui faisait équipe avec Korkonéas.

Les familles de la victime, Alexis Grigoropoulos, 15 ans, et celles des accusés ont accueilli la décision dans le calme, dans un prétoire plein, et alors que d'importantes forces policières étaient déployées autour du tribunal pour prévenir tout incident.

Le procès avait été délocalisé à Amfissa pour prévenir tout regain de violences à Athènes, qui avait été en proie à des semaines de troubles urbains après la mort de l'adolescent, l'affaire ayant radicalisé une frange contestatrice de la jeunesse grecque.

 

Lundi 02 Octobre 2010










La Chine vole au secours de la Grèce et met un pied en Europe


A Athènes pour le début d'un voyage d'une semaine en Europe, le premier ministre chinois a annoncé un plan de soutien massif à la Grèce, pour qui la crise financière est loin d'être finie. En s'implantant dans le pays, Pékin se ménage une bonne porte d'entrée sur l'Europe.

« La Chine a la volonté d'être une bonne amie et partenaire de la Grèce pour toujours, d'aller de l'avant la main dans la main, et d'accomplir un développement commun ».

En ces temps difficiles de rigueur budgétaire mise en place pour sortir du tunnel de la crise financière dont elle ne semble pas voir le bout, la Grèce ne pouvait qu'apprécier le geste du premier ministre chinois.

Car outre cette tirade diplomatique, Wen Jiabao a annoncé ce week-end plusieurs mesures de soutien susceptibles d'aider la Grèce, dont la dette souveraine s'élève à près de 290 milliards d'euros, à sortir la tête de l'eau.

Wen a ainsi promis samedi d'acheter des obligations grecques à long terme dès lors que le pays reviendrait sur les marchés financiers.

A elle seule, cette promesse représente un soutien de taille : considérées comme risquées, les obligations à long terme de la Grèce ne sont pas extrêmement prisées, et pourtant, Athènes aura besoin d'en vendre pour se relever.

Accompagné d'une délégation de onze entreprises privées et de deux entreprises d'Etat, le premier ministre chinois a également promis une série d'investissements économiques, dont la Grèce est fortement demandeuse.

Peu de détails ont été révélés, mais on sait que le géant chinois Cosco (China Ocean Shipping Company), qui gère déjà depuis l'année dernière plus de la moitié du Pirée, le principal port du pays, devrait renforcer sa présence dans le pays.

Selon le Wall Street Journal, le groupe Cosco devrait profiter de la vague de privatisations actuelle pour acquérir d'autres installations portuaires, ainsi qu'un aéroport.

Enfin, la Chine a accordé à Athènes une ligne de crédit de cinq milliards de dollars pour l'achat de navires chinois, et prévu de doubler le volume des échanges entre les deux pays en cinq ans.

A l'issue de sa rencontre avec son homologue chinois, le premier ministre George Papandréou a déclaré : « comme on dit en Chine et en Grèce, c'est dans les périodes difficiles que l'on sait qui sont ses amis ».

Dans la presse grecque, le quotidien de droite Kathimérini a estimé que les Chinois « continuent d'investir dans notre pays malgré les problèmes », alors que le journal de gauche Eleuthérotypia a pointé du doigt la volonté de la Chine de « faire de la Grèce sa porte d'entrée pour les produits chinois sur le grand marché européen »

Car la main tendue de la Chine n'est pas désintéressée. Outre les revenus tirés des investissements directs dans le pays, le gouvernement chinois compte également s'ouvrir plus largement grâce à ce positionnement stratégique l'accès au marchés européen, des Balkans, mais aussi de l'Afrique du nord.

Sans compter l'avantage politique d'avoir un allié dans la région : plus dépendante de la Chine, la Grèce comprendra et défendra plus facilement la politique de la Chine, parfois sujette à de vives critiques en Europe.

Par leur ampleur, les investissements chinois en Grèce pourraient également donner du poids aux revendications chinoises. Ainsi, ce week-end, Wen Jiabao a profité de l'occasion pour demander à l'Europe de reconnaître au plus vite son statut d'économie de marché, et de stopper les restrictions sur les exportations de produits de haute technologie, a rapporté l'agence Xinhua.

Quoi qu'il en soit, l'aide proposée par la Chine semble globalement avoir été bien acceptée, compte tenu de la situation difficile du pays.

Quelques voix discordantes se sont pourtant fait entendre : le projet de construction d'un port à containers sur la côte sud de la Crète a provoqué des protestations des habitants, qui craignent « la perte d'un mode de vie », et des syndicats ont accusé le gouvernement socialiste de vendre une Grèce affaiblie à la Chine.

Une accusation rejetée par l'exécutif : « Nous ne vendons pas le pays, nous lui donnons de la puissance car nous parlons ici d'investissements qui sont et seront productifs en Grèce. »
 

Vendredi 24 Septembre 2010


Affrontements entre routiers et policiers au port du Pirée


ATHENES (AFP) - Des incidents ont eu lieu vendredi en Grèce entre des forces anti-émeutes et des patrons-routiers en grève depuis deux semaines, quand ces derniers ont tenté d'empêcher le déchargement d'un ferry arrivé au Pirée, le grand port d'Athènes, a constaté un journaliste de l'AFP.

En jetant des pierres contre les policiers, qui ont répondu en les repoussant avec leurs boucliers, environ 150 routiers réunis depuis vendredi matin au Pirée, ont voulu empêcher les camions chargés de marchandises de débarquer des ferries en provenance de Rhodes, a constaté la même source.

Certains manifestants ont décidé de durcir leur mouvement après la loi adoptée mercredi par le Parlement prévoyant l'ouverture de leur secteur à la concurrence, comme le réclament l'Union Européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

La réforme prévoit de réduire drastiquement les prix des licences d'exploitation en délivrant, pour la première fois depuis quarante ans, de nouvelles licences à des prix réduits, alors que les 34.000 plaques existantes se négocient jusqu'à 300.000 euros l'unité.

Cette réforme s'inscrit dans une série de mesures d'austérité visant à redresser les finances du pays en grave crise budgétaire en échange d'un prêt de la zone euro et du FMI de 110 milliards d'euros sur trois ans.
 


Mercredi
22 Septembre 2010

Des routiers grecs bloquent deux autoroutes à la sortie d'Athènes

Au dixième jour de leur mouvement, des routiers grecs bloquaient mercredi deux des autoroutes les plus fréquentées près d'Athènes pour protester contre la réforme gouvernemental du code du travail, a-t-on appris auprès de la police

Les routiers ont bloqué les autoroutes quelques minutes après le vote du Parlement approuvant les dispositions libéralisant le transport routier qui suppriment les règles restrictives d'octroi de licence pour les chauffeurs routiers.

La Grèce a promis de réformer le marché du travail dans le cadre des mesures d'austérité consenties en échange du plan de soutien du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne de 110 milliards d'euros

 


Lundi
13 Septembre 2010


Les routiers entament une nouvelle grève


SALONIQUE (Grèce) (AFP) - Les propriétaires des poids lourds et camions-citernes grecs vont entamer lundi une nouvelle grève à durée illimitée, après celle observée en juillet, pour protester contre la libéralisation prévue du secteur, a-t-on appris samedi auprès de leur syndicat.

"A la suite d'une réunion de notre assemblée générale samedi matin à Salonique (nord de la Grèce), nous avons décidé à l'unanimité d'entamer lundi une grève à durée illimitée", a dit à l'AFP Apostolos Kenanidis, président de la Fédération hellénique des routiers des transports internationaux (Ofae).

A la fin de leur réunion, des centaines de routiers, sans leurs camions, ont défilé dans les rues de Salonique, où plusieurs manifestations des centrales syndicales devaient avoir lieu samedi après-midi à l'occasion du discours de rentrée politique du Premier ministre Georges Papandréou, axé sur la poursuite d'austérité budgétaire.

"Nous réclamons le rejet du projet de la loi sur la libéralisation du secteur", a ajouté M. Kenanidis, en soulignant que dimanche et lundi les routiers allaient défiler à bord de leurs camions à Athènes et Salonique.

Le gouvernement socialiste de M. Papandréou s'est dit déterminé à ouvrir complètement le secteur des transports à la concurrence d'ici à trois ans. Les camionneurs jugent que la réduction prévue du nombre de licences est injuste, estimant qu'ils ont payé cher les leurs.

Cette mesure est prévue dans le plan de redressement financier de la Grèce dicté par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, en contrepartie d'un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans de ces institutions pour aider le pays à sortir de sa crise.

Une grève de plusieurs jours observée par l'Ofae en juillet, en pleine période touristique, avait fortement perturbé le pays et mis à mal le tourisme, première ressource nationale.

Samedi, malgré la douceur du climat, l'atmosphère était tendue à Salonique, où près de 4.000 policiers venus d'Athènes et d'autres régions sont venus en renforts.

Dans la matinée, la police a arrêté un individu qui avait tenté de jeter une chaussure sur le Premier ministre, venu visiter la foire de Salonique, a-t-on indiqué de source policière.
 

Samedi 11 Septembre 2010


Rentrée sociale mouvementée en Grèce pour le premier ministre

Des milliers de personnes se sont rassemblées, samedi soir 11 septembre à Salonique, pour manifester contre la rigueur au moment même où le premier ministre, Georges Papandréou, prononçait un discours sur les priorités de sa politique économique pour 2011.

Après avoir obtenu vendredi un deuxième versement par le FMI en échange d'un programme d'économie drastique pour éviter la faillite du pays, le premier ministre a prôné davantage de rigueur. 'Grâce à la lutte de tous les Grecs, à un dur effort et à des sacrifices, nous avons réussi à sauver le pays de la banqueroute, nous allons continuer de la même manière pour réussir à changer définitivement la Grèce', a-t-il lancé.

Dicté par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) en échange d'un prêt de 110 milliards sur trois ans pour éviter la banqueroute, le plan d'austérité grec qui comprend déjà des coupes salariales pour les fonctionnaires, augmentation des taxes et réforme des retraites pour tout vise principalement à réduire le déficit public, qui a explosé à 14 % du PIB en 2009.

Le chef du gouvernement, qui souhaite prolonger ces mesures de rigueur, a laissé entrevoir une réforme du système hospitalier. M. Papandréou souhaite en effet faire adopter 'un nouveau cadre pour réglementer l'approvisionnement des hôpitaux et mettre de l'ordre dans ce secteur, à l'origine du gaspillage de l'argent public et de corruption'.

'Ils veulent que le peuple paie, mais ce sont les industriels et les banquiers qui ont pris l'argent', a réagi Manolis Spathis, 24 ans, tout juste licencié en économie, venu d'Athènes pour manifestation. Les principales centrales syndicales et les partis de gauche avaient appelé les Grecs à se réunir au coeur de la deuxième ville du pays et brandissaient des banderoles portant les slogans 'La crise c'est le capitalisme qui doit la payer' ou encore 'Nationalisation des banques'

Juste avant le début du défilé, la police a interpellé pour des "raisons préventives" vingt personnes dont sept Espagnols, cinq Italiens, deux Britanniques et un Portugais, selon une source policière locale.

Dès le matin, plusieurs centaines de camionneurs du syndicat des routiers (OFAE) avaient manifesté après avoir annoncé une nouvelle grève à durée illimitée pour protester contre le projet de loi sur la libéralisation du secteur. Les routiers avaient déjà observé une grève de plusieurs jours en juillet, ce qui avait fortement perturbé le secteur du tourisme.
 


Jeudi
09 Septembre 2010

Dimitris Droutsas et Marcos Kyprianou, ministre des Affaires étrangères de Chypre
 


La Grèce appelle la Turquie à retirer ses troupes


Le ministre grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a appelé jeudi la Turquie à retirer ses troupes de la partie nord de Chypre, en gage de sa bonne foi dans les pourparlers menés dans le but de réunifier l'île divisée depuis 1974. "J'invite la Turquie à faire les gestes nécessaires et à transformer les mots en actes", a déclaré Dimitris Droustas, en visite à Chypre.

"J'appelle la Turquie à retirer ses troupes d'occupation de Chypre. Nous souhaitons envoyer un message : le problème chypriote est la première priorité de la politique étrangère grecque", a-t-il affirmé après avoir rencontré le président chypriote Demetris Christophias.

De son côté, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Grigoris Délavekouras, a réitéré jeudi après-midi que tant que "le problème de Chypre n'est pas réglé, aucun progrès ne peut être fait dans les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne".

Des pourparlers de paix ont été lancés sous l'égide de l'ONU, en 2008, en vue d'une réunification de l'île, qui soulagerait la Turquie dans ses négociations pour adhérer à l'UE bloquées par un différend sur la République turque de Chypre du Nord, uniquement reconnue par Ankara. Chypre est divisée depuis le 20 juillet 1974.

En juillet, Dimitris Droutsas avait jugé la situation de Chypre "inacceptable", 36 ans après l'invasion turque d'une partie du nord de l'île.
 








Mardi
07 Septembre 2010



 

 

 

 

 

 

 


Remaniement en Grèce: Papandréou élargit et renforce son gouvernement

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a remanié son gouvernement pour le renforcer afin d'assurer la relance économique, a annoncé dans la nuit de lundi à mardi son porte-parole, Georges Pétalotis.

Près d'un an après l'arrivée au pouvoir de la majorité socialiste, M. Papandréou a pour l'essentiel élargi son équipe, refondant et redistribuant les ministères, renforcés pour les secteurs-clés par l'arrivée de secrétaires d'Etat et ministres adjoint.

La nouvelle équipe compte ainsi 48 membres, dont 17 ministres, contre 36 pour la précédente.

Georges Papaconstantinou garde son poste-clé des Finances, chargé du redressement financier que le pays.

La Grèce croule sous les dettes et s'est engagée à mener ce redressement en échange de son sauvetage de la faillite par un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans de l'Union européenne et du Fonds monétaire international.

Alors que la Grèce se débat dans la récession, M. Papandréou a confié à son bras droit et ministre d'Etat Haris Pampoukis "la responsabilité des investissements", a indiqué M. Pétalotis.

L'ex-ministre adjoint aux Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, succède à M. Papandréou à la tête de ce portefeuille.

Comme le réclamaient les armateurs grecs, le ministère des Affaires maritimes, précédemment aboli, a été rétabli et attribué à Iannis Diamantidis.

Un autre pilier du gouvernement, Michalis Chryssohoïdis, troque son portefeuille de la Protection du citoyen, en charge de la police, pour le ministère de l'Economie et de la compétitivité.

Crédité du succès de la sécurisation des jeux Olympiques de 2004 et d'avancées contre l'extrémisme local, il devra relancer la machine économique, à la place de Louka Katseli, contestée depuis des mois à ce poste, et qui se voit confier le ministère de l'Emploi et de l'assurance sociale.

Son prédécesseur à ce poste, Andréas Loverdos, prend en charge la Santé et solidarité sociale, après avoir piloté une impopulaire réforme des retraites généralisant à 65 ans l'âge légal de départ, votée en juillet.

Yannis Ragoussis, membre de la garde rapprochée de M. Papandréou, conserve son ministère de l'Intérieur, voué à devenir "une structure centrale de direction (...) pour élaborer une planification stratégique" du travail gouvernemental, a souligné M. Pétalotis.

La seule partante est la ministre du Développement agricole, Katérina Batzeli, qui paie son refus de se présenter au prochain scrutin régional du 7 novembre.

Déclenché par le départ de trois secrétaires d'Etat désignés dimanche comme candidats aux prochain scrutin régional, ce remaniement était attendu par les analystes.

Le gouvernement doit garder le cap du redressement, alors que la cure d'austérité -d'une sévérité inédite- lancée au printemps alimente la tension sociale.

Voici la liste officielle des ministres du gouvernement grec, remanié dans la nuit de lundi à mardi par le Premier ministre socialiste, Georges Papandréou.

Premier ministre: Georges Papandréou
Vice-Premier ministre: Théodore Pangalos
Intérieur, décentralisation et société de l'information: Yannis Ragoussis
Finances: Georges Papaconstantinou
Affaires étrangères: Dimitris Droutsas
Défense nationale: Evangélos Vénizélos
Economie et compétitivité: Michalis Chryssohoïdis
Affaires maritimes et pêche: Iannis Diamantidis
Environnement, énergie et changement climatique: Tina Birbilis
Education, et cultes: Anna Diamantopoulou
Infrastructures, transports et réseaux: Dimitris Reppas
Emploi et assurance sociale: Louka Katséli
Santé et solidarité sociale: Andréas Loverdos
Développement agricole et alimentation: Costas Skandalidis
Justice, transparence et droits de l'Homme: Haris Kastanidis
Protection du citoyen: Christos Papoutsis
Culture et tourisme: Pavlos Geroulanos
Ministre d'Etat responsable des investissements: Haris Pampoukis
Secrétaire d'Etat près du Premier ministre et porte-parole du gouvernement: Georges Pétalotis
 

Mercredi 02 Septembre 2010


La Grèce bannit à nouveau le tabac des lieux publics


Une nouvelle loi bannissant le tabac des lieux publics est entrée en vigueur mercredi en Grèce, censée imposer le respect d'une interdiction datant de juillet 2009, mais restée virtuelle dans un pays qui détient le record européen de tabagisme. Sous le mot d'ordre 'Eteignons les cigarettes, gagnons la vie', le ministère de la santé doit réunir mercredi les représentants du corps médical.

La Grèce bannit à nouveau le tabac des lieux publics

Les casinos et discothèques de plus de 300 m2 auront jusqu'à juin prochain pour s'adapter. Nombre de professionnels interrogés par les médias ont menacé de ne pas s'incliner, dénonçant une mesure les vouant à la ruine alors que la crise économique a déjà réduit la fréquentation des établissements. 'Il est hors de question que je me prive du moindre client, je n'en ai jamais eu autant besoin', a lancé le secrétaire général de l'association des restaurants et bars.

Tous les corps de police seront sollicités, tandis qu'un numéro vert recueillera plaintes et dénonciations, a indiqué le ministère. Deuxième pays producteur de tabac en Europe, la Grèce compte plus de 40 % de fumeurs, avec une consommation moyenne annuelle de 2 954 cigarettes par personne, un record européen.


 

Lundi 30 Août 2010


50.000 visons dans la nature

La police a annoncé que 50.000 visons s'étaient enfuis dans la nature dans le nord de la Grèce après des effractions dans leur enclos.

Dans un communiqué, la police locale précise que les deux effractions ont eu lieu vendredi et samedi à Kastoria, le coeur de l'industrie de la fourrure en Grèce.

Les télévisions locales ont montré des images d'employés tentant de rattraper les animaux à l'aide de filet de pêche lundi.

L'Association nationale des éleveurs a prévenu que la plupart des animaux allaient mourir à cause de la chaleur. Le coût pour les fourreurs pourrait atteindre le million d'euros.

L'action n'a pas été revendiquée mais un groupe de défense des droits des animaux, auto-baptisé "Faucons des représailles", avait revendiqué une effraction similaire l'année dernière


 


Lundi
23 Août 2010


 

Fin heureuse d'une prise d'otages en Grèce

Un malfaiteur a libéré lundi quatre personnes qu'il retenait en otages et s'est rendu à la police grecque après un hold-up déjoué dans une banque du Pirée, le port d'Athènes.

"Il s'est rendu, tout va bien", a déclaré un porte-parole des forces de l'ordre.
Trois hommes avaient fait irruption vers midi (09h00 GMT) dans une succursale de la Banque nationale de Grèce. Deux d'entre eux avaient été arrêtés à leur sortie de l'établissement.

Le troisième était retourné à l'intérieur de la banque et avait pris quatre personnes en otages. Il avait tiré en l'air sans faire de blessés et a finalement décidé de se rendre après des négociations avec la police.
 


 

Jeudi 19 Août 2010
 


 


Basket - Mondial 2010 - Grèce-Serbie tourne mal
 

Le match amical entre la Grèce et la Serbie a tourné à la bagarre générale jeudi soir. A deux minutes de la fin, les deux équipes en sont venues aux mains suite à une faute. Nenad Krstic, le pivot serbe d'Oklahoma City, a été le plus en vue et a fini sa nuit en prison.

Ce n'est pas la meilleure publicité pour le basket. Les Grèce-Serbie sont toujours très chauds. Celui de jeudi l'était encore un peu plus. Dernière rencontre du tournoi Arcopolis-Eurobank à Athènes, l'opposition entre les deux équipes, qui préparent le Mondial, a terminé en pugilat. Tout a mal tourné alors que le score était à 74-73 pour les Héllènes à 2 minutes 30 de la fin. La raison ? Une faute grossière de Milos Teodosic, qui a mis le feu aux poudres quelques minutes après l'expulsion du coach serbe Dusan Ivkovic pour une deuxième faute technique.

L'action du meneur serbe, élu MVP de la saison en Euroligue, a provoqué la colère d'Antonis Fotsis, qui lui a demandé des explications. Ensuite, Nenad Krstic s'en est mêlé. Et là, tout a dérapé.  Le pivot serbe, qui signait un bon match (16 points), a attrapé Fotsis par derrière. Si tout le monde s'y est mis, l'intérieur d'Oklahoma City Thunder a été le plus actif et s'est encore illustré quelques minutes plus tard en tentant de jeter une chaise sur Sofoklis Schortanitis, le "Baby Shaq" grec. Si le match a été stoppé, la bagarre aurait ensuite continué dans les vestiaires.

Nenad Krstic a été arrêté par la police et a passé la nuit en garde à vue avant d'être relâché vendredi matin. La FIBA ne devrait pas en rester là non plus. Krstic devrait être suspendu plusieurs matches pour le Mondial 2010 où les Serbes défieront l'Angola, l'Argentine, l'Australie, l'Allemagne et la Jordanie au premier tour. Ensuite, ils pourraient retrouver…les Grecs, qui sont dans le groupe C, en huitièmes de finale
 


Lundi
16 Août 2010



 


Décès en prison de Dimitrios Ioannidis, un des membres de la dictature des colonels


Dimitrios Ioannidis, un des membres de la junte militaire qui dirigea la Grèce de 1967 à 1974 et qui fut également à l'origine de la chute de ce régime, est mort en prison à l'âge de 87 ans, a annoncé le ministère de la justice.

Ioannidis, qui purgeait une peine de prison à vie pour son rôle dans la dictature des colonels, est décédé lundi dans un hôpital d'Athènes, où il avait été transféré la veille pour des problèmes respiratoires.

Chef de la sanguinaire police militaire grecque (ESA) pendant la majeure partie de la dictature des colonels, il fut l'artisan du coup d'Etat mené par les "durs" de l'armée en novembre 1973, renversant le chef de la junte George Papadopoulos qui tentait d'introduire progressivement des réformes démocratiques.

Le régime militaire s'effondra huit mois plus tard, dans le chaos politique qui suivit l'invasion turque de Chypre en 1974, en représailles à une tentative de putsch des partisans du rattachement de l'île à la Grèce, soutenu par Ioannidis.

 

Lundi 16 Août 2010
 


Netanyahu en Grèce pour trouver d'autres alliés en Méditerranée


Il s'agit de la première visite d'un dirigeant israélien de ce niveau en Grèce, un pays traditionnellement proche du monde arabe et qui a été l'un des tout derniers pays européens à établir des relations diplomatiques avec l'Etat juif, en 1990.

Mais le gouvernement du socialiste George Papandreou a ces derniers temps exprimé publiquement le souhait d'un rapprochement avec Israël, au moment même où la Turquie, qui avait forgé des liens étroits avec le gouvernement israélien, devenait de plus en plus en critique à son encontre.

Les relations entre Israël et la Turquie, qui s'étaient traduites par une coopération militaire et un rôle de médiateur d'Ankara au Proche-Orient, ont commencé à se détériorer lorsque les autorités turques ont condamné en décembre 2008 l'offensive de Tsahal à Gaza.

L'arraisonnage meurtrier par l'armée israélienne de la flottille pro-palestinienne se rendant vers Gaza il y a deux mois, au cours duquel neuf Turcs ont été tués, a achevé de mettre un terme à la lune de miel entre les deux pays.

Par contraste, la Grèce et Israël ont vu leur dialogue s'approfondir. "Il existe une chaleur inédite dans les relations israélo-grecques", note un haut responsable israélien qui accompagne Netanyahu à Athènes.

Les entretiens entre Le Premier ministre israélien et son homologue grec devraient porter sur un renforcement des liens commerciaux et militaires, dit-on tant à Athènes qu'à Jérusalem.

En se rapprochant de la Grèce, Israël risque d'attiser un peu plus le ressentiment de la Turquie à son égard. Les relations entre Athènes et Ankara, rivaux de longue date, demeurent difficiles, même si une amélioration a été constatée ces dernières années.

La Grèce a déjà tiré un premier bénéfice de cette évolution: les dizaines de milliers d'Israéliens qui choisissaient ces dernières années les rivages turcs pour les vacances se sont tournés en masse vers les îles grecques cet été

 


Vendredi 13
Août 2010


La Grece remporte Miss Teen World 2010
 

Anastasia Sidiropoulou d' Athènes, a battu les 23 autres concurrentes pour l'élection de Miss Teen World 2010 qui s'est tenu du 9 au 14 Aout 2010
à l'hotel Hilton à Houston au Texas.

 

Jeudi 12 Août 2010

 


L'économie grecque continue de souffrir, le chômage à 12%


Le produit intérieur brut (PIB) de la Grèce s'est contracté de 1,5% au deuxième trimestre par rapport aux trois premiers mois de l'année, une baisse plus marquée qu'attendu, et le taux de chômage est monté à 12%, signes d'une économie qui souffre des mesures d'austérité engagées pour sortir le pays de sa crise budgétaire.

En rythme annuel, la baisse de l'activité économique a atteint 3,5% sur avril-juin, contre -2,3% au premier trimestre montrent également les statistiques officielles publiées jeudi.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une baisse de 1,0% du PIB d'un trimestre sur l'autre et de 3,3% en rythme annuel.

"Les plus fortes retombées des mesures budgétaires drastiques sur la consommation des ménages sont encore à venir", prévient Giada Giani, économiste chez Citigroup.

"Nous anticipons une contraction de l'économie pour le reste de l'année, avec en moyenne une baisse d'environ 3,5% du PIB en 2010."

Jusqu'ici, la Grèce a affiché une forte volonté politique pour mettre en place des réformes structurelles. Le gouvernement est en passe d'atteindre ses objectifs de réduction du déficit à 8,1% du PIB contre 13,6% l'année dernière, s'efforçant ainsi de convaincre les marchés que les dépenses seraient désormais maîtrisées.

Au premier semestre, le plan de rigueur a permis de réduire le déficit budgétaire de 45%, un effort salué par les pays de la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) qui ont accordé à la Grèce une aide de 110 milliards d'euros en mai, afin d'éviter une propagation de cette crise budgétaire à d'autres pays de la zone euro.

Mais l'économie grecque demeure toutefois très fragile, et souffrirait particulièrement si la contraction venait à dépasser les 4% prévu cette année par le gouvernement.

"La baisse de l'investissement et la forte réduction des dépenses publiques ont contribué à la chute du PIB", déclare l'institut national des statistiques (Elstat) dans un communiqué.

Signe d'une économie fragile, Elstat a parallèlement annoncé que le taux de chômage avait atteint 12% en mai en Grèce, contre 8,5% un an plus tôt, ce qui marque la plus forte hausse jamais enregistrée sur un an. L'UE et le FMI prévoient en outre que le marché de l'emploi devrait continuer à se détériorer et le taux de chômage pourrait atteindre 15% dans les deux prochaines années.

En avril, le taux de chômage était de 11,9%, à comparer à une moyenne de 10% dans la zone euro.

"Les chiffres de l'emploi en mai, qui montrent une forte hausse du chômage, signifient que le second semestre de l'année sera encore très difficile pour l'économie grecque et en particulier pour les ménages", explique Diego Iscaro, économiste chez IHS Global insight.

Selon la dernière étude de la confédération des ventes au détail ESEE, environ un cinquième des petits magasins du centre d'Athènes ont baissé le rideau à cause de la crise.

Seules les exportations nettes, en amélioration grâce à un euro plus faible et à la reprise de l'économie mondiale, offrent des perspectives plus positives.

L'économie grecque représente environ 240 milliards d'euros, soit 2,5% du PIB global de la zone euro.

Les inquiétudes suscitées par l'impact du plan de rigueur sur l'économie grecque encouragent toujours le maintien de prix de financement extrêmement élevés pour la Grèce, la différence de rendement exigé par les investisseurs entre les obligations grecques à 10 ans et les Bunds allemands s'établissant à environ 8 points de pourcentage.

Les CDS grecs ont augmenté de 32 points de base (pdb) à 795 pdb jeudi, après publication du PIB.

Cela signifie que le coût de l'assurance à l'exposition des 10 milliards d'euros d'obligations grecques s'élève désormais à 795.000 d'euros par an.

 

Vendredi 31 Juillet 2010


La grève des chauffeurs-routiers se fait sentir dans le pays qui souffre d'une pénurie de carburant

Les autorités grecques se demenaient samedi 31 juillet pour faire approvisionner les stations-service en carburant après avoir échoué à faire céder les chauffeurs routiers au 6e jour d'une grève qui affecte des dizaines de milliers de Grecs et touristes étrangers en pleine saison estivale.

Des camions de l'armée et de compagnies pétrolières ont été affectés pour acheminer du carburant en remplacement des plus de 30 000 chauffeurs ayant refusé l'ordre de réquisition du gouvernement sous peine de poursuite.

Ces camions de l'armée ont notamment été chargés d'approvisionner les aéroports, les usines électriques, les hôpitaux, a annoncé le gouvernement.

Les camionneurs, qui bloquent toutes les livraisons de carburant depuis lundi, ont décidé vendredi de poursuivre leur mouvement pour protester contre le projet du gouvernement de libéraliser leur secteur et de réduire les coûts du fret.

Cette mesure est prévue dans le plan de redressement des finances de la Grèce dicté par l'UE et le FMI afin de faire face à une crise financière sans précédent.

Si la situation s'améliore quelque peu dans les grandes villes comme Athènes et Salonique, les pénuries persistent dans les îles très touristiques et d'autres destinations du nord de la Grèce où des milliers de touristes sont bloqués, ont indiqué des responsables.  

"Si les camions arrivent à charger aux raffineries pendant le week-end une partie de l'offre de carburant devrait être restaurée lundi," a déclaré le président des propriétaires de stations-service, Michalis Kiousis.  

Des voitures de police ont été chargées d'escorter les camions jusqu'aux raffineries afin d'empêcher les grévistes de s'interposer, a rapporté la chaîne publique de télévision Net.  

Cinq personnes avaient été blessées dont un policier jeudi lors d'un affontement ayant opposé des chauffeurs grévistes et des policiers anti-émeutes à l'extérieur d'une raffinerie près de Salonique (nord).  

"Les stations-service sont à sec", a indiqué un responsable des syndicats des distributeurs, Dimitris Makryvelios.  

Cette pénurie de carburant affecte des dizaines de milliers de Grecs et de touristes étrangers, selon des associations de tourisme régional.  

"La période jusqu'au 15 août, c'est le pic de la saison touristique et toute une semaine a déjà été perdue", a souligné le patron de l'association du commerce grec, Vassilis Korkidis, alors que des dizaines de milliers d'étrangers sont bloqués en pleine saison estivale et que les annulations de réservations se multiplient.  

Le manque de carburant touche aussi des milliers de Grecs et de commerces notamment ceux employés dans les conserveries de pèche, que la Grèce exporte, et de multiples établissements ont été contraints de fermer, selon l'association de cette industrie.  

"La récolte et le processus de mise en conserve des pèches ne dure que quelque jours, c'est le pic de la saison. C'est pour nous un désastre", a expliqué Costas Apostolou, président de l'association.  

Les autorités, qui avaient décidé mercredi de réquisitionner les transporteurs routiers en grève, ont indiqué que les contrevenants pourraient être poursuivis et se voir privés de licences.  

La grève inquiète fortement les agences de voyage. "Les problèmes d'approvisionnement continuent et s'aggravent surtout dans les îles, la situation est loin de revenir à la normale malgré la décision gouvernementale de réquisitionner les camionneurs", a indiqué Georges Télonis, président de l'Union grecque des opérateurs de tourisme.  

Les sociétés de location de voiture disent être "paralysées" par ce mouvement. "Des centaines de touristes ont abandonné leur location de voiture car ils n'avaient plus la possibilité de faire le plein", selon un communiqué de la profession.  

 

Lundi 19 Juillet 2010
Le premier Ministre grec George Papandreou avec le président chypriote Demetris Christofias


Chypre: la Grèce juge la situation "inacceptable", 36 ans après l'invasion turque

 

La situation à Chypre est "inacceptable", 36 ans après l'invasion turque d'une partie de l'île, et "il faut mettre fin" à sa division, a déclaré lundi le ministre grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas.

"36 ans après l'invasion turque, beaucoup trop de temps s'est écoulé, la situation actuelle à Chypre est inacceptable, il faut que cela se termine et que toutes les troupes turques d'occupation quittent l'île", a dit M. Droutsas, au cours d'un point de presse commun avec son homologue chypriote Markos Kyprianou, en visite officielle à Athènes.

Chypre est divisée depuis le 20 juillet 1974, lorsque la Turquie a envahi le nord de l'île à la suite d'un coup d'Etat fomenté par des nationalistes chypriotes-grecs soutenus par la junte des colonels alors au pouvoir à Athènes et visant à rattacher le pays à la Grèce.

Se référant à la proposition d'Ankara, qui avait appelé en juin les dirigeants chypriote-grec et chypriote-turc, à trouver un accord sur la question de la division de l'île d'ici à la fin de l'année, dans le cadre des négociations sous l'égide de l'ONU, M. Droutsas a dit que "les échéances contraignantes n'avaient pas de place" dans ces discussions.

"La Grèce soutient de manière active les efforts du président chypriote Demetris Christofias dans le cadre des résolutions des Nations unies et des principes européens", a-t-il souligné.

De son côté, M. Kyprianou a accusé Ankara de "jouer sur la communication et la ruse" et répété que Nicosie soutient le processus d'adhésion d'Ankara à l'UE, mais à condition que "la Turquie respecte ses engagements"".

Dervis Eroglu, élu en avril à la présidence de la République turque de Chypre nord (RTCN, uniquement reconnue par Ankara), s'est dit favorable à une réunification de l'île sur la base d'une fédération bizonale et bicommunautaire, mais n'accepte pas le principe d'une seule souveraineté, comme le veulent Athènes et la République de Chypre, reconnue internationalement.

 


Lundi
19 Juillet 2010


Sokratis Giolias
 

Un journaliste grec abattu de dix balles à Athènes

Trois inconnus ont abattu à bout portant un journaliste grec lundi 19 juillet devant son domicile à Athènes, le premier crime du genre depuis plus de vingt ans en Grèce, rapporte la police.

Sokratis Giolias, 37 ans, était directeur de l'information à la radio Thema 98.9 et écrivait sur le blog d'information politique et sociale Troktiko, très populaire, qui a révélé de nombreux scandales. Il est mort devant chez lui, abattu de dix ou quinze balles, selon les sources.

L'ensemble des partis politiques grecs et les syndicats de la profession ont vivement condamné l'assassinat. "Quelqu'un voulait faire taire un très bon journaliste d'investigation qui a dérangé beaucoup de gens avec ses papiers", a dit à son égard le président du syndicat des journalistes d'Athènes, Panos Sabolos. La police a aussitôt assigné plusieurs agents à la protection de plusieurs patrons de presse.

Selon la police, des douilles retrouvées sur place sembleraient incriminer le groupe terroriste grec Secte de révolutionnaires, né après les importantes émeutes de décembre 2008 en Grèce, provoquées par la mort d'un jeune manifestant, abattu par la police.  Ce groupuscule a juré de mener des attaques contre la police et les médias, qu'il accuse d'aider les milieux d'affaires corrompus et de tromper l'opinion publique. Le groupe a attaqué une chaîne de télévision à Athènes en février 2009.

"La démocratie et la liberté d'expression ne peuvent pas être bâillonnées, terrorisées ou intimidées, a dit un porte-parole du gouvernement grec. Nous condamnons sans réserve ce meurtre lâche et de sang-froid." C'est le premier assassinat d'un journaliste en Grèce depuis le milieu des années 80, quand le groupe terroriste 17-Novembre avait tué un reporter conservateur.

 

 

Dimanche 18 Juillet 2010


Le violent incendie au nord-est d'Athènes circonscrit

Le violent incendie de forêt qui a éclaté samedi au nord-est d'Athènes et qui a brûlé plus de 800 hectares de forêt et de maquis a été circonscrit dimanche matin, a-t-on appris auprès des sapeurs pompiers.

Le feu a brûlé toute la nuit dans des régions difficiles d'accès près de Varnava et de Microhori approchant des habitations protégées par les pompiers et les habitants.

Dans la matinée, quatre avions et trois hélicoptères ont entrepris de circonscrire l'incendie. "Il n'y avait plus de fronts actifs en fin de matinée et les pompiers s'attachaient à éteindre de petits foyers", a précisé le service des sapeurs pompiers.

Sur le terrain, 328 pompiers et 61 véhicules, épaulés par 122 soldats et une quarantaine de camions-citernes, ont participé à la lutte contre le sinistre.

Les pompiers ont ouvert une enquête pour déterminer l'origine de l'incendie. Ils examinent notamment une station électrique qui aurait pu jouer un rôle dans le départ du feu.

Le procureur du parquet d'Athènes, Eléni Raikou, a par ailleurs ouvert une enquête préliminaire pour déterminer d'éventuelles négligences ou intentions volontaires responsables de l'incendie, a-t-on appris de source judiciaire.

Le service des sapeurs-pompiers restait dimanche en état d'alerte générale en Attique (la région d'Athènes) et sur l'île d'Eubée, placés en alerte orange par la protection civile.
 

Samedi 17 Juillet 2010


Des incendies de forêt progressent près d'Athènes

Des incendies de forêt se sont déclarés samedi près d'Athènes, menaçant des maisons et entraînant l'évacuation d'un monastère et d'une colonie de vacances.

Deux foyers au moins se développaient au nord et au sud-est de la capitale grecque, ont rapporté les pompiers.

Ces premiers feux importants enregistrés cet été près d'Athènes se sont attaqués à une région boisée laissée intacte par le violent incendie de l'an dernier qui avait détruit des dizaines de maison.

"Le feu s'est propagé à des zones habitées mais il semble qu'aucun lotissement important ne soit menacé et on ne signale aucune victime", a déclaré à la chaîne de télévision Skai le numéro deux des pompiers, Apostolos Gerokostas.

Les autorités locales ont ordonné l'évacuation d'un monastère de religieuses près de Marathon et d'une colonie de vacances à Lavrio. Plusieurs habitants ont fui leur domicile pour échapper à la fumée tandis que d'autres restent chez eux pour protéger leurs biens en les aspergeant d'eau et en étouffant les flammes à l'aide de branches, a indiqué la police.

Une centaine de pompiers, 27 camions, huit avions et quatre hélicoptères ont été mobilisés pour combattre les flammes attisées par des vents violents.

Les feux de forêt, souvent allumés volontairement afin de défricher des terres, sont fréquents en Grèce. Un urbanisme anarchique et des décharges illégales d'ordures contribuent aussi au déclenchement d'incendies et à leur propagation.

 

Vendredi 16 Juillet 2010


La
Grèce fait des progrès mais des risques demeurent, dit le FMI

La Grèce fait des progrès dans la remise en ordre de ses finances publiques même si des risques demeurent, estime le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport d'étape publié vendredi.

Dans ce rapport basé sur la visite effectuée par une délégation mi-juin à Athènes, le FMI note que la mise en œuvre du budget est en bonne voie mais il identifie un certain nombre de difficultés.

"Les performances dans les secteurs de la santé, de la sécurité sociale, des collectivités locales et dans les entreprises publiques pourraient se détériorer, ce qui pose des risques", explique l'organisation internationale dans le rapport.

Le FMI et l'Union européenne ont débloqué 110 milliards d'euros de prêts d'urgence pour la Grèce qui s'est engagée en retour à mettre en œuvre un plan d'austérité afin d'enrayer la hausse de son déficit budgétaire.

Dans un rapport publié la semaine dernière, la Commission européenne a jugé que ce plan était largement sur les rails.

Le gouvernement socialiste a mis en œuvre une série de réformes, dont une hausse des taxes et le relèvement de l'âge de départ à la retraite, en dépit des grèves et des manifestations.

Au début du mois, Athènes a annoncé que le déficit du gouvernement central, qui n'inclut pas la Sécurité sociale et les collectivités locales, avait diminué de 46% en rythme annuel sur les six premiers mois de l'année, ce qui est de bon augure pour son objectif de réduction du déficit à 8,1% du produit intérieur brut contre 13,6% l'an dernier.

Le FMI a reconnu que les marchés n'étaient toujours pas convaincus que la Grèce pourrait éviter une restructuration de sa dette en dépit des réformes engagées et estimé que l'écart de rendement entre les obligations grecques et allemandes était trop grand.

"Les spéculations sur le fait qu'une restructuration de la dette grecque pourrait seulement avoir été différée, plutôt que définitivement écartée, pèsent clairement sur le sentiment", souligne le FMI.

Afin de rétablir la confiance du marché, les autorités grecques envisagent d'organiser un "roadshow" après le mois d'août et de mettre sur le marché des bons du Trésor en octobre, indique le rapport.

Le FMI précise que les banques grecques, qui dépendent de la Banque centrale européenne pour leur refinancement, font face à des conditions difficiles en termes de liquidités, ajoutant que leur solvabilité connait une "certaine érosion".

La contraction de 2,5% de l'économie en rythme annuel au premier trimestre est conforme aux projections même si le ralentissement va probablement s'accentuer au fil de l'année, précise l'institution internationale.

Le FMI, l'UE et le gouvernement grec prévoient une contraction de 4,0% de l'activité économique cette année, ce qui constituerait la plus forte récession dans le pays en près de 40 ans.

Le FMI juge par ailleurs l'inflation trop élevée et appelle le gouvernement à libéraliser de manière urgente les marchés de services et de produits afin de contribuer à faire baisser les prix.

Les augmentations de taxe ont fait grimper l'inflation à un plus de haut de 13 ans à 5,4% en mai, soit bien au-dessus de la prévision du FMI d'une inflation annuelle sous les 2,0% cette année. Le FMI va réviser ses prévisions d'inflation pour la Grèce après avoir bouclé l'évaluation du pays en août.

 


Jeudi 15 Juillet
2010


 

Des avions cloués au sol en Grèce en raison d'une grève

Les avions étaient cloués au sol jeudi en Grèce et seul un service minimum était assuré dans les hôpitaux dans le cadre d'une journée d'action de la fonction publique contre la réforme du code du travail.

Les contrôleurs aériens ont cessé le travail à 08h00 GMT pour une durée de quatre heures. Soixante-cinq vols ont été annulés et 131 autres déroutés, selon une porte-parole de l'aéroport international d'Athènes.

Le syndicat des fonctionnaires, Adedy, a appelé ses 500.000 adhérents à défiler jusqu'au Parlement qui doit se prononcer le même jour sur l'extension de la réforme des retraites au régime des fonctionnaires.

"Nous manifestons pour protester contre la réforme des retraites et du code du travail, qui fait peser sur les épaules des salariés et des retraités les effets de la crise", a déclaré à Reuters Syros Papaspyros, secrétaire général de l'Adedy. "Notre action syndicale va continuer", a-t-il prévenu.

Malgré une série de manifestations et de débrayages, le parlement grec a adopté la semaine dernière la réforme des retraites qui prévoit une réduction du montant des pensions et le report de l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans d'ici décembre 2013.

 

Jeudi 08 Juillet 2010




G
rève contre la réforme des retraites, transports paralysés
 
ATHENES (AFP) - Une nouvelle grève générale paralysait jeudi en Grèce les transports maritimes, ferroviaires et aéroportuaires tandis que les Grecs battaient le pavé pour protester contre la loi sur la réforme des retraites et l'austérité, adoptée mercredi soir par le Parlement.

Une manifestation, organisée par les deux grandes centrales syndicales grecques qui ont appelé à la grève, - la GSEE pour le secteur privé et l'Adedy pour les fonctionnaires - réunissait dans la matinée quelques milliers de personnes dans le centre de la capitale.

Les manifestants étaient réunis sous des banderoles appelant à trouver "D'autres solutions", affirmant que "Le gouvernement doit partir", l'accusant de "Voler notre vie" et invitant les Grecs au "Soulèvement!".

"Nous rejetons la réforme des retraites, qui annule les principes de base du droit (social), nous protestons contre cette réforme injuste et antisociale", a indiqué le président de la GSEE, Yannis Panagopoulos.

Quelques milliers d'autres manifestants avaient répondu dans un autre quartier à l'appel du Pame, le front syndical du parti communiste (KKE) et leurs banderoles affirmaient que "La ploutocratie doit payer pour la crise".

Les deux cortèges se dirigeaient vers le Parlement, à quelques centaines de mètres.

Plus de 80 vols intérieurs et internationaux ont été annulés tandis que 110 étaient reportés en raison d'un arrêt de travail de quatre heures des contrôleurs aériens et de la grève de 24 heures observée par les employés de l'aviation civile.

Tous les navires sont restés à quai et les touristes devant voyager vers les îles ont été prévenus par les compagnies maritimes que les itinéraires de jeudi seront reportés à vendredi.

Annoncée depuis la semaine dernière à l'occasion de l'adoption par le Parlement d'une vaste réforme généralisant l'âge du départ à la retraite à 65 ans, cette sixième grève générale depuis février, date des premieres mesures d'austérité, a également bloqué le trafic ferroviaire.

Les transports urbains de la capitale, métro, bus, tramways et trolleys, étaient également paralysés.

La grève affectait l'administration, les hôpitaux et les entreprises publiques, ainsi que les médias, privant le pays de toute information pendant 24H, le syndicat des journalistes s'étant rallié au mot d'ordre.

Outre le recul de l'âge du départ à la retraite de 60 ans à 65 ans, le texte, adopté mercredi soir au Parlement par la majorité socialiste et deux indépendants, prévoit aussi des coupes de 7% en moyenne dans les pensions et 40 ans de cotisations contre 37 actuellement.

Les députés des partis de l'opposition ont voté contre. Le texte du projet sera débattu jeudi article par article avant un deuxième vote jeudi soir.

Les employés du Parlement ont décidé de participer à la grève générale mais le président du Parlement, Philippos Pétsalnikos, s'est dit mercredi confiant dans la poursuite du débat parlementaire malgré cette mobilisation.

Un second projet de loi prévoyant le même âge de départ à la retraite pour les fonctionnaires doit être voté la semaine prochaine par le Parlement, a annoncé mercredi le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

Le gouvernement socialiste s'est engagé à ces mesures auprès de la zone euro et du Fonds monétaire international, en contrepartie du sauvetage financier du pays via des prêts de 110 milliards d'euros sur trois ans.

 

Mardi 29 Juin 2010






 


Des milliers de manifestants, transports perturbés

Des milliers de manifestants défilaient mardi dans les principales villes grecques, à l'occasion d'une nouvelle grève générale qui perturbaient transports et services publics, pour protester contre la réforme des retraites, mesure phare du programme d'austérité du gouvernement socialiste.

Sous des banderoles appelant au "Retrait de la réforme des retraites" et à la "Résistance" quand "L'injustice devient la loi", quelques milliers de personnes manifestaient en fin de matinée dans le centre d'Athènes, à l'appel du Pame, le front syndical du parti communiste (KKE), pour dénoncer la cure d'austérité imposée pour redresser les finances du pays.

Un autre défilé, à l'appel des deux grandes centrales syndicales grecques, la GSEE pour le secteur privé et l'Adedy pour les fonctionnaires, rassemblait également quelque milliers de manifestants, dans un autre quartier du centre de la capitale.

La grève, à l'appel des deux grandes centrales syndicales ainsi que du Front syndical communiste Pame, vise à protester contre le projet de réforme des retraites qui remet en cause des acquis sociaux.

Cette cinquième grève générale depuis février affectait le trafic aérien, avec l'annulation d'une cinquantaine de vols intérieurs à destination des îles grecques. Toutes les liaisons internationales étaient cependant maintenues, les contrôleurs aériens ne s'étant pas joints à l'action afin de protéger le tourisme.

Le trafic ferroviaire était également perturbé, mais les ferries fonctionnaient normalement au Pirée, près d'Athènes où environ un millier de garde-côtes et policiers étaient déployés pour empêcher une éventuelle action de blocage de quelque 500 syndicalistes communistes rassemblés près du port depuis tôt dans la matinée.

Des piquets de grève mis en place mercredi dernier au Pirée par des militants communistes avaient bloqué des milliers de passagers grecs et étrangers.

Tous les navires à destination de la mer Egée ont pu prendre la mer et le calme règne sur le port", a indiqué mardi à l'AFP une porte-parole des garde-côtes. Elle a précisé que les syndicalistes avaient empêché le départ de quelques petits bateaux faisant la navette avec des îles à proximité immédiate d'Athènes.

Les transports urbains de la capitale et de Salonique, deuxième ville du pays, devaient être touchés par des arrêts de travail intermittents, mais métros et bus fonctionnaient à Athènes.

La grève affecte aussi l'administration, les hôpitaux et les entreprises publiques, et prive le pays de toute information pendant 24 heures, le syndicat des journalistes s'étant rallié au mot d'ordre.

La Confédération des commerçants et artisans s'y est aussi associée mais tous les commerces étaient ouverts à Athènes.

Les avocats poursuivaient pour leur part jusqu'au 7 juillet une grève qui paralyse la justice.

Le texte sur la réforme du système de retraites qui doit être soumis au Parlement le 8 juillet, impose 40 annuités contre 37 auparavant pour quitter la vie active, prévoit des coupes (7% en moyenne) dans les pensions, bannit les départs anticipés et généralise à 65 ans l'âge légal de départ à la retraite.

Le gouvernement socialiste s'est engagé à mettre en oeuvre ces mesures auprès de l'eurozone et du Fonds monétaire international, en contrepartie du sauvetage financier de la Grèce via des prêts de 110 milliards d'euros sur trois ans.

 

Jeudi 24 Juin 2010


Le chef de la sécurité du ministère de l'intérieur tué dans un attentat

L'explosion d'un colis piégé dans les bureaux du ministre grec de la protection du citoyen, à Athènes, a coûté la vie, jeudi 24 juin, au chef de la sécurité du ministre, responsable de la police grecque, dont le siège est situé dans le même bâtiment.

Dans un communiqué, le premier ministre, Georges Papandréou, a dénoncé une 'attaque terroriste' : 'Alors que notre pays et notre peuple livrent une bataille quotidienne pour sortir de la crise, de lâches assassins veulent nuire à notre démocratie, à la société grecque (...). Ils auront la réponse qu'ils méritent non seulement de l'Etat, mais de l'ensemble de la société'.

La victime a été identifiée comme étant Georges Vassilakis, 52 ans, dans le bureau duquel s'est produite l'explosion. Le bureau du ministre, Michalis Chryssohoïdis, est situé à quelques mètres seulement. Présent au ministère au moment de l'explosion, il est sain et sauf, selon la police.

C'est la première fois dans les annales grecques qu'un attentat vise le coeur de l'appareil sécuritaire du pays, dans un bâtiment dont l'entrée est en principe soumise à toute une série de contrôles policiers. L'explosion a eu lieu au 7e étage de l'imposant bâtiment abritant sur une grande avenue périphérique d'Athènes le siège du ministère et de la police, qui a été rapidement évacué.

Des attentats revendiqués par des groupes extrémistes ont en revanche visé par le passé deux homologues de M. Chryssohoïdis, sans leur coûter la vie. Le dernier, un attentat avorté à la bombe, avait visé en mai 2006 la voiture d'un prédécesseur conservateur du ministre, qui n'avait pas été blessé. L'action avait été revendiquée par le groupe Lutte révolutionnaire, dont six membres présumés, parmi lesquels le chef supposé, ont été arrêtés en avril.


 

Mercredi 23 Juin 2010


Des
milliers de vacanciers bloqués au Pirée pour cause de grève

Des milliers des vacanciers, grecs et étrangers, restaient mercredi cloués au port du Pirée proche d'Athènes, après une mobilisation des dockers communistes, protestant contre le plan d'austérité du gouvernement pour faire face à la grave crise financière.

Sur les 21 liaisons prévues vers les îles des Cyclades en mer Egée, au moins huit étaient annulées après un blocus des ferries par des dizaines des militants du Front de lutte des travailleurs (Pame), émanation du parti communiste grec (KKE - ultra-orthodoxe), selon le bureau de presse du ministère de la Marine marchande.

La justice a décrété mardi soir cette grève "illégale et abusive", mais les militants du Pame, coutumier de ce genre d'opérations coup de poing, se sont massés sur le port très tôt mercredi matin, empêchant d'abord les passagers d'un bateau arrivant de Crète (sud) de débarquer.

Ils ont ensuite établi des piquets de grève devant certains ferries en partance pour les îles Cyclades, l'une des principales destinations touristiques du pays.

Des forces de la police portuaire ont été dépêchées sur les lieux, alors qu'une foule importante était bloquée sur les quais, certains passagers invectivant les manifestants.

"Honte, honte, avec tout ce que vous faites, les choses vont empirer", criaient certains vacanciers grecs, selon une photographe de l'AFP.

Des touristes étrangers étaient également présents dans la foule, ce qui a provoqué une vive réaction de l'Union grecque des opérateurs de tourisme (HATTA).

"Encore une fois, la mobilisation des marins porte un coup au tourisme et constitue une attaque pour le secteur", a indiqué à l'AFP Georges Telonis, vice-président de l'Hatta.

La Fédération des marins (PNO) avait observé plus d'une dizaine de grèves ces derniers mois pour protester contre les mesures de rigueur du gouvernement pour faire face à la crise.

 

Mardi 22 Juin 2010


Défaite de la
Grèce contre l'Argentine (2-0)


la Grèce, fidèle à sa réputation, a mis ses ambitions offensives de côté et concédé une défaite logique face une Argentine remaniée (2-0). Les exploits de Tzorvas dans le but grec et la volonté de Samaras en attaque n'ont logiquement pas été suffisants pour faire vaciller la formation de Diego Maradona.

Auréolé de sa première victoire lors d'un Mondial, face au Nigeria (2-1), le champion d'Europe 2004 n'a jamais manifesté cet esprit de conquête capital pour espérer franchir le premier tour. Pourtant, il y avait peut-être des choses à tenter face à cette Albiceleste bis, mais quand même compétitive avec son duo Milito-Agüero en attaque soutenu par Messi, promu capitaine, et un très bon Veron. Au bout du compte, Samaras a eu la seule occasion grecque de la rencontre, mais sa frappe n'a pas trouvé le cadre. Au contraire, l'Argentine a eu une bonne dizaine d'opportunités. Et Tzorvas, impérial face à Agüero (18e), Veron (19e), Maxi Rodriguez (45e), Messi (45e, 69e) ou Bolatti (70e), sauvé par un défenseur sur une nouvelle tentative d'Agüero (33e) ou par son poteau sur un exploit de Messi (86e), n'a pu que s'incliner sur une reprise en deux temps de Demichelis à la suite d'un corner (1-0, 79e), puis sur un tir de Palermo après avoir repoussé un missile de Messi (2-0, 89e). Un quatrième but sur coup de pied arrêté depuis le début de la Coupe du monde qui confirme l'adresse des Argentins dans cet exercice. Avec un carton plein lors de ce premier tour, la formation de Diego Maradona peut préparer sereinement son huitième de finale face au Mexique

Jeudi 16 Juin 2010


La Grèce se relance en battant le Nigeria

La Grèce s'est imposée 2-1 face au Nigeria, jeudi à Bloemfontein, grâce à des buts de Salpingidis et de Torosidis. Réduits à dix en fin de première période, les Nigérians sont quasiment éliminés avec une deuxième défaite en deux rencontres, après un premier revers contre l'Argentine (1-0). Dans le groupe B, les Grecs joueront leur qualification lors du dernier match face aux Argentins.

Alors que la Grèce s'acheminait tranquillement vers une défaite de plus en Coupe du monde après l'ouverture du score de Kalu Uche sur coup franc (16e), le Nigérian Kaita a réussi l'exploit de relancer cette frileuse équipe, dominée largement jusqu'alors. A la suite d'un accrochage avec Torosidis, le milieu de terrain nigérian donnait un coup de pied sur la cuisse du latéral grec, un geste lèger mais complétement gratuit, suffisant aux yeux de l'arbitre pour entraîner son expulsion directe (32e). Suffisant également pour modifier enfin la tactique prudente du sélectionneur grec Otto Rehhagel, qui décidait de remplacer un milieu défensif, Papastathopoulos, par un offensif, Samaras (37e).

Boostés par cette supériorité numérique, les joueurs grecs infligeaient dès lors au Nigeria une intense domination lors des quinze dernières minutes de la première période. Enyeama sauvait tout d'abord son équipe grâce à une belle parade sur Salpingidis (38e), avant qu'Haruna ne repousse sur sa ligne une reprise de Samaras (40e). La troisième occasion de la Grèce fut la bonne : le coéquipier de Djibril Cissé au Panathinaïkos, Salpingidis, reprenait d'une frappe puissante un ballon à l'entrée de la surface. Son tir était contré par le malheureux Haruna pour offrir l'égalisation aux Grecs et par la même occasion le premier but de l'histoire du Mondial de son pays (43e).

La seconde mi-temps reprenait sur un rythme échevelé. Les occasions de marquer se succédaient de part et d'autre. A la 58e, sur une mauvaise relance de la tête de Yobo, Gekas se heurtait à l'excellent gardien Enyeama. Sur le contre, le Nigeria se retrouvait en situation de 3 contre 1. Obasi décalait Yakubu qui butait sur le gardien grec, Tzorvas. Le ballon revenait sur Obasi, qui manquait le cadre de façon incompréhensible (58e). Dès lors, la supériorité numérique des Grecs allait jouer pleinement son rôle. Et Enyeama repoussait d'abord l'échéance d'une envolée sublime sur une tête de Samaras (67e) avant de craquer sur un tir lointain de Tziolis. Le gardien nigérian voyait le ballon lui échapper, Torosidis n'avait plus qu'à profiter de l'offrande pour le premier succès de la Grèce en Coupe du monde (70e).

 

Mardi 15 Juin 2010

Pékin vient au secours de la Grèce endettée

Moins de vingt-quatre heures après que l'agence de notation Moody's a de nouveau baissé la note de la Grèce, le gouvernement a reçu du soutien, le 15 juin, quand le vice-Premier ministre chinois a signé avec lui 14 accords d'investissement", écrit le quotidien athénien. Zhang Dejiang est en visite jusqu'au 17 juin en Grèce, accompagné d'entrepreneurs chinois. Alors qu'Athènes, très endetté, a dû adopter un budget d'austérité, Pékin prévoit d'investir plusieurs centaines de millions d'euros, notamment dans le secteur portuaire
 

 

Lundi 14 Juin 2010

 

 

 

 

 

 


La Grèce juge infondée la dégradation de sa note par Moody's

Le ministère grec des Finances a jugé lundi sans fondement la dégradation par l'agence de notation Moody's de la note de la Grèce de quatre crans, de "A3" à "Ba1", qui la relègue dans la catégorie spéculative pour un risque de non remboursement de sa dette publique.

"Cette dégradation ne reflète en rien ni le progrès enregistré ces derniers mois ni les perspectives ouvertes par l'assainissement budgétaire et l'amélioration de la compétitivité du pays", a réagi le ministère dans un communiqué peu après l'annonce de Moody's.

"Les éléments d'exécution du budget montrent avec une grande clarté que le programme" de redressement "convenu avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international est appliqué normalement", ajoute le ministère.

Le communiqué grec cite à l'appui de sa déclaration la réduction de 38,8% du déficit budgétaire pour les cinq premiers mois, par rapport à la même période de 2009, une "amélioration importante reconnue par la Commission, la Banque centrale européenne et le FMI".

"La récession au premier trimestre est inférieure à celle prévue pour l'année", de -4%, par le plan élaboré avec l'UE et le FMI, ajoute le ministère, protestant de "l'engagement total" du gouvernement à mener à bien le redressement budgétaire et la remise sur les rails de l'économie.

Selon Moody's, la note Ba1 reflète "les risques liés au plan de sauvetage mis en place par les pays de la zone euro et le FMI".

L'agence avait prévenu le 10 mai qu'elle pourrait reléguer la note de la Grèce en catégorie spéculative en fonction "des développements au sein de l'économie grecque une fois dissipé le brouillard né de la panique financière, des mesures de soutien et des mouvements de protestation".

La note de la Grèce a déjà été abaissée par les deux autres agences, à BB+ par Standard and Poor's, qui la range également dans la catégorie des investissements spéculatifs, et à BBB- par Fitch.

Lundi 14 Juin 2010

 

La Grèce subit sa première vague de chaleur de l'année

Lundi, des températures avoisinant les 39 degrés celsius ont été mesurées dans le centre du pays.

Ces températures peuvent encore augmenter dans les prochains jours, d'après les services météorologiques grecs.

Il est conseillé aux touristes et aux personnes âgées de porter des vêtements en coton amples, de boire de l'eau en suffisance, de ne pas consommer d'alcool et de ne pas s'exposer trop longtemps au soleil.

 

Samedi 12 Juin 2010


 


La Corée du Sud a battu la Grèce (2-0)


La Corée du Sud a battu la Grèce 2 à 0 dans le groupe B du Mondial-2010, samedi au stade de Nelson Mandela Bay de Port-Elizabeth

En ouvrant rapidement la marque avant de concrétiser sa supériorité en 2e mi-temps, la Corée du Sud s’est offert un précieux succès face à la Grèce (2-0) samedi au stade de Nelson Mandela Bay de Port Elizabeth, pour le 1er match du groupe B du Mondial-2010. Elle devient accessoirement la première équipe à remporter un match dans ce Mondial-2010, après les deux nuls enregistrés vendredi en ouverture de la compétition.

 

Giourkas Seitaridis


 

Dimanche 06 Juin 2010


 

Arrivée des joueurs de l'équipe de foot grecque sur l'aéroport International de King Shaka de Durban en Afrique du Sud.
 

Samedi 05 Juin 2010


 

Défilé à Athènes de la Gaypride, pour marcher contre les discrimanations

 

 

 

 

 

Samedi 05 Juin 2010


Manifestations contre la réforme des retraites


Quelques milliers de manifestants se sont rassemblés samedi en Grèce pour protester contre la réforme prévue des retraites, qui doit allonger la durée du travail et réduire les pensions.

Sous le mot d'ordre "Bas les pattes de l'assurance sociale", ces manifestations étaient organisées par les deux grandes centrales syndicales du pays, la GSEE (un million d'adhérents) représentant le secteur privé, et l'Adedy (375.000 membres) pour la fonction publique.

Réunis à Athènes sous des banderoles dénonçant aussi "le bradage" des biens publics après l'annonce mercredi dernier d'un train de privatisations touchant notamment les chemins de fer et la poste, les manifestants devaient marcher jusqu'au Parlement. A Salonique (nord), ils devaient défiler dans le centre-ville.

Le rendez-vous était décrit comme une répétition avant une grève attendue lors du dépôt au Parlement de la réforme, mise au point début mai et généralisant à 65 ans l'âge légal de départ à la retraite. La GSEE dénonce les "dispositions anti-sociales" de la réforme et l'Adedy réclame "le retrait des mesures anti-populaires du gouvernement, du FMI et de l'UE".

Prévue fin mai, la soumission du texte au vote a été repoussée sur fond de négociations serrées sur l'ampleur des coupes dans les acquis sociaux avec l'Union Européenne et le Fonds Monétaire international.

Dans une question parlementaire vendredi, 14 députés de la majorité socialiste ont appelé le gouvernement à résister aux injonctions des créanciers du pays, qui conduiront selon eux à une "démolition" de l'assurance sociale.
Au bord de la banqueroute, la Grèce s'est résolue le 1er mai dernier à une thérapie de choc conditionnant la délivrance sur trois ans de prêts bilatéraux de 110 milliards d'euros consentis par l'UE et le FMI.

 

Mercredi 03 Juin 2010


Vaste programme de privatisations dans les transports et la Poste grecs


Le gouvernement grec a présenté mercredi un plan de privatisations qui devrait conduire l'Etat à vendre une partie du capital de la compagnie ferroviaire nationale et de plusieurs sociétés d'eau et d'immobilier pour récolter plusieurs milliards d'euros au cours des trois prochaines années afin d'assainir les finances publiques.

Athènes conservera cependant sa participation de 34% dans le monopole des jeux OPAP, ses 20% dans l'opérateur de télécommunications OTE et sa majorité de 51% dans le groupe d'électricité PPC, qui gagne de l'argent.

En échange du plan d'aide de 110 milliards d'euros de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), la Grèce s'est engagée à élaborer avant la fin de cette année un plan de privatisations permettant de récolter au moins un milliard d'euros par an sur la période 2011-2013.

"Nos estimations sont bien supérieures à cela", a déclaré le ministre des Finances George Papaconstantinou, après une réunion du conseil des ministres.

"Notre objectif est de disposer d'un Etat qui garantisse les services publics mais qui, en même temps, profite du dynamisme de l'économie grecque", a-t-il ajouté.

Dans le cadre du nouveau plan de privatisations, l'Etat prévoit de vendre 49% de la compagnie ferroviaire déficitaire OSE, 39% de la Poste, 23% de la compagnie d'eau de Thessalonique EYATH et 10% de celle d'Athènes, EYDAP. Ces deux dernières sont déjà cotées en Bourse.

Le gouvernement mise aussi sur une augmentation des recettes tirées du marché du jeu: le monopole de l'OPAP, qui devait expirer en 2020, sera prolongé; l'Etat accordera de nouvelles licences pour des machines à sous; il vendra ses participations dans des casinos et il régulera le marché du jeu en ligne.

Le marché régulé du jeu, qui regroupe l'ensemble des activités de l'OPAP, les courses hippiques, les casinos et les loteries d'Etat, représentait environ 8,7 milliards d'euros l'an dernier.

Le marché du jeu illégal est estimé entre 3,5 et cinq milliards d'euros et représente pour l'Etat un très important manque à gagner en termes de recettes fiscales.
 

Mardi 02 Juin 2010

Le Paraguay a battu la Grèce 2-0 mercredi soir en match amical

Défait par l'Irlande (1-2) puis auteur d'un bon nul contre la Côte d'Ivoire (2-2), le Paraguay a gagné un de ses matches de préparation. Mercredi soir contre la Grèce, la sélection albirroja a enfin été solide défensivement (2-0). Offensivement, cela tourne plutôt bien et c'est en grande partie grâce à Lucas Barrios. L'attaquant argentin de Dortmund vient seulement d'être naturalisé mais a déjà marqué trois buts en autant de matches amicaux. Il a inscrit la deuxième réalisation de son équipe à la 24e, Enrique "Rambert" Vera ayant ouvert le score dès la 8e. Sur les deux buts, c'est Roque Santa Cruz qui a été à l'orgine de l'action.

La Grèce, elle, a pris quatre buts lors de ses deux amicaux contre la Corée du Nord puis contre les Guaranis. La solidité défensive qui était la sienne auparavant semble avoir disparu.

Mardi 02 Juin 2010
 

Flottille: retour en Grèce de six premiers militants pro-palestiniens

Six Grecs sur un total de plus d'une trentaine, qui se trouvaient à bord de la flottille de militants pro-palestiniens en route pour Gaza, sont rentrés mardi matin à Athènes, selon le ministère grec des Affaires Etrangères.

Les militants ont atterri à bord d'un appareil de la compagnie israélienne El Al et ont été accueillis par des représentants du ministère.

Les autorités grecques restent en contact avec leurs homologues israéliennes pour obtenir le retour des 31 autres Grecs qui participaient à l'opération selon les autorités israéliennes, a indiqué le porte-parole du ministère Grigoris Delavekouras aux médias.

Dans un premier temps, le ministère grec avait indiqué mardi matin que le nombre des Grecs qui étaient actuellement détenus par les autorités israéliennes était 30 mais selon de nouvelles informations provenant des autorités israéliennes, leur nombre s'élevait à 31 personnes.

"Tous sont sains et saufs, ils sont détenus illégalement par les autorités israéliennes, qui sont responsables pour leur sécurité. Tous doivent être libérés sans conditions", a souligné M. Délavekouras.

"Plusieurs démarches diplomatiques ont été effectuées depuis lundi par le ministère et l'ambassade grecque en Israël pour la libération des détenus grecs", a-t-il ajouté.

Accompagnés par un Tunisien résidant en Grèce, les militants grecs avaient embarqué à bord de deux bateaux grecs, le Sfentoni et le Elefthéri Mesogeio, tandis que deux d'entre eux se trouvaient sur le navire turc Mavi-Marmara, le plus visé par l'assaut israélien qui a coûté la vie à au moins neuf passagers de la flottille d'aide destinée à Gaza.

La Grèce a annulé lundi un exercice aéronaval gréco-israélien et condamné un usage "disproportionné" de la force pendant l'assaut, réclamant le retour de ses ressortissants et des navires battant pavillon national.

Plusieurs milliers de manifestants ont aussi protesté contre l'intervention israélienne lundi soir dans les grandes villes de Grèce.
A Athènes, le rassemblement devant l'ambassade israélienne a été émaillé d'échaufourrées entre manifestants et forces anti-émeutes.

 


Jeudi
27 Mai 2010


Fin d’une grande partie des travaux de restauration du Parthénon à Athènes

En Grèce, le Parthénon offre un nouveau visage aux visiteurs. Après neuf ans de travaux, les échafaudages installés dans les parties nord et est du temple ont enfin été enlevés. Ils seront remontés sur la partie arrière du monument, où la restauration doit durer encore trois ans.

Malgré la grave crise financière qui touche le pays, la restauration des monuments du site de l’Acropole va se poursuivre, essentiellement grâce aux fonds de l’Union européenne. Mais aussi grâce aux centaines d’intérimaires employés par le ministère de la Culture. Ces derniers ont profité de l‘événement de ce mardi pour essayer de se faire entendre.

Leur représentant dénonce des retards de paiement, sur plus d’un an pour certains. Les intérimaires veulent également des garanties pour le renouvellement des contrats qui vont bientôt arriver à leur terme.

Lancée à la fin des années 70, la restauration des monuments du site de l’Acropole doit encore durer une dizaine d’années. Depuis 2001, plus de 40 millions d’euros ont été dépensés

 

Mercredi 26 Mai 2010
 



Konstantinos Katsouranis et Dimitrios Salpingidis

Foot - Amical - Grèce et Corée du Nord dos à dos - 2-2

La Grèce et la Corée du Nord, toutes deux qualifiées pour le Mondial, se sont livrées mardi un match amical qui avait des allures de vrai test. Elles se sont quittées dos à dos (2-2), les Nord-Coréens trouvant par deux fois les ressources pour revenir au score. Après avoir été menés dès la 3e minute, puis avoir encaissé le but du 2-1 au retour des vestiaires (49e), ils ont égalisé grâce à Jong Tae-Se, auteur d'un doublé (24e, 53e). De bon augure pour la Corée du Nord, qui disputera son deuxième Mondial après celui de 1966

Nikolaos Spyropoulos
 


Vendredi
14 Mai 2010

 

Grèce et Turquie évoquent la réduction des dépenses militaires
 

La Grèce et la Turquie ont décidé vendredi de jouer la carte de l'apaisement en tentant de réduire leurs très lourds budgets militaires, cherchant ainsi à donner un tour positif à la crise de la dette grecque qui malmène l'euro.

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est rendu à Athènes avec dix ministres et quelque 80 hommes d'affaires pour ce que les deux parties présentent comme une nouvelle ère de coopération entre deux membres de l'Otan qui ont failli entrer en guerre plusieurs fois dans les 50 dernières années.

Erdogan, dont c'est la première visite officielle en Grèce depuis 2004, a dit que ses discussions avec son homologue grec George Papandréou avaient notamment porté sur une réduction des dépenses militaires des deux pays.

"Nous ne souhaitons pas voir la mer Egée comme une mer qui nous sépare. Nous voulons voir l'Egée comme un océan de paix", a dit Erdogan lors d'une conférence de presse donnée avec Papandréou.

Les deux parties ont signé 21 accords bilatéraux touchant au tourisme, à l'environnement, à l'énergie ainsi qu'à la lutte contre l'entrée en Grèce d'immigrés clandestins via la Turquie.

"Malgré les fluctuations qui ont affecté nos relations, et peut-être à cause d'elles, la Grèce et la Turquie ont le devoir de trouver des bases de coopération et de compréhension. Cela débouchera sur une normalisation complète de ces relations", a dit Papandréou.

La crise qui frappe de plein fouet la Grèce donne un nouvel élan à ses efforts de rapprochement avec Ankara.

Le budget militaire grec est proportionnellement le plus important des 27 pays de l'UE. Ces dernières années, il a atteint le record de 13,4 milliards d'euros, soit 5,6% du PIB. Athènes s'est fixé pour objectif cette année de le ramener à moins de trois pour cent du PIB.

Les dirigeants européens, qui ont mis au point un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros pour la Grèce, préconisent des coupes importantes dans l'appareil militaire grec pour contribuer à réduire le déficit du pays.

Erdogan a éludé une question concernant les réductions de dépenses militaires auxquelles consentirait Ankara, ce qui signifie peut-être qu'aucune décision concrète n'a encore été prise à cet égard.

La Grèce poursuit les négociations sur l'achat de frégates à la France mais elles n'aboutiront pas forcément et une décision ne sera pas prise cette année, déclare son ministre adjoint de la Défense au Monde daté de samedi.

Les Grecs, qui soutiennent la laborieuse candidature turque à l'Union européenne sous réserve qu'Ankara honore ses engagements, ont fait comprendre qu'un rapprochement bilatéral dépendrait de la bonne volonté manifestée par la Turquie dans le dossier de la mer Egée et les efforts pour réunifier Chypre.

Erdogan a laissé entendre qu'une réunion entre la Turquie, la Grèce, les parties turque et grecque de Chypre, l'Union européenne et les Nations unies pourrait contribuer au règlement du différend chypriote.

"Nous devons parvenir à des résultats aussi vite que nous le pouvons. Si nous unissons nos efforts, nous pouvons produire des résultats d'ici à la fin de l'année", a-t-il dit.

En 1996, Grecs et Turcs ont frôlé la guerre à propos d'un îlot inhabité de la mer Egée. Des avions de chasse des deux pays participent encore à des simulations de combat rapproché dans l'espace aérien de l'Egée.

Erdogan a demandé que ces avions soient au moins désarmés. "Les appareils turcs opèrent sans armement, mais les avions grecs sont armés", a-t-il dit.
 


Vendredi 14 Mai
2010


 

Explosion au palais de justice de Salonique

Un homme a été légèrement blessé au pied, vendredi 14 mai, lors de l'explosion d'un engin au palais de justice de Salonique, deuxième ville grecque, dans le nord du pays. Vingt minutes avant l'incident survenu vers 13 h 20 (12 h 20 à Paris) dans des toilettes au rez-de chaussée du bâtiment, deux appels téléphoniques anonymes à un quotidien grec et à une chaîne privée de télévision à Athènes avaient été passés pour prévenir de l'imminence de l'exposion, ce qui a permis aux autorités d'évacuer le bâtiment. L'explosif a provoqué une forte déflagration, selon la police.

Un attentat à la bombe avait visé, jeudi soir, la prison centrale d'Athènes, faisant un blessé. La police considère qu'il s'agit d'une riposte de la nébuleuse extrémiste grecque aux récentes arrestations d'activistes présumés. L'attentat à la prison d'Athènes a été le premier commis depuis l'arrestation le 9 avril de six membres présumés du groupe extrémiste Lutte révolutionnaire, suivie de la découverte d'un important arsenal.
 

Jeudi 13 Mai 2010


La Grèce s'inquiète des annulations de réservations touristiques

En pleine crise budgétaire, la Grèce s'inquiète pour l'un des principaux moteurs de son économie : le tourisme. Le gouvernement a annoncé, jeudi 13 mai, la création d'un 'comité de crise' face aux 'annulations massives de réservations' touristiques dans le pays à la suite des manifestations qui agitent le pays.

Le tourisme grec est dans une situation critique. Après les annulations massives de réservations, un comité de crise piloté par l'organisme grec du tourisme a été mis en place', a indiqué le porte-parole du gouvernement à la presse. 'Il y a des milliers d'annulations, en raison des incidents des derniers jours et de la récession, qui provoquent chaque semaine la perte de dizaines de millions d'euros', a-t-il ajouté. Ces annulations touchent 'toute la Grèce', a précisé une source gouvernementale.

Selon l'Association des hôteliers d'Athènes (AHA), près de 20 000 nuits d'hôtel ont été annulées dans la capitale et ses environs depuis les violences qui ont fait trois morts en marge des manifestations du 5 mai contre le plan de rigueur du gouvernement. 'Ce chiffre continue d'augmenter', affirme le directeur de l'AHA, Loukas Douvas. 'Il y a aucune raison d'être optimiste car nous avons chaque jour de nouvelles annulations, et surtout nous n'avons pas de nouvelles demandes de réservation', a-t-il ajouté. Le tourisme représente près de 17 % du produit intérieur brut grec. Athènes, où l'Acropole attire de nombreux visiteurs, ne représente qu'environ 10 % des revenus de ce secteur.
 

Mercredi 05 Mai 2010

Violences en Grèce lors de la journée de grève, trois morts

Trois personnes ont péri dans l'incendie criminel d'une agence bancaire mercredi à Athènes, lors de manifestations contre le plan d'austérité négocié par le gouvernement en échange de dizaines de milliards d'euros d'aide internationale.


Lors de cette journée de grève générale, la troisième depuis le début de l'année, des dizaines de milliers de manifestants ont défilé dans la capitale grecque où de violents affrontements ont opposé des groupes de protestataires aux forces de l'ordre, qui ont tiré des grenades lacrymogènes.

Deux hommes et une femme, qui était enceinte, sont morts asphyxiés dans un immeuble de deux étages qui abritait une agence de la banque Marfin, sur lequel des manifestants ont lancé des cocktails Molotov. Deux bâtiments publics ont également été incendiés.

Prenant la parole au Parlement, le Premier ministre socialiste, Georges Papandréou, a dit son horreur devant "la mort injuste des trois employés victimes d'un acte criminel". "Les coupables seront retrouvés et jugés", a-t-il assuré.

Il a ajouté: "Nous avons pris ces mesures (d'austérité) pour sauver le pays. La solution de rechange serait la banqueroute".

La manifestation dans le centre d'Athènes a rassemblé environ 30.000 personnes, selon la police, mais des témoins ont évalué la foule à plus de 50.000 manifestants, ce qui en ferait la démonstration de force la plus importante contre le gouvernement de Papandréou depuis son retour au pouvoir en octobre dernier.

ADEDY, le syndicat du secteur public, a annoncé que son organisation appellerait à une nouvelle grève la semaine prochaine. "Nous continuerons notre combat. Nous nous réunirons demain matin pour annoncer une grève en début de semaine prochaine", a dit à Reuters son numéro deux, Ilias Vrettakos.

Des centaines de militants anarchistes portant des cagoules noires ont harcelé les forces de l'ordre et attaqué des magasins en marge du défilé.

Les manifestants se sont dirigés vers le siège du parlement où les hommes de la garde présidentielle, qui traditionnellement restent immobiles en faction devant le bâtiment, ont dû se réfugier à l'intérieur du bâtiment.

Les manifestants se sont finalement dispersés en fin d'après-midi, laissant des rues jonchées de débris et de poubelles incendiées. Des nuages de gaz lacrymogènes flottaient au-dessus du centre de la capitale grecque.

Les vitrines d'une librairie et d'un restaurant McDonald's ont été brisées par des manifestants sur l'avenue Stadiou, non loin de l'agence bancaire incendiée.

Selon un bilan de la police, les violences ont fait huit blessés et huit manifestants ont été interpellés pour possession d'armes et avoir opposé une résistance à la police.

La centrale syndicale Adedy, qui représente la fonction publique et avait appelé à un arrêt total de l'activité pour mardi et mercredi, a été rejointe par le GSEE, principal syndicat du privé, afin de dénoncer les projets gouvernementaux en vue d'économiser 30 milliards d'euros.

Les aéroports du pays sont restés fermés, les transports publics ont tourné au ralenti et seul un service minimum était assuré dans les hôpitaux.

Si les sondages montrent qu'une majorité de la population est opposée aux mesures d'austérité préparées par le gouvernement, jusqu'ici les manifestations avaient été assez limitées et généralement pacifiques.

"Par cette grève, nous poursuivons notre combat contre des mesures aussi dures qu'injustes, qui frappent les travailleurs, les retraités et les chômeurs", a déclaré à Reuters le président du GSEE, Yannios Panagopoulos.

"C'est aussi un message aux peuples d'Europe, car ce qui a commencé en Grèce se produira bientôt ailleurs, l'Europe s'étant montrée incapable de faire face à cette crise", a-t-il ajouté.

Evgenia Kavoura, une comptable de 52 ans interrogée dans la rue, veut croire en un changement.

"Tout ce que je peux espérer, c'est que cette grève permettra de changer quelque chose", dit-elle. "On serait prêt à renoncer à nos primes si nous étions sûrs que c'est la dernière chose qu'ils nous demandent, si nous étions sûrs que les politiciens nous rendent un jour l'argent qu'ils nous ont volé."

 

Mardi 04 Mai 2010


Incidents lors d'une manifestation à Athènes contre les mesures d'austérité; banderoles déployées sur l'Acropole

Des milliers de personnes sont descendues mardi dans les rues d'Athènes pour protester contre les nouvelles mesures d'austérité annoncées par le gouvernement, lors d'une manifestation émaillée par des incidents.

Quelque 4.000 enseignants et étudiants ont défilé vers le Parlement pour dénoncer les coupes prévues, brandissant des drapeaux noirs et des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Envoyez la facture aux responsables".

Des échauffourées ont éclaté alors qu'ils approchaient du Parlement, des manifestants lançant des pierres en direction de policiers anti-émeutes. Ces derniers ont riposté en faisant usage de gaz au poivre.

Un peu plus tôt, une centaine de militants du parti communiste grec avaient déployé deux banderoles sur l'Acropole pour s'opposer aux nouvelles mesures d'austérité. "Peuples d'Europe, soulevez-vous", pouvait-on lire en grec et en anglais sur la banderole. La police n'est pas intervenue alors que les manifestants arborant des drapeaux rouges se tenaient de part et d'autre de l'ancien Parthénon. Ils n'ont pas empêché les touristes de se rendre sur le site.

Les fonctionnaires, dont les enseignants et les personnels hospitaliers, ont entamé mardi une grève de 48 heures, avec des défilés prévus dans la journée. Plusieurs vols intérieurs ont dû être annulés. Les salariés du privé devraient se joindre à eux mercredi pour une grève nationale.

Entre 200 et 300 retraités ont organisé leur propre manifestation mardi dans le centre d'Athènes pour contester les réductions de pensions et la hausse des taxes, aux cris de "voler nos pensions n'est pas la réponse".

La Grèce s'est vu accorder un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans dans le cadre du plan de soutien cofinancé par le Fonds monétaire international (FMI) et la zone euro. En échange, le gouvernement grec a appelé ses concitoyens à de "grands sacrifices", annonçant dimanche de nouvelles mesures d'austérité drastiques.

 

 

Dimanche 02 Mai 2010

 


Les pays de la zone euro débloquent 110 milliards d'euros pour la Grèce sur trois ans

Le président de l'Eurogroupe, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a annoncé dimanche que le montant du plan d'aide à la Grèce s'élèverait à 110 milliards d'euros sur trois ans.

M. Juncker a précisé que la Grèce toucherait la première partie de l'argent d'ici le 19 mai, date à laquelle elle doit rembourser des prêts à hauteur de 8,5 milliards d'euros.

Il a ajouté que les gouvernements de la zone euro débloqueraient 80 milliards d'euros en prêts, dont 30 milliards d'euros disponibles dès cette année. Le Fonds monétaire international (FMI) contribuera aussi à l'aide sous forme de prêts.

 

 

Vendredi 23 Avril 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Grèce demande une aide de 45 milliards d'euros, l'Allemagne pose ses conditions

ATHENES (AFP) - La Grèce, accablée par une dette record, s'est résolue vendredi à demander à l'Union européenne et au FMI de lui prêter d'urgence 45 milliards d'euros, mais l'Allemagne , qui serait le principal contributeur, continue à poser des conditions à son versement.

Les marchés financiers, qui ont acculé la Grèce à anticiper une demande qu'elle ne comptait faire que mi-mai, ont réagi positivement. Les Bourses européennes ont terminé en hausse et l'euro, brièvement affaibli après l'annonce, a progressé sur la journée.

Sur le marché obligataire, où se joue le sort des finances grecques, la prime de risque imposée au pays a cessé d'augmenter. Les taux des obligations d'Etat grecques restent toutefois à des niveaux élevés, à plus de 8,6% pour les emprunts à 10 ans.

"Les marchés n'ont pas répondu (ndlr: au plan d'aide arrêté le 25 mars par les Européens), soit parce qu'ils ne croyaient pas à la volonté de l'UE soit parce que certains avaient décidé de continuer à spéculer", a déploré le Premier ministre Georges Papandréou dans un discours retransmis par les télévisions grecques.

La France, l'Espagne ou encore les Etats-Unis ont accueilli positivement la demande d'Athènes.

"C'est bon pour la Grèce et c'est bon pour la stabilité de la zone euro", a déclaré à la presse à Lisbonne le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso. "Je crois que le plan qui se met en marche, la procédure qui est engagée, c'est de nature à restabiliser une monnaie qui en a besoin", a déclaré de son côté la ministre française de l'Economie Christine Lagarde.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel a posé immédiatement des conditions à l'octroi de ce prêt européen de 30 milliards d'euros, auxquels viendraient s'ajouter 15 milliards du Fonds monétaire international (FMI).

Le plan sera activé seulement si "la stabilité de l'euro dans son ensemble" est menacée, et si Athènes présente un "plan d'économies crédible", a déclaré la chancelière, confrontée à une opinion hostile au principe d'une telle aide.

Dans un souci d'éviter tout délai qui risquerait d'affoler de nouveau les marchés, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s'est engagé à répondre "rapidement" à la demande de la Grèce. Il doit s'entretenir dimanche avec le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, tandis que la mission d'experts, arrivée mercredi dans la capitale grecque, doit poursuivre samedi ses négociations pour définir les mesures que la Grèce devra prendre en 2011 et 2012 pour réduire son énorme déficit.

La décision de verser les prêts en faveur de la Grèce sera "basée sur le programme qui est préparé en ce moment par la Commission, la BCE et le FMI avec les autorités grecques", ont indiqué les autorités européennes dans un communiqué.

L'Union Européenne a cependant assuré que le processus se déroulerait "d'une façon rapide et efficace". Pour M. Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques, le programme sera prêt "début mai". Ce mécanisme d'aide financière peut être mis en oeuvre "promptement", a-t-il souligné.

Un optimisme partagé par M. Papaconstantinou, qui a estimé que l'aide pourrait être versée dans "quelques jours".

Mais il n'est pas exclu que la demande d'aide doive être approuvée au plus haut niveau, par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Eurogroupe, avant d'être soumise à l'aval des parlements de certains pays, dont l'Allemagne.

L'aide promise couvrira largement les besoins de financement de la Grèce pour 2010, estimés à 30 milliards. Aucun montant n'a été annoncé pour les années 2011 et 2012, alors que ce soutien est censé s'étaler sur trois ans.

Sans surprise, le chef de l'opposition de droite en Grèce, Antonis Samaras, a accusé M. Papandréou de se défausser de ses responsabilités en faisant appel au FMI, dont l'intervention fait redouter aux Grecs de nouveaux sacrifices. Mais le patronat y a vu l'occasion pour la Grèce de "devenir un véritable pays européen".

A l'opposé, le parti communiste grec a fustigé une décision qui va "servir les intérêts de la ploutocratie grecque".

Vendredi soir, à l'appel de la gauche radicale, environ un millier de personnes ont manifesté à Athènes et Thessalonique (nord) contre la décision du gouvernement socialiste.
 

Jeudi 22 Avril 2010






 


Nouvelle grève des fonctionnaires en Grèce


Une grève de 24 heures dans la fonction publique grecque, la quatrième depuis le début de l'année contre l'austérité, conjuguée à des débrayages de 48 heures à l'appel des syndicats communistes, paralyse jeudi l'administration du pays et perturbe les transports maritimes.

Les transports aériens et urbains n'étaient par contre pas touchés par le mouvement, lancé par la Fédération de la fonction publique (ADEDY, 300.000 membres) contre la cure de rigueur infligée au pays pour redresser ses finances.

Les contrôleurs aériens ont finalement renoncé à une grève annoncée pour ne pas aggraver les problèmes posés au secteur de l'aviation par le nuage de cendres volcaniques islandais.

La grève nationale a fermé les administrations, collectivités locales et devaient affecter de nombreux établissements scolaires, tandis que le syndicat des universitaires observait une «abstention des cours».

Plusieurs corps de métiers concluaient par ailleurs jeudi des grèves de 48 heures, dont les syndicats des mécaniciens et employés maritimes. A l'appel du Front syndical communiste, Pame, ils bloquaient pour la deuxième journée, au port du Pirée, le départ des ferries pour les îles des Cyclades (centre de la mer Egée) et le golfe Saronique (sud d'Athènes).

Les tribunaux restaient aussi fermés par une grève des fonctionnaires de justice réclamant embauches et hausses de salaires, tandis que les hôpitaux publics d'Athènes et du Pirée fonctionnaient pour la deuxième journée consécutive avec un personnel d'astreinte, les médecins protestant contre la baisse de 20 à 30% des subventions publiques.

Des débrayages étaient aussi observés à l'appel du Pame dans les secteurs du bâtiment, du textile. L'Adedy et le Pame appelaient à des défilés en fin de matinée dans les grandes villes de Grèce.

Pour résorber ses déficit et dette publics, respectivement chiffrés à 13,6% et 113% du PIB en 2009, le gouvernement a pris des mesures draconiennes, centrées sur la réduction des dépenses, notamment salariales, dans la fonction publique.

Ce mouvement social prévu de longue date intervient au lendemain de l'ouverture à Athènes de discussions des responsables grecs avec le FMI et l'UE du mécanisme d'aide à la Grèce.

 

 

Jeudi 22 Avril 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moody's abaisse la note de la Grèce et pourrait recommencer

L'agence de notation Moody's Investors Service annonce qu'elle a abaissé la note souveraine de la Grèce et avertit qu'elle pourrait recommencer à moins que les autorités grecques ne parviennent à restaurer la confiance des investisseurs.

L'abaissement d'un cran à "A3" de la note de la Grèce a pesé sur les marchés financiers, l'euro plongeant à un plus bas de près d'un an face au dollar, tandis que les valeurs bancaires grecques ont chuté de 5,4% et le coût de la protection contre un défaut de la Grèce sur ses emprunts à cinq ans a dépassé les 600 points de base (pdb), à 616 pdb, selon CMA DataVision.

En outre, les rendements des emprunts d'Etat grecs ont dépassé ceux de certains marchés émergents à plus de 9% pour les titres à 10 ans, alors que ceux des obligations russes de même maturité s'élèvent à moins de 7%.

Moody's a justifié sa décision en expliquant qu'il existe un "risque important que la dette puisse seulement se stabiliser à un niveau plus élevé et plus coûteux que précédemment estimé".

Les investisseurs ont également sanctionné la Grèce pour la révision d'Eurostat sur le niveau du déficit budgétaire du pays en 2009. Selon l'organisme de la statistique de l'Union européenne, le déficit grec a atteint 13,6% du PIB l'an dernier et non 12,7% comme envisagé auparavant.

Eurostat a en outre prévenu que ces chiffres pourraient être de nouveau révisés entre 0,3 et 0,5 point de PIB et a exprimé "ses réserves sur la qualité des données communiquées par la Grèce".

"Il est peu probable que la note reste à A3, à moins que les mesures du gouvernement puissent restaurer la confiance sur les marchés et contrer les vents contraires que sont des taux d'intérêt élevés et une croissance faible, qui pourraient finalement nuire à la capacité du gouvernement de réduire durablement le niveau de la dette", estime Sarah Carlson, analyste de Moody's sur la Grèce.

Cette spécialiste a ajouté que l'agence de notation pourrait mettre un terme à la surveillance de sa note à n'importe quel moment au cours des trois prochains mois.

Pour autant, un nouvel abaissement reste possible à moins que l'agence n'observe une "mise en œuvre parfaite" du programme de réduction du déficit budgétaire de la Grèce pensé par Athènes, qui espère ainsi ramener le déficit à moins de 3% en 2012, a indiqué Sarah Carlson.

"La note A3 reflète le fait que nous pensons que l'environnement a rendu beaucoup plus difficile pour le gouvernement l'atteinte de ses objectifs", a-t-elle dit à Reuters.

Les analystes estiment que cet abaissement à A3, soit seulement quatre rangs de plus que le statut réservé aux investissements spéculatifs, n'est sans doute pas suffisant pour rendre compte de l'ampleur de la dégradation des fondamentaux du pays.

"La seule surprise est que cela n'ait pas été un abaissement de plusieurs crans", juge Win Thin, stratège chez Brown Brothers Harriman & Co. "Je ne suis pas sûr de ce que Moody's regarde mais il est impossible que la Grèce puisse être notée avec une note commençant par A."

Les agences concurrentes de Moody's ont en l'occurrence des notes beaucoup moins élevées, celle de Standard& Poor's étant ainsi tombée à "BBB+" en décembre, et celle de Fitch à "BBB-" au début du mois. et

Les investisseurs restent inquiets de la capacité de la Grèce à refinancer sa dette et attendent non sans réserves le refinancement de 8,5 milliards d'obligations arrivant à échéance le mois prochain.

Les craintes subsistent malgré le début des discussions mercredi entre les autorités grecques et des représentants européens et du Fonds monétaire international (FMI) sur une possible aide financière de 40 à 45 milliards d'euros.

Moody's estime néanmoins que le gouvernement semble en bonne voie, voire en avance, sur son projet de réduction des déficits, mais l'agence a souligné que la "mobilisation difficile d'une aide extérieure" avait rendu plus compliqué pour la Grèce de maintenir son niveau d'endettement au niveau d'une notation "A".

"Moody's estime désormais que la stabilisation de la dette selon toute vraisemblance, finira par arriver, mais que cela pourrait se réaliser à un prix plus élevé et à un niveau plus compatible avec une note 'BAA'", a indiqué l'agence.

 

Vendredi 16 Avril 2010


11e Festival du Film Francophone de Grèce

Hier soir à Athènes, s'est ouvert le 11e Festival du Film Francophone de Grèce. En tant que parrain de cette édition, Jean-Paul Gaultier a inauguré les festivités en portant la fustanellea, jupe traditionnelle grecque, rappelant ainsi que le pays était l'inventeur de la jupe pour homme.
En vrai cinéphile, le couturier est invité pendant le festival à partager ses coups de coeur comme le classique Falbalas de Jacques Becker dont il parle à chacune de ses interview (ou presque) ! Gaultier mettra à l'honneur Le jour d'avant, excellente série de documentaires de Loïc Prigent sur les préparatifs d'avant-défilé, ou encore Crustacés et Coquillages, l'étonnante et charmante comédie d'Olivier Ducastel et Jacques Martineau avec Valeria Bruni-Tedeschi.

Le festival est produit et organisé par l'Institut Français d'Athènes et l'Ambassade de France en Grèce. C'est donc l'ambassadeur Christophe Farnaud qui recevait hier après la projection de Gainsbourg, vie héroïque. Parmi les invités, les deux grecs les plus connus du PAF : Nikos Aliagas et Daphné Roulier, accompagnée de son époux Antoine De Caunes. Ce dernier profitera du festival pour présenter son film La folle histoire de Simon Eskanazy. Nana Mouskouri était aussi présente avec son mari André Chapelle.

Stéphane Bern était de la fête, il a même embarqué son équipe pour l'occasion et sera en direct d'Athènes aujourd'hui à 11 heures avec son émission Le fou du roi.

L'une des égéries et meilleures amies de Gaultier était présente. Farida Khelfa - une des meilleures copines de Carla Bruni -présentera le film Neuilly sa mère, l'une des surprises du box-office français. Autre invité de cette soirée inaugurale, Patrice Carmouze et le footballeur Djibril Cissé. Le jeune papa est venue avec sa femme Jude.

Le festival se poursuivra jusqu'au 25 avril avec la projection en clôture de L'immortel de Richard Berry, en sa présence et celle de son premier rôle, Jean Reno. D'ici là, nous croiserons Riad Sattouf et ses Beaux Gosses, Jane Birkin, Jacques Perrin ou encore François-Xavier Demaison.

Laurent Guyot, attaché de presse de l'événement, va donc voir défiler du beau monde et il se prépare déjà pour le Festival de Cannes, qui promet d'être électrique !
 

Dimanche 04 Avril 2010

 


Après une semaine de jeûne, les grecs orthodoxes s’apprêtent à célébrer, ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. Cette fête, la plus importante du calendrier orthodoxe, révèle une population profondément chrétienne et attachée à ses traditions.
 
 
La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte est, en Grèce, plus importante encore que les fêtes de Noêl. Elle correspond, en outre, à l’arrivée du printemps. A Athènes, comme dans la plus reculée des îles grecques, se dérouleront des cérémonies et processions réunissant une grande partie de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la musique et des chants !

Christos Anesti ! Alifeos Anesti !


Le Patriarche Bartholomé Ier à la Cathédrale St. George à Istanbul le 04/04/2010

Vendredi 02 Avril 2010

 

Les Chrétiens convergent à Jérusalem pour le Vendredi saint

Les rues pavées de la vieille ville de Jérusalem se remplissaient de pèlerins chrétiens et d'ecclésiastiques venus commémorer le Vendredi saint, jour de la crucifixion de Jésus.

Des nonnes portant des croix de bois longeaient les barrières en métal érigées par la police, devant des dizaines de touristes venus assister à la procession, filmant la scène avec leur caméra devant l'église du Saint-Sépulcre.

Les rituels du Vendredi saint prévoient de retracer le chemin de croix du Christ dans la Ville sainte, de sa condamnation à sa mise sur la croix, son enterrement puis sa résurrection.

Si les catholiques et les orthodoxes suivent un calendrier différent, mais cette année Pâques coïncide et les églises célèbrent Vendredi saint ensemble.

Mais la vieille ville de Jérusalem reçoit également les fidèles juifs qui fêtent la Pâque juive (Pessah).

 

Lundi 29 Mars 2010


Une bombe explose à Athènes, un mort, deux blessés

Une bombe a explosé dimanche soir dans un quartier résidentiel d'Athènes, tuant un jeune Afghan de 15 ans, blessant sa mère de 45 ans et sa soeur, une fillette de 10 ans, ont rapporté dimanche les autorités grecques.

La bombe a explosé à 22h40 heure locale, dans le quartier de Patissia, au nord du centre-ville de la capitale grecque, a annoncé la police. La fillette d'une dizaine d'années qui passait par-là avec sa mère a été légèrement brûlée au visage, et transportée dans un hôpital pour enfants. La femme en état de choc a été emmenée dans un autre établissement. L'explosion n'avait été précédée d'aucun avertissement, a précisé la police.

"Nous ne savons pas quelle était la cible ou le motif. Tout ce que je peux dire, d'après ce qu'a dit la mère à la police, c'est que la victime était son fils de 15 ans", a déclaré à l'Associated Press le porte-parole de la police Athanasios Kokalakis.

La bombe a explosé devant le siège de l'association hellénique de management, un organisme privé.

La police enquêtait toujours sur place sur les circonstances de l'incident, et avait bouclé le quartier. Elle cherchait au départ à établir si la victime de l'explosion portait l'engin explosif. Elle a précisé ensuite que le garçon avait trébuché sur le sac d'ordures contenant la bombe. Son corps se trouvait toujours sur le lieu de l'attentat à l'arrivée du médecin légiste.

"Les auteurs nous considèrent tous comme leurs ennemis, mais nous les trouverons vite" a prédit le ministre de la sécurité civile Michalis Chryssochoidis, arrivé en urgence sur les lieux.

Des groupes anarchistes et d'extrême-gauche commettent souvent des petits attentats à Athènes, ne faisant pour la plupart aucune victime. Toutefois, certains groupes ont intensifié leurs attaques.

La semaine dernière, trois bombes ont visé les bureaux d'un parti d'extrême-droite, d'un centre d'immigration de la police, ainsi que le domicile d'un dirigeant d'origine pakistanaise.

Ces trois attentats, qui n'ont fait aucun blessé, ont été revendiqués par la "Conspiration des cellules de feu", qui a dit vouloir attirer l'attention sur la question du racisme en Grèce. Le groupe a également revendiqué l'attentat du 9 janvier dernier devant le Parlement grec, qui n'a fait aucun blessé.
 

Lundi 29 Mars 2010

La Grèce emprunte cinq milliards d'euros après le plan de soutien européen

L'Etat grec a fait son retour sur les marchés de capitaux lundi, quatre jours seulement après l'accord conclu par les dirigeants de la zone euro sur un dispositif de soutien impliquant le FMI, mais il a encore dû offrir une rémunération élevée aux investisseurs pour lever des fonds.

La République hellénique a émis pour cinq milliards d'euros d'obligations à sept ans assorties d'un coupon de 5,9%, plus de deux fois le rendement servi par l'Etat allemand pour la même échéance.

L'opération, réalisée sous forme d'un emprunt syndiqué confié à cinq banques, a suscité une demande d'environ sept milliards d'euros, soit beaucoup moins que celle qu'avaient rencontrée les deux dernières émissions à 10 ans réalisées ces derniers mois.

Ce recul de la demande s'explique en partie par la maturité plus courte et par l'approche de Pâques, qui réduit l'activité globale sur les marchés financiers, mais il traduit aussi le fait que les investisseurs ne s'attendent pas à voir les rendements des obligations grecques baisser rapidement.

"Nous sommes satisfaits d'avoir réussi une opération de cinq milliards d'euros sur une maturité qui n'est pas classique", a déclaré à Reuters Petros Christodoulou, le directeur de l'agence publique grecque de gestion de la dette.

Pour les analystes, le coupon servi à sept ans par Athènes est conforme à celui de l'obligation à 10 ans émise le 11 mars, mais il aurait pu être plus élevé si la zone euro n'avait pas conclu un accord la semaine dernière sur les modalités de son soutien éventuel.

L'agence de notation Fitch a maintenu sa perspective négative sur les notes de l'Etat grec en raison des incertitudes persistantes sur la consolidation budgétaire à moyen terme et le "manque de clarté sur la stratégie de financement budgétaire".

La Grèce, notée A2 par Moody's et BBB+ par Fitch et Standard & Poor's, a 23 milliards d'euros d'échéances obligataires à rembourser ou à refinancer d'ici fin mai, soit l'équivalent de 10% de son produit intérieur brut (PIB).

Sept milliards d'euros pourraient être puisés dans les réserves de trésorerie, ce qui fait que la Grèce devra lever au moins 16 milliards d'euros par des émissions obligataires dans les semaines qui viennent pour respecter ses engagements, a déclaré l'agence publique grecque de gestion de la dette.

L'écart de rendement (spread) entre les obligations grecques et allemandes à 10 ans s'est réduit de quatre points de base à 311 pdb dans la matinée avant de remonter à 322 points en fin de journée. Il était de 323 pdb jeudi avant l'accord européen à Bruxelles et avait culminé à 405 pdb en janvier.

Le directeur général du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, qui ne s'était que très peu exprimé depuis l'accord conclu à Bruxelles, a déclaré qu'aucun signe n'indiquait que la Grèce aurait besoin d'une aide extérieure.

Prié de dire si le FMI savait quel serait son rôle, il a répondu "certainement", avant d'ajouter en souriant: "Nous sommes toujours en parfaite harmonie avec l'UE."

"Nous agirons et nous dirons quelque chose seulement quand la Grèce nous le demandera", a-t-il déclaré à Reuters lors d'un déplacement en Pologne.

Des responsables grecs ont expliqué que si l'Etat devait financer tous ses besoins de 2010 aux taux de marché actuels, le coût du service de la dette serait accru d'au moins 500 millions d'euros supplémentaires.

Une telle situation rendrait encore plus difficile la tâche déjà énorme que s'est fixée le gouvernement en s'engageant à réduire le déficit de quatre points de pourcentage cette année, pour le ramener à 8,7% du PIB.

"Le coût du service de la dette continuera d'augmenter tant que les rendements n'auront pas nettement baissé. Cela suggère pour le moins que l'objectif actuel de ramener le déficit à 3% dans trois ans est irréaliste. Nous resterons confrontés aux problèmes actuels l'année prochaine et l'année suivante", a déclaré Ciaran O'Hagan, stratège taux de Société générale à Paris.

Selon The Economist, la Grèce n'atteindra pas son objectif de déficit avant 2014, et cette année-là son ratio dette/PIB dépassera 150%, contre 110% en 2009
 

Samedi 27 Mars 2010

Earth Hour: les lumières se sont éteintes sur l'Europe
 
De la Tour Eiffel à la Tour de Pise, les lumières se sont éteintes à leur tour en Europe samedi pendant une heure pour Earth Hour
(l'heure de la terre), une initiative du WWF (Fonds mondial pour la nature) destinée à montrer l'engagement de chacun dans la lutte contre le dérèglement climatique.

Des millions de particuliers, entreprises, associations et collectivités dans le monde devaient éteindre leurs lumières de 20h30 à 21h30 heure locale pour cette quatrième édition de Earth Hour, à commencer par les îles Chatham au large de la Nouvelle Zélande. Selon les organisateurs, quelque 4.000 villes dans plus de 120 pays devraient se joindre à l'événement afin de réduire la consommation d'énergie et attirer l'attention sur les dangers du réchauffement climatique.

 

Jeudi 25 Mars 2010


 

Les pays de la zone euro se retrouvent pour signer un accord entérinant un plan de sauvetage pour la Grèce

BRUXELLES -- Les pays de la zone euro ont décidé de tenir un sommet en urgence, jeudi à partir de 19h30 (18H30 GMT), afin de signer un accord entérinant le plan de sauvetage pour la Grèce rédigé plus tôt dans l'après-midi par la France et l'Allemagne, a expliqué en début de soirée le porte-parole du gouvernement grec Giorgos Petalotis

Il existe un projet de décision et nous considérons qu'il nous couvre pleinement", a déclaré Giorgos Petalotis, disant espérer que l'accord soit signé à 19Hh30 (18h30 GMT). Il a ajouté que la Grèce était "satisfaite" du plan.

Les 16 pays membres de la zone euro souhaitent un programme de prêts financiers à hauteur de 22 milliards d'euros, émanant conjointement de l'eurozone et du Fonds monétaire international (FMI), mais seulement en dernier recours, si la Grèce se retrouvait dans une situation où elle ne pourrait plus emprunter sur les marchés obligataires, ont précisé deux diplomates, ayant requis l'anonymat. La condition "d'urgence exceptionnelle" a été défendue par l'Allemagne.

Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE), a également apporté son soutien au plan, qui pourrait aussi être utilisé pour aider d'autres pays de la zone euro en situation de crise économique aggravée.

Le document, que s'est procuré l'Associated Press, prévoit un "financement substantiel" du FMI et "majoritaire de l'Europe".

Les places boursières européennes et américaines ont réagi favorablement jeudi à l'annonce d'un plan de sauvetage pour la Grèce. L'euro était en baisse depuis 10 mois.

Ce n'est que la deuxième fois que les pays de la zone euro se retrouvent entre eux pour un sommet, sans les autres pays de l'Union européenne. La première fois remonte à octobre 2008, au plus fort de la crise économique et financière mondiale, afin d'élaborer un plan de sauvetage du secteur bancaire.

La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que les 16 pays de la zone euro devaient tirer les leçons de la crise et qu'il serait "catastrophique" d'abandonner les critères de convergence, dits de Maastricht. "Le temps des tricheurs doit être révolu".

Le sommet de l'Eurogroupe devrait charger le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, d'élaborer des plans détaillés "avant la fin de l'année, pour présenter toutes les options possibles" afin de pouvoir, à l'avenir, renflouer les pays membres qui en auraient besoin, par des mesures préventives et des sanctions, a-t-on appris de source diplomatique.

 

Jeudi 25 Mars 2010

 

Un défilé militaire sans chars ni avions à Athènes pour limiter les dépenses
 

Confrontée à une grave crise budgétaire, la Grèce célèbre jeudi sa journée de l'indépendance sans chars ni avions dans la traditionnelle parade militaire.

Les unités blindées et les appareils militaires ont été écartés de la parade dans le centre d'Athènes jeudi et le seront également lors du prochain défilé prévu en octobre prochain. Selon le ministère grec de la Défense, la mesure permettra d'économiser environ cinq millions d'euros (6,7 millions de dollars).

La Grèce est confrontée à une crise budgétaire sans précédent et a mis en place un plan d'austérité pour réduire son déficit. Les dirigeants européens sont réunis à Bruxelles jeudi pour tenter de surmonter leurs divisions sur la manière de venir en aide à son gouvernement.
 

 

Mardi 23 Mars 2010

 


 

Un groupuscule d'extrême gauche grec revendique l'attentat

Un groupuscule d'extrême gauche grec, les "Cellules de la conspiration du feu", a revendiqué lundi trois attentats à la bombe commis vendredi et samedi à Athènes, qui n'ont fait que peu de dégâts et pas de victimes.

Une bombe artisanale a explosé samedi devant un centre de détention de la police grecque dans le centre d'Athènes, une autre a explosé devant la résidence du représentant de la communauté pakistanaise locale et une troisième a endommagé les locaux d'un mouvement d'extrême droite baptisé l'Aube dorée.

"Les Cellules de la Conspiration du feu" avaient revendiqué en janvier l'explosion d'un engin devant le parlement, qui n'avait fait aucun blessé et n'avait causé que des dégâts mineurs.

"Ceci constitue le premier exemple de notre campagne d'attentats dont nous avions annoncé le lancement après notre opération au parlement", a indiqué le groupe dans un communiqué publié sur un site internet.

Plusieurs attentats imputés à des mouvements anarchistes ou d'extrême-gauche ont été commis à Athènes à l'aide de bonbonnes de gaz après la mort d'un adolescent, tué en décembre 2008 par la police. Son décès a par ailleurs donné lieu à des émeutes sans précédent depuis plusieurs dizaines d'années en Grèce.

 


Jeudi
18 Mars 2010




 

Nouvelles grèves en Grèce contre les mesures du gouvernement

Les chauffeurs de taxi grecs et de nombreux propriétaires de stations-service étaient en grève jeudi pour protester contre les mesures d'austérité décidées par le gouvernement grec dans le cadre de la réduction de son déficit budgétaire.

Les chauffeurs de taxi devraient manifester dans la journée dans le centre d'Athènes contre une nouvelle proposition de loi, qui prévoit que les chauffeurs de taxi, les stations-service et les kiosquiers, mais aussi les vendeurs de fruits et légumes donnent un reçu à leurs clients, pour combattre l'évasion fiscale

Mercredi 17 Mars 2010



 


Grèce : "L'hypothèse d'une intervention du FMI gagne du terrain


ATHÈNES - La Grèce pourrait se tourner vers le Fonds monétaire international (FMI) si elle n'obtient pas un "soutien clair" des dirigeants européens lors du sommet à Bruxelles la semaine prochaine, a fait savoir mercredi le gouvernement de Georges Papandréou.

Le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, a expliqué que le sommet des 25 et 26 mars consacré à la crise de la dette grecque serait crucial dans la décision d'Athènes.

Selon le porte-parole, le sommet sera le moment où les partenaires européens laisserons savoir de façon évidente s'ils souhaitent soutenir un pays ou si la Grèce devrait avoir recours à une autre solution, a-t-il déclaré à la radio grecque.

M. Petalotis a déclaré à la radio grecque que son pays faisait un très gros effort pour atteindre ses objectifs, afin de garantir un soutien clair de l'Union européenne et de ne pas avoir à aller vers le FMI.

Mais, si les conditions d'emprunt, au moment venu, ne sont pas être celles souhaitées, un recours au FMI est une possibilité envisageable, a-t-il poursuivi.

Un recours de la Grèce, un membre de la zone euro, à un prêt du FMI, serait une première embarrassante pour les 16 pays utilisant la monnaie unique.

Réunis lundi à Bruxelles, les ministres des Finances de la zone euro ont promis une aide financière à Athènes si nécessaire, sans en préciser les modalités ni le montant. Des prêts bilatéraux pourraient toutefois être accordés à la Grèce sur la base du volontariat.

Ces mesures doivent être validées la semaine prochaine lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui pourraient également opter pour une initiative concertée des pays de la zone euro.

Sous la pression de Bruxelles, la Grèce s'est lancée dans une cure d'austérité pour parvenir à son objectif de réduction du déficit budgétaire: 8,7 pour cent de son produit intérieur brut cette année, contre 12,7 pour cent en 2009.

 


Mardi
16 Mars 2010


 

Nouvelle journée de grève pour protester contre le plan d'austérité en Grèce

ATHÈNES - Les employés de la compagnie publique d'électricité et les infirmiers étaient en grève mardi en Grèce pour protester contre le plan d'austérité décidé par le gouvernement de Georges Papandréou.

La grève de 48h au sein de la compagnie d'électricité affecte ses sept unités de production. Les consommateurs ne devraient pas être touchés par des interruptions de courant, selon une source syndicale.

Les infirmiers des hôpitaux publics font grève pendant une journée et environ 400 d'entre eux devraient manifester devant le ministère de la Santé à Athènes.

La Grèce est sous intense pression de l'Union européenne pour remettre de l'ordre dans ses finances. Athènes a promis de réduire son déficit budgétaire à 8,7 pour cent de son produit intérieur brut cette année, contre 12,7 pour cent en 2009.

Les ministres européens des Finances se réunissent à Bruxelles ce mardi, date limite fixée à la Grèce pour faire état de progrès dans la résolution de la crise.

La semaine dernière, le gouvernement grec a durci son plan d'austérité, avec des baisses de salaires et des hausses d'impôts représentant 4,8 milliards d'euros supplémentaires d'économies. Le relèvement de la taxe sur la valeur ajoutée, de 19 pour cent à 21 pour cent, a provoqué lundi la hausse des prix des carburants et de la plupart des biens de consommation courante et services.

Le principal syndicat de la fonction publique appelle à une nouvelle journée de grève ce mardi pour protester contre le plan d'austérité.


Jeudi
11 Mars 2010



Grève nationale en Grèce contre les mesures d'austérité
 

Les salariés des secteurs public et privé ont entamé jeudi en Grèce une nouvelle grève générale contre les mesures d'austérité du gouvernement.

Ce mouvement de 24 heures, le second en deux semaines, sera attentivement observé dans les autres capitales européennes, soucieuses de voir si le gouvernement grec aura les moyens de redresser la situation économique et financière du pays.

Les arrêts de travail devraient paralyser le trafic aérien et provoquer la fermeture d'écoles, d'hôpitaux, de sites touristiques comme l'Acropole.

Un premier rassemblement était prévu en fin de matinée à Athènes à l'appel du syndicat communiste PAME, avant un défilé devant s'achever devant le parlement.

Il paraît toutefois peu probable que cette grève entame la volonté du Premier ministre socialiste George Papandréou d'assainir les finances publiques par le biais de mesures sévères de restriction budgétaire.

"Les manifestants ont le droit de manifester, mais cette crise, ce n'est pas la faute du gouvernement", a déclaré à Washington le chef du gouvernement.

Sous la pression des marchés et de l'Union européenne, le gouvernement grec a présenté la semaine dernière une nouvelle vague de mesures d'austérité incluant un gel des retraites, des baisses de salaires et une hausse de la TVA pour tenter de résorber son déficit. L'objectif des autorités est de dégager 4,8 milliards d'euros.

"Les travailleurs vont lever leur poing et crier d'une seule voix: 'Nous ne payerons pas pour la crise'", a prévenu le principal syndicat du secteur privé GSEE dans un communiqué. "Rien ni personne ne peut terroriser les travailleurs."

GSEE et son homologue du secteur public ADEDY, qui représentent à eux deux la moitié de la population active, estiment que le plan d'austérité soutenu par l'Union européenne va affecter les plus pauvres et aggraver les problèmes économiques du pays frappé par la récession.

Les dirigeants européens, les agences de notation et les marchés financiers ont salué le dernier volet de mesures mais souhaitent les voir s'appliquer rapidement et sans accrocs.

Alors que le soutien de l'opinion est nécessaire pour la mise en oeuvre du plan, des sondages dénotent une opposition grandissante au gouvernement.

"Tout sera paralysé en Grèce mais la majorité des personnes comprennent qu'il n'y a pas d'autres options", assure pourtant Costas Panagopoulos de l'institut de sondage Alco.

"Je ne crois pas qu'une grève ou des manifestations peuvent affecter sérieusement les politiques gouvernementales."

Employés de banque, pompiers, agents du fisc et policiers doivent participer au mouvement. Les bus et les trains ne fonctionneront pas à Athènes et des sites archéologiques et des musées auront leurs portes closes.

Environ 1.500 policiers surveillent le centre de la capitale pour éviter une répétition des incidents qui ont émaillé une manifestation contre l'austérité la semaine dernière.

ADEDY a indiqué qu'il préparait d'autres actions pour les mois d'avril et de mai, sans donner plus de détails.

 

Mardi 09 Mars 2010

Grèce: aux USA, Papandréou plaide contre les spéculateurs

WASHINGTON (AFP) - Le Premier ministre grec Georges Papandréou a demandé mardi au président américain Barack Obama des actes contre les spéculateurs accusés d'avoir plongé son pays un peu plus dans la crise financière.

Reçu à Washington au moment où la Grèce se débat dans une grave crise sociale, à deux jours d'une deuxième grève générale lancée par les syndicats en quinze jours pour dénoncer le plan de rigueur du gouvernement, M. Papandréou n'a reçu aucune promesse d'aide financière américaine.

Mais il a déclaré que M. Obama avait répondu de manière "très positive" à son plaidoyer contre les spéculateurs.

"Nous avons trouvé une réponse positive" de la part du président Obama, ce qui veut dire que "ce sujet sera à l'ordre du jour de la prochaine réunion du G20", le groupe de pays avancés et émergents qui doit se réunir fin juin à Toronto, a dit M. Papandréou.

M. Papandréou a indiqué qu'il n'avait pas demandé d'aide financière à Washington et la Maison Blanche a souligné qu'il n'était pas question d'intervenir. "C'est un problème que les Européens peuvent et doivent résoudre", a déclaré le porte-parole de la présidence américaine Robert Gibbs.

Après sa rencontre à la Maison Blanche, M. Papandréou a rencontré le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, à son ministère.

Selon le Trésor, la discussion a porté sur "les efforts concertés et sans relâche de l'Europe et des Etats-Unis pour faire avancer la réforme financière à l'échelle mondiale, notamment en faveur d'une surveillance accrue des produits dérivés".

Conçus au départ comme des produits d'assurance, ces instruments financiers se sont révélés être de formidables outils de spéculation pour une mise de fond minimale.

Certains de ces produits comme les contrat contre le risque de crédit (CDS) ont joué un rôle important dans les difficultés rencontrées par la Grèce.

Présent à Washington, le ministre des Finances grec Georges Papaconstantinou a dénoncé mardi sur la télévision CNBC l'opacité de ce marché, plaidant pour "plus de transparence" sur les marchés financiers en général, question qui, selon lui, exige une "réponse mondiale".

La veille, le Premier ministre grec avait appelé les Etats-Unis et l'Union européenne à dire une fois pour toutes "ça suffit!" à ceux qui profitent de la crise grecque, s'en prenant aux "spéculateurs sans principes" qui "engrangent des milliards chaque jour en pariant sur un défaut de paiement de la Grèce".

Soumis à la pression de plusieurs gouvernements, la Commission européenne a annoncé mardi qu'elle envisageait d'interdire des opérations hautement spéculatives sur les marchés visant la dette des Etats, à la lumière de la crise grecque.

Le Fonds monétaire international (FMI), qui fournit une assistance technique à Athènes pour y faire face a indiqué mardi qu'un de ses directeurs avait rencontré la veille M. Papaconstantinou pour discuter de cette aide, alors que la Grèce avait assuré qu'aucune réunion n'était prévue avec le Fonds à Washington.

Athènes a annoncé le 3 mars de nouvelles mesures d'austérité fiscale destinées à permettre au pays de tenir son objectif de déficit budgétaire pour 2010.

M. Papandréou avait déclaré ce jour-là être prêt à se tourner vers le FMI s'il n'obtenait pas des pays européens le soutien qu'il leur demande.

Rassuré dimanche par la France, il a estimé lundi que la probabilité que la Grèce en appelle à l'aide du Fonds diminuait.
 


Lun
di 08 Mars 2010




 

La Grèce à nouveau paralysée par une grève générale contre l'austérité

Les agents du fisc et les éboueurs étaient en grève, lundi 8 mars, en Grèce, pour protester contre les mesures d'austérité draconiennes votées vendredi par la majorité socialiste au pouvoir.

Plusieurs autres corporations se préparaient également à des arrêts de travail avant la grève nationale de jeudi décidée par les grandes centrales syndicales, la Confédération générale des travailleurs grecs (GSSE, un million de membres) et la Fédération de la fonction publique (Adedy, 300 000 adhérents), qui protestent contre le plan de rigueur.

Les quelque 15 000 agents du fisc en grève pour quarante-huit heures avaient déjà observé une grève début février après l'annonce d'un premier train de mesures d'austérité.

Les employés du secteur de la justice observent également un arrêt de travail de trois heures chaque jour de cette semaine. Par ailleurs, le front de lutte syndicale (PAME), proche du Parti communiste grec ultra-orthodoxe (KKE), devait organiser un rassemblement lundi soir dans le centre d'Athènes, tandis que des syndicalistes de l'Adedy devaient protester en fin de matinée devant le ministère des finances puis devant les bureaux de l'Union européenne à Athènes.

 

 
Vendredi 05 Mars
2010


 




Affrontements à Athènes lors d'une manifestation contre le plan d'austérité

Des affrontements ont éclaté vendredi lors d'une manifestation à Athènes, à l'heure où le Parlement donnait son feu vert aux nouvelles mesures d'austérité décidées par le gouvernement pour sortir le pays de la crise. Pendant ce temps, le Premier ministre grec se rendait à Luxembourg et en Allemagne, avant Paris ce week-end, pour obtenir le soutien de l'Europe et rassurer les marchés.

Les incidents se sont produits sur la place Syntagma, surplombée par le Parlement, alors que jusqu'à 7.000 personnes protestaient contre le plan d'économies supplémentaires de 4,8 milliards d'euros. Il prévoit notamment un relèvement de la TVA (taxe à la valeur ajoutée), de 19% à 21%, ainsi que le gel des retraites et des réductions de salaire pouvant atteindre 8% dans la fonction publique.

Le président de la première centrale syndicale du pays, GSEE, s'adressait à la foule quand il a été agressé par des militants d'extrême gauche. Yannis Panagopoulos a échangé des coups avec ses assaillants avant d'être évacué, les vêtements déchirés et en sang.

Des émeutiers s'en sont également pris aux Evzones, les gardes en costume traditionnel -tunique et sabots à pompon-, qu'ils ont chassés de la tombe du soldat inconnu. La police les a dispersés à coups de matraque et de gaz lacrymogènes.

Des violences ont à nouveau éclaté quand des jeunes masqués ont attaqué la police dans l'enceinte du Conseil d'Etat, la plus haute instance administrative grecque, et tenté de forcer l'entrée du ministère du Travail. Ils ont aussi cassé les vitrines de deux banques, deux hôtels, d'une boutique de téléphonie mobile et d'un fast-food. La police a arrêté cinq personnes et comptait sept blessés dans ses rangs.

Une manifestation plus tôt dans la journée s'était déroulée dans le calme, tandis que des incidents moins graves ont éclaté lors de deux rassemblements à Thessalonique (nord-est), la deuxième ville du pays.

Les hôpitaux, écoles et transports publics ont été paralysés toute la journée à l'appel de la GSSE et de la centrale des fonctionnaires ADEDY.

La contestation n'a pas empêché le Parlement d'approuver les mesures d'austérité supplémentaires annoncées mercredi, mais des grévistes du ministère de l'Intérieur ont décidé d'occuper les presses du Journal officiel pour empêcher la publication de la loi et donc son entrée en vigueur.

Les nouvelles mesures ont été décidées sous la pression de l'Union européenne, qui avait jugé un premier plan insuffisant pour atteindre l'objectif d'Athènes de réduire son déficit de quatre points dès cette année et de le ramener à 8,7% du produit intérieur brut (PIB) afin de retrouver la confiance des marchés financiers. La révélation de l'ampleur de la dette publique grecque a en effet plongé le pays dans une très grave crise qui a ébranlé l'euro.

Les mesures supplémentaires ont été bien accueillies par l'Europe et les marchés, qui ont massivement souscrit à l'emprunt d'Etat annoncé jeudi par la Grèce, apparemment rassurés sur sa solvabilité.

Cela fait, le Premier ministre grec a entamé une nouvelle tournée à l'étranger pour demander le soutien de ses partenaires européens. Des garanties bancaires par exemple pourraient rassurer durablement les marchés et de permettre à la Grèce d'emprunter à des taux d'intérêts moins élevés.

Georges Papandréou a été reçu vendredi à Luxembourg par le Premier ministre Jean-Claude Juncker, également président de l'Eurogroupe, puis à Berlin par la chancelière Angela Merkel, dont le pays est la première économie de la zone euro. Mme Merkel a déclaré que la Grèce n'avait pas demandé d'aide financière de l'Union européenne. Cette dernière a promis son soutien à Athènes sans préciser de quelle façon elle comptait l'aider.

Pour pousser l'UE à s'engager à ses côtés, M. Papandréou a menacé de se tourner vers le Fonds monétaire internationale (FMI) s'il n'obtenait pas rapidement une réponse satisfaisante. Jean-Claude Juncker s'est opposé vendredi à un recours au FMI, estimant qu'il fallait "aborder le problème dans le cadre de la zone euro".

Le chef du gouvernement grec doit encore se rendre dimanche à paris pour rencontrer le président Nicolas Sarkozy, et mardi à Washington, où l'attendra le président Barack Obama.

 

 Jeudi 04 Mars 2010




 

Des manifestants dispersés par la police à Athènes


Près de 10.000 manifestants communistes et de la gauche radicale, selon la police, se sont rassemblés jeudi soir dans le centre d'Athènes et à Salonique (nord) pour protester contre les mesures d'austérité décidées la veille par le gouvernement socialiste grec.

Alors que la mobilisation s'est amplifiée jeudi en Grèce contre les mesures d'austérité annoncées la veille par le gouvernement, les Grecs expriment leur inquiétude et leur colère contre le gouvernement.

 «Je travaille à la municipalité de Salonique et mes collègues se demandent comment ils vont faire avec des salaires diminués, a expliqué à 20minutes.fr Emilios, âgé de 34 ans. Mais pour l'instant, les gens ne sont pas trop paniqués. Ils sont juste très déçus. Ils se sont résignés à accepter ces mesures car ils ont trop peur de ce qui se pourrait se passer sils ne les acceptaient pas, comme la banqueroute de l'Etat.»

Car la crise était prévisible, selon certains. «Quand les gens avaient encore de l'argent, ils faisaient comme si tout allait bien. Mais tout le monde s'attendait à ce qu'une crise éclate. Maintenant, personne ne sait ce qui va se passer demain», a raconté à 20minutes.fr Alexandros Briasoulis, artiste qui rentre d'un séjour dans sa famille, dans le nord du pays. Et qui na pas trouvé son pays vraiment changé.

«Des grèves, il y en avait déjà quasiment tous les jours et les gens ont encore de quoi manger, même s’ils ont beaucoup moins d’argent à dépenser. Et il faut savoir que les Grecs mènent une vie sociale très développée. Ils sortent au restaurant, dans les bars, parfois tous les soirs. Alors, ils dépensent moins, surtout en prévision des prochains mois», explique-t-il encore.

«Nous payons les conséquences de cette crise avec les prix de l’essence et de la nourriture qui augmentent. Mais les vrais responsables ne paieront jamais, assure Dimitris, employé dans une entreprise du nord du pays. Les gouvernants qui ont employé toujours plus de gens dans le secteur public - environ 10% de la population grecque- sont responsables de l’accroissement de la dette. Si on pouvait au moins trouver les coupables, je pense que les mesures du gouvernement seraient un peu mieux acceptées par la population.»

Ce sentiment d’écœurement envers l’administration semble généralisé. «Le service public, c’est le paradis. Ils ont d’énormes avantages alors que le secteur privé a des salaires très bas. L’industrie, le bâtiment souffrent énormément de la crise. Et les fonds publics n’ont jamais servi à réaliser des investissements», détaille Georges Ikonomou, franco-grec qui habite dans la région parisienne.  

Un manque de respect de la chose publique qui pourrait perdurer. «La crise pourrait permettre au pays de changer, mais qui voudra entreprendre une réforme?», se demande Alexandros Briasoulis. «La situation peut durer selon moi une dizaine d’années. Tous mes amis grecs m’auraient suivi s’ils avaient pu quand je suis parti: ils ne voient aucun futur pour eux en Grèce», conclut-il.

La police grecque a fait usage de gaz lacrymogène, jeudi, pour disperser une cinquantaine de manifestants dans le centre d'Athènes après des heurts survenus en marge d'un rassemblement contre les mesures d'austérité annoncées la veille, a fait savoir la police.

Syndicalistes d'extrême-gauche et militants communistes se sont rassemblés dans la capitale pour dénoncer le plan du gouvernement, qui prévoit des gels de retraites, des baisses de salaires et une hausse de la fiscalité pour dégager 4,8 milliards d'euros.

"Il y a eu des affrontements entre la police et les manifestants", a indiqué un responsable. "La police a fait usage de gaz lacrymogène. Il y a eu quelques arrestations".

Le syndicat du secteur privé GSEE et son homologue du service public ADEDY, qui représente la moitié des cinq millions des travailleurs grecs, ont appelé leurs adhérents à débrayer dès 11h00 vendredi, et à se rassembler devant le parlement.

Le gouvernement a, quant à lui, lancé un emprunt sur les marchés financiers, comptant sur l'effet psychologique de l'annonce du plan, destiné à économiser 4,8 milliards. So n offre a suscité l'engouement des investisseurs. Très attendue, l'opération était considérée comme un test de la capacité du pays à rassurer les marchés et à emprunter seul.

La Grèce a besoin de plus de 20 milliards d'euros d'ici à mai pour faire face à ses échéances sur sa dette publique, qui s'est creusée à 113 % du produit intérieur brut en 2009, tandis que le déficit public s'envolait à 12,7 % du PIB. Hier, le gouvernement n'excluait pas « un recours au Fonds monétaire international » pour éviter la faillite.

 

                      
Mar
di 16 Février 2010

Explosion d'une bombe aux bureaux de JPMorgan Chase à Athènes, pas de blessés

Une bombe a explosé mardi en début de soirée aux bureaux de la firme américaine de services financiers JPMorgan Chase & Co dans le centre d'Athènes, sans faire de blessés, a-t-on appris auprès de la police grecque.

L'explosion avait été précédée d'un appel téléphonique anonyme reçu par un journal d'Athènes. On ignorait encore l'étendue des dégâts.

 

Jeudi 11 Février 2010
 

Soutien conditionnel de l'Union Européenne à la Grèce

BRUXELLES - Les dirigeants européens vont se retrouver sous pression jeudi lors d'un sommet à Bruxelles pour exprimer leur solidarité avec la Grèce, alors qu'un plan d'aide financier se précise en faveur de ce pays confronté à une crise budgétaire sans précédent.

La Grèce est prête à prendre "toutes les mesures nécessaires" pour réduire son déficit de quatre points en 2010, à 8,7% du Produit intérieur brut, a assuré mercredi son Premier ministre Georges Papandreou, à l'issue d'un déjeuner de travail à l'Elysée avec Nicolas Sarkozy.

Le chef de gouvernement grec devait partir dans la soirée pour Bruxelles où il participera jeudi à un sommet informel des chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept. Ceux-ci se retrouvent à partir de 10H15, à l'initiative du premier président permanent de l'UE Herman Van Rompuy. La réunion devrait durer jusque vers 16H30 en présence du président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet.

La réponse européenne à la situation en Grèce s'est imposée comme le sujet dominant de la rencontre, initialement consacrée aux moyens de mieux coordonner les politiques économiques des pays de l'UE et de relancer la croissance.

Les préparatifs en vue d'un plan d'aide de l'UE s'accélèrent car du point de vue européen il faut mettre un terme aux spéculations sur les marchés financiers contre la Grèce et l'euro, en envoyant un message rassurant.

Les ministres des Finances de la zone euro ont ainsi prévu de se réunir ce mercredi par téléconférence pour évoquer le sujet, avec M. Trichet, a indiqué une source diplomatique européenne, confirmant des informations du quotidien Le Monde.

Même l'Allemagne, qui jusqu'ici paraissait la plus réticente à aider la Grèce pour ne pas créer un précédent et donner l'impression d'une "prime" aux mauvais élèves de la zone euro, a commencé à changer son fusil d'épaule.

Un responsable parlementaire du parti conservateur de la chancelière allemande Angela Merkel, Michael Meister, a indiqué que des préparatifs étaient en cours au sein du gouvernement allemand pour un plan d'aide.

L'Europe veut aussi éviter qu'une intervention du Fonds monétaire international devienne nécessaire, ce qui serait politiquement humiliant pour elle.

"On ne peut pas donner ça comme signal", a fait valoir une source gouvernementale européenne de haut rang. Ce refus ne fait toutefois pas l'unanimité au sein de l'UE, la Suède jugeant ainsi qu'une aide du FMI ne doit pas être "taboue".

Un diplomate européen a confirmé à l'AFP qu'il "faut trouver un moyen de mettre fin" au "cercle vicieux" de la spéculation autour de la Grèce.

Il a indiqué que les Européens réfléchiraient notamment à mettre sur pied un mécanisme de "ligne de crédit disponible qui pourrait être utilisée en cas de besoin" par les pays en difficultés. Cela reviendrait à créer une sorte d'enveloppe de prêts d'urgence accessibles pour les pays en difficulté.

Pour l'économiste Jacques Cailloux, de Royal Bank of Scotland, "avec par exemple entre 50 et 100 milliards d'euros disponibles, ce serait déjà un bon pare-choc".

D'autres formes d'aide seraient également envisagées. Les Etats de la zone euro, ou au moins des plus importants --France et Allemagne-- pourraient aussi décider d'accorder des prêts bilatéraux à la Grèce.

Il pourrait encore s'agir d'autres mécanismes d'aide commune, qui pourraient impliquer la Banque européenne d'investissement (BEI) ou comporter le versement anticipé de subventions européennes, dont la Grèce est un gros bénéficiaire.

Le traité européen interdit à la BCE d'accorder des crédits aux Etats. Mais il prévoit que les pays peuvent "accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l'Union" à un Etat en "difficultés".

Le commissaire européen sortant aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, a appelé mardi les dirigeants de l'UE à apporter un "soutien clair" à la Grèce, en échange d'efforts sérieux d'Athènes pour résoudre sa crise budgétaire.
 

Mercredi 10 Février 2010
 



Début de la grève contre les mesures d'austérité

La grève, contre les mesures d'austérité annoncées par le gouvernement grec pour faire face à la dette publique, a commencé mercredi matin à l'appel de plusieurs syndicats. Les aéroports et plusieurs services publics étaient affectés.

Un appel à la grève de 24h a été lancé par un syndicat de fonctionnaires. Le plus important syndicat grec, le GSEE pour le secteur privé, a prévu de débrayer séparément, le 24 février.

Des vols ont été annulés dès minuit mercredi (22h00 GMT mardi) et les écoles et les centres d'impôt devaient rester fermés, alors que les hôpitaux fonctionneront avec le personnel d'urgence.

Des manifestations étaient également prévues mercredi à Athènes.

Sous pression de Bruxelles, le plan d'austérité du nouveau gouvernement de centre-gauche (Parti socialiste, PASOK), élu il y a quatre mois, prévoit de diminuer de deux milliards d'euros les dépenses publiques. L'Etat espère aussi engranger plus de cinq milliards d'euros en mettant en place des impôts supplémentaires et en luttant contre l'évasion fiscale.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou est quant à lui attendu mercredi à Paris, pour des entretiens notamment avec le président Nicolas Sarkozy, à la veille d'un sommet de l'Union européenne à Bruxelles consacré à la crise économique.

"Notre premier devoir aujourd'hui est de sauver l'économie et de réduire la dette, en trouvant les solutions les plus justes, qui protègent -autant que possible- les classes moyennes et les plus pauvres", a expliqué M. Papandréou mardi en conseil des ministres. Les réformes "doivent continuer (...) et aller en s'accélérant".
 

Samedi 06 Février 2010
 


Faible mobilisation des opposants à la réforme du code de la nationalité

L'extrême droite ne réussit pas à mobiliser les foules en Grèce contre la réforme du code de la nationalité. Seuls quelques centaines de manifestants se sont rassemblés samedi à Athènes pour protester contre le projet de loi du gouvernement socialiste qui entraînerait la naturalisation de plusieurs centaines de milliers de personnes.

En prévision d'incidents, la police avait mis en place un important dispositif de sécurité, d'autant que des groupes anarchistes et d'extrême gauche organisaient une contre-manifestation à proximité des opposants à la réforme.

Au total, la contre-manifestation a réuni plus de monde que la manifestation
d'origine: quelque 800 militants anarchistes et d'extrême gauche ont défilé pour réclamer la régularisation de tous les immigrés en situation irrégulière dans le pays, tandis que les reporters présents ont comptabilisé un demi-millier de manifestants à l'appel de l'extrême droite.

Les opposants à la réforme gouvernementale se sont rassemblés dans le calme au pied des marches de l'ancien Parlement, dans le centre de la capitale, face à une banderole géante déployée sur les colonnes de l'édifice, affirmant haut et
fort: "la nationalité n'est pas gratuite". Les manifestants brandissaient des drapeaux bleu et blanc aux couleurs de la Grèce.

Cette manifestation devait initialement se dérouler place Propylaïa, lieu également choisi par les anarchistes pour leur contre-manifestation mais, à la demande des autorités, les organisateurs ont accepté de la déplacer place Kolokotroni. La police voulait éviter que les deux groupes se fassent face sur la place.

De fait, des incidents ont éclaté entre la police anti-émeutes déployée en nombre dans le quartier de Propylaïa et des groupes de manifestants anarchistes, dont certains étaient casqués et armés de battes de baseball. Les forces de police ont eu recours à des tirs de grenades lacrymogènes pour disperser les individus les plus agités, selon un photographe de l'Associated Press présent sur place.

Les manifestants anarchistes et d'extrême gauche, qui entendaient également protester contre le racisme et la xénophobie, ont lancé des pierres et des fusées éclairantes sur les forces de sécurité, a rapporté la télévision publique grecque ERT.

Le problème de la régularisation des immigrés sans-papiers est récurrent en Grèce depuis des années. Dans le passé, certains de ces étrangers en situation irrégulière ont manifesté à Athènes pour réclamer les mêmes droits et la nationalité grecque pour les immigrés de la deuxième génération, nés et scolarisés dans le pays.

 

Mardi 02 Février 2010
 


 

La Grèce promet de suivre son plan d'économies à la lettre

La Grèce va suivre son plan de réduction des déficits publics "à la lettre", a promis mardi le Premier ministre Georges Papandréou.

La Commission européenne avait prévenu lundi qu'elle exercerait un contrôle étroit l'état des finances publiques grecques et pourrait si besoin lui demander d'appliquer des mesures correctives comme de nouveaux impôts ou de réduire ses dépenses.

La crise du budget grec et la crainte que le pays ne puisse pas rembourser ses dettes ont fragilisé l'Union européenne et affecté l'euro.

"Nous sommes déterminés à instaurer la stabilité et appliquer notre plan à la lettre, de manière stable et suivie", a déclaré M. Papandréou lors d'une conférence financière à Athènes. "Pour la première fois, notre pays doit faire beaucoup en peu de temps, et pour la première fois, nous sommes très déterminés".

Le nouveau gouvernement socialiste de Papandréou doit réduire le déficit public du pays, estimé à 12,7% du PIB en 2009, pour le ramener à 2% en 2013.

"Au cours des trois prochaines années, la Grèce corrigera ses erreurs", a-t-il assuré.
 

Mercredi 20 Janvier 2010


                    Epaminondas Korkoneas


Ajournement du procès des policiers poursuivis pour avoir abattu un adolescent en Grèce


Le tribunal de la petite ville d'Amfissa a ajourné à vendredi le procès de deux policiers poursuivis pour la mort d'un adolescent, dont la mort avait déclenché de violentes émeutes dans toute la Grèce fin 2008.

A l'ouverture des débats mercredi, sous très haute sécurité par crainte de nouvelles manifestations violentes, les juges ont accepté ce report en raison de l'absence d'un des principaux avocats de la défense.

Les deux policiers sont poursuivis l'un pour homicide volontaire et l'autre pour complicité dans la mort d'Alexandros Grigoropoulos, lycéen de 15 ans, tué par balles le 6 décembre 2008 à la suite d'un affrontement avec un groupe de jeunes dans le quartier d'Exarchia, en plein centre d'Athènes.

Dans les heures qui avaient suivi sa mort, un vaste mouvement de protestation avait débuté, les manifestants, la plupart pacifiques, dénonçant les violences policières et le gouvernement. Des violences urbaines avaient également éclaté dans la capitale, menées par une frange extrémiste, les émeutes gagnant plusieurs dizaines de villes du pays, où elles avaient fait rage pendant quinze jours.

Les policiers affirment avoir agi en état de légitime défense et que le tir qui a tué le jeune homme était un tir d'avertissement, en l'air et qui ne le visait pas.

Les autorités grecques ont choisi de délocaliser le procès dans le centre du pays, dans la petite ville montagneuse d'Amfissa, à environ 200 km à l'ouest d'Athènes.

Et ce pour raisons de sécurité, craignant de nouvelles manifestations de la part de groupuscules d'extrême gauche, chefs de file des violences urbaines qui ont secoué le pays après la mort de l'adolescent.

Des membres des forces spéciales étaient donc déployés dans le palais de justice d'Amfissa, où quelque 800 policiers avaient été dépêchés.

Environ 800 personnes, la plupart venues par bus de toute la Grèce, ont manifesté pacifiquement devant le tribunal, scandant des slogan hostiles à la police, et à ceux qui les arment, sous une banderole "Etat coupable".

Quelques affrontements mineurs ont ensuite opposé les forces de l'ordre à un groupe d'environ 200 manifestants, principalement des anarchistes, sans blessés ni interpellations.

La famille de la victime avait à plusieurs reprises réclamé que le procès ait lieu à Athènes. Mercredi, Alexandros Katsantonis, un avocat de la famille, a estimé une nouvelle fois que le choix d'Amfissa posait des "obstacles" au procès. "Comment 40 témoins, dont des mineurs, peuvent-ils faire le voyage d'Amfissa deux fois par semaine pour le procès?", a-t-il demandé
 

Lundi 18 Janvier 2010


 

Les agriculteurs grecs bloquent des routes et un poste-frontière

Les agriculteurs grecs ont bloqué plusieurs axes routiers du pays, de même que le principal poste-frontière avec la Bulgarie, pour réclamer une hausse des prix à la production, rapportent les autorités.

Les cultivateurs de riz, de maïs et de coton ont bloqué la route entre Athènes et Salonique afin de faire pression sur le gouvernement socialiste, qui a fort à faire pour juguler le déficit budgétaire de la Grèce, le plus élevé en pourcentage de toute l'Union européenne.

Des embouteillages sont apparus sur plusieurs axes routiers et le poste-frontière de Promahonas, à la frontière bulgaro-grecque, a refusé de laisser passer les camions. Cinq mille agriculteurs, au total, ont garé leurs tracteurs en travers des routes, déclarait-on de source syndicale.

"Nous avons été les premiers à faire les frais de la crise, nous voulons vivre dans la dignité", a déclaré Yannis Vagos, parmi les dizaines de paysans qui bloquaient la route Athènes-Salonique avec des tracteurs.
 

Samedi 09 Janvier 2010

 


Explosion d'une bombe en plein coeur d'Athènes, pas de blessés

Un attentat à l'explosif a été commis samedi soir en plein coeur d'Athènes, près du parlement et de la tombe du soldat inconnu, sans faire de blessés, a annoncé la police grecque.

L'explosion a eu lieu à 19h50 locales (19h50 GMT). Un correspondant anonyme avait averti de son imminence, environ 17 minutes auparavant, via un appel téléphonique à un quotidien national, permettant aux forces de l'ordre d'évacuer et boucler le secteur de la place Syntagma, fermant notamment à la circulation une importante avenue du centre.

L'engin explosif avait été placé dans une poubelle dans le périmètre situé devant le parlement, non loin de la tombe du soldat inconnu. La détonation a retenti sur toute la place, même si les gardes en faction devant la tombe n'ont pas bougé d'un iota.

"Le message est très simple: la démocratie ne se laissera pas terroriser", a lancé le Premier ministre Georges Papandréou aux journalistes peu après l'explosion.

Son ministre de la Protection civile Michalis Chrisochoidis a précisé que les conditions de sécurité ne seraient pas renforcées devant le parlement, qui doit rester accessible à tous. "Ils ne nous forceront pas à transformer le centre-ville en zone militarisée. Athènes est une ville sûre", a-t-il déclaré.

Le parlement n'est actuellement pas en session, mais des députés du PASOK, le parti socialiste au pouvoir, y étaient rassemblés pour une réunion.

Plusieurs groupes violents d'extrême gauche opèrent en Grèce, visant des banques ou locaux gouvernementaux. Les explosions sont en général déclenchées tard le soir ou précédées par des appels d'avertissement, et ne font donc rarement des blessés.

Selon les experts de la police, venir placer une bombe dans un endroit si central pourrait être considéré comme un défi au nouveau gouvernement socialiste, qui a renforcé les mesures de sécurité en octobre, après avoir remporté les législatives et accédé au pouvoir.

 

Mercredi 06 Janvier 2010

 


L'UE n'aidera pas financièrement la Grèce


L'Union européenne n'aidera pas financièrement la Grèce si ses difficultés budgétaires continuent à s'aggraver, déclare mercredi Jürgen Stark, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans un entretien à un journal italien.

Ces propos ont brièvement fait baisser l'euro. La devise communautaire a touché un point bas du jour à 1,4285 dollar avant de revenir vers 1,4355 dollar vers 10h30 GMT, en baisse de 0,03% sur la journée.

"Les marchés se font des illusions s'il pensent qu'à un certain stade les autres Etats membres mettront la main au porte-monnaie pour sauver la Grèce", déclare Jürgen Stark dans un entretien à Il Sole 24 Ore.

Il souligne que la Grèce n'a pas contrôlé ses comptes publics ces dernières années ni travaillé à améliorer la compétitivité du pays.

"Les traités prévoient la clause de non-sauvetage et les règles doivent être respectées", ajoute-t-il.

Selon des analystes, les propos de Stark ne signifient pas nécessairement que l'UE refuserait d'apporter son aide à la Grèce si cela devenait nécessaire pour éviter un défaut sur la dette.

Ils estiment que Jürgen Stark a eu à dessein des propos forts pour faire pression sur le gouvernement grec afin qu'il consente à des réductions massives des dépenses publiques pour ramener le déficit budgétaire à des niveaux acceptables.

Des responsables de l'UE et de la BCE sont arrivés mercredi à Athènes pour une visite d'inspection et des discussions sur les projets de la Grèce pour réduire ses déficits.

Le ministre grec des Finances, George Papaconstantinou, a indiqué sur CNBC que ce déplacement était parfaitement normal dans les circonstances actuelles et qu'il ne présageait pas de nouvelles difficultés. Il a ajouté que les propos de Jürgen Stark "n'aidaient pas."

"Je suis confiant dans le fait que si une aide était nécessaire quelque part, elle serait versée car il y a un énorme enjeu pour la zone euro", souligne Jacques Cailloux, économiste à la RBS.

"Si la zone euro ou la périphérie était menacée par une crise contagieuse, alors la BCE aurait le droit d'intervenir", ajoute-t-il.

Réagissant aux commentaires de Jürgen Stark, le ministre grec des Finances, George Papaconstantinou, a répété de son côté que son gouvernement n'avait pas besoin d'aide extérieure en raison des mesures déjà prises pour réduire son déficit budgétaire.

"Franchement, nous n'avons pas besoin de cette clarification", a-t-il dit à Bloomberg. "Nous ne nous attendons pas à être sauvés par qui que ce soit car il est parfaitement clair, je pense, que nous faisons ce qui doit être fait pour réduire le déficit et contrôler la dette publique."

Les trois principales agences de notation ont abaissé en décembre la note de la dette grecque mais Moody's Investors Service a en partie rassuré les marchés financiers en déclarant que le pays était loin d'être en crise.

Jürgen Stark déclare par ailleurs dans l'entretien à Il Sole 24 Ore que l'inflation dans la zone euro restera stable jusqu'à la fin de l'année 2011.

"Aujourd'hui, la zone euro est caractérisée par un haut degré de stabilité des prix qui nous autorise à penser que les taux d'intérêt sont appropriés", dit-il.

Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a lui aussi estimé mercredi qu'il n'y avait pas de raison de renoncer à la politique monétaire actuelle étant donné l'absence de tensions inflationnistes et le contexte de reprise économique fragile.

Jürgen Stark précise pour sa part que la stabilité de l'inflation pourrait être affectée par une croissance économique plus forte que prévu ou une incapacité à réabsorber rapidement les liquidités déversées sur le marché, "deux conditions que je ne vois pas aujourd'hui".

Stark estime que la situation économique s'est améliorée avec le retour de la croissance depuis le troisième trimestre de l'an dernier mais que les perspectives restent incertaines.

Il déclare qu'il n'a pas d'inquiétude concernant l'éventualité d'une "bulle" qui serait créée sur les marchés d'actions par les injections massives de liquidités.

"Mais il est clair", nuance-t-il, "que les liquidités importantes mises à la disposition de l'économie ces derniers mois présentent des risques et des effets négatifs".

 

Mercredi 06 Janvier 2010



 

Épiphanie

Traditionnelle cérémonie de la croix lancée dans la mer pour bénir les eaux, et célébrer l'Épiphanie par Le Patriarche Bartholomé I
Ouzinos Panaiotis
a récupéré la croix dans une eau glacée à Istanbul, en Turquie.


 

Vendredi 1er Janvier 2010


 

Bonne Année 2010 ! Kali Kronia ! Kronia Polla !!!