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     Actualités Grecques 2011 (Sources Yahoo Actualités)    

Samedi 30 Décembre 2011


 


Les fonctionnaires du fisc sont en grève depuis jeudi.


Le ministère des Finances tente de mettre en place un système anti-pots de vin.
Situation quelque peu chaotique aux sein des services fiscaux grecs. Les fonctionnaires ont lancé depuis jeudi une grève de deux jours afin de protester contre les mesures de rigueur.
Du coup, les Grecs qui attendaient le dernier moment en cette fin d'année pour mettre à jour leurs dossiers se sont précipités mercredi dans les bureaux du Trésor public, rapporte l'agence de presse AP.

Les fonctionnaires protestent contre les mesures d'austérité. «Nous subissons des baisses de salaires et 4500 postes ont été sabrés», déclare le responsable du syndicat professionnel Charalambos Nikolakopoulos. Ce mouvement survient alors que la Grèce peine à atteindre ses objectifs de rentrées fiscales pour 2011. La faute à une récession plus profonde que prévu et à une fraude omniprésente estimée par les autorités à près de 45 milliards d'euros.

Le gouvernement, qui a fait de la lutte contre l'évasion fiscale son nouveau cheval de bataille, fait face sur ce terrain à un sérieux revers. Les deux vice-procureurs chargés de la lutte anti-fraude ont démissionné avec fracas mercredi, avant de revenir sur leur décision.

Dans une lettre, ils dénonçaient à mots couverts des ingérences politiques dans leur travail. «Nous n'acceptons pas d'être des procureurs sous tutelles, ont indiqué Grigoris Peponis et Spyros Mouzakitis. Nous n'acceptons pas de servir d'alibi à divers intérêts organisés et à ceux qui s'activent dans la zone grise du crime financier.» Derrière la colère des deux juges, il y aurait aussi la crainte d'être remplacés par des juges de la Cour suprême.

Peponis et Mouzakitis ont été nommés en cours d'année pour épauler la star des magistrats grecs, l'ancien procureur anti-terroriste Yannis Diotis, pour appliquer une nouvelle réglementation anti-fraude se voulant très stricte. Dorénavant, les évadés fiscaux risquent la prison mais peuvent négocier le paiement immédiat de leurs arriérés d'impôts en échange d'une ristourne, précisent les avocats.

La double démission et la grève des services fiscaux surviennent également dans un contexte de réformes administratives profondes. L'objectif: lutter contre la corruption au sein des services du fisc. «Nous informatisons progressivement les contrôles fiscaux», expliquait fin novembre au Figaro.fr Nikolaos Lekkas, directeur de la lutte contre la fraude fiscale en Grèce.

«À la fin de chaque contrôle, le système génère automatiquement les comptes-rendus des infractions et les amendes infligées. Ainsi, les dessous de table et les pots de vin seront exclus», expliquait-t-il en reconnaissant qu'il n'existait pas, jusqu'à présent, de stratégie pour lutter contre la corruption dans l'administration des impôts.
 

Lundi 26 Décembre 2011

Les ventes de Noël au plus bas depuis des décennies en Grèce

Après quatre ans de récession, les magasins en Grèce ont connu leur pire Noël depuis des décennies avec des ventes en baisse de 30% par rapport à l'année passée, annonce mardi la fédération du commerce de détail ESEE.
"Neuf Grecs sur dix sont moins généreux, pas par choix mais par nécessité", constate l'organisation.
Cette forte baisse des ventes a eu lieu malgré de fortes réductions proposées par les magasins à l'approche de Noël.
Par rapport à la même période en 2010, les ventes de vêtements et chaussures ont baissé de 40%, les produits électroniques de 30% et les dépenses en nourriture et boissons de 15%.

 


Samedi 24 Décembre 2011

 

Les gardiens de l'Acropole en grève pour Noël, pas de visites

ATHENES (Reuters) - Des centaines de touristes n'ont pas pu visiter l'Acropole d'Athènes samedi, veille de Noël, les gardiens du site s'étant mis en grève pour exiger le versement de salaires en retard.

Les visiteurs en étaient réduits à se prendre en photo à l'entrée du site où se dresse le Parthénon, dont ils tentaient d'avoir un aperçu à travers les grilles.

"C'est quand même un peu fort, parce que c'est un de vos principaux sites (...) Ça fiche en l'air tout notre week-end", commentait Anita Amin, touriste de 25 ans venue des Etats-Unis.

La Grève connaît une série de grèves provoquées par les coupes sombres auxquelles procède son gouvernement couvert de dettes pour répondre aux conditions des plans de sauvetage conclus avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

L'industrie du tourisme, vitale pour le pays, a déjà souffert des grèves décrétées par les chauffeurs de taxi et d'autres corporations. L'Acropole est le point d'attraction central d'un secteur qui représente près du cinquième de l'économie nationale.

Les gardiens de beaucoup d'autres sites archéologiques grecs se sont mis en grève samedi en annonçant qu'ils resteraient chez eux tous les week-ends jusqu'à ce que leur soient payés des arriérés de salaire.

Mardi 06 Décembre 2011


Heurts entre manifestants et forces de l'ordre à Athènes


ATHENES (Reuters) - Des heurts ont opposé mardi devant le Parlement grec des centaines de manifestants cagoulés aux forces de l'ordre en marge d'une manifestation.

Des centaines de personnes s'étaient rassemblées dans la capitale jusqu'au parlement pour commémorer la mort d'un jeune lycéen tué par la police en 2008.

La mort d'Alexandros Grigoropoulos, 15 ans, avait déclenché les émeutes les plus violentes de l'histoire du pays. Les troubles, qui se nourrissaient également des difficultés économiques, avaient duré deux semaines et joué un rôle dans l'alternance politique aux législatives d'octobre 2009.

La crise de la dette grecque a éclaté peu de temps après l'arrivée des socialistes au pouvoir, lorsque les nouveaux gouvernants ont découvert la réalité de la situation macroéconomique du pays.

La Grèce est depuis lors le théâtre de manifestations régulières qui dégénèrent souvent en affrontements entre policiers et manifestants devant le parlement.

Mardi, une bonne vingtaine de personnes ont été légèrement blessées, ont dit la police et un journaliste de Reuters. Quinze contestataires ont été interpellés.

Les manifestants jetaient des pavés et des cocktails Molotov sur les policiers. L'affrontement a duré plus d'une heure et les violences ont repris dans la soirée à l'occasion d'une deuxième manifestation.

La police a fait usage de gaz lacrymogène et formé un cordon protecteur devant le Parlement, où les députés débattaient du budget de l'Etat pour 2012.

Des groupes de militants radicaux, vêtus de noir, ont brisé des vitrines et incendié des poubelles.

Des incidents ont été signalés dans d'autres quartiers d'Athènes ainsi qu'à Salonique, dans le nord du pays.

Les cortèges étaient plus maigres que ceux des derniers rassemblements liés à cet événement et des dernières manifestations contre la politique économique.

Dans le centre d'Athènes, le cortège principal des manifestants a dénoncé les nouvelles mesures d'austérité. "La révolution sociale maintenant", pouvait-on lire sur une banderole.

"C'est une colère sourde, comme une tension, et c'est dangereux", a constaté Mary Bossis, professeur de sécurité internationale à l'université du Pirée.

Les députés doivent se prononcer dans la soirée sur le budget 2012 préparé par le gouvernement d'union de Lucas Papadémos. Le budget contient des hausses d'impôts et des réductions des dépenses de l'Etat, pour parvenir à un déficit de 6,7% du produit intérieur brut en 2012 contre 9% cette année.

Il devrait être adopté sans difficulté malgré la colère sociale, en raison de la marge dont dispose le gouvernement de coalition au Parlement.

La Grèce a obtenu la semaine dernière le versement d'une nouvelle tranche d'aide internationale de huit milliards d'euros, qui lui permet jusqu'à présent d'éviter la faillite.

"Il n'y a pas de solution miracle", a dit le ministre du Travail, George Koutroumanis, aux députés. "Mais en 2012, nous devrons travailler pour ramener la croissance et les investissements qui créeront du travail."

"Nous devons résoudre ces problèmes qui sapent la cohésion sociale et frappent des centaines de milliers de jeunes", a insisté le ministre.

Le taux de chômage des jeunes a atteint 43% en Grèce après une succession de plans d'austérité qui ont contribué à provoquer une quatrième année consécutive de récession.

 

Jeudi 01 Décembre 2011




20 000 personnes manifestent à Athènes


Parmi les mesures de rigueur appliquées en rafale depuis 2009 en Grèce, le gouvernement a massivement augmenté les taxes, sur l'énergie, la consommation, ce qui réduit d'autant le pouvoir d'achat des salariés, alors que l'inflation a continué de progresser sur fond de récession depuis quatre ans

Quelque 20 000 Grecs ont manifesté dans le calme dans le centre d'Athènes, jeudi, dans le cadre d'une nouvelle journée de grève générale contre les mesures d'austérité, alors que le nouveau gouvernement de coalition a promis à ses bailleurs de fonds des réformes «profondes et de grande ampleur».

Cette grève de 24 heures constitue le premier test pour le gouvernement d'union du premier ministre Lucas Papadémos, formé il y a trois semaines.

Selon la police, quelque 15 000 manifestants ont défilé pacifiquement dans les rues du centre d'Athènes à l'appel d'un syndicat proche du Parti communiste.

«Assez de pauvreté, assez de charges, c'est l'heure d'une nouvelle société», ont scandé les manifestants en passant devant le Parlement. Ils ont été suivis par quelque 4500 autres personnes répondant à l'appel des principaux syndicats et des partis de gauche.

Deux autres manifestations ont par ailleurs réuni 6500 personnes à Thessalonique, deuxième ville de Grèce, dans le nord du pays.

Alors que plusieurs marches contre les mesures d'austérité avaient tourné tourné aux affrontements violents ces derniers mois, opposant généralement des groupes d'anarchistes aux policiers, seuls deux incidents ont été signalés jeudi: un jet de cocktail Molotov et une voiture endommagée.

Ilias Vrettakos, numéro deux du principal syndicat de fonctionnaires, ADEDY, a mis ce calme sur le compte de la peur, expliquant que les Grecs étaient influencés par le discours selon lequel la seule solution à l'austérité est la faillite du pays. Il a aussi laissé entendre que les salariés ayant déjà subi des baisses répétées de leur rémunération hésitaient peut-être à perdre un jour de paie pour faire la grève.

«On crée une situation qui n'est plus tolérable ni supportable. Malheureusement, les gens se retrouvent dans un état situé entre la pauvreté et le désespoir», a commenté Ilias Iliopoulos.

Dans une lettre adressée mardi à l'Union européenne (UE), à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI), Lucas Papadémos s'est engagé à «poursuivre le processus de consolidation fiscale et de réformes structurelles afin de sécuriser les finances publiques et améliorer notre compétitivité internationale».

Mardi, les pays de la zone euro ont approuvé le déblocage crucial d'une tranche de 8 milliards d'euros du prêt de 110 milliards consenti en mai 2010 par l'UE et le FMI pour éviter la faillite de la Grèce.

Le gouvernement Papadémos, soutenu par les partis socialiste et conservateur, doit désormais mener des négociations sur les modalités du second plan de sauvetage de 130 milliards d'euros.

L'aide internationale est conditionnée à de nouvelles mesures d'austérité qui passent notamment par des réductions de salaires et des suspensions à salaire réduit pour les employés du secteur public, ainsi qu'une taxe d'habitation extraordinaire pour laquelle les foyers qui ne paieraient pas pourraient se voir privés d'électricité.

«Les mesures sont censées améliorer la situation financière du pays, mais le pays s'enfonce dans la dette, le chômage grimpe et la récession est pire que partout ailleurs en Europe. Les gens craquent», a estimé Ilias Iliopolous.

 

Mardi 29 Novembre 2011


L'Eurogroupe débloque 8 milliards d'euros pour la Grèce

La zone euro a accepté mardi après plusieurs mois de discussions de débloquer une tranche de prêt de 8 milliards d'euros pour la Grèce. Cette aide devrait éviter au pays de se retrouver en faillite d'ici le 15 décembre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont approuvé mardi dans, la soirée, le versement d'une nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros à la Grèce. « L'Eurogroupe a endossé le versement de la sixième tranche à la Grèce », selon un diplomate européen.
 
Ces huit milliards d'euros correspondent à la sixième tranche d'aide versée à Athènes dans le cadre du plan de 110 milliards d'euros décidé en mai 2010 afin de venir en aide au pays, dont la dette dépasse désormais 160% du PIB. Cette décision était également nécessaire pour qu'un second plan de sauvetage, préparé fin octobre, puisse désormais être finalisé entre le gouvernement grec et les créanciers privés, puis mis en œuvre début 2012.
 
Le versement de l'aide a été repoussé à plusieurs reprises et était suspendu à la signature par l'ensemble des partis grecs d'une lettre dans laquelle ils s'engagent auprès du Fonds monétaire international et des autorités européennes à mettre en oeuvre le plan de réformes structurelles associé à ce second plan d'aide, ce qu'ils ont fait la semaine dernière.
« En Grèce nous avons réuni toutes les conditions nécessaires en vue du prochain versement, du nouveau programme (d'aide) et de l'implication du secteur privé », a souligné le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, dans un communiqué diffusé à son arrivée à Bruxelles.
 
L'accord de la zone euro signifie qu'Athènes va pouvoir recevoir 5,8 milliards d'aide sur ces 8 milliards, le reste dépendant encore de l'approbation du FMI.

 

Lundi 21 Novembre 2011


les bas revenus exemptés de la taxe immobilière


Le gouvernement grec a cédé aux pressions en annonçant ce lundi des exemptions sociales au paiement de la nouvelle et impopulaire taxe immobilière. Les personnes à faible revenu devraient ainsi échapper aux coupures d'électricité dont sont passibles les mauvais payeurs. Le ministère de l'Energie et de l'Environnement a indiqué, lundi dans un communiqué, que "le gouvernement était en discussion avec la direction de la société publique d'Electricité (Dei) afin de ne pas couper le courant aux groupes sensibles", à faible revenu. Selon une source auprès du ministère des Finances, une réglementation doit être élaborée "dans les prochains jours" visant à exclure de la taxe les personnes âgées, les chômeurs et les handicapés à faible revenu.

Le gouvernement a décidé cette suspension vu la forte pression des syndicats et des municipalités contre cette taxe, une première en Grèce, où il n'existait de taxe sur l'immobilier que pour les grands propriétaires. Variant de 0,5 à 16 euros par mètre carré en fonction de l'usage et de la localisation du bien immobilier et de critères sociaux, cette taxe a été imposée en septembre, à la demande des créanciers du pays, UE et FMI. Un montant minimum de 0,5 euro par mètre carré était prévu pour les bas revenus (gagnant moins de 3.000 euros par an), les chômeurs de longue durée étant déjà exemptés du paiement de cette taxe. La perception via les factures d'électricité a été décidée pour contraindre les propriétaires à la payer rapidement, la sanction chez les mauvais payeurs étant une coupure de courant 40 jours après l'émission de la facture.

Opposé dès le début à la perception de cette taxe via les factures d'électricité, Genop, le puissant syndicat de la Dei, s'est dit déterminé à empêcher les coupures d'électricité chez les mauvais payeurs. Depuis dimanche soir, des syndicalistes occupent, à Athènes, les bureaux de la Dei, chargée de l'envoi des préavis de coupure de courant. Trois banderoles ont été déployées devant ce bâtiment portant les inscriptions: "nous résistons", "occupation" ou "la taxe doit être payée par les riches". "Aujourd'hui (lundi) est le premier jour depuis la fin du délai prévu pour le paiement d'une partie des factures d'électricité et l'occupation vise à empêcher la coupure de courant", a indiqué Nikos Katsaros, secrétaire du syndicat. Le Genop réclame "la suppression de la taxe ou, dans un premier temps, l'exemption des personnes à faible revenu", a ajouté Nikos Katsaros. Selon lui, près de 50% des foyers n'ont pas payé jusqu'ici cette taxe. Selon la presse grecque, le nombre de non payeurs s'élève à 25%.

Le ministère de l'Environnement et de l'Energie a dénoncé lundi après-midi, dans un communiqué, "l'irresponsabilité" du syndicat qui se comporte comme un "Robin des bois, alors qu'il est clair que le gouvernement est en train de rediscuter cette mesure pour les groupes sensibles".

 

Jeudi 17 Novembre 2011




D
es dizaines de milliers de Grecs défilent contre l'austérité
 
Plus de 40.000 personnes ont défilé jeudi en Grèce contre les mesures d'austérité préparées par le nouveau gouvernement grec de coalition de Lucas Papadémos, confronté jeudi à son premier test social après un confortable vote de confiance obtenu mercredi au parlement.

A Athènes, la police a recensé 27.000 manifestants dans un défilé compact et sombre.

Les forces de l'ordre ont effectué quelques rares tirs de gaz lacrymogènes pour riposter à des jets de pierre par des groupes de gens cagoulés devant le Parlement. Quelques poubelles ont aussi été incendiées sur le passage du cortège, notamment devant la direction de la police et quelques vitrines ont été endommagées.

L'an dernier, les cortèges, traditionnels chaque 17 novembre en Grèce pour la commémoration de l'anniversaire de la révolte estudiantine contre la junte des colonels en 1973, avaient attiré 20.000 personnes dans la capitale, selon la police.

A Salonique, la 2eme ville au nord du pays, la police a comptabilisé 15.000 manifestants.

Comme l'an dernier, les cortèges d'étudiants, de militants de gauche et d'anarchistes protestaient avant tout contre les réformes d'austérité (hausses des taxes, baisses de salaires etc.) introduites par le nouveau gouvernement de coalition, qui va les concrétiser dans le projet de budget 2012 présenté vendredi au Parlement.

"La junte ne s'est pas terminée en 1973, soulèvement contre le gouvernement UE-FMI !", pouvait-on lire sur les banderoles dans le défilé placé sous la surveillance de quelque 7.000 policiers déployés dans les rues de la capitale grecque.

Marita, 23, étudiante à l'Ecole Polytechnique, bastion du soulèvement de 1973, établissait un parallèle entre passé et présent: "le gouvernement actuel (de coalition, ndlr) n'est pas issu des élections. Qu'est ce que c'est sinon une junte ?".

Le gros des troupes était constitué par des proches de l'opposition parlementaire de gauche, le parti communiste (KKE) et la gauche radicale (Syriza), qui ont refusé de se joindre à la coalition gouvernementale regroupant socialiste, droite et extrême-droite.

Cette entrée de l'extrême droite au gouvernement, une première depuis la chute de la dictature des colonels, a donné un tour très politique à la manifestation. "A bas le gouvernement fascisant", proclamait ainsi une bannière.

Le gouvernement d'union nationale formé vendredi dernier sous la direction de l'ex-vice-président de la Banque centrale européenne Lucas Papademos est bâti sur une alliance historique pour tenter de sauver le pays de la faillite et d'une possible sortie de la zone euro.

Après avoir reçu le soutien de 255 députés sur 300 mercredi soir dans un vote de confiance au parlement, il a engagé des discussions avec les banques du monde entier pour mener à bien la gigantesque et délicate opération d'effacement volontaire de dette qui doit permettre de ramener l'endettement public de la Grèce à 120% de son PIB en 2020 au lieu de plus de 160% actuellement.

Jeudi, à Francfort, le directeur-général de l'Institut international de la finance (IIF) Charles Dallara a estimé un accord possible sur ce sujet dans les prochaines semaines.

Pour assurer le quotidien, et tant que la Grèce est exclue des marchés financiers à long terme pour se refinancer, le nouveau gouvernement discute parallèlement avec les créanciers du pays pour la mise en place du nouveau prêt de 100 milliards concédé lors du sommet de la zone euro du 27 octobre en échange de la poursuite de la cure d'austérité engagée en 2010.

Mais dans l'immédiat, il se heurte à un premier écueil pour obtenir le déblocage d'une tranche de prêt de 8 milliards d'euros vitale pour le pays, qui sans ce versement, risque un défaut de paiement rapide.

Les créanciers du pays, qui ont perdu patience avec la classe politique grecque, exigent de chaque parti politique membre de la coalition gouvernementale qu'il s'engage par écrit à respecter le programme d'austérité. Ce que rechigne à faire le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras, peu désireux d'associer son nom aux politiques d'austérité mises en place par le précédent gouvernement socialiste.

Tous les efforts faits par le gouvernement et le confortable vote de confiance obtenu par M. Papademos au parlement n'ont pas suffi à rassurer le FMI à Washington, qui a renforcé la pression jeudi soir sur la fragile Grèce en disant qu'il attendait encore un "soutien politique large" aux mesures de redressement économique, avant de reprendre le versement de son prêt.

Bruxelles aussi a manifesté son insatisfaction. Horst Reichenbach, qui dirige la nouvelle "task force" européenne chargée d'aider la Grèce à mettre en oeuvre ses réformes structurelles a souligné que "peu d'avancées" avaient été réalisées sur le dossier du recouvrement de l'impôt, chiffrant à 60 milliards le montant des impayés.


 

Mercredi 16 Novembre 2011


Lucas Papademos affrontera une journée de mobilisation


A peine en place, l'équipe de Lucas Papademos affronte ce jeudi une journée de mobilisation en forme de test : l'ampleur de la manifestation à Athènes contre l'austérité donnera le ton des relations qui vont s'établir entre une population réticente à de nouveaux sacrifices et le gouvernement.

Pas d'état de grâce pour Lucas Papademos. Il faut dire que la situation des finances grecques, et l'urgence dans laquelle a été formé le nouveau gouvernement, ne lui laissent guère de marge de manoeuvre. Les nouvelles mesures d'austérité annoncées ont de quoi hérisser une population grecque déjà vent debout contre les sacrifices qui lui sont imposés. Et pourtant, paradoxalement, les sondages montrent que près de trois quarts de Grecs soutiennent cet ancien vice-président de la Banque centrale européenne devenu Premier ministre par temps de crise, et ce, bien que son nouveau programme d'austérité ait tant de mal à passer auprès de la population... "La plupart des gens ne s'attendent à aucune solution mais certains placent leurs espoirs trop haut. Au fond, tout le monde a conscience qu'un changement de politique n'est pas possible et que les mesures pourraient être bien pire", analyse Mary Bossis, professeur à l'université du Pirée.

La population grecque se résignera-t-elle à un durcissement de l'austérité, ou renâclera-t-elle ? La mobilisation de ce jeudi aura valeur de test. Ce défilé, qui marque l'anniversaire de la répression sanglante du soulèvement étudiant de 1973 par le régime des colonels qui était renversé l'année suivante, devrait agir comme une mise en garde pour les députés : après quatre ans de récession, d'hausse des impôts et de baisse des salaires, les Grecs sont à bout. C'est la première véritable épreuve pour le gouvernement Papademos. Des milliers de personnes sont attendues ce jeudi dans les rues d'Athènes pour mettre en garde le nouveau gouvernement. L'ampleur du rassemblement donnera le pouls de l'opinion publique et de l'éventuel bras de fer social à venir entre le pouvoir et la rue.

Pour Ilias Iliopoulos, secrétaire général du grand syndicat du secteur public Adedy, la manifestation est une première étape. "Même s'ils ne prennent pas de nouvelles mesures, la mise en place du dernier plan d'austérité va mettre la Grèce à genoux", estime-t-il. Les manifestations du 17 novembre ayant souvent été, par le passé, émaillées de violences entre manifestants encagoulés et forces de l'ordre, quelque 7000 policiers sont déployés ce jeudi à Athènes. Et le contexte tendu multiplie les risques de dérapages : au moins 70 personnes ont été blessées dans les violences qui ont éclaté en marge de la dernière grande manifestation contre l'austérité qui a rassemblé plus de 100.000 personnes fin octobre.

Ce qui pose la question de la solidité de l'équipe au pouvoir face aux remous venus de la rue. Après avoir remporté sans surprise la confiance du parlement mercredi, le chef du gouvernement va avoir la lourde tache de maintenir la cohésion de la coalition, qui réunit le parti socialiste de l'ancien Premier ministre George Papandréou (Pasok), la Nouvelle Démocratie d'Antonis Samaras (convervateurs) et le parti LAOS d'extrême-droite, et resserrer les rangs de la majorité derrière les réformes impopulaires alors que des dissensions ont fait leur apparition. Antonis Samaras a ainsi de nouveau exclu mercredi de s'engager par écrit à respecter les modalités du dernier plan de sauvetage de la Grèce comme le réclamer la Commission européenne.

Athènes tente de s'assurer le versement de la dernière tranche de huit milliards d'euros du premier plan d'aide de 110 milliards et de rétablir la confiance des inspecteurs de la troïka (Fonds monétaire international, l'UE et la Banque centrale européenne) afin de bénéficier d'un deuxième plan de sauvetage de 130 milliards d'euros ayant fait l'objet d'un accord à Bruxelles fin octobre. Le gouvernement va soumettre au parlement vendredi le projet de budget 2012 du pays, incluant des hausses des impôts et des coupes budgétaires censées répondre aux exigences de l'Union européenne et du FMI.
 

Jeudi 10 Novembre 2011


 

Fin des discussions autour de Papadémos, pas d'annonce en Grèce

ATHENES (Reuters) - Les discussions entre dirigeants politiques grecs autour du Premier ministre désigné se sont achevées jeudi soir sans annonce sur la composition du futur gouvernement, a-t-on appris auprès d'un responsable du gouvernement sortant.

Le nouveau gouvernement de coalition placé sous la direction de Lucas Papadémos doit être investi vendredi à 12h00 GMT.

Des représentants du Pasok (socialistes), de Nouvelle Démocratie (conservateurs) et de LAOS (extrême droite) ont participé à cette réunion jeudi soir. Ils ont quitté les bureaux du chef du gouvernement sans effectuer la moindre annonce.

"La première réunion des représentants des partis avec M. Papadémos est terminée", a dit à des journalistes un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat.

Il a ajouté que les discussions se poursuivraient mais on ignore quand la composition du gouvernement sera officiellement annoncée.

Le Pasok et Nouvelle Démocratie, les deux principales formations du pays, se sont entendus sur un accord de coalition afin de tenter d'éviter à la Grèce de faire faillite

 

Dimanche 06 Novembre 2011


Le président Karolos Papoulias (à Droite) et le Premier Ministre George Papandreou

Un gouvernement de coalition va être mis en place sans Papandréou

Le Premier ministre Papandréou et son rival Samaras se sont enfin mis d'accord…

Le Premier ministre grec George Papandréou et le dirigeant de l'opposition conservatrice Antonis Samaras sont tombés d'accord sur la formation d'un gouvernement de coalition pour sortir le pays de l'impasse politique, a annoncé ce dimanche soir la présidence de la République grecque.

Toute la journée de dimanche, les deux hommes politiques se sont attaqués à coups de petites phrases par médias interposés, avant de finalement réussir à trouver un accord.

Les deux hommes doivent se revoir lundi pour discuter du choix du futur Premier ministre, George Papandréou ayant annoncé qu'il ne prendrait pas la tête de la nouvelle équipe, ce que refusait de toute manière Antonis Samaras.

Nouveau gouvernement d'ici la fin de la semaine

Ces déclarations surviennent ce dimanche soir, alors que les deux dirigeants politiques s'étaient entretenus pendant environ une heure avec le président Karolos Papoulias avant l'annonce de l'accord.

Le porte-parole du gouvernement a estimé un peu plus tôt que dans le cas d'un accord d'ici lundi, le nouveau gouvernement pourrait être investi et recevoir la confiance d'ici la fin de la semaine.

La Grèce se bat depuis des mois pour éviter la faillite et l'exclusion de l'euro

 

Samedi 05 Novembre 2011

George Papandréou obtient la confiance, se dirige vers la sortie

La planète financière respire un peu mieux. Vendredi, un peu avant minuit, le parlement grec a voté la confiance au gouvernement du Premier ministre George Papandréou, qui n'aura donc pas à convoquer d'élections anticipées.

L'ensemble des élus du parti socialiste ont soutenu Papandréou, dont le mandat à la tête du gouvernement semble toutefois toucher à son terme. Dans son discours face au parlement prononcé peu avant le vote, il a appelé à la formation d'un gouvernement de coalition et laissé entendre qu'il était prêt à quitter ses fonctions.

Le ministre des Finances pour lui succéder?

«J'ai été en contact avec le président et je me rendrai auprès de lui demain (samedi) pour l'informer de mes intentions et (lui dire) que je vais de l'avant avec l'ensemble des partis vers un gouvernement de coalition plus large», a dit au parlement le leader socialiste. Il a ajouté que les discussions avec les partis auraient aussi pour but de définir la composition «et même le chef de cette coalition». «Mon poste est la dernière chose dont je me soucie. Peu importe même que je ne sois pas réélu. Le temps est venu de faire un nouvel effort (...) Je n'ai jamais conçu la politique comme une profession», a dit Papandréou.

Selon plusieurs sources proches des négociations, Papandréou s'est mis d'accord avec son ministre des Finances, Evangelos Venizelos, pour quitter le pouvoir et lui laisser le soin de former un gouvernement de coalition. Certains craignent cependant qu'il change d'avis à la dernière minute.

 

Jeudi 03 Novembre 2011


George Papandréou pourrait renoncer au référendum


Georges Papandréou a quasiment enterré jeudi son projet contesté de référendum sur le plan européen de sauvetage de la Grèce pour tenter d'éviter à son pays en crise politique aigüe, la faillite et la sortie de l'euro, alors que les pressions des pays créanciers ont continué de s'accumuler.

A la tête d'un gouvernement déchiré et sur le point de tomber, le Premier ministre grec, aux prises depuis des mois avec la tentaculaire crise de la dette en zone euro, a fait une concession de taille en se disant prêt à retirer son projet de référendum, qui a créé la stupeur en Europe et au delà en début de semaine.

Mais les moyens de sortir de la crise politique dans laquelle s'enfonce la Grèce sont encore loin d'être identifiés, aucun accord de gouvernement n'ayant été trouvé avec l'opposition de droite pour pouvoir ensemble approuver le plan européen de désendettement de la Grèce, adopté dans la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles.

Le leader de la Nouvelle Démocratie (droite) Antonis Samaras a pourtant lui aussi fait une concession en laissant entendre pour la première fois depuis le début de cette crise que sa formation était prête, devant la gravité de la situation, à envisager de participer à un gouvernement de transition.

"Là où on en est arrivé avec la politique du gouvernement (socialiste), le nouvel accord sur la poursuite de l'aide à la Grèce est inévitable et il faut le garantir", a déclaré M. Samaras.

Mais à peine les deux camps avaient-ils fait un pas l'un vers l'autre dans la journée que les vieux démons ont repris le dessus. Et le débat parlementaire censé aboutir vendredi à un vote de confiance sur la politique menée par le gouvernement s'est traduit par une reprise des hostilités.

M. Samaras a notamment exigé la démission du Premier ministre en réitérant ses exigences de la tenue d'élections anticipées.

Mais M. Papandréou a répondu qu'"un gouvernement responsable ne peut pas démissionner". Il a appelé en revanche tous les partis politiques "à la formation d'un gouvernement de coalition dans l'immédiat afin de rétablir la stabilité" et assurer l'aide européenne au pays.

A Cannes, réunis pour un sommet du G20, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy ont averti que la Grèce serait jugée sur ses actes.

Ils ont rappelé qu'ils attendaient d'abord de sa part un "oui" aux décisions prises le 27 octobre par les 17 pays de la zone euro et quelques dizaines de banquiers pour assurer le désendettement de la Grèce.

N'excluant plus une sortie du pays de la zone euro, les créanciers ont suspendu mercredi soir le versement de toute aide financière à la Grèce dans l'attente d'une clarification de la volonté des Grecs sur leur soutien au plan de désendettement du pays.

Le président français, radouci, a rappelé ses origines grecques et fait part de son "admiration" pour ce pays, en expliquant qu'il ne voulait "en aucun cas" s'insérer dans la vie politique grecque. Mais il a justifié la position de fermeté adoptée la veille vis-à-vis de M. Papandréou destinée à "défendre l'euro et l'Europe".

"L'important, c'est qu'il y ait vite un ''oui'' pour les décisions du 27 octobre" en Grèce, a résumé la chancelière allemande.

Dans la journée, l'éventualité de la formation d'un gouvernement de coalition avait encouragé la Bourse d'Athènes qui a clôturé en hausse, après s'être effondrée mardi et mercredi sur le projet de référendum qui a fait craindre aux investisseurs une faillite imminente du pays menaçant la viabilité de l'ensemble de la zone euro.

Dans un climat de grande fébrilité, traversé de rumeurs en tous sens, le ministre des Finances Evangélos Vénizélos, numéro deux du gouvernement et poids lourd de la majorité socialiste, a gardé la tête froide en annonçant publiquement pour la première fois l'échéance fatidique à

laquelle est confrontée le pays: le 15 décembre.

Il a clairement fait comprendre qu'à cette date, la Grèce serait en situation de défaut de paiement si elle ne recevait pas la sixième tranche du premier prêt accordé à Athènes en 2010 par l'UE et le FMI, soit 8 milliards d'euros.

Il a également réclamé officiellement à M. Papandréou d'annoncer l'abandon de son projet de référendum pour qu'un processus de validation puisse être entamé.

L'heure de vérité devait sonner dans la nuit de vendredi à samedi, à la fin du débat parlementaire, où un vote de confiance était prévu.

 

Mercredi 02 Novembre 2011

Sarkozy et Merkel lancent un ultimatum à la Grèce

CANNES, Alpes-Maritimes (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont lancé mercredi soir un ultimatum à la Grèce, sommée de mettre en oeuvre l'ensemble du plan européen de règlement de la crise de sa dette sous peine de ne plus recevoir la moindre aide.

Le président français et la chancelière allemande l'ont fait savoir au Premier ministre grec George Papandreou, convoqué à Cannes à la veille du sommet du G20 pour s'expliquer sur son projet de référendum sur ce plan adopté le 27 octobre qui a jeté la consternation en Europe et enflammé les marchés.

"Nous ne pouvons engager l'argent du contribuable européen (...) qu'à partir du moment où un certain nombre de règles qui ont été votées à l'unanimité (...) sont respectées", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse, à l'issue de la réunion. "Si ces règles ne sont pas respectées, ni l'Europe, ni le FMI ne pourront verser le moindre centime" à Athènes.

Le président français et la chancelière allemande ont ainsi averti la Grèce qu'une sixième tranche de l'aide européenne qui devait être versée à la mi-décembre ne le serait qu'après qu'Athènes aura adopté l'ensemble du "paquet du 27 octobre" et que toute incertitude sur l'issue du référendum sera levée - autrement dit s'il se traduit par un vote positif.

Ils ont insisté pour que le référendum ait lieu d'ici début décembre, pour ne pas laisser la zone euro et les marchés financiers dans une incertitude prolongée. Ils ont appelé de leurs voeux un consensus de toutes les forces politiques en Grèce et estimé que la seule question qui devait être posée était de savoir si les Grecs voulaient ou non rester dans la zone euro.

"Il est clair que la question qui se trouve posée c'est celle de l'avenir européen de la Grèce : la Grèce veut-elle ou non rester dans la zone euro", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Nous, nous le souhaitons très vivement et nous ferons tous nos efforts pour que cela soit possible mais c'est au peuple grec qu'il appartient de répondre (...) et c'est sur cette question qu'il devrait se prononcer", a-t-il ajouté.

Selon Angela Merkel, le Premier ministre grec a marqué son plein accord avec cette vision des choses.

George Papandreou a promis d'organiser cette consultation le 4 décembre, avant l'échéance de mi-décembre, et non au début de l'année prochaine comme annoncé initialement.

Le Premier ministre grec a déclaré à la presse qu'il était trop tôt pour dire qu'elle serait la question posée, pour ajouter toutefois : "Mais par essence, ce n'est pas seulement une question de programme, c'est la question de savoir si nous voulons rester dans la zone euro".

Il a dit vouloir consulter les dirigeants de tous les partis de son pays dès son retour à Athènes et s'est dit confiant dans l'issue du référendum.

"Je crois que le peuple grec est sage et qu'il est capable de prendre les bonnes décisions", a-t-il dit. "Je crois que le peuple grec veut que la Grèce reste dans la zone euro (...) Je veux dire que nous aurons un 'oui'."

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont pour leur part dit vouloir accélérer la réponse à la crise de la dette grecque, qui menace de faire tache d'huile dans la zone euro.

Ils ont en revanche renoncé à demander un vote du Parlement grec sur le plan du 27 octobre, compte tenu de la fragilité de la majorité de George Papandreou et de la relative proximité du référendum tel que promis par le Premier ministre grec.

"Nous n'avons aucune instruction à donner. Le peuple grec est un peuple indépendant (...) et nous le laissons libre de sa décision", a conclu Nicolas Sarkozy. "Mais nous sommes comptables de la stabilité de la zone euro, de la solidarité en Europe et des règles dont nous nous sommes dotés."

Alors que la question d'une sortie de la Grèce de l'euro n'est plus taboue, les soubresauts de la crise grecque ont bouleversé l'ordonnancement du sommet du G20, dont Nicolas Sarkozy voulait faire un temps fort de la fin de son mandat.

Ainsi, la première session de travail du sommet, qui devait porter sur un plan d'action pour la croissance et la réforme du système monétaire international, sera consacrée jeudi à la Grèce et la zone euro, a fait savoir l'Elysée.

Nicolas Sarkozy aura auparavant réuni dans la matinée les représentants des pays de la zone euro membres de ce forum - France, Allemagne, Italie, Espagne - et des institutions européennes, pour parler de la crise grecque et de ses suites

 

Lundi 31 Octobre 2011



 

La Grèce va organiser un référendum sur la dette

ATHÈNES, Grèce - Le premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé lundi à Athènes que son pays allait organiser un référendum sur le nouvel accord sur la dette conclu la semaine dernière au niveau européen. S'adressant aux parlementaires socialistes, il a aussi annoncé qu'il demanderait un vote de confiance au Parlement.

Il n'a pas donné de date, ni de détails sur ce référendum. L'accord conclu à Bruxelles, à l'issue d'un sommet de l'Union européenne et de la zone euro, prévoit notamment que les banques vont effacer la moitié de l'ardoise grecque.

Les créanciers privés, dont les banques, ont accepté une décote de 50 pour cent des obligations grecques qu'ils détiennent, soit, selon l'Institut de la finance internationale (IIF) les représentant, une perte de 100 milliards d'euros.

La zone euro garantira les nouvelles créances à hauteur de quelque 30 milliards et, avec le Fonds monétaire international (FMI), elle accordera 100 milliards d'euros de prêts à la Grèce.

La dette de la Grèce devrait ainsi être ramenée à 120 pour cent de son produit intérieur brut (PIB) d'ici à 2020, au lieu de 180 pour cent. Cela à la condition que tous les créanciers privés suivent.

 

Mardi 25 Octobre 2011

 

Georges Papandréou appelle la classe politique à l'unité

Le premier ministre grec, Georges Papandréou, a déclaré mardi que son pays attendait des résultats du sommet de mercredi à Bruxelles. « J'espère que demain nous aurons des conclusions pour pouvoir tourner la page et progresser en tant que pays et en tant qu'Europe », a-t-il précisé.

« Nous menons une bataille dure et difficile » pour alléger la dette, a ajouté M. Papandréou, en souhaitant une nouvelle fois du « sang-froid » et « l'unité » de tous les partis grecs autour des mesures nécessaires pour y parvenir.

Le week-end dernier, les pays de la zone euro se sont entendus pour demander une importante décote aux banquiers qui possèdent des titres d'obligations grecques. La procédure, si elle est acceptée par les banquiers, vise à éviter un défaut de paiement désordonné du pays.

La dette d'Athènes s'élève actuellement à plus de 350 milliards d'euros, soit environ 160 % de son PIB.

Pendant ce temps, la capitale est encore paralysée par une grève dans le transport en commun mardi. Athènes est privée pour la journée de métro, trains, tramways ou autobus. Il s'agit de la plus récente d'une série de grèves organisées par les syndicats, dont deux jours de grève générale la semaine dernière, pour dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement de Georges Papandréou

 

Lundi 24 Octobre 2011


La Grèce et la Chine signent un nouvel accord commercial


La Grèce et la Chine devaient signer lundi soir un nouvel accord de coopération économique et commerciale, à l'occasion de la visite de plusieurs hauts responsables chinois, assorties de commandes chinoises de quelque 550 millions d'euros, a indiqué le ministre du développement grec.

Le président du Sénat, M. Jia Qinglin accompagné du secrétaire d'Etat au commerce Zhong Shan et d'une délégation d'hommes d'affaire sont en Grèce pour cinq jours.

Quatre contrats devaient être signés lundi soir, portant sur des exportations vers la Chine.
Parallèlement des discussions en vue d'investissements ont eu lieu dans les secteurs des télécommunications, services bancaires, automobile, équipements ferroviaires, immobilier, brasserie, électronique, textile et verre.
M. Shan devait signer un accord de coopération économique avec le ministre grec du développement Michalis Chryssohoidis.

"Il y a des perspectives majeurs de développement en matière de coopération greco-chinoise" a dit le ministre grec après avoir rencontré son homologue au port du Pirée, où le groupe chinois Cosco est déjà implanté.
"L'investissement (chinois) au Pirée est stratégique, à la fois pour les Chinois, et pour nous", a-t-il ajouté en notant que les exportations vers la Chine ont augmenté de plus de 50% en 2011.

 


Jeudi
20 Octobre 2011





Plus de 50 000 personnes

ATHENES, Grèce - Plus de 50 000 personnes sont descendues dans la rue jeudi à Athènes pour dénoncer les mesures d'austérité, qui ont été adoptées dans la soirée par les députés alors que le pays était paralysé pour le deuxième jour consécutif par une grève générale. Des violences ont éclaté durant la manifestation faisant un mort et des dizaines de blessés.

Le Parlement grec a adopté jeudi soir les nouvelles mesures d'austérité exigées par les créanciers internationaux d'Athènes malgré la défection d'une députée de la majorité socialiste.

L'ancienne ministre du Travail Louka Katseli a voté contre une disposition du texte, l'article 37, qui réduit les droits de négociations collectives. La députée avait annoncé un peu plus tôt qu'elle ne soutiendrait pas cet article.

Au lendemain d'une grande manifestation à Athènes qui a réuni plus de 100 000 personnes, des dizaines de milliers de protestataires sont à nouveau descendues dans la rue jeudi, se rassemblant place Syntagma, devant le Parlement, dans le centre de la capitale.

Le vice-président du Parlement grec Anastasios Kourakis a annoncé le décès d'une personne lors de la manifestation. Un syndicat qui assurait le service d'ordre du rassemblement a déclaré que la victime était un de ses adhérents, l'identifiant comme un ouvrier du bâtiment de 53 ans.

Selon des sources hospitalières, l'homme a succombé à une défaillance cardiaque et au moins 74 personnes ont été blessées après que des centaines de jeunes émeutiers eurent attaqué les manifestants à coups de cocktails Molotov et de pierres. Certains des blessés ont été touchés à la tête. Trente personnes ont été interpellées, a indiqué la police.

Alors qu'un sommet européen crucial est prévu dimanche sur la crise de la dette dans la zone euro, le Parlement grec devait se prononcer jeudi sur chaque article du projet de loi contenant les nouvelles mesures d'austérité exigées par les créanciers internationaux d'Athènes. Le texte a été approuvé dans son principe par les députés mercredi soir par 154 voix contre 141, mais son adoption définitive dépendait du vote de jeudi.

La Grèce attend le feu vert officiel cette semaine au versement de la prochaine tranche de 8 milliards d'euros du prêt de 110 milliards consenti en mai 2010 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Sans cette aide, le gouvernement a annoncé que l'État ne pourrait plus verser les salaires des fonctionnaires et les retraites à la mi-novembre.

Si elle obtient l'accord des dirigeants européens, cette nouvelle aide pourrait être versée début novembre, selon les inspecteurs de la «troïka» (FMI, Commission européenne, Banque centrale européenne) chargés d'évaluer les mesures d'austérité adoptées par la Grèce.

 

Mardi 18 Octobre 2011

 

 

 


La Grèce se prépare à la "mère de toutes les grèves"


ATHENES (Reuters) - Navires à quai, amas de déchets dans les rues, tiraillements politiques persistants... La tension était de plus en plus palpable mardi en Grèce à la veille de "la mère de toutes les grèves" contre la cure d'austérité subie depuis deux ans.

Les syndicats du secteur public et privé, représentant la moitié des quatre millions d'actifs grecs, ont appelé à une grève générale de 48 heures mercredi et jeudi pour protester contre les nouvelles baisses de salaire et hausses d'impôts que s'apprête à adopter le Parlement.

Des éboueurs aux employés des impôts en passant par les journalistes et les marins, des mouvements de moindre envergure ont déjà commencé à ralentir l'activité économique du pays. Ils donnent un avant-goût de la vague de protestation attendue en ce milieu de semaine, qui devrait culminer par des vastes rassemblements devant le Parlement.

Baptisé "la mère de toutes les grèves" par le quotidien Ta Nea, ce mouvement devrait être le plus suivi depuis le début de la crise en Grèce fin 2009. Il mettra à l'arrêt les administrations publiques et une grande partie du secteur privé mais aussi de nombreux petits commerces du quotidien tels que les boulangeries.

Pris entre les exigences des créanciers internationaux de la Grèce et l'exaspération croissante de ses concitoyens, le Premier ministre socialiste, George Papandréou, a lancé un appel à l'unité. Il affirme que les nouvelles mesures d'austérité, censées être adoptées mercredi ou jeudi par les députés, sont indispensables pour sortir le pays de la crise.

"Le pays vit un moment décisif et nous devons être unis. Dans cette bataille, nous avons besoin de tout le monde", a déclaré le chef du gouvernement lors d'un conseil des ministres lundi soir. "Chacun doit assumer ses responsabilités."

"Notre principal objectif est de mettre fin à l'incertitude quant à l'avenir du pays. Car cette incertitude sape nos efforts et nos sacrifices", a-t-il ajouté.

Signe de l'impatience de l'Union européenne et du Fonds monétaire international, qui ont débloqué un prêt à la Grèce en 2010, des rumeurs sur une intervention directe de ces bailleurs de fonds dans les affaires du pays se font de plus en plus insistantes.

Certains pays de la zone euro souhaitent qu'une mission de la Commission européenne se substitue à l'Etat grec dans certaines de ses fonctions régaliennes, notamment pour superviser le programme de privatisations, afin de s'assurer de la mise en oeuvre de la politique d'austérité réclamée en échange de l'aide financière.

Le gouvernement socialiste grec a refusé mardi de réagir à ces rumeurs. Une telle intervention étrangère directe risquerait toutefois de rencontrer l'hostilité d'une population certes désenchantée par ses propres dirigeants mais aussi épuisée par deux années d'austérité draconienne.

Le projet soumis au Parlement prévoit de nouvelles hausses d'impôts, des baisses de salaire supplémentaires, des licenciements dans la fonction publique et des modifications dans la négociation des conventions collectives.

Cette politique a plongé le pays dans une profonde récession sans réduire le montant de la dette, ce qui alimente les doutes quant à la possibilité d'éviter une faillite.

De nouvelles statistiques sont venues assombrir le tableau mardi. Le taux de chômage a grimpé à 16,5% de la population active en juillet, mois traditionnellement favorable à l'emploi en raison du tourisme. Le taux de chômage des jeunes atteint désormais 42%, un niveau deux fois plus élevé que trois ans plus tôt.

Se jugeant incapable de soutenir davantage la cure d'austérité, un député du Pasok, Thomas Robopoulos, a démissionné lundi soir. Il sera remplacé par un membre du parti au pouvoir, ce qui laisse au gouvernement sa majorité de quatre sièges à la Vouli, le Parlement monocaméral.

Deux autres députés socialistes ont menacé de voter contre le projet gouvernemental, dont l'adoption ne devrait toutefois pas poser problème en raison de l'appui probable d'une petite formation d'opposition.

Un débat de trois jours doit s'ouvrir ce mardi au Parlement, après une rencontre entre George Papandréou et le groupe parlementaire du Pasok.

L'objectif du Premier ministre est de faire adopter le plan avant le sommet européen du 23 octobre. Il compte aussi rencontrer le chef de file de l'opposition conservatrice, Antonis Samaras, dans l'espoir de donner l'image d'un pays uni à Bruxelles.

Au gouvernement, on écarte toutefois les rumeurs selon lesquelles George Papandréou renouvellerait une offre de "grande coalition", déjà rejetée cet été par Antonis Samaras.

 

Jeudi 13 Octobre 2011


Nouvelle grève générale


ATHÈNES, Grèce - À six jours du coup d'envoi d'une nouvelle grève générale, des salariés ont bloqué jeudi l'entrée de l'Acropole et d'autres monuments, provoqué l'arrêt des transports publics et occupé des bâtiments à Athènes pour dire «non» aux douloureuses mesures d'austérité imposées par les autorités pour faire face à la crise de la dette.
 

De son côté, le premier ministre Georges Papandréou était à Bruxelles pour des entretiens avec son homologue luxembourgeois Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, avant le sommet du 23 octobre.
 

Dans le cadre des débrayages témoignant d'une montée de l'exaspération, des employés ont tenté d'empêcher la collecte d'un nouvel impôt foncier en occupant des bureaux administratifs de l'entreprise publique d'électricité.
 

Nombre de Grecs affirment ne pouvoir s'acquitter de cette nouvelle taxe, qui a été incluse dans les factures d'électricité pour en faciliter la collecte. Ceux qui ne paient pas risquent de se voir priver de courant, mais les syndicats de la compagnie d'électricité estiment qu'elle ne devrait pas être impliquée dans la collecte de taxes, et ont fait savoir qu'ils refuseraient de couper le courant aux consommateurs qui ne régleraient pas.
 

«L'électricité (...) ne peut pas être utilisée comme moyen de chantage contre les chômeurs, les pauvres, les salariés», a prévenu le syndicat GENOP-DEH. «(Nous) ne laisserons pas nos concitoyens pauvres sans électricité.»
 

Jeudi, journalistes de la radio et de la télévision publiques, avocats, enseignants, employés municipaux, agents des douanes et des impôts ont également cessé le travail ou se préparaient à le faire dans les prochains jours.
 

Dénonçant la «politique inefficace et catastrophique» du gouvernement socialiste, le principal syndicat grec (GSEE) a lancé un appel à la grève générale les 19 et 20 octobre. Des magasins et des marchés à Athènes devraient fermer au premier jour de débrayage.


Athènes a fortement serré la ceinture sur le plan économique, notamment via des hausses fiscales, des coupes dans les salaires et les retraites du secteur public et un projet de suspension 30 000 fonctionnaires avec réduction salariale, afin de satisfaire aux objectifs de réforme exigés dans le cadre du premier plan d'aide de 110 milliards d'euros accordé en mai 2010 par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).
 

Les inspecteurs de la «troïka» (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) ont précisé cette semaine que si la Grèce n'avait pas atteint ses objectifs pour cette année, les mesures supplémentaires annoncées devraient la remettre sur les rails pour 2012. D'après eux, le pays devrait recevoir la prochaine tranche de prêt de huit milliards d'euros du premier plan de sauvetage d'ici début novembre.
 

En mauvaise posture, le gouvernement Papandréou affirme qu'il lui reste seulement assez de fonds pour verser salaires et retraites jusqu'à la mi-novembre sans les prêts.
 

Mais cette cure de rigueur a profondément secoué le pays, où grèves et manifestations se multiplient alors que les syndicats étrillent les mesures d'austérité du gouvernement.
 

La Grèce est donc du coup dans un cercle vicieux. D'un côté, le gouvernement assure n'avoir pas d'autre choix que d'imposer l'austérité pour obtenir des lignes de crédit quand, de l'autre, le ministre des Finances Evangelos Venizelos affirme que les grèves répétées amènent les bailleurs de fonds internationaux à douter de la capacité d'Athènes à atteindre ses objectifs, soulevant ainsi — par un effet domino — la question d'un nécessaire tour de vis supplémentaire.
 

Du côté de Bruxelles, la Commission européenne souhaiterait renégocier un accord conclu à l'occasion du second plan de sauvetage à la Grèce arrêté le 21 juillet, afin que les créanciers privés acceptent des pertes — plus élevées que celles de 21 pour cent prévues — sur leurs portefeuilles d'obligations grecques.
 

D'après un responsable européen ayant requis jeudi l'anonymat, les conditions de marché ont changé, et l'accord est devenu plus onéreux pour Athènes et le reste de la zone euro. Certains aspects devraient donc être revus mais l'accord s'appuierait toujours sur le volontariat et n'imposerait pas des pertes aux banques de manière unilatérale.


La position de l'exécutif européen a été soutenue par la France. «Ce qu'on rejette, c'est l'événement de crédit» (défaillance déclenchant le paiement d'assurances), déclarait-on au ministère des Finances.

 

Mardi 11 Octobre 2011


Athènes devrait recevoir une nouvelle tranche d'aide début novembre


ATHENES (AP) — Les inspecteurs de la "troïka" ont annoncé mardi avoir achevé leur évaluation des mesures d'austérité adoptées par la Grèce, et ont précisé que si leurs conclusions étaient entérinées par la zone euro et le FMI, Athènes recevrait probablement une nouvelle tranche d'aide début novembre.
 

Les inspecteurs du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne estiment que les objectifs de la Grèce en matière de réduction de ses déficits ne sont "plus atteignables" pour 2011, à cause de la récession et de "retards dans la mise en œuvre" de certaines des mesures d'austérité.
 

Toutefois, ils jugent satisfaisantes les mesures d'austérité supplémentaires annoncées par Athènes pour 2012, tout en précisant que de nouvelles mesures seront nécessaires pour 2013-2014 et qu'elles devront "se concentrer sur le volet dépenses".
 

Les mesures supplémentaires annoncées récemment par le gouvernement de Georges Papandréou, qui incluent de nouvelles taxes et la mise au chômage technique de 30.000 fonctionnaires, "devraient être suffisantes pour remettre le programme budgétaire sur les rails".
 

Les autorités grecques "continuent à faire d'importants progrès, notamment en matière de consolidation budgétaire", précise la troïka dans un communiqué. "Pour assurer une réduction supplémentaire du déficit d'une manière socialement acceptable et favoriser une reprise (économique), il est essentiel que les autorités mettent davantage l'accent sur les réformes structurelles dans le secteur public et l'économie plus largement."
 

Le gouvernement grec a qualifié le communiqué de la troïka d'''équilibré, de positif et de pragmatique", alors que les partis d'opposition l'ont présenté comme une recette pour que la récession continue.
 

"Les Grecs font des sacrifices plus importants, mais les revenus de l'Etat sont moins élevés dans les huit premiers mois de l'année, comparativement à 2010. C'est quelque chose qui devrait nous préoccuper", a commenté un dirigeant conservateur, Nicholas Legas.


Parallèlement, alors que les députés commençaient à débattre en vue du vote d'une loi sur de nouvelles mesures d'austérité, des centaines de fonctionnaires bloquaient la circulation devant l'entrée principale du Parlement, criant des slogans anti-gouvernementaux.
 

"Nous croyons que le vote de ce projet de loi va renforcer le pays (...) Nous avons dix jours devant nous pour qu'il soit adopté", a déclaré pour sa part le ministre des Finances Evangelos Venizelos, lors d'une réunion de la Commission des finances au Parlement.
 

Sans le déblocage d'une nouvelle tranche de huit milliards d'euros sur son plan d'aide international de 110 milliards, la Grèce a annoncé qu'elle ne pourrait plus verser les salaires des fonctionnaires et les retraites à la mi-novembre.

 

Mercredi 05 Octobre 2011




 

Des milliers de fonctionnaires manifestent contre les nouvelles mesures d'austérité‎

 
En Grèce, des milliers de fonctionnaires étaient de nouveau dans la rue ce mercredi 05 octobre 2011. En cause : une mesure qui touche au principe de l'inamovibilité des fonctionnaires, inédite au sein de l'Union européenne et décidée la semaine dernière. Les Grecs se demandent bien jusqu'où les mesures d'austérité peuvent encore aller.
 
Non aux licenciements dans la fonction publique : voilà en substance le message que voulait diffuser l'Adedy, le syndicat de la fonction publique en Grèce. « Cela suffit maintenant, dit Costas Tsikrikas, son président. Toutes ces mesures d'austérité ont détruit nos vies. Elles nous conduisent mathématiquement à la pauvreté et à la misère. Nous demandons à l'Union européenne de le comprendre enfin et de faire preuve, vraiment, de sa solidarité. »

L'Union européenne, pour beaucoup en Grèce, est synonyme de diktat depuis un an et demi, car les mesures d'austérité s'ajoutent les unes aux autres et le pouvoir d'achat est en chute libre ; moins 11% pour les salaires du privé, moins 20% pour ceux du public. Sans parler de la situation des retraités.

« La situation est dramatique pour le peuple grec, explique un homme âgé d'une soixantaine d'années. Il faut s'opposer, vivement. Si nous ne nous réveillons pas, si nous ne leur barrons pas la route, je pense que nous allons vivre des choses encore pire qu'en Argentine. »

Les classes moyennes sont déjà durement touchées. Parmi les dernières mesures annoncées figure également l'abaissement du seuil d'imposition à 5 000 euros par an, pendant que de grandes fortunes continuent d'échapper à l'impôt grec.

 

Dimanche 02 Octobre 2011


La Grèce dépassera ses objectifs de déficit

La Grèce manquera les objectifs de déficit qui lui ont été assignés par ses bailleurs de fonds internationaux pour cette année et la suivante. Mais Athènes poursuit ses efforts: le gouvernement grec a approuvé dimanche soir un plan visant à réduire le nombre de fonctionnaires.
 

 

Dimanche 02 Octobre 2011


Nouveau Conseil des ministres en Grèce pour réduire les dépenses


La Grèce doit supprimer 30 000 emplois dans la fonction publique pour répondre aux exigences des créanciers.

Nouvelle réunion d'urgence du Conseil des ministres grecs, ce dimanche 2 octobre 2011 en fin d'après-midi. A l'ordre du jour, la suppression d'emplois dans la fonction publique pour réduire les dépenses et obtenir, enfin, le versement de l'aide promise par l'Europe et le Fonds monétaire international (FMI).


Comment supprimer 30 000 emplois publics, comme l'exigent les créanciers de la Grèce, alors que l'emploi à vie des fonctionnaires est garanti par la constitution grecque ? Le gouvernement va devoir faire preuve de beaucoup de finesse pour concilier ces exigences contradictoires.

Le Conseil des ministres pourrait avancer une solution de compromis consistant à fermer purement et simplement un certain nombre d'organismes publics. Cela entrainerait la mise en réserve de 30 000 fonctionnaires, désormais sans activité mais qui ne seraient pas formellement licenciés.

Une sorte de mise en chômage technique qui pourrait également concerner les fonctionnaires les plus proches de l’âge de la retraite et qui aurait pour effet immédiat un allégement des dépenses publiques. Le choix des fonctionnaires qui seraient ainsi mis en réserve se fera, a assuré le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, « au plus bas coût social possible et selon des critères transparents et objectifs ». Encore faudra-t-il en convaincre les fonctionnaires grecs dont les salaires et les retraites ont déjà été réduits.

 

Samedi 01 Octobre 2011


L'émir du Qatar en Grèce pour investir


ATHENES (AP) — Le gouvernement grec a annoncé samedi que le Premier ministre, Georges Papandréou, rencontrerait l'émir du Qatar, Cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani, pour signer un accord d'investissement. Le contrat concernerait "le nord de la Grèce", croyait savoir la chaîne publique TV NET.

Selon le communiqué officiel, l'entretien commencerait probablement dans la soirée et d'autres responsables qataris y participeraient également.

La Grèce, sous perfusion de prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), tente d'éviter de faire défaut sur sa dette.

Un accord d'investissement a été signé samedi avec le Qatar qui prendra une part du capital d'une compagnie minière grecque, Hellenic Gold. L'accord a été signé par son président Dimitris Koutras et le PDG de la Qatar Holding, Ahmed Mohammed al-Sayed, en marge d'une rencontre entre M. Papandréou et l'émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani. "Cela montre la confiance du Qatar dans l'économie grecque", s'est félicité le chef du gouvernement grec devant les journalistes.

Le fonds souverain du Qatar s'apprête également à devenir un actionnaire majeur du groupe qui sera issu de la fusion des deux principales banques privées grecques, Alpha Bank et Eurobank.

 

Vendredi 30 Septembre 2011




Les fonctionnaires grecs perturbent les négociations en Grèce


ATHENES (Reuters) - Des fonctionnaires grecs en colère bloquaient des ministères vendredi pour le deuxième jour d'affilée, perturbant les négociations entre le gouvernement et la "troïka" des partenaires financiers d'Athènes.

Au ministère des Transports, plusieurs dizaines d'employés ministériels ont empêché le ministre, Yannis Ragousis, de rencontrer de hauts responsables de la mission UE-FMI-BCE (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne). La voiture des inspecteurs a dû faire demi-tour, ont constaté des journalistes de Reuters.

Après trois semaines de pause dans les négociations, les inspecteurs sont revenus dans la capitale grecque jeudi pour négocier les conditions du versement d'une nouvelle tranche d'aide de huit milliards d'euros.

Mais les rencontres entre les auditeurs et le gouvernement ont été perturbées par le blocage de plusieurs ministères, situation qui s'est répétée vendredi matin.

Une cinquantaine de fonctionnaires, portant une banderole "Assez: nous voulons vivre", bloquaient l'accès au ministère des Finances.

La grève du service public des statistiques, Elsat, a empêché la publication de deux indicateurs économiques vendredi.

Fonctionnaires locaux, vétérans des forces spéciales et personnes handicapées: d'autres manifestations de personnes concernées par les restrictions budgétaires étaient prévues plus tard dans la journée dans les rues d'Athènes.

Le rendez-vous entre le ministre des Transports et les inspecteurs de la troïka a été remis et devait avoir lieu à 15h00 GMT, a-t-on appris de source ministérielle.

La discussion doit porter sur l'assouplissement des conditions d'attribution de la licence de taxi, qui suscite la colère des chauffeurs craignant une concurrence accrue. Leurs manifestations ont paralysé les villes grecques à plusieurs reprises ces derniers mois.

Le dossier divise le Pasok, le Parti socialiste au pouvoir. Dix députés socialistes ont écrit au ministre pour lui demander d'assouplir son projet de réforme des taxis.

Les mesures principales du nouveau plan du gouvernement de George Papandréou sont une réduction de 20% de la facture des traitements de fonctionnaires et le placement de 30.000 salariés dans une "réserve de travail", autrement dit une salle d'attente de licenciement.

Le gouvernement grec a cependant reçu une bonne nouvelle vendredi: l'opérateur de paris Opap a accepté le principe d'une prolongation de sa concession monopolistique sur les paris sportifs et l'acquisition de nouvelles licences, pour un coût de 935 millions d'euros.

Ce ne serait que la seconde vente réalisée par le gouvernement depuis le mois de juin, lorsqu'il a annoncé son objectif de gagner 50 milliards d'euros sur cinq ans grâce à des cessions d'actifs.

Il s'était fixé un objectif d'1,7 milliards d'euros récoltés au 30 septembre mais n'a jusqu'ici gagné que 400 millions d'euros.

Le ministre des Finances Evangelos Venizelos a déjà revu son objectif de rentrées d'argent issues de privatisations pour 2011, passé de cinq à quatre milliards d'euros.

 

Vendredi 30 Septembre 2011


Dette grecque : Sarkozy et Papandréou se veulent rassurants

 
La France et l'Allemagne sont déterminées à soutenir la Grèce, a rappelé vendredi le président français Nicolas Sarkozy, à l'issue d'un entretien avec le premier ministre grec, George Papandréou.

Le président français a pressé le premier ministre grec à mettre en oeuvre les réformes et les économies prévues afin d'éviter la faillite de la Grèce.

M. Papandréou a réaffirmé que son gouvernement était « déterminé » à effectuer les « changements nécessaires ».

« J'ai dit au président Sarkozy que je serais très heureux qu'il envoie, ainsi que d'autres pays, des experts pour voir les efforts que nous faisons pour la transparence » dans la mise en oeuvre de ces réformes, a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a aussi dit qu'il discutera dans les prochains jours avec la chancelière allemande Angela Merkel de la mise en oeuvre rapide des mesures décidées le 21 juillet pour stabiliser la zone euro.

La Grèce attend le verdict de la « troïka », constituée par l'Union européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international sur ces réformes (FMI), une condition préalable au versement de l'aide financière de ses partenaires. La troïka doit rendre son rapport d'ici deux à trois semaines.

M. Sarkozy a ajouté après la rencontre que « l'échec de la Grèce serait l'échec de toute l'Europe ». « Il n'est pas possible de laisser tomber la Grèce pour des raisons morales et économiques », a-t-il insisté.

La rencontre entre les deux hommes faisait suite à l'approbation du renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) par le Parlement allemand jeudi.

Les marchés financiers continuent toutefois d'anticiper un défaut de paiement de la Grèce et les inquiétudes croissent concernant les pertes que devraient essuyer les investisseurs privés.

La chancelière allemande, Angela Merkel, qui a reçu le premier ministre grec mardi à Berlin, a assuré que l'Allemagne ferait « tout ce qui est nécessaire » pour aider la Grèce. Mais elle a exhorté d'une même voix Athènes à remplir ses propres engagements.

À Athènes, des dizaines de fonctionnaires ont bloqué l'entrée du ministère grec des Transports vendredi, empêchant une rencontre entre les inspecteurs internationaux de la troïka et les responsables grecs.

Cette rencontre s'est finalement tenue plus tard dans la journée.

Des manifestations semblables ont eu lieu à l'entrée de plusieurs édifices gouvernementaux, jeudi et vendredi. Les employés affichaient ainsi leur colère relativement aux mesures d'austérité adoptées par le gouvernement.

Sous la pression des créanciers internationaux, le gouvernement a annoncé mi-septembre des mesures d'austérité supplémentaires pour 2011 et 2012.

Parmi ces mesures figurent des coupes de 20 % dans les retraites supérieures à 1200 euros (1650 $) par mois. Les fonctionnaires partis à la retraite avant l'âge de 55 ans verront eux leurs pensions rognées.

Quelque 30 000 agents des entreprises publiques seront également mis « en réserve », c'est-à-dire au chômage technique.

 

Mercredi 28 Septembre 2011




 


Nouvelle grève dans les transports publics

ATHÈNES, Grèce - Les transports publics à Athènes étaient en grève mercredi pour 24h à l'appel des syndicats protestant contre les nouvelles mesures d'austérité décidées par le gouvernement face à la crise de la dette.

Autobus, métros, tramways et taxis étaient à l'arrêt. Les fonctionnaires des douanes et des impôts ont également débrayé, tandis que quelque 350 personnes manifestaient devant le ministère des Finances contre la baisse des pensions et hausse des impôts.

Mardi, les députés grecs ont approuvé la création d'une nouvelle taxe sur la propriété, alors qu'Athènes tente de convaincre ses bailleurs de fonds, le Fonds monétaire international, l'Union européenne, et la Banque centrale européenne de lui verser une nouvelle tranche de l'aide de 110 milliards d'euros accordée en mai 2010.

L'Etat grec espère recevoir 8 milliards d'euros pour éviter dès la mi-octobre un défaut de paiement aux conséquences potentiellement désastreuses pour toute la zone euro.

Ce nouvel impôt sera prélevé par le biais des factures d'électricité, afin de faciliter la tâche de collecte des services fiscaux. Les Grecs qui refuseront de la payer verront leur électricité coupée.

La taxe adoptée mardi soir est très impopulaire en Grèce, où la population ressent depuis déjà plusieurs mois les effets des nombreuses mesures d'austérité décidées par le gouvernement du Premier ministre socialiste Georges Papandréou.

Les nouvelles mesures annoncées au cours du mois de septembre prévoient la mise au chômage technique de 30 000 salariés du secteur public en 2011 au lieu de 20 000 initialement prévus, une nouvelle baisse des pensions et l'abaissement du seuil minimum d'imposition, qui va passer de 8000 à 5000 euros par an.

À Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne, Amadeu Altafaj, a annoncé que des réprésentants de la «troïka» -FMI, UE et BCE- retourneraient jeudi à Athènes pour une mission d'évaluation des comptes publics grecs.

Ce retour, après la suspension des discussions auparavant dans le mois, fait suite aux «annonces récentes par les autorités grecques concernant les mesures de consolidations fiscales qui constituent un développement important», a ajouté le porte-parole.
 


Jeudi
15 Septembre 2011


La nouvelle taxe immobilière suscite un tollé en Grèce


Dans un pays où le taux de propriétaires est l'un des plus élevés d'Europe (plus de 70 %) et l'évasion fiscale un sport national, l'annonce d'une nouvelle taxe sur la propriété immobilière, dont le montant augmente de jour en jour et dont seront exemptés églises et clubs de foot amateurs, suscite une vague de réprobation, alors que la récession et les déficits s'aggravent.

La nouvelle taxe aura un taux variable en fonction de l'usage, de la taille et de la zone où se situe le bien immobilier.
 
Il y a "pour 2011 un manque à gagner d'environ 2 milliards d'euros, qui doit être comblé", et "la seule mesure efficace est une taxe spéciale sur la propriété immobilière", avait annoncé le ministre des finances, Evangélos Vénizélos, dimanche en direct à la télévision, souhaitant rassurer quant aux capacités de la Grèce à combler le dérapage de ses comptes publics.

Le jour où elle a été annoncée, son taux maximum devait être de 10 % par mètre carré, mais sous la pression des créanciers du pays, il a été remonté à 16 %. Elle doit être perçue "immédiatement" via les factures d'électricité, avec coupures de courant à la clé pour ceux qui ne paieront pas.

"Le gros larcin" titrait Eleftherotypia (gauche) pour désigner la nouvelle taxe qui vise à combler un trou de 2 milliards d'euros. "Fraude et insensibilité pour cette extorsion sur l'immobilier", titrait également à la "une" Eleftheros Typos (droite).

"Je n'en croyais pas mes yeux en lisant le communiqué ministériel", a commenté Vangélis Abeliotis, un comptable, à la radio Flash, jeudi matin. Selon lui, une famille possédant un appartement devra payer 1 000 euros en moyenne, une pression de plus avec la hausse de la TVA, l'inflation et de probables coupes salariales. "C'est une honte de laisser l'Eglise en dehors de cette mesure", a déploré la députée Pasok (socialiste), Soula Merentiti, dans le quotidien Ta Néa, qui titrait "La nouvelle taxe, un choc" pour les contribuables.

L'immobilier est un investissement traditionnel en Grèce, qui fournit des revenus d'appoint qui servent de bas de laine et de protection sociale pour une grande partie de la population. Le premier ministre, Georges Papandréou, a chiffré, dimanche, à 400 milliards d'euros la propriété immobilière des Grecs alors que la dette publique est de 350 milliards d'euros. La nouvelle taxe a été décidée à la suite des pressions des créanciers du pays, l'UE et le FMI, pour qu'il accélère les réformes et respecte les objectifs budgétaires de réduction du déficit et de la dette, conditions pour qu'ils poursuivent leur aide financière.

Le taux de chômage en Grèce a poursuivi sa hausse au deuxième trimestre 2011, à 16,3 % contre 11,8 % un an plus tôt et 15,9 % au premier trimestre 2011, a indiqué jeudi l'Autorité des statistiques grecques (ESA) selon laquelle, les 15-29 ans sont la catégorie la plus touchée. Cette envolée du chômage s'est amorcée début 2010, quand la débâcle financière du pays et la rigoureuse cure d'austérité ont aggravé la récession commencée dès 2009.


 

Mardi 13 Septembre 2011


Crise financière: rencontre Grèce-Allemagne


Le ministre grec des Finances Evangelos Venizelos doit rencontrer ce mardi son homologue allemand Wolfgang Schäuble pour tenter de trouver une solution à la crise, alors que les bourses européennes, craignant un défaut de paiement de la Grèce, ont de nouveau plongé lundi.

La chancelière allemande Angela Merkel a aussi essayé de calmer l'agitation des marchés, au lendemain des déclarations alarmistes de son ministre de l'Economie Philipp Rösler, vice-chancelier, qui a notamment dit qu'il n'y avait «aucune limite» aux scénarios possibles face à la crise de la dette grecque.

Angela Merkel a mis en garde mardi contre les risques d'une faillite incontrôlée de la Grèce. «J'ai dit 'si l'euro tombe, l'Europe tombe'. Cela s'applique ici, et par conséquent, chacun devrait peser ses mots avec beaucoup d'attention» a-t-elle déclaré sur rbb-Inforadio. «Nous n'avons pas besoin de troubles sur les marchés financiers, les incertitudes sont déjà assez grosses.»

Des représentants de la «troïka» -Banque centrale européenne (BCE), Commission européenne (CE) et Fonds monétaire international (FMI)- doivent retourner à Athènes cette semaine.

«Le fait que la troïka y retourne signifie que la Grèce a commencé à faire des choses qui doivent être faites», a ajouté Angela Merkel.

Par ailleurs, selon une source grecque, le président français Nicolas Sarkozy, le Premier ministre grec Georges Papandréou et Angela Merkel devraient s'entretenir mercredi par téléconférence.

 

Lundi 12 Septembre 2011


La Grèce dit avoir des liquidités jusqu'en octobre seulement

La Grèce sera à court de liquidités le mois prochain, a déclaré lundi le vice-ministre des Finances du pays, soulignant ainsi la nécessité pour Athènes de remplir les conditions lui permettant d'obtenir le versement de la prochaine tranche dans le cadre d'un plan d'aide international en cours.

Ces déclarations vont dans le même sens que d'autres propos, tenus sous le sceau de l'anonymat par des responsables grecs, disant que les coffres du pays seraient vides d'ici quelques semaines.

"Nous avons des marges de manœuvre en octobre. Nous essayons de faire en sorte que l'Etat puisse continuer à fonctionner sans problèmes", a précisé Filippos Sachinidis lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision Mega.

Les créanciers internationaux de la Grèce avaient menacé la semaine dernière de suspendre le versement de la tranche d'aide de 8 milliards d'euros en raison de ses errements budgétaires.

La Grèce a annoncé dimanche une nouvelle taxe immobilière, destinée à aider Athènes à respecter son objectif de déficit budgétaire et, de ce fait, à tâcher de garantir que lui soit versée la prochaine tranche du programme d'aide internationale dont bénéficie le pays. (voir )

Le Commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, a salué la décision d'Athènes, en soulignant que c'était un grand pas dans la bonne direction.

La perspective d'un défaut de la Grèce est revenu sur le devant de la scène après que Philipp Rösler, ministre de l'Economie allemand et chef de file des libéraux du FDP, partenaire de la CDU d'Angela Merkel au sein

 

Mercredi 07 Septembre 2011


 

L'Assemblée nationale vote le plan de sauvetage de la Grèce
 
Sans surprise, les députés français ont voté mercredi en faveur du second plan européen d'aide à la Grèce, qui avait été décidé à Bruxelles entre dirigeants de la zone euro le 21 juillet dernier. Ceci offre ainsi la garantie de l'Etat français pour le plan européen d'un montant de 159 milliards d'euros. Alors que les élus socialistes se sont abstenus de voter, ce jour, à l'Assemblée nationale, la France deviendra tout de même le premier pays européen à avoir validé le plan de sauvetage d'Athènes, après le vote du Sénat attendu jeudi.

Le 21 juillet dernier, il était question de racheter la dette publique grecque aux investisseurs privés sur les marchés avec plus de capacité pour le Fonds de secours de l'Union monétaire. Mais aussi d'allonger au sein de la zone euro la durée de ses prêts aux pays en difficulté, et de réduire le taux d'intérêt demandé à ces pays.

Le plan grec, d'un montant total de 159 milliards d'euros, sera donc abondé par une participation des banques et assureurs européens pour 135 milliards d'euros sur trente ans. En ce qui concerne, l'endettement français, il sera accru d'environ 15 milliards d'euros d'ici à 2014 en raison de sa mise en œuvre.

Les dirigeants de la zone euro, a rappelé le rapporteur UMP Gilles Carrez, ont décidé de ne plus limiter le Fonds européen de stabilité financière (FESF) à un simple rôle de financier des États ne pouvant plus accéder aux marchés financiers. Mais d'étendre ses missions afin qu'il agisse en amont des attaques spéculatives et de jouer un rôle de garant de la stabilité financière de la zone euro.

 

Mardi 06 Septembre 2011


La Grèce lève 1,3 milliard d'euros à 6 mois, à un taux en baisse


La Grèce a emprunté mardi 1,3 milliard d'euros à six mois, à un taux en légère baisse (4,8%) par rapport à celui qu'elle avait obtenu lors de la dernière émission similaire il y a presque un mois, selon l'agence grecque de la gestion de la dette publique (PDMA).

Cette émission de bons du Trésor, qui intervient de nouveau dans un contexte tendu pour l'économie mondiale, s'inscrit dans le cadre du financement régulier de la Grèce sur les marchés à court terme (à trois et six mois) alors que tout emprunt à long terme est exclu pour ce pays depuis 2010 en raison du poids de sa dette.

L'émission grecque a été sursouscrite plus de trois fois, avec une demande totale de 3,020 milliards d'euros pour 1 milliard proposé initialement.

La Grèce avait emprunté le 9 août 812,5 millions d'euros à six mois, à un taux à 4,85%, toujours en légère baisse par rapport à celui qu'elle avait obtenu lors de la précédente émission similaire le 12 juillet.

Pays le plus fragile de la zone euro, la Grèce ne cesse d'inquiéter ses partenaires, qui restent toujours réticents à entériner le deuxième plan d'aide du pays, conclu à Bruxelles en juillet, en raison du climat mauvais de l'économie mondiale et du retard du gouvernement grec de procéder aux réformes réclamées par l'UE et le FMI, créanciers du pays.

La France, qui devrait valider cette semaine ce plan d'aide d'un montant de 159 milliards d'euros, sauf surprise de dernière minute, serait le premier Etat à donner son aval à ce plan.

 


Mardi
06 Septembre 2011


 

Bilan vacances : La Grèce, en tête du top 10 des destinations 2011

Rentrée oblige, l’heure est au bilan pour les agences de voyage. Opodo.fr présente les pays qui ont conquis les vacanciers français en matière de forfaits touristiques et de vols secs pendant cette saison estivale 2011.

Première constatation, les formules clé-en-main ont une nouvelle fois été très prisées par les vacanciers. Concernant les destinations les plus plébiscitées par les Français, des différences notables sont apparues par rapport à l’été 2010.

En effet, la situation des pays du Maghreb au printemps a profité principalement aux destinations de la rive Nord de la Méditerranée qui ont vu les réservations de forfaits touristiques augmenter fortement.

La Grèce notamment est en tête du top 10 des destinations 2011 sur Opodo.fr avec des réservations multipliées par deux par rapport à l’été 2010.

 



Samedi
03 Septembre 2011



 

Des milliers de manifestants, connus sous le nom des indignés, sont retournés pour la première fois depuis l'été sur la place du parlement afin de manifester contre les mesures économiques.
Les manifestants ont déployé un drapeau géant devant le parlement.

 

Samedi 03 Septembre 2011




 

Pas d'élections anticipées en Grèce

Le Premier ministre grec, George Papandréou, lors du 37èeme anniversaire du parti socialiste,  a exclu dimanche d'organiser des élections anticipées, malgré la crise économique et sociale dans laquelle le pays est plongé depuis des mois.

"Notre gouvernement a été élu démocratiquement, nous allons remplir le mandat que les citoyens grecs nous ont confié jusqu'au bout. Les citoyens veulent du changement, pas des élections", a déclaré M. Papandréou dans une interview au journal Real News.

D'après lui, si chacun continue de travailler dur, "nous pourrons montrer le vrai niveau de notre économie". "Si nous faisons tous notre travail, en mettant en place de grandes réformes, non seulement il n'y aura pas besoin d'autres mesures (d'austérité) mais nous serons très vite en mesure de corriger les injustices créées par les décisions prises dans l'urgence", a-t-il ajouté.

Le chef du gouvernement grec a catégoriquement nié tout scénario de sortie de l'euro: "il n'est pas question de sortir de l'euro, au contraire, de cette aventure que nous avons connue à cause du précédent gouvernement (conservateur) l'euro va sortir renforcé".
 

Vendredi 02 Septembre 2011


La mission UE/BCE/FMI en Grèce suspendue pour dix jours


La Grèce ne tiendra pas ses objectifs de réduction du déficit public en 2011 en raison de l'aggravation de la récession dans le pays, a indiqué, vendredi 2 septembre, le ministre des finances grec, après la suspension pour dix jours de la mission de la troïka des créanciers du pays.

Evangélos Vénizélos a renvoyé toute estimation à la mi-septembre, après de nouvelles négociations avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international. Il a toutefois estimé qu'en montant absolu, le pays devrait réussir à "arriver tout près" du déficit public prévu, soit quelque 17 milliards d'euros.

Le ministre a confirmé l'amplification de la récession en précisant que le PIB baissera "de près de 5 %" en 2011, au lieu des 3,5 % prévus. Il a jugé en conséquence "extrêmement risqué" de tabler sur un retour à la croissance en 2012, contrairement aux objectifs du plan de redressement économique dicté au pays par l'UE et le FMI.

Le ministre grec a en outre démenti des informations publiées dans la presse faisant état d'un blocage des négociations entre la Grèce et la troïka après l'annonce de la suspension de leur mission, entamée lundi à Athènes. "Le premier round des discussions était prévu pour finir hier soir (...) les discussions ont été très amicales et créatives (...) il n'y a aucun fondement aux articles sur une rupture des négociations", a-t-il affirmé.

Dans un communiqué, diffusé dans la foulée, la troïka a souligné que la mission avait fait "de bons progrès", mais avait "temporairement quitté Athènes pour permettre aux autorités de terminer des dossiers techniques, reliés entre autre, au budget 2012 et aux réformes structurelles". "La mission s'attend à retourner à Athènes d'ici à la mi-septembre, en espérant que les autorités auront terminé leur travail technique, afin de continuer les discussions sur les politiques nécessaires" ajoute le communiqué.

Une source proche de la troïka a utilisé, sous couvert de l'anonymat, un langage moins diplomatique : "Les mesures fiscales annoncées ne sont pas là, la liste des entreprises à privatiser n'est pas finalisée et il n'y a toujours pas de grille de salaires des fonctionnaires" qui permettrait d'évaluer le coût annuel de la fonction publique dans le budget, a-t-elle indiqué.
 


 

Jeudi 01 Septembre 2011








 

Nouvelle démonstrations des étudiants à Athènes contre les réformes sur les universités.
Le projet est débattu au parlement.

 

Mercredi 24 Août 2011




 

A Athènes, des manifestants se battent avec la police contre les reformes sur l'éducation que le gouvernement veut mettre en place.



Lundi
22 Août 2011



 

L'exposition "Brilliance of Byzantium", propose des manuscrits datant du 6eme au 18ème siècle à la galerie des Arts Etrangers à Sofia, prêtés par des collections de Sofia, Plovdiv, Athènes, Belgrade, Ohrid, Kalenik et Tirana.

Dimanche 21  Août 2011

     


La Grèce demande une pleine application du plan d'aide

Athènes appelle à une pleine application du plan de sauvetage de la Grèce, a écrit le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos, dans une lettre envoyée aux responsables européens après la controverse née des garanties demandées par plusieurs pays contributeurs.

La lettre a été adressée samedi aux ministres des Finances de la zone euro et à leur chef de file Jean-Claude Juncker, au commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn et au président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet, selon un communiqué du ministère grec des Finances rendu public dimanche.

«La position fondamentale de la Grèce est la nécessité d'une application pleine et immédiate des décisions prises au sommet de la zone euro le 21 juillet, qui ne concernent pas seulement principalement

La Grèce, mais plus largement, la capacité et l'aptitude générale de la zone euro à gérer cette phase aiguë de la crise économique internationale», a expliqué Venizelos.

Selon le ministre, «il est facile de trouver des solutions techniques, à condition que la crédibilité et l'efficacité du programme ne soient pas affectées».

«Le problème est principalement politique et doit être géré de manière à envoyer des messages clairs et positifs aux marchés internationaux et aux entreprises européennes», a ajouté le ministre grec.

Le 21 juillet, les pays de la zone euro ont décidé d'un deuxième plan d'aide à la Grèce, de 158,6 milliards d'euros, provenant aux deux tiers de prêts européens et du Fonds monétaire international (FMI) et pour le reste d'une contribution de créanciers privés de la Grèce (banques, assureurs et fonds).

Depuis, la Finlande a obtenu de la Grèce des garanties pour sa participation au plan de sauvetage, selon un accord bilatéral qui doit encore être approuvé par les pays de la zone euro.

Or d'autres pays contributeurs de la zone euro comme les Pays-Bas, l'Autriche et la Slovaquie souhaitent désormais bénéficier de garanties similaires, ce qui, selon des experts, risque de remettre en question le plan d'aide dans son ensemble. Selon des experts, il faudra peut-être tout reprendre à zéro.

Vendredi, le ministre grec des Finances avait déclaré à une radio d'Athènes que ce serait à l'eurozone de trouver une solution si d'autres pays demandaient des garanties.

 


Samedi
20  Août 2011


Tremblement de terre de 4,9 en Grèce


Un tremblement de terre de magnitude 4,9 a secoué la Grèce vers 05h00, ne faisant aucune victime ni dégât, ont annoncé les autorités.

L'épicentre du séisme a été localisé à quelque 182 kilomètres à l'ouest d'Athènes, et 32 kilomètres au sud de Patras, d'après l'institut de géodynamique d'Athènes. "Le séisme n'a fait aucune victime ni dégât", a déclaré un responsable de la police de Patras. La Grèce est le pays européen le plus touché par les séismes.
 


Jeudi 18  Août 2011



 

Feu dans la foret près du village de Kouvaras, situé à 40km à l'Est d'Athènes.
 
 

Lundi 15  Août 2011

 



 

Le Patriarche Bartholomé I, a célébré la messe de la Vierge Marie dans un ancien monastère Sumela, dans la province de Trabzon, au Nord Est de la Turquie.

 

Dimanche 17 Juillet 2011


Clinton apporte son soutien à Athènes

 
La secrétaire d'État américaine est en Grèce, après un séjour en Turquie, pour rencontrer les principaux dirigeants du pays, aux prises avec un déficit public qu'il peine à contrôler.

Hillary Clinton a salué la « détermination » du premier ministre Georges Papandréou à sortir son pays de la crise de la dette, lors d'une conférence de presse en compagnie de son ministre des Affaires étrangères.

« Nous soutenons le peuple et le gouvernement de la Grèce », a-t-elle lancé, soulignant que le « prix de l'inaction aurait été plus élevé ».

« Nous apprécions votre soutien et nous nous engageons à sortir victorieux de cette situation », lui a répondu le ministre grec.

Athènes est à mettre en œuvre son second plan d'austérité qui s'étalera sur quatre ans. La population fera face à des hausses d'impôts, une série de privatisations et des coupes majeures dans la fonction publique, conditions posées par l'Union européenne et le FMI pour continuer à offrir leur appui financier.

Le plan n'est pas passé sans soulever l'hostilité d'une partie de la population.

Selon un diplomate qui accompagne la secrétaire d'État, l'administration Obama est persuadée que « l'Europe peut gérer ce défi ».

« Soutenir la Grèce signifie que nous comprenons la situation difficile dans laquelle se trouve le premier ministre, qu'il a des choix difficiles à faire et que nous voyons en lui un dirigeant capable de prendre ces décisions », a-t-il poursuivi.

La dette publique de la Grèce en 2011 représente 150 % de son PIB.

Les pays de la zone euro sont à tenter de boucler un nouveau plan de sauvetage qui pourrait passer par un rachat de la dette du pays. L'UE souhaite à tout prix éviter que la crise en Grèce ne contamine l'Europe.

« Il faut éviter une contagion de la Grèce à l'Espagne et à l'Italie, et au reste de la zone euro. Il faut bien comprendre qu'aider la Grèce, c'est aussi nous aider nous-mêmes en évitant que la zone euro tout entière soit dans la tourmente », a souligné le ministre belge des Finances, Didier Reynders, dans un entretien à La Libre Belgique. Un sommet doit réunir jeudi les dirigeants des pays de la zone euro.

Les États-Unis sont eux-mêmes aux prises avec leur propre crise de la dette, quoique de nature différente. De fortes dissensions entre républicains et démocrates au Congrès ont empêcher jusqu'ici le relèvement du plafond légal de la dette américaine.

Si aucun accord n'intervenait avant le 2 août, les États-Unis pourraient se retrouver en situation de défaut de paiement.

Samedi, Hillary Clinton était en Turquie pour une visite de 48 heures. Elle a vanté le pays comme un modèle démocratique pour les populations du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord.

La secrétaire d'État américaine a participé vendredi à une rencontre entre la rébellion libyenne et les responsables des Affaires étrangères des pays de l'OTAN impliqués dans la campagne en Libye.

Le Conseil national de transition (CNT), instance dirigeante de la rébellion, a alors été reconnu comme l'autorité gouvernementale légitime du pays par le groupe de contact sur la Libye, au premier chef les États-Unis.
 

Dimanche 17 Juillet 2011

Le bateau français a quitté la Grèce... pour l'Égypte
 
ATHÈNES - Le navire français de la flottille de militants pro-palestiniens pour Gaza, le Dignité-Al Karama, est parti pour l'Égypte après un séjour mouvementé en Grèce, ont annoncé samedi soir les garde-côtes grecs.

Le Dignité-Al Karama, arrivé depuis quelques jours dans la baie de la petite île grecque de Kastellorizo, a appareillé pour le port égyptien d'Alexandrie, a-t-on précisé de même source.

Le navire n'avait pu partir vendredi après être entré en collision avec un bateau de sauvetage grec causant de légers dégâts matériels, ont ajouté les autorités.

Le 7 juillet, le Dignité Al-Karama avait été convoyé au port de Sitia (Crète) par des gardes-côtes grecs qui l'avaient intercepté, alors qu'il tentait, au mépris de l'interdiction des autorités grecques, de se rendre à Gaza pour tenter de mettre fin au blocus israélien. Le bateau avait ensuite gagné l'île de Kastellorizo.

Parmi les 12 personnes à bord du Dignité Al-Karama, se trouvaient Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) français, et Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée de la formation écologiste Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), qui ont depuis regagné la France.

Neuf autre bateaux de la flottille internationale pour Gaza avaient également été empêchés de quitter la Grèce, Athènes, sous la pression d'Israël, menaçant d'utiliser la force s'ils n'optempéraient pas.

Selon les autorités grecques, l'interdiction de quitter la Grèce avait été décrétée afin d'assurer «la sécurité des militants» pour éviter la répétition des événements de l'année précédente lorsque un commando israélien avait tiré sur une flottille de six bateaux tuant neuf activistes turcs.

Cette année, plus de 300 activistes de 22 pays avaient annoncé leur participation à l'opération de la flottille, dont plusieurs dizaines d'Américains et d'Européens.

Israël s'est déclaré déterminé a empêcher la flottille pour la paix d'atteindre Gaza sous blocus israélien depuis 2006.
 


Mercredi 13 Juillet 2011



 


Fitch abaisse la note de la Grèce
 
ATHÈNES, Grèce - L'agence de notation Fitch a baissé de trois crans mercredi la note de la dette souveraine grecque, rétrogradée de B+ à CCC. Les deux autres grandes agences de notation, Moody's et Standard and Poor's, avaient déjà dégradé la note grecque à ce niveau le mois dernier.

Fitch justifie sa décision par l'absence de nouveau plan d'aide de l'Union européenne et du Fonds monétaire international en faveur de la Grèce, par les incertitudes sur le rôle des créanciers privés dans un tel plan et par les «perspectives macro-économiques» de la Grèce.

Fitch note également qu'Athènes n'a pas rempli les objectifs budgétaires fixés en contrepartie du premier plan d'aide de 110 milliards d'euros accordé l'an dernier par l'UE et le FMI.

De son côté, le FMI a appelé Athènes à mettre rapidement en œuvre le plan d'austérité adopté fin juin par le Parlement grec.

«Il est essentiel» que la Grèce applique ce programme d'économies budgétaires et de privatisations «de manière opportune et avec détermination», souligne le FMI dans un rapport.
 


Lundi 11 Juillet 2011


 


Les Indignés grecs refusent de lever le camp de la place Syntagma

Mercredi 06 Juillet 2011


Seul un bateau français garde le cap sur Gaza

 
JERUSALEM - Un navire français de la flottille de militants pro-palestiniens pour Gaza faisait route mercredi à faible allure vers le territoire palestinien dans l'espoir d'être rejoint par les autres bloqués en Grèce, selon des porte-parole de l'opération.

Les 12 passagers du bateau français Dignité Al-Karama, dont Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) français, et Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée d'Europe-Ecologie-Les Verts (EELV), sont toujours en contact avec les autres participants bloqués en Grèce, a affirmé à l'AFP leur porte-parole à bord, joint au téléphone par l'AFP.

«On est surtout très attentifs à tout ce qui peut se passer, en espérant toujours qu'il y ait de bonnes nouvelles, que les autorités grecques reviennent à la raison et cessent d'être les sous-traitants du blocus israélien de Gaza et arrêtent d'interdire la libre circulation des bateaux de la flottille», a expliqué Julien Rivoire.

«Nous sommes en discussion permanente, donc on communiquera à un moment donné, quand de fait il n'y aura plus aucun espoir immédiat de nous rejoindre», a ajouté M. Rivoire.

«On est dans les eaux internationales», a-t-il indiqué, sans autre précision «pour des raisons de sécurité», soulignant n'avoir constaté aucune présence militaire israélienne autour du bateau.

«Nous avons largement de quoi nous nourrir, nous avions prévu en conséquence, tout se passe bien, la mer est magnifique et en tout cas le temps est parfait», a-t-il assuré.

«Rien n'est exclu. Pour l'instant la volonté est d'aller à Gaza. Après, il faudra voir logistiquement, techniquement, ce qui est possible, ce qui n'est pas possible», avait auparavant déclaré à l'AFP un des organisateurs, Thomas Sommer-Houdeville, joint par téléphone à Athènes.

«La volonté c'est d'aller à Gaza et que la flottille aille à Gaza. Pour l'instant, on a un bateau qui a réussi à briser le blocus grec et on ne désespère pas qu'il y en ait d'autres», a-t-il poursuivi.

Il faisait plus particulièrement référence au Juliano, battant pavillon du Sierra Leone et affrété par des militants grecs, suédois et norvégiens qui «va essayer mercredi d'appareiller» du port de Pérama, près d'Athènes, après une précédente tentative la veille, a indiqué par téléphone à l'AFP Marie Norden, députée du parti socio-démocrate (SocDem) suédois.

Quatre militants espagnols continuaient leur occupation «symbolique» de l'ambassade d'Espagne pour demander à Madrid de faire pression sur Athènes afin d'obtenir l'autorisation de départ du bateau espagnol Gernika, ancré à La Canée en Crète.

Le responsable des organisateurs grecs Vanguélis Pissias, a souligné qu'au moins «sept ou huit bateaux de la flottille restaient ancrés dans des ports grecs mais qu'au moins la moitié des militants, au début plus de 300, avaient quitté la Grèce» dans l'attente que la situation se débloque.

Sous la pression d'Israël, qui a menacé d'utiliser la force contre la flottille, les autorités grecques ont interdit depuis vendredi le départ de tout bateau pour Gaza, invoquant la nécessité de «protéger les passagers».

À Gaza, des dizaines de jeunes Palestiniens se sont rassemblés au port de pêche en solidarité avec les participants à la flottille. «Nous attendons», ont-ils écrit sur des banderoles, arborant également des drapeaux palestiniens, italiens et allemands
 


Lundi 04 Juillet 2011



 


Cérémonie de clôture à Athènes de la 13e édition des jeux Olympiques spéciaux

 
La cérémonie de clôture des jeux Olympiques spéciaux (Special Olympics), une compétition sportive réservée aux handicapés mentaux, a eu lieu lundi soir à Athènes, après dix jours des compétitions où ont participé 7000 athlètes représentant 180 pays, selon les organisateurs.
 
La cérémonie de clôture a commencé avec le défilé traditionnel des délégations des athlètes, fort de 300 personnes, dans le stade de marbre du centre d'Athènes, qui accueillit en 1896 les premiers jeux Olympiques modernes.
 
Le principal sujet de la cérémonie de fermeture était une représentation de "l'histoire de l'enfant depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours", accompagnée de manifestations artistiques avec la participation de vedettes grecques et du groupe asiatique Wonder Girls, selon l'Agence de presse grecque, l'Ana.
 
Le drapeau des Jeux a été après la cérémonie transféré à Pyeongchang en Corée du sud pour les jeux d'hiver 2013.
 
Vingt-deux compétitions différentes se sont déroulées au cours de la 13e édition des jeux Olympiques spéciaux (Special Olympics), ouverts le 25 juin à Athènes. Parmi ces compétitions figuraient entre autres la natation, l'athlétisme, le tennis, le basket, le volley, la gymnastique rythmique, le football ou le badminton.

 

Samedi 02 Juillet 2011


La Grèce empêche le départ d'un bateau de la flottille pour Gaza


La Grèce a interdit vendredi tout départ de bateau de ses ports à destination de Gaza et a arrêté dans ses eaux un bateau américain appartenant à la flottille pro-palestinienne, qui voulait briser le blocus imposé par Israël aux Palestiniens.

Cette interdiction a été annoncée vers 16H00 locales (13H00 GMT) juste une heure avant le départ du bateau "Audacity of hope" du port du Pirée, près d'Athènes, qui affirmait transporter 3.000 lettres de soutien pour la population de l'enclave palestinienne de Gaza.

"Audacity of hope" faisait partie d'une flottille internationale de dix bateaux rassemblés en Grèce depuis le début de la semaine avec à bord 300 personnes de 22 pays qui affirmaient vouloir transporter "de l'aide humanitaire à Gaza".

A la suite d'une décision du ministère de la Protection du citoyen, "il est interdit à tout bateau battant pavillon grec ou étranger d'appareiller des ports grecs à destination de la région de Gaza", a indiqué un communiqué ministériel.

Ainsi, aussitôt le bateau appareillé du Pirée, la police portuaire l'a arrêté, selon une militante à bord du bateau Donna Nevel, jointe via un téléphone satellitaire.

Vers 20H30 locales (17H30 GMT), le bureau de presse de la police portuaire a affirmé que l'opération avait été terminée et que le bateau "était conduit au Pirée".

Mme Nevel a indiqué que le capitaine John Klusmer était en train de négocier avec la police portuaire", qui a dit que le bateau "devait rentrer dans n'importe quel port grec mais qu'il ne pouvait pas avancer.

Selon Jane Hirschmann, une militante qui se trouvait à la côte mais était en contact avec le bateau, "le capitaine a été sommé de rebrousser chemin pour des raisons de sécurité".

"Audacity of Hope" a laissé derrière lui les autres bateaux de la flottille qui ont multiplié avaries techniques et tracasseries administratives, les organisateurs de la flottille criant au "sabotage" de l'opération par Israël.

Les quelque 300 militants qui ont mis sur pied cette opération souhaitent attirer l'attention sur le sort de l'enclave palestinienne de Gaza, où Israël a imposé depuis cinq ans un blocus économique.

Israël n'a cessé depuis la semaine dernière de menacer de stopper la flottille et de multiplier les mises en garde contre cette opération qu'il qualifie de "provocation".

Pour leur part, les organisateurs de la "flottille de la liberté" sont convaincus que les services israéliens "ont saboté" cette semaine deux des dix bateaux, un navire irlandais et un autre affrété par des Scandinaves.

Ils attribuent également à Israël les tracasseries bureaucratiques qui s'accumulent contre la flottille et soupçonnent l'Etat hébreu d'exercer des pressions, notamment économiques, sur la Grèce.

Mais le gouvernement israélien a démenti, comme on pouvait s'y attendre, ces "accusations ridicules".

Alors que les organisateurs accusent les services israéliens Mossad de se trouver derrière des vols des passeports des militants et des attaques hacker contre leurs ordinateurs, le ministère des israélien des Affaires étrangères accuse de son côté les militants "de vivre dans un film de James Bond".

"La Grèce a cédé aux pressions israéliennes", "La Grèce et l'UE (sont) complices du blocus de Gaza", a dénoncé vendredi soir l'organisation française "Un bateau français pour Gaza", qui participe à la flottille avec deux bateaux.

Jeudi, a été annoncée la visite officielle en Israël du président Grec Carolos Papoulias, un artisan historique de la politique pro-arabe de la Grèce des dernières décennies. La visite, une première, aura lieu du 10 au 12 juillet
 

Samedi 02 Juillet 2011

L'Eurogroupe sur la Grèce se tiendra le samedi 2 juillet par téléconférence. Les ministres des Finances de la zone euro ont avancé à cette date la réunion de l'Eurogroupe initialement prévue dimanche 3 juillet à Bruxelles. Sera ainsi débloquée la cinquième tranche d'aide de 12 milliards d'euros accordée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce.

Les ministres des Finances de la zone euro qui devaient se retrouver dimanche 3 juillet à Bruxelles pour parler une nouvelle fois de l'aide à la Grèce se contenteront finalement d'une conférence téléphonique le samedi 2 juillet au soir. Ce changement de programme constitue à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour la Grèce.

C'est une bonne nouvelle pour la Grèce parce que les ministres des Finances de la zone euro sont enfin tombés d'accord pour débloquer la 5ème tranche du plan d'aide accordé l'année dernière. La Grèce a rempli ses engagements en adoptant son plan d'austérité et l'Union européenne est donc désormais en mesure de remplir les siens.

l'Eurogroupe décidera de verser les 8 milliards 300 millions d'euros promis et le FMI suivra en rajoutant 3 milliards 700 millions d'euros, au total donc 12 milliards, afin de mettre la Grèce à l'abri de la faillite pour quelques mois.

C'est aussi une mauvaise nouvelle car les ministres des Finances de la zone euro n'espèrent plus conclure un accord dès ce week-end sur le deuxième plan d'aide à la Grèce qui devra prendre le relai. Pour y parvenir et notamment définir comment les banques et créanciers privés de la Grèce participeront à l'opération, il faudra attendre la prochaine réunion de l'Eurogroupe prévue le 11 juillet.
 

Mercredi 29 Juin 2011


Le Parlement grec a adopté le plan d'austérité


Le plan budgétaire pluriannuel d'austérité nécessaire à la Grèce pour sécuriser une nouvelle aide financière de ses créanciers, a été adopté mercredi 29 juin 2011 au Parlement. Un peu plus de la moitié des députés ont voté en sa faveur.

Christine Lagarde, à peine nommée à la tête du FMI, avait lancé un appel solennel à la Grèce plaidant pour une entente nationale. « Il en va du destin d'un pays », avait-elle proclamé. Les députés grecs semblent l'avoir entendu mais pas la rue qui proteste contre ce nouveau plan d'austérité.

Les 298 députés présents (sur les 300 que compte l'assemblée) ont voté un par un à l'appel de leur nom. Ainsi 155 d'entre eux se sont prononcés « pour » l'adoption du plan et 138 « contre ». Un député du Parti socialiste, la formation au pouvoir, a voté contre ce programme qui permettra l'octroi d'une nouvelle tranche d'aide. Il considère que le fardeau de la crise n'est pas partagé équitablement et qu'il a créé une injustice sociale.

Le premier plan d'austérité avait plongé la Grèce dans une profonde récession et ce nouveau plan inquiète les Grecs qui craignent de s'enfoncer un peu plus dans la crise. Pour le reste de l'Europe, l'adoption de ce programme d'austérité, qui permet la poursuite de l'aide financière, était essentielle pour éviter un défaut de paiement de la Grèce pouvant mettre en danger la zone euro.

Ainsi, à la suite du scrutin, plusieurs dirigeants européens ont marqué leur satisfaction. Pour la chancelière allemande, Angela Merkel, il s'agit d'une « nouvelle vraiment bonne » quand le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, évoque, lui, « un vote historique ».

Dans un communiqué commun, le président de la Comission européenne, José-Manuel Barroso, et le président permanent de l'Union européenne, Herman van Rompuy, ont indiqué qu'il s'agissait là d'un « pas vital » pour éloigner la Grèce d'un possible défaut de paiement. Ils ont désormais le regard tourné vers la deuxième échéance parlementaire : le vote, jeudi 30 juin, des modalités d'application du plan de rigueur.

 

Mercredi 29 Juin 2011











 

Violences à Athènes après le vote des députés

ATHENES (Reuters) - La police grecque a dû faire usage de grenades lacrymogènes mercredi soir à Athènes où de violents affrontements ont éclaté avec des manifestants ulcérés par l'adoption, dans l'après-midi, du premier des deux volets du plan d'austérité destiné à éviter la faillite financière de la Grèce.

Toute la journée, des milliers de Grecs avaient de nouveau manifesté dans le centre d'Athènes tandis que les députés s'apprêtaient à voter.

Ce premier volet - concernant la hausse des prélèvements obligatoires, la réduction des dépenses publiques et une vague de privatisations - a été adopté par une courte majorité de 155 voix contre 138 par les 300 parlementaires de la chambre. Cinq élus se sont abstenus; deux étaient absents.

Une élue de l'opposition de droite, Elsa Papadimitriou, a rompu la consigne de vote de son parti opposé au plan et joint sa voix à celles du Parti socialiste, compensant la défection du député socialiste Panagiotis Kouroublis. Celui-ci a été aussitôt exclu du Pasok.

Ce premier vote laisse entrevoir l'adoption du second pan du plan d'austérité régissant lui ses modalités d'application qui sera mis aux voix ce jeudi. L'objectif du gouvernement socialiste de George Papandréou est dégager 28 milliards d'économies sur cinq ans.

L'adoption des deux textes est requise par l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) pour le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide, de 12 milliards d'euros, dans le cadre du plan d'aide de 110 milliards d'euros consenti à la Grèce en mai 2010.

"Il est maintenant temps de relever le défi historique, de se tourner vers l'avenir et de le garantir pour les prochaines générations", avait dit Papandréou aux députés avant le vote.

"Aujourd'hui, un pas significatif a été franchi, demain, un second aura lieu et dimanche, je serai en mesure de me rendre à la réunion de l'Eurogroupe avec des références crédibles pour notre pays", a déclaré après le vote son nouveau ministre des Finances, Evangelos Venizelos.

Pendant que les députés débattaient dans une atmosphère tendue, des heurts se sont à nouveau produits sur la place Syntagma, devant le Parlement, entre forces de l'ordre et des milliers de manifestants qui tentaient d'enfoncer les barrières métalliques dressées pour protéger l'édifice.

"Flics: porcs, assassins", chantait la foule devant un cordon de policiers anti-émeute tandis que des fumées de gaz lacrymogènes recouvraient la place.

A la nuit tombée, la situation s'est aggravée. Un député socialiste qui sortait du parlement escorté de cinq policiers a été violemment pris à partie par une vingtaine de manifestants qui ont jeté des projectiles divers dans sa direction.

Un groupe d'anarchistes a attaqué à coups de barres de fer le ministère des Finances, non loin de la place. Un bureau de poste situé au rez-de-chaussée du bâtiment a été incendié.

"La station de métro (de la place Syntagma) est devenue une chambre à gaz où des manifestants innocents sont piégés, des incendies éclatent dans des immeubles, les ambulances ne peuvent pas accéder jusqu'aux blessés", a déclaré Yannis Mihelakik, porte-parole de Nouvelle démocratie, la principale formation de l'opposition de droite.

Dans l'après-midi, des médecins travaillant avec les manifestants disaient avoir soigné 25 personnes pour des blessures bénignes et des centaines d'autres pour des problèmes respiratoires liés à l'inhalation de gaz lacrymogènes près du métro Syntagma. Le syndicat de la police avance un bilan d'au moins 40 blessés dans les rangs des forces de l'ordre.

La police a fait état de onze arrestations. Elle rapporte également qu'une vingtaine de personnes ont dû être hospitalisées en urgence. De sources médicales, on évoque une centaine de blessés.

Les mesures d'austérité exigées par le FMI et l'UE sont la condition préalable à la poursuite du soutien financier accordé à la Grèce qui connaît sa pire récession depuis les années 1970.

Si le gouvernement de George Papandréou a accompli la moitié de son chemin parlementaire, un risque demeure concernant l'adoption du second volet du plan d'austérité avec notamment l'alourdissement des impôts et la vente de biens publics.

Mihalis Tzelepis, élu du Pasok, a indiqué qu'il était favorable aux dispositions fondamentales du plan mais qu'il nourrissait de sérieux doutes concernant la deuxième loi. Il n'a pas encore décidé s'il voterait oui jeudi. "Y aura-t-il des compensations immobilières pour la hausse des combustibles de chauffage ? Des exonérations pour aider l'agriculture à être plus compétitive ? J'attends des réponses pour savoir quoi faire concernant la loi d'application", a-t-il dit.

Dans ce débat houleux, les adversaires de l'austérité ont fait valoir que ce plan ne faisait que retarder l'inévitable et ne règlera pas les problèmes sous-jacents de la Grèce.

"Dans trois mois, quand on verra les mêmes problèmes ressurgir, quels seront vos arguments alors ?", a lancé Alexis Tsipras, chef de file de la coalition de gauche Sriza. "Les Grecs disent non à ces mesures catastrophiques (...) vous ne pouvez pas aller bien loin avec tout le monde contre vous."

Les partenaires de la Grèce au sein de la zone euro ont insisté pour que les deux lois soient adoptées avant le déblocage de la nouvelle tranche d'aide.

Si le second volet est adopté, les ministres des Finances de la zone euro devraient approuver le déblocage de la nouvelle tranche lors d'une réunion dimanche à Bruxelles, qui sera suivie par l'approbation du FMI mardi prochain. Pourrait suivre alors un second plan de renflouement incluant la participation des créanciers privés de la Grèce.

"Il s'agit à l'évidence d'un développement encourageant en ce sens qu'il réduit le risque d'une catastrophe imminente pour la Grèce. Mais la question centrale, c'est la grande incertitude qui entoure le second plan de renflouement et (...) la capacité de la Grèce à mettre en œuvre les privatisations et toutes les mesures d'austérité", note Ben May, économiste chez Capital Economics à Londres.

Mardi 28 Juin 2011








 


En Grèce, des milliers de manifestants dans la rue pour une grève générale

Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Athènes et à Salonique, mardi 28 juin, au premier jour d'une grève générale de quarante-huit heures à l'appel de syndicats pour protester contre le budget d'austérité débattu au Parlement.

"Non aux mesures de misère sociale, ça suffit, on n'en peut plus" pouvait-on lire sur une grande banderole devant le siège de la centrale du privé, la GSEE, dans le centre de la capitale. Aux cris de "le projet de loi ne va pas passer", les manifestants ont défilé en début d'après-midi jusqu'à la place Syntagma, devant le Parlement, où campent depuis plus d'un mois les "Indignés", un mouvement populaire lancé en mai en Espagne par les réseaux sociaux en ligne et qui a essaimé en Grèce.

Deux heures plus tôt, près de quatre mille membres du Front des travailleurs (PAME, communiste) ont également défilé jusqu'à la place Syntagma.

Incidents entre manifestants et policiers. La police a tiré des gaz lacrymogènes contre un groupe de jeunes qui ont jeté divers projectiles sur les forces antiémeutes dans le centre d'Athènes. Selon la police, au moins une personne a été blessée pendant ces incidents.

Le face-à-face entre policiers et manifestants a commencé quand un groupe de jeunes a mis le feu à des poubelles et brisé des façades de magasins sur la place de Syntagma, avant de s'en prendre aux policiers. Une barrière était dressée devant l'entrée du Parlement pour empêcher les manifestants de s'en approcher et de l'encercler.

Grève générale. Ce mardi est le premier jour d'une grève générale de quarante-huit heures lancée par des syndicats. Les fonctionnaires seront de nouveau en grève, les banques fermées, des vols supprimés, des trains annulés, et les hôpitaux vont fonctionner avec du personnel d'astreinte.

Les journalistes ont de leur côté annoncé des arrêts de travail de cinq heures mardi et mercredi en début d'après-midi, ce qui va affecter surtout les journaux radiotélévisés et les sites Internet d'information.

Malgré l'opposition de la rue, le gouvernement socialiste s'est déclaré confiant dans la capacité du pays à franchir le pas de la rigueur par l'adoption du plan pluriannuel de redressement et de sa loi d'application.

Les députés examinent le nouveau plan de rigueur. Dès mardi, les députés reprennent le débat, entamé lundi soir, sur le "cadre de moyen terme de stratégie des finances publiques", un projet de loi controversé et crucial pour le pays et la zone euro, prévoyant des économies de 28,4 milliards d'euros et des privatisations de 50 milliards d'ici à 2015.

Ces mesures d'austérité drastiques sont destinées à sécuriser le versement par les créanciers du pays – Union européenne et FMI – d'une nouvelle tranche d'argent frais à la Grèce, qui sans cela se retrouverait en risque de défaut de paiement en juillet.

L'UE met en garde la Grèce. L'Europe a pris des accents dramatiques, mardi, pour placer le Parlement grec face à ses responsabilités. L'adoption du plan d'austérité est "le seul moyen d'éviter un défaut de paiement immédiat" de la Grèce et "il n'y a pas de plan B", a prévenu le commissaire aux affaires économiques européen, Olli Rehn.

La crise grecque "menace de déstabiliser d'autres économies de la zone euro et même le bon fonctionnement de l'union monétaire européenne, avec des effets sérieux pour les perspectives de croissance dans de grandes parties de l'Europe et au-delà", a renchéri le commissaire à la concurrence, Joaquin Almunia.

"Les heures qui viennent seront décisives, capitales non seulement pour le peuple grec, mais aussi pour la zone euro et même pour la stabilité de l'économie mondiale", a enfin insisté le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy.
 


Samedi
25 Juin 2011





 

Ouverture à Athènes de la 13e édition des jeux Olympiques spéciaux


Le coup d’envoi des jeux Olympiques spéciaux, une compétition sportive réservée aux handicapés mentaux, a été donné samedi soir à Athènes, avec la participation de 7 500 athlètes représentant 180 pays, selon les organisateurs.

La cérémonie d’ouverture, avec le traditionnel défilé des délégations, a eu lieu dans le stade de marbre du centre d’Athènes, qui accueillait en 1896 les premiers jeux Olympiques modernes, en présence du président de l’organisation, Timothy Shriver, du chef de l’Etat grec, Carolias Papoulias, de la commissaire européenne à l’Education, Androulla Vasileiou, et du président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge.

La 13e édition des jeux Olympiques spéciaux (Special Olympics), comprenant 22 compétitions différentes, dont entre autres la natation, l’athlétisme, le tennis, le basket, le volley, la gymnastique rythmique, le football ou le badminton, doit durer jusqu’au 4 juillet. Outre les athlètes, y participeront 3 000 entraîneurs et employés, 25 000 bénévoles et 40 000 membres des familles des athlètes, a souligné le comité d’organisation dans un communiqué.

Lancés en 1968 avec la participation de un millier d’athlètes de 26 Etats américains et du Canada, et reconnus par le CIO vingt ans plus tard, les jeux Olympiques spéciaux sont organisés tous les deux ans. Un tiers du budget de cette édition est financé par l’Etat grec qui a mis aussi à disposition des sites construits pour les JO de 2004 à Athènes et pour la plupart inutilisés depuis.
La Commission européenne a aussi contribué avec une enveloppe de 10 millions d’euros. Toutefois, en raison de la crise grave que traverse la Grèce et face à la prise en charge notoirement défaillante du handicap physique et mental dans le pays, encore aggravée par l’austérité, des voix se sont élevées pour critiquer cette manifestation coûteuse. La Fédération Posgamea regroupant 200 associations de handicapés et de familles a dénoncé le gaspillage et son exclusion du comité d’organisation.

 


Mardi 21 Juin 2011







Manifestation avant le vote de confiance au Parlement grec
 
ATHENES (Reuters) - Plus de 20.000 manifestants anti-austérité assiégeaient mardi soir à Athènes le parlement grec, où le gouvernement de Georges Papandréou devait être soumis à un vote de confiance.

Lors de cette manifestation place Syntagma, la plus importante depuis des jours, les manifestants ont repris des slogans hostiles à la classe politique et ont braqué des projecteurs verts en direction du siège du parlement mais aussi vers les policiers anti-émeutes stationnés aux abords.

Le vote de confiance doit être le premier des trois tests à réussir pour éviter la faillite au pays.

Georges Papandréou a demandé la semaine dernière la confiance au Parlement après un remaniement qui a vu Evangelos Venizelos remplacer Georges Papaconstantinou au ministère des Finances.

Pour impopulaire qu'il soit, le Parti socialiste au pouvoir (Pasok) dispose de 155 sièges sur 300 à la chambre et le gouvernement devrait remporter ce vote de confiance, censé avoir lieu à partir de 21h00 GMT.

Si le gouvernement survit à ce vote, il devra faire adopter d'ici mardi prochain le principe d'un ensemble de mesures d'économies s'élevant à 28 milliards d'euros sur cinq ans, décidées avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Une mission envoyée par ces deux instances est arrivée à Athènes, à la demande du nouveau ministre des Finances.

Les lois d'application de ces diverses mesures - économies, hausses d'impôts et privatisations - devront ensuite être adoptées avant un Eurogroupe exceptionnel le 3 juillet. Il s'agira probablement de l'obstacle le plus difficile à franchir.

Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de n'accorder la prochaine tranche d'aide (12 milliards d'euros) à Athènes qu'en cas d'adoption de ce plan d'austérité.

En cas de refus du Parlement grec et en l'absence du versement de l'aide, la Grèce pourrait faire défaut sur sa dette souveraine dès la mi-juillet.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a jugé que c'était "le moment de vérité" pour Athènes. "On ne peut pas aider quelqu'un contre sa volonté", a-t-il dit.

Il a suggéré que l'UE accélère le versement des fonds structurels à la Grèce pour stimuler son économie, à condition qu'Athènes adopte d'abord son plan d'austérité.

"Mon message aujourd'hui, c'est que si Athènes agit, l'Europe tiendra ses engagements. Il y a un plan. J'appelle tout le monde à s'y tenir", a dit Barroso lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Il a rappelé qu'Athènes pouvait prétendre à "un montant significatif" de fonds européens dans le cadre de la politique structurelle de l'UE. "Nous devrions concentrer ces fonds là où il faut (...) il faut trouver les moyens d'accélérer leur versement, afin que la Grèce en bénéficie maintenant", a-t-il dit.

La chancelière allemande Angela Merkel s'est déclarée optimiste sur un règlement de la crise grecque et a réaffirmé la position de l'Allemagne, qui demande une contribution des créanciers privés.

"La compétitivité de la Grèce doit être améliorée, la dette grecque doit être réduite et le gouvernement doit prendre les bonnes décisions au Parlement", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'une rencontre à Varsovie avec son homologue polonais, Donald Tusk.

"Nous pensons que les contribuables ne doivent pas être seuls à supporter ce coût et que les banques doivent également contribuer (au sauvetage). Je suis optimiste sur le fait que nous parvenions à un résultat positif car il est dans l'intérêt des banques et des pays de la zone euro que la monnaie européenne soit stable", a-t-elle ajouté.

Selon elle, la solidarité de l'Union européenne, le plan d'austérité grec et la participation du secteur privé sont les éléments clés d'une résolution de la crise budgétaire grecque.

"Il ne s'agit pas d'un pays mais de l'ensemble de la zone euro."

"Ce soir n'est que le début d'un processus qui sera long", a déclaré pour sa part Gavin Friend, stratégiste à la Banque nationale australienne. "Il faut obtenir l'approbation du Parlement le 28 juin et adopter un texte encore plus dur d'ici au 3 juillet, voilà comment ils atteindront leurs objectifs. Il y a encore beaucoup d'obstacles à franchir."

Les observateurs estiment que le gouvernement obtiendra le soutien de tous les députés socialistes, qui voudront éviter des élections anticipées que le Pasok perdrait probablement.

 

Dimanche 19 Juin 2011

 


Le Premier ministre grec plaide l'union pour éviter la faillite

ATHENES (Reuters) - Face au violent mécontentement public et à la grogne croissante au sein de son parti, Georges Papandréou a demandé aux Grecs dimanche de soutenir son nouveau plan d'austérité sur cinq ans, seule solution selon lui pour éviter une faillite du pays.

Faisant appel à la raison et à la solidarité de ses concitoyens, le Premier ministre grec a promis de leur donner l'occasion de s'exprimer à l'automne au travers d'un référendum sur les modifications électorales et politiques, y compris la responsabilité des ministres.

Le dirigeant socialiste s'exprimait devant le parlement avant un débat sur la question de confiance qu'il a posée aux élus en présentant son nouveau gouvernement de crise quelques heures avant une réunion des ministres des Finances de la zone euro à Luxembourg.

Cette réunion devrait permettre le déblocage d'une nouvelle tranche de l'aide accordée à la Grèce par l'Union européenne et le Fonds monétaire international.

Papandréou, qui joue sa survie politique, a rappelé que la Grèce se trouvait à un moment décisif de son histoire et que ses réserves de liquidités étant presque épuisées, elle devait obtenir une nouvelle tranche, d'un montant de 12 milliards d'euros, du plan de 120 milliards d'euros de l'UE et du FMI.

En ce qui concerne le plan d'austérité, les mesures d'économies drastiques, qui doivent s'étaler sur cinq ans, consistent en privatisations, baisse des revenus et hausse de la fiscalité.

"Les conséquences d'une faillite ou une sortie de l'euro auraient des conséquences catastrophiques immédiates pour l'immobilier, les banques et la crédibilité du pays", a-t-il expliqué.

"Nous voulons un vote de confiance, non parce que nous cherchons des boucs émissaires mais parce que nous voulons agir et prendre des mesures politiques afin que la Grèce ne dépende plus de créanciers à l'avenir", a-t-il poursuivi.

Le remaniement ministériel décidé à la hâte vendredi avec le remplacement de Georges Papaconstantinou par Evangelos Venizelos au ministère des Finance visait à répondre au mécontentement croissant au sein du Pasok après la défection de trois députés.

L'opposition réclame, elle, par la voix de son chef de file Antonis Samaras le départ du chef du gouvernement et une renégociation de l'aide après des élections. "Pourquoi le gouvernement insiste-t-il pour que nous assumions cette erreur ? Il ne veut pas un consensus, il veut une complicité", a dit Samaras.

Face à cette position, Papandréou a demandé à ses adversaires de cesser l'affrontement politique dans une période aussi difficile afin de ne pas donner l'image d'un pays divisé. "Afficher nos divisions ne nous aide pas", a-t-il dit.

Dans le cadre de cette volonté de dialogue, Papandréou a annoncé: "à l'automne, nous nous dirigerons vers un référendum sur les grandes réformes engagées dans ce pays".

Une enquête d'opinion réalisée avant le remaniement ministériel montre que 47,5% des Grecs souhaitent que le plan d'austérité soit rejeté par le parlement et que soient organisées des élections anticipées. Un peu plus d'un tiers (34,8%) sont favorables au plan.

Le Premier ministre espère faire adopter son plan d'austérité, qui prévoit l'économie de 28 milliards d'euros, par le parlement avant la fin du mois de juin. Ce plan a été élaboré car le gouvernement n'est pas parvenu à atteindre ses objectifs budgétaires fixés lors du déblocage l'an dernier d'une première aide de l'UE et du FMI.

Le Premier ministre a aussi adressé dimanche un message à la population en soulignant que l'image de division donnée par la Grèce ne rassurait pas les créanciers internationaux et renforçait donc les risques pesant sur les finances publiques.

Il s'est engagé à corriger les conséquences sociales provoquées par sa politique d'austérité, qui a aggravé la récession économique du pays et développé le chômage.

La crise est accentuée par les divergences au sein de l'UE sur les modalités du nouveau plan d'aide à la Grèce.

Malgré un effort pédagogique, ces réformes demeurent contestées dans la rue par une partie de la population, qui dénonce les conséquences sociales de cette politique menée depuis un an.

Les employés de la compagnie publique d'électricité PPC, promise à une privatisation, ont prévu de cesser le travail pendant 48 heures à partir de minuit, ce qui devrait entraîner des pannes de courant.

"La grande bataille commence ! Que tout le monde nous rejoigne dans notre grève de 48 heures", écrit le syndicat de l'entreprise sur son site internet.

 


Dimanche
19 Juin 2011




 


Rallye de Grèce : victoire de Sébastien Ogier devant Sébastien Loeb

Le Français Sébastien Ogier (Citroën DS3) a remporté dimanche le rallye de l'Acropole, 7e manche du Championnat du monde (WRC), avec 10 secondes et 5/10 d'avance sur Sébastien Loeb (Citroën DS3), soit un nouveau doublé des Citroën DS3 cette saison. "Je suis très heureux, c'est parfait. C'était un rallye difficile pour moi, j'ai eu du mal au début, puis j'ai réussi à trouver un bon rythme", a dit Ogier à l'arrivée de l'ES18 (New Loutraki, 4 km), la Power Stage qui clôture désormais chaque rallye. C'était la 2ème fois seulement qu'il participait à ce rallye, après une 2ème place en 2009.

Celui que beaucoup surnomment "l'autre Seb" a signé le meilleur temps dans cette Power Stage, départagé avec Loeb au centième de seconde, et a donc empoché trois points supplémentaires. Loeb se consolera avec son 100e podium en WRC, dont 65 victoires.

C'est la troisième victoire cette saison pour Ogier, après le Portugal et la Jordanie, et la cinquième de sa carrière en WRC, entamée en 2008 dans une petite C2 lui ayant permis de devenir champion du monde Junior-WRC.

L'an dernier, pour sa deuxième saison complète dans une C4, il avait gagné au Portugal et au Japon, terminant 4e du championnat du monde.

Après les deux premières spéciales de la 3e et dernière journée, dimanche matin (ES14 et ES15), il n'y avait plus qu'un petit dixième d'écart entre Loeb, qui ouvrait la route, et Ogier, parti à l'aube avec deux secondes et 2/10 de retard sur le septuple champion du monde.

Pensant probablement au championnat, et handicapé par sa position sur la route, Loeb n'a plus joué la victoire dans les trois dernières et s'est contenté de gérer l'avance qui lui restait sur Hirvonen. Le Finlandais complète finalement le podium devant Petter Solberg, 4e dans sa DS3 privée.

 

 

 

 

 

 

Vendredi 17 Juin 2011

 


Le nouveau ministre des Finances appelle au consensus


Le nouveau ministre des Finances grec, Evangélos Vénizélos, qui participera dimanche 19 juin à Luxembourg à sa première réunion de ministres des finances de l'UE, a lancé vendredi un appel à "un consensus politique" en Grèce pour faire face à la crise de la dette.

"Nous demandons un consensus politique pour reconstruire le consensus social (...), nous devons réussir une mobilisation", a affirmé le nouvel homme fort du gouvernement socialiste nommé vendredi. "Je suis là par devoir patriotique pour livrer la véritable guerre", a-t-il souligné, lors de la passation de pouvoir avec son prédécesseur George Papaconstantinou.

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a jusque-là échoué à arracher un soutien à son opposition en dépit des fortes pressions exercées pour une entente nationale par les bailleurs de fonds du pays, UE et FMI. Evangélos Vénizélos a souligné sa volonté de "poursuivre dans la stabilité mais avec créativité" la politique de rigueur menée par le gouvernement socialiste grec.

"Ce n'est qu'avec le peuple, la société et les forces productrices que la Grèce peut relever le défi historique" auquel elle fait face, "mon esprit est tourné vers l'économie réelle, l'angoisse et l'indignation de la société grecque" a-t-il ajouté.

"Le dialogue est ouvert" même avec les protestataires massés depuis trois semaines à Syntagma, la place centrale d'Athènes devant le Parlement, sur le modèle des "Indignés" espagnols, a-t-il affirmé. Mais "il ne faut pas dévier des objectifs budgétaires, car c'est la condition pour la survie financière du pays", a insisté cet ancien rival malheureux de Georges Papandréou, à la tête du parti socialiste.

Le projet budgétaire pour la période 2012-2015,qui comprend de nouvelles mesures d'austérité, "est notre passeport pour assurer la viabilité de la dette et la cinquième tranche du prêt" de 110 milliards d'euros accordé à la Grèce par la zone euro et le Fonds monétaire international, a ajouté Evangélos Vénizelos, lors d'un entretien à la télévision privée Mega mercredi soir.

Ce projet de loi qui doit être voté d'ici fin juin par le parlement a été fortement critiqué par certains députés socialistes ces derniers jours, ce qui à déclenché la décision de Georges Papandréou de remanier son gouvernement.

Evangélos Vénizelos a relevé qu'il avait proposé au Premier ministre de nommer au portefeuille des Finances, Lucas Papademos, ancien vice-président de la Banque centrale Européenne (BCE) et conseiller économique du Premier ministre.

"Lucas Papademos aurait envoyé un message clair à nos partenaires européens (...). Cela ne s'est pas fait, il fallait répondre à un défi et par devoir politique, j'ai accepté le ministère des Finances", a-t-il ajouté.

"Là, je me prépare pour aller dimanche à la réunion de l'Eurogroupe à Luxembourg et lundi à l'Ecofin pour assurer la cinquième tranche et former le cadre pour une solution définitive de la viabilité de la dette" a-t-il ajouté.

Evangélos Vénizélos, 54 ans, succède aux Finances au technocrate Georges Papaconstantinou, avec la difficile tâche de faire accepter une nouvelle cure d'austérité à son pays, afin de lui éviter un défaut de paiement.

 


Mercredi
15 Juin 2011


L
es négociations échouent


ATHÈNES, Grèce - Le premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé qu'il remanierait son gouvernement jeudi avant de le soumettre à un vote de confiance au Parlement.

Il a expliqué mercredi soir que ses négociations avec l'opposition en vue de former un gouvernement de partage du pouvoir avaient échoué.

Le chef du gouvernement socialiste avait entamé des discussions avec le dirigeant de l'opposition conservatrice Antonis Samaras afin de former un gouvernement de coalition qui gérerait la crise de la dette.

Selon un responsable de l'opposition, le camp conservateur posait deux conditions: qu'un nouveau premier ministre soit nommé et que le nouveau gouvernement puisse renégocier l'accord sur le sauvetage financier.

Le gouvernement grec doit faire voter un programme d'économies de 28 milliards d'euros pour 2012-2015, sous peine de se voir privé des versements du plan de sauvetage de 110 milliards d'euros accordé en mai 2010 par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI).

Le camp de Georges Papandréou a élaboré un programme de privatisation de 50 milliards d'euros sur quatre ans et est revenu sur sa promesse de ne pas créer de nouveaux impôts.

Certains députés du parti au pouvoir ont publiquement critiqué la nouvelle cure d'austérité prescrite par le gouvernement. L'un d'eux a fait défection mardi, réduisant la majorité parlementaire du premier ministre, tandis qu'un autre élu socialiste a annoncé qu'il se prononcerait contre.

 


Mercredi
15 Juin 2011






Les indignés aux portes du Parlement

Les administrations, les transports et les commerces sont très perturbés ce mercredi en Grèce. Ce jour de grève générale permet à la population de marquer son opposition contre un nouveau plan de rigueur préparé par le gouvernement. Les manifestants de la place Syntagma (place de la Constitution) à Athènes se sont postés devant le parlement pour empêcher les députés de débattre des nouvelles mesures d'austérité défendues par le gouvernement socialiste.

Malgré la grogne populaire, le gouvernement de George Papandréou va soumettre au parlement un nouveau programme d'austérité sur cinq ans avec l'objectif de le faire adopter avant la fin du mois. Ces mesures sont réclamées par les créanciers internationaux de la Grèce pour débloquer un nouveau plan d'aide et lui éviter ainsi la faillite.

Côté européen, les ministres des Finances de la zone euro et de l'UE ne sont pas parvenus mardi soir à résoudre leurs divergences sur l'implication du secteur privé dans un deuxième plan de soutien à la Grèce, à dix jours d'un sommet européen décisif. De nouvelles réunions de l'Eurogroupe et du conseil Ecofin auront lieu lundi prochain à Luxembourg afin de parvenir à un accord final les 23 et 24 juin lors du Conseil européen.

Elles devront également permettre de finaliser les négociations sur ce dossier ainsi que sur les détails de la création d'un mécanisme permanent de stabilité financière, sur le réhaussement des capacités du mécanisme temporaire crée en mai 2010 et sur la réforme du Pacte de stabilité.

La réunion de mardi devait notamment permettre de faire un tour de table politique sur l'idée de l'Allemagne d'offrir aux créanciers privés la possibilité d'échanger leurs obligations grecques actuelles contre de nouvelles, dont la maturité serait allongée de sept ans. Mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble a concédé à l'issue de la réunion qu'aucun progrès n'avait été enregistré. Il n'y a pas eu de résultats a t'il dit.

Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a déclaré que les discussions se poursuivraient lors d'un dîner dès dimanche soir à Luxembourg.

Une majorité de pays européens, ainsi que la Banque centrale européenne, sont contre l'idée allemande d'un "swap" entre obligations existantes et de nouvelles. Ils font valoir qu'il s'agirait d'un "événement" de crédit dont les conséquences pourraient être incalculables pour la zone monétaire unique. Berlin, appuyé par la Finlande et les Pays-Bas, estime de son côté que ce plan déclencherait sans doute de nouvelles dégradations de la note de la dette souveraine grecque mais qu'il ne s'agirait pas d'un "défaut" au sens strict.

La Commission européenne travaille à une solution répliquant "l'initiative de Vienne", qui avait vu au début de la crise les banques et autres créanciers privés maintenir de manière volontaire leur exposition aux pays d'Europe de l'Est afin de les aider à traverser les turbulences. Plusieurs banques françaises et allemandes ont d'ailleurs dit récemment soutenir une telle initiative si elle était appuyée par une large base d'investisseurs.

Selon plusieurs sources proches des négociations, il s'agirait d'obtenir des créanciers privés un engagement sur une somme totale d'environ 30 milliards d'euros, qui s'ajouterait à 30 milliards d'euros tirés du programme de privatisations annoncé en janvier et à 60 milliards d'euros de nouveaux prêts de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI).

Ce nouveau plan d'aide de 120 milliards d'euros complèterait les 45 milliards d'euros qui doivent encore être déboursés dans le cadre du premier plan de soutien de 110 milliards d'euros agréé en mai 2010.

La participation des banques privées à une aide à la Grèce doit se faire sur la base du volontariat pour éviter de gros dégâts sur les marchés financiers, a déclaré mercredi Jürgen Stark, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE). "Nous ne sommes pas contre la participation des banques, du secteur privé dans le financement de la Grèce, mais elle doit être complètement volontaire, sinon, cela aura des effets négatifs sur les marchés financiers, peut-être même sur d'autres pays", a déclaré Jürgen Stark sur une station de radio.

L'observation des marchés financiers nous a appris, a-t-il souligné, "qu'une contrainte, quelle qu'elle soit, débouchera sur une nouvelle valorisation du papier grec et, au final, cela pourrait déboucher sur la menace d'une insolvabilité partielle ou totale de la Grèce".
 

Mardi 14 Juin 2011




Les manifestants veulent bloquer les députés


Les manifestants de la place Syntagma (place de la Constitution) à Athènes ont annoncé mardi leur intention de boucler les accès au parlement grec mercredi pour empêcher les députés de débattre des nouvelles mesures d'austérité défendues par le gouvernement socialiste.

Le grand syndicat de la fonction publique, ADEDY, a prévu pour sa part de rejoindre ces manifestants mercredi à l'occasion d'une grève nationale. La police a annoncé qu'elle déploierait 1.500 hommes, au lieu de 300, pour maintenir l'ordre sur la place.

Malgré la grogne populaire, le gouvernement de George Papandréou va soumettre mercredi au parlement un nouveau programme d'austérité sur cinq ans avec l'objectif de le faire adopter avant la fin du mois. Ces mesures sont réclamées par les créanciers internationaux de la Grèce pour débloquer un nouveau plan d'aide et lui éviter ainsi la faillite.

Les manifestants de la place Syntagma, en face du parlement, où se réunissent certains jours plusieurs dizaines de milliers de personnes, entendent contrarier ces projets en encerclant le siège de la "Vouli", l'unique chambre du parlement grec.

"Maintenant que le gouvernement soumet au vote le programme d'austérité à moyen terme, nous (allons) encercler le parlement, nous (allons) nous rassembler et nous (allons) rester sur la place Syntagma", annonce dans un communiqué l'Assemblée populaire de la place Syntagma, une organisation autoproclamée.

"Notre première étape est la grève générale du 15 juin. Nous ne cesserons pas le mouvement tant qu'ils
n'auront pas retiré" le projet. Le syndicat ADEDY, qui représente un demi-million de travailleurs, a annoncé une marche en direction du parlement pour se joindre à ces manifestants non syndiqués de la place Syntagma.

"Le plan à moyen terme ne doit pas être adopté. Nous voulons qu'ils changent d'avis et jettent ce projet à la poubelle", a déclaré à Reuters le secrétaire général du syndicat, Ilias Iliopoulos.

L'agence Standard & Poor's a dégradé lundi la note de la Grèce pour en faire le pays le plus mal classé au monde parmi tous ceux qu'elle cote. Elle juge de plus en plus probable une restructuration de la dette grecque, d'un montant de 340 milliards d'euros, ce qu'elle assimilerait à une faillite.
Cette décision a entraîné un renchérissement du coût de la dette de la Grèce.

L'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) souhaitent que toutes les formations politiques grecques apportent leur soutien au programme d'austérité avant la réunion le 20 juin des ministres des Finances de l'UE et le sommet européen des 23 et 24 juin.

A cette occasion, les dirigeants européens devraient évoquer un nouveau plan d'aide de 120 milliards d'euros à la Grèce pour remplacer le premier mécanisme de soutien élaboré l'an passé.
Le feu vert des dirigeants européens, et l'adoption du programme d'austérité par le parlement grec, sont indispensables au déblocage rapide d'une nouvelle tranche d'un montant de 12 milliards d'euros en faveur de la Grèce.

Les conservateurs de Nouvelle démocratie, principale formation d'opposition, refusent cependant de soutenir le plan du gouvernement socialiste. Le Pasok de George Papandréou dispose toutefois de la majorité absolue au parlement mais il est désormais devancé par les conservateurs dans les sondages et la fronde menace dans les rangs de ses députés.
Un député socialiste a déclaré qu'il voterait contre le projet et un autre a annoncé sa démission du groupe parlementaire du Padok, réduisant à 155 sièges sur 300 la majorité du Premier ministre à l'assemblée.

Le programme d'austérité prévoit un nouvel alourdissement de la fiscalité et des réductions supplémentaires des dépenses. Un premier plan d'austérité adopté en 2010 n'a pas permis à la Grèce d'atteindre ses objectifs budgétaires.
Cette politique a contribué à une contraction de 5,5% du PIB de la Grèce au premier trimestre 2011 et à une hausse du taux de chômage jusqu'au-delà de 16% de la population active, ce qui alimente la colère de la population.

Lundi 13 Juin 2011


Standard and Poor’s abaisse la note de la dette de la Grèce à «CCC»

 
L'agence de notation Standard and Poors a abaissé sensiblement la note de la dette grecque et l'a assorti d'une perspective négative. Pour Standard and Poors la Grèce présente désormais un risque élevé de ne pouvoir faire face au remboursement de ses dettes.
 
La dette grecque à long terme est passée de B, un risque modéré, à triple C qui souligne une réelle possibilité de défaut.

A l'évidence l'Union européenne doit prendre une décision rapide sur le nouveau plan d'aide à la Grèce car les incertitudes qui pèsent sur la Grèce entraînent dans leur sillage les pays les plus faibles de la zone euro.

Ce lundi 13 juin 2011, les taux d'intérêt consentis au Portugal et à l'Irlande ont atteint des niveaux record. Les ministres européens des Finances ne pourront manquer de s'en préoccuper mardi soir lors de leur rencontre à Bruxelles, alors qu'une décision concernant l'aide à la Grèce est attendue au sommet européen dès 23 et 24 juin.

Toutefois la marge de manœuvre de l'Union européenne est faible. Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a réaffirmé qu'une restructuration de la dette grecque ne pourrait intervenir qu'avec le consentement de ses créanciers pour ne pas apparaître comme une incapacité de rembourser.

Mais de son côté l'agence Moody’s est prête à qualifier de défaut de paiement tout report d'échéance de la dette.
 

Mardi 07 Juin 2011



Bob Traa, à Athènes


Grèce: la poursuite de l'aide se décidera fin juin


Le Fonds monétaire international va décider de verser sa partie de l'aide à la Grèce après le sommet de l'UE fin juin

C'est ce qu'a déclaré mardi à Athènes Bab Traa, un haut représentant du FMI.

Des décisions "difficiles" devraient être prises lors de ce sommet sur la Grèce à la fin du mois. La Troïka représentant les créanciers du pays, zone euro et FMI, a donné vendredi son feu vert au versement "début juillet" de la 5e tranche du prêt de 110 milliards d'euros
Mais ce versement de 12 milliards d'euros se fera sous réserve d'accord "sur les modalités de financement" de son redressement. "Nous allons décider au sein de notre institution de verser l'aide début juillet car le temps presse", a souligné Bob Traa.

Il faut agir vite. Mais les choses ne pourraient être aussi simples que prévu. Le quotidien allemand Handelsblatt daté de mardi écrit que la décision sur un deuxième plan d'aide à la Grèce ne pourrait pas intervenir avant l'automne, en raison de résistances au sein de la zone euro. Dans son édition en ligne, le quotidien précise que la décision bute en particulier sur l'opposition de la Slovaquie.

L'anathème ne saurait être jeté sur ce pays car les banques, notamment en Allemagne, traînent aussi des pieds pour accepter le "geste volontaire" que leur réclament les responsables européens, à savoir renoncer à récupérer leurs investissements en Grèce qui arrivent à échéance et au contraire y injecter de l'argent frais. "Les banques s'y refusent strictement", a déclaré au journal un responsable gouvernemental européen. Or cette implication des banques a été posée comme condition par les responsables européens, et notamment Berlin, à tout nouvel effort en faveur d'Athènes

Le prêt accordé à la Grèce en mai 2010 s'élève à 110 milliards d'euros dont 80 sont versés par les pays de la zone euro et 30 milliards par le FMI. Citant "une source diplomatique européenne de haut rang", le journal indique qu'un accord pourrait ne pas intervenir lors de la rencontre des ministres des Finances de la zone euro.

En raison de l'incertitude sur la possibilité de la Grèce de retourner sur les marchés d'ici 2013 pour emprunter et de l'éventualité d'une aide financière supplémentaire, le FMI a menacé de ne pas verser sa partie d'aide au pays si ce dernier ne procède pas à l'adoption de nouvelles mesures d'austérité et à des privatisations pour que sa dette soit viable.

Avec une dette publique qui atteint plus de 350 milliards d'euros, plusieurs analystes estiment que la restructuration de la dette du pays est inévitable même si différents représentants de grandes institutions internationales s'efforcent de déclarer que cela n'arrivera pas.

Le FMI pas en faveur d'un scénario de restructuration de la dette, a fait savoir Bob Traa. Il a indiqué que les banques grecques se sont montrées résistantes, en en maintenant un niveau de capitalisation adéquat. Le FMI et l'UE continueront à soutenir le pays si le programme de réformes est pleinement appliqué, a-t-il ajouté.

La Banque centrale européenne (BCE) a elle répété de son côté lundi qu'une participation du secteur privé à un plan de sauvetage de la Grèce ne "devrait être que le dernier recours".
 

Lundi 06 Juin 2011




 


En Grèce, les «indignés» manifestent massivement contre l'austérité


Près de 100 000 Grecs étaient amassés dimanche soir, 5 juin 2011, autour du Parlement à Athènes. C’était le 12e jour de rassemblement du mouvement des «indignés», et c’était sans conteste la première fois que l’on voyait autant de monde dans le centre d’Athènes depuis le début de la cure d’austérité imposée en mai de l’année dernière.

Ils sont venus en famille, avec leurs amis, certains pour la première fois, d’autres pour le douzième soir consécutif. Les Grecs qui ont fait le déplacement jusqu’au Parlement expriment un vaste ras-le-bol comme en témoigne ce manifestant : « Je suis indigné par tout ce qui se passe en Grèce. La Grèce est un pays riche ! Et ils en ont fait un pays en ruine… Moi j’ai trois enfants et je vis avec 850 euros par mois. Je vis dans l’angoisse au quotidien. »
 
« Reprenez votre plan d’austérité, et allez-vous en », disent les manifestants. Sur les banderoles on lit « La Grèce n’est pas à vendre » en réponse aux récentes annonces de privatisations massives des entreprises publiques. La protestation semble avoir gagné toutes les couches de la société et rassemble au-delà des formations politiques ou syndicales :

« Cette fois-ci c’est un rassemblement de citoyens, ça ne vient pas d’un parti politique, ni d’une organisation syndicale ni de quoi que ce soit... On voudrait simplement que les politiques écoutent notre voix, et qu’ils comprennent que ce qu’il y a de pire dans tout ce qu’ils ont fait, c’est qu’ils ont tué l’espoir en nous. »

Dans l’une des rues noires de monde qui mènent au Parlement une jeune femme tente de rejoindre la place, munie d’un petit panneau. On peut y lire : « Je veux un avenir ».


 

Lundi 06 Juin 2011


La Grèce plus travailleuse que l'Allemagne

 
Les Européens du sud travaillent beaucoup plus et parfois plus longtemps que les Allemands, selon une étude de Patrick Artus qui bat en brèche de récents propos d'Angela Merkel fustigeant un laxisme social de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal.

Les Européens du sud travaillent beaucoup plus et parfois plus longtemps que les Allemands, selon une étude qui, statistiques à l'appui, bat en brèche de récents propos d'Angela Merkel fustigeant en pleine crise de la dette un laxisme social de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal.

"Les Allemands travaillent beaucoup moins (sur l'année, au cours de leur vie) que les Européens du sud. Ils ne travaillent pas non plus plus intensément", écrit Patrick Artus, chef économiste de la banque française Natixis et rédacteur de cette étude qui s'appuie notamment sur des chiffres de l'OCDE et d'Eurostat.

La durée annuelle moyenne du travail d'un Allemand (1.390 heures) est ainsi beaucoup plus faible que celle d'un Grec (2.119 heures), d'un Italien (1.773 heures), d'un Portugais (1.719 heures), d'un Espagnol (1.654 heures) ou d'un Français (1.554 heures), attestent les chiffres publiés en 2010 par l'OCDE.

"La performance de productivité par tête de l'Allemagne est dans la moyenne des pays du sud, celle de la productivité horaire est au-dessus de la moyenne, mais pas meilleure que celle de la France ou de la Grèce", précise également Natixis.

Si l'âge légal de départ à la retraite est plus tardif outre-Rhin (65 ans actuellement, 67 ans dans le futur), les Portugais et les Espagnols travaillent de facto plus longtemps, avec un âge effectif moyen de départ en retraite de 62,6 et 62,3 ans, contre 62,2 ans pour les Allemands.

Les Grecs ne sont pas loin derrière (61,5 ans) et la réforme des retraites adoptée au printemps 2010 par Athènes, qui a porté l'âge légal de départ de 60 à 65 ans, vise à faire passer l'âge moyen à 63,5 ans d'ici 2015.

Seuls les Français (60 ans) et les Italiens (60,1 ans) partent actuellement en retraite deux ans plus tôt en moyenne que les Allemands, souligne encore l'étude, datée du 30 mai.

Mi-mai, la chancelière allemande Angela Merkel a fustigé les vacances et les systèmes de retraite des pays d'Europe du Sud, qu'elle juge bien trop généreux.

"Il faudrait que dans des pays comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal, on ne parte pas à la retraite plus tôt qu'en Allemagne, que tous fassent un peu les mêmes efforts, c'est important", avait dit Mme Merkel.

"Angela Merkel ne montre pas les vrais problèmes des pays du sud de la zone euro", estime le chef économiste de Natixis.

La performance économique de l'Allemagne est due, selon M. Artus, à son effort d'innovation et de spécialisation dans l'industrie haut de gamme, à l'épargne élevée de son secteur privé et à sa main d'oeuvre très qualifiée par rapport à ses voisins du sud.

Berlin dépense par exemple plus que l'Espagne et le Portugal réunis dans la recherche: 2,82% de son Produit intérieur brut (PIB), contre 1,38% à Madrid et 1,38% à Lisbonne. Les résultats ne se font d'ailleurs pas attendre: l'Allemagne dépose 70 fois plus de brevets que l'Espagne, le Portugal et la Grèce réunis.

Les entreprises et les ménages allemands épargnent en outre plus que ceux des pays du sud de la zone euro, ce qui explique les excédents extérieurs de Berlin, relève également l'enquête de Natixis.

 

Mercredi 25 Mai 2011




Thessalonique


«La Grèce n'est pas à vendre»


Athènes — Les Grecs accusaient le coup hier des nouvelles mesures de redressement des finances décidées par le gouvernement pour tenter de reprendre le contrôle de la dette publique, dénoncées tant par les syndicats que par la droite.

Hier matin, une banderole proclamant «La Grèce n'est pas à vendre» a été brièvement déroulée sur la colonnade du parlement par des députés socialistes dissidents pour protester contre les privatisations immédiates, et les nouvelles mesures d'austérité annoncées lundi.

«Nous riposterons dans la rue, il ne s'agit pas d'un paquet de sauvetage mais d'une braderie, c'est une recette de récession, sans aucune issue», a déclaré à l'AFP Stathis Anestis, secrétaire général adjoint du syndicat du privé (GSEE). L'autre centrale, Adedy, représentant le public, a appelé hier à une manifestation le 4 juin et «une grève générale» dans la foulée. Selon ce syndicat, «le niveau de vie des classes moyennes et modestes va être amputé de 20 %». Des employés de la Banque postale (TT), vouée à privatisation «immédiate», ont eux occupé leur siège athénien.

Le nouveau plan présenté lundi, sous pression des créanciers du pays, UE et FMI, et pour contenir la crise de l'euro, associe la vente des «bijoux de famille», dont les télécoms et les ports, à de nouvelles hausses d'impôt et coupes dans certaines pensions et prestations sociales.

L'objectif, un an après une première cure de rigueur qui a aggravé la récession et fait grimper le chômage à près de 16 %, est de convaincre bailleurs de fonds et marchés d'accorder un nouveau répit au pays pour gérer, sans restructuration, une dette de 354 milliards d'euros, caracolant à plus de 150 % du PIB.

Athènes négocie tant le versement de la cinquième tranche du prêt de 110 milliards que lui ont consenti zone euro et FMI en mai 2010, qu'une éventuelle rallonge de cette perfusion, au vu des taux prohibitifs que les marchés lui opposent pour se refinancer.

La maturité de la dette grecque pourrait être allongée si le pays met en oeuvre toutes les réformes prévues et si les objectifs budgétaires sont atteints, a déclaré hier le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. «Si ces conditions sont réunies, nous ne pouvons pas exclure un reprofilage, c'est-à-dire un allongement de la période prévue pour le remboursement des prêts», a-t-il dit de La Haye, où il rencontrait les chefs de gouvernements belge et néerlandais.

Pour le journal Ethnos (socialiste), la cure, qui doit être précisée ces prochains jours, provoque «choc et effroi». Son concurrent de droite, Elefthéros Typos, dénonce «une recette de paupérisation, chant du cygne du premier ministre».

«Il fallait privatiser et réformer plus vite, à force de traîner, le gouvernement a alourdi l'addition fiscale, et il n'est pas dans une position de force pour marchander avec les repreneurs», a estimé pour l'AFP Angelos Tsakanikas, chercheur au centre de réflexion patronal Iove. «Réservé» sur le succès du plan, il n'y voyait pourtant «pas d'alternative»: «j'imagine que les Grecs vont le subir, mais au prix cette fois d'un véritable coût politique pour la majorité socialiste».

Pourtant, pressé par sa famille politique européenne de soutenir l'effort, le chef de l'opposition de droite, Antonis Samaras, a dénoncé une «recette erronée», qui «paralyse» et englue l'économie dans la récession, après un entretien avec le premier ministre, Georges Papandréou. L'opposition communiste et de gauche radicale a également réaffirmé son total refus de soutenir le plan gouvernemental, en dépit des pressions de Bruxelles pour un consensus national sur le modèle portugais.

«Je m'attends à des protestations, mais plutôt en forme de baroud d'honneur, vu l'inefficacité et la corruption qui nous empêchent de travailler, passer au privé peut-être une solution», tempérait toutefois un cadre du port du Pirée. Mais il reconnaissait que, «pour les techniciens et administratifs, en surnombre notoire, cela va être très dur», le gouvernement n'excluant plus désormais des limogeages d'employés publics.
 

Mercredi 25 Mai 2011






insulte grecque lors de la manifestation

 


Quinze mille Grecs répondent à l'appel des "indignés" d'Espagne


ATHENES (Reuters) - Quinze mille Grecs inspirés par les "indignés" d'Espagne se sont rassemblés mercredi devant le siège du Parlement, à Athènes, pour protester contre les mesures d'austérité aux cris de "voleurs!".

"Dehors, la junte du FMI!", clamait l'une des banderoles brandies lors de cette première manifestation apolitique depuis le début de la crise liée à la dette publique.

Le rassemblement, organisé via Facebook, répondait à un slogan des manifestants espagnols, invitant les Grecs à "se réveiller".

"Nous sommes réveillés! Quelle heure est-il? L'heure qu'ils s'en aillent!", leur ont-ils répondu par banderole interposée, évoquant leurs dirigeants.

"Ça me met en colère que les Espagnols disent que nous sommes endormis. C'est le moment de se réveiller. On ne peut pas continuer comme ça", s'est indignée Elsa Karanikola, une femme au foyer de 45 ans qui a pris part à la manifestation d'Athènes, place Syndagma, où toutes les catégories d'âge étaient représentées.

En quelques jours, le groupe Facebook "Colère à Syndagma" a rassemblé 30.000 membres. D'autres manifestations ont eu lieu à Thessalonique, dans le Nord, et à Patras, dans l'Ouest.

Le gouvernement grec a annoncé lundi une série de privatisations et a promis de nouvelles mesures d'austérité pour assainir les comptes publics.
 

Mardi 24 Mai 2011


George Papandreou, Antonis Samaras. Petros Giannakouris

ATHÈNES, Grèce - Malgré l'insistance de Bruxelles en faveur d'un consensus politique, le chef du principal parti d'opposition grec, Antonis Samaras, a refusé catégoriquement mardi de soutenir les nouvelles mesures d'austérité décidées par le gouvernement face à la crise financière du pays.

«Je n'accepterai pas cette recette dont on peut démontrer qu'elle est mauvaise», a déclaré Antonis Samaras, chef des conservateurs de la Nouvelle démocratie (ND), peu après une rencontre avec le Premier ministre Georges Papandréou.

Au début du mois, il avait appelé à une renégociation de l'accord conclu lors du plan de sauvetage international de 110 milliards d'euros, accordé l'an dernier par le Fonds monétaire international (FMI) et la zone euro.

Antonis Samaras a dans le passé soutenu certaines mesures, comme les privatisations, mais il s'est élevé contre les hausses d'impôts qui ne vont selon lui qu'aggraver la récession. Il défend des baisses d'impôts pour relancer l'économie grecque.

«Le gouvernement n'a pas le courage de relancer l'économie et il n'envisage pas une renégociation. Il répète la même erreur et il dépasse les limites de l'économie grecque et de notre peuple», a-t-il estimé. "Nous restons opposé" au plan.

Le Premier ministre grec Georges Papandréou rencontrait mardi les chefs des principaux partis pour tenter de parvenir un consensus. La veille, le gouvernement avait présenté de nouvelles mesures pour réduire le déficit budgétaire, avec plus de six milliards d'euros d'économies pour cette année et le début immédiat du programme de privatisations de 50 milliards d'euros annoncé précédemment.

Les mesures pour cette année comprennent des hausses d'impôts et des réductions des coûts de la sécurité sociale. Le programme d'austérité pour cette année doit s'étaler jusqu'en 2015, soit deux ans après l'expiration du mandat actuel du gouvernement Papandréou.

Le programme a également essuyé des critiques de la gauche, Alexis Tsipras de la Coalition de la gauche réclamant la démission du Premier ministre. «Je ne suis pas venu discuter le pillage de la société grecque avec M. Papandréou. Je suis venu lui dire qu'il ne doit pas (...) continuer ce crime contre le peuple grec», a-t-il dit après son entretien avec le chef du gouvernement socialiste.

Athènes a du mal à tenir les engagements pris dans le cadre du plan de sauvetage et pourrait avoir besoin d'une aide supplémentaire pour essayer de sortir de la crise.

Les responsables européens estiment que le programme d'austérité doit bénéficier du soutien de tous les partis pour être mis en oeuvre convenablement. S'ils n'ont pas conditionné l'octroi de la prochaine tranche du prêt, prévue fin juin, à un accord entre les partis, ils ont insisté sur l'importance du soutien de l'opposition.

Il est «très important pour nous que les formations politiques en Grèce mettent leurs désaccords de côté et soutiennent clairement et sans ambiguïté en public les objectifs et les principales mesures de la politique et du programme économique pour la Grèce», avait rappelé lundi Amadeu Altafaj Tardio, porte-parole du commissaire européen aux Affaires monétaires Olli Rehn. Il avait expliqué que Bruxelles ne demande pas "un accord détaillé" mais "un accord politique sur la nature politique du programme" d'austérité.
 

Lundi 23 Mai 2011


Le gouvernement grec discute de nouvelles mesures d'austérité

ATHENES (Reuters) - Le gouvernement grec discute ce lundi de nouvelles mesures d'urgence destinées à réduire le déficit, afin de convaincre les créanciers de la Grèce qu'elle est capable de régler la crise sans recourir à une restructuration de sa dette.

Athènes est sous pression après que Fitch a abaissé une nouvelle fois vendredi la note souveraine attachée au pays, l'enfonçant un peu plus dans la catégorie spéculative.

Une tranche d'aide de 12 milliards d'euros de la part du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne (UE) est en jeu avec ces nouvelles mesures, de même que la possibilité d'un plan d'aide additionnel à la Grèce, qui ne devrait pas être en mesure de se financer sur les marchés en 2012.

Parmi les réformes envisagées, le gouvernement socialiste de George Papandréou examine pour la première fois des suppressions de postes de fonctionnaires à temps plein, un tabou jusqu'à présent. Sont également étudiées une baisse des rémunérations dans le secteur public et de nouvelles hausses d'impôts.

La presse grecque rapporte lundi que le gouvernement songe à réduire des exemptions fiscales sur l'impôt sur le revenu, les dépenses médicales et les intérêts des prêts immobiliers, ce qui devrait réduire d'autant le revenu disponible de millions de salariés et de retraités.

George Papandréou a promis ces derniers jours d'accélérer les réformes et de faire tout son possible pour éviter un défaut sur la dette grecque, ce qui a préparé le terrain à l'annonce de ce nouveau plan de rigueur.

"Nous sommes au beau milieu d'une bataille. Nous ne nous rendrons pas. Nous ferons tout ce qui sera nécessaire pour s'assurer que la Grèce reste debout", a-t-il déclaré la semaine dernière.

Ce plan à moyen terme d'ajustement budgétaire et de privatisations doit permettre au gouvernement de convaincre les inspecteurs de l'UE, de la Banque centrale européenne (BCE) et du FMI actuellement en visite à Athènes de débloquer la cinquième tranche du plan d'aide de 110 milliards d'euros consenti au pays l'an dernier.

Mais le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a semé le doute sur la capacité d'Athènes à privatiser pour 50 milliards d'euros d'actifs dans les années à venir, comme annoncé par le gouvernement.

"Nous estimons que la Grèce ne peut pas privatiser de manière significative pour 50 milliards d'euros d'actifs au cours des prochaines années, ce qui représente plus de 20% de son PIB" (produit intérieur brut), a dit le responsable lors d'une conférence de presse à Vienne.

Il a pressé les autorités de renforcer de manière urgente les mesures de consolidation budgétaire et de mener le programme de privatisations au plus vite.

Après le débat gouvernemental de ce lundi, George Papandréou devrait consulter mardi les dirigeants de l'opposition sur le nouveau train de mesures, et d'autres discussions avec les inspecteurs doivent intervenir cette semaine.

Le gouvernement envisage notamment d'appliquer un taux de TVA uniforme de 18 ou 19% pour tous les biens et services, contre un régime actuel allant de 13 à 23% selon les produits.

Cette mesure, si elle est adoptée, renchérirait l'alimentation, les factures d'électricité et le coût du transport mais abaisserait le prix des automobiles ou du mobilier.

La politique de rigueur menée par George Papandréou lui vaut de perdre progressivement le soutien de l'opinion grecque. Selon un sondage publié samedi, 80% des Grecs ne sont pas prêts à accepter de nouvelles mesures et pour la première fois depuis leur victoire électorale en 2009, les socialistes sont donnés à égalité avec l'opposition.

"Une situation explosive est en train de se mettre en place, les gens ont le sentiment que les choses deviennent très difficiles", a déclaré à Reuters Dimitris Mavros, dirigeant de l'institut de sondage MRB qui a conduit cette enquête.

Toutefois, tout accroc dans l'accélération des réformes pourrait alimenter les spéculations autour d'une restructuration de la dette grecque.

George Papandréou et des responsables de la BCE ont réaffirmé ce week-end qu'une telle option était exclue et que la Grèce devait persévérer dans son programme d'austérité et de privatisations pour surmonter ses difficultés.

Lundi, Olli Rehn a lui aussi répété qu'une restructuration n'était pas sur la table.

 



Dimanche
15 Mai 2011
 



L'arrestation de Dominique Strauss-Kahn ne change rien pour la Grèce

 

 

 

 

 

 

 


En Grèce, la fronde contre la politique des "étrangers"


En Grèce, alors qu'après l'inculpation de Dominique Strauss-Kahn, les autorités réaffirment leur détermination à prendre les mesures d'austérité réclamées par le FMI et l'Europe, à la veille de la réunion de l'Ecofin qui doit adopter un nouveau plan de soutien. Mais la révolte gronde, dans la rue et même au sein du gouvernement.

"L'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), aux États-Unis, n'influera en rien sur la détermination de la Grèce à mettre en plan les mesures d'austérité conditionnant le plan d'aide du FMI et de l'Union européenne". Rassurer... Quelques heures à peine après la révélation du scandale qui implique le président du FMI, et juste avant un sommet de l'Eurogroupe qui doit ausculter aujourd'hui la crise des dettes souveraines en Europe, et rééchaffauder un plan d'aide à la Grèce, les autorités grecques n'avaient sans aucun doute pas d'autre choix. Mais cela suffira-t-il ?

"Ce gouvernement est cliniquement mort » le constat est sans appel et c'est un médecin, député socialiste grec qui le fait , « le problème, poursuit-il, c'est qu il n'y a rien en face. Georges Papandréou est le seul qui puisse sortir le pays de cette crise mais force est de constater que les ministères ne communiquent pas entre eux .Il y a une grande différence entre ce qui se dit au niveau ministériel, entre ce que dit Papandreou avec ses ministres, et entre ce qui se dit dans les groupes parlementaire .La politique en pâti. L'unité n'est plus au rendez vous".

Il y a 18 mois, lorsque le gouvernement socialiste arrive au pouvoir, l'équipe dirigeante était porteuse d'espoir et elle était unie. Elle l'était toujours lorsque la crise économique a eclaté et elle l'est resté lorsqu'il a fallu prendre les premières mesures d'austérité pour y faire face .
Mais un remaniement ministériel plus tard , lorsque le constat d'échec s'impose c'est la cacophonie la plus totale. La plupart des ministres accusent leur camarade des finances, Georges Papaconstantinou, de décider seul et d'imposer à tous sans consultation ses décisions. En tête de la fronde, Tina Birbili ministre de l'environnement qui a refusé de valider la politique de Georgos Papaconstantinou visant à légaliser financièrement les constructions illégales, estimées à plus d'un million dans tout le pays. L'opération devait ramener prés d'un milliard et demi d'euros dans les caisses de l'Etat , mais pour Tina Birbili, "il n'est pas question que les nécessités financières mettent de côté la politique environnementale du pays". Le tollé fut tel que quelques jours plus tard, au cours d'un conseil interministériel, les cameras furent , par hasard , le témoin d'embrassades chaleureuses entres ces deux ministres.
Autre frondeuse, Louca Katselli, ministre du travail. Elle se verrait bien à la place de Georges Papaconstantinou , mais cela fait deux fois de suite qu'il lui souffle le poste. Du coup, elle lui fait une guerre sans fin, sous couvert de préoccupations sociales réelles au demeurant.

Par exemple, Loucas Katselli veut des fonds pour faire face au plus de 16% de chômage du pays. "Trouvez-les toute seule", lui auraient répondu en substance, selon la presse grecque, les contrôleurs du FMI et de l'Union européenne, actuellement en mission en Grèce. Georges Papaconstantinou n'a pas fait un geste pour la soutenir, ce qu'elle ne lui pardonne pas. Autre point d'achoppement entre les ministres, l'affaire des privatisations, d'un montant total de 50 milliards d'euros d'ici 2015, réclamées en contrepartie du plan d'aide. Annoncée fort maladroitement par les représentants du FMI et de l'Union européenne en public, elle a provoqué un tollé général contre Georges Papaconstantinou sur le mode , "ce sont les étrangers qui annoncent la politique de l'Etat"». Le climat est tel que le 9 mai dernier un ténor socialiste a menacé de démissionner du ministère du travail si le plan de redressement des finances du pays n'était pas appliqué à la lettre ."Il ne faut pas perdre plus de temps, a-t-il martelé, et appliquer le plan de redressement du pays".

Le problème, confie un haut fonctionnaire sous couvert d'anonymat , "c'est qu'on a l'impression que le gouvernement se limite au ministère des finances, que les autres politiques, dans tous les domaines, passent après, on en a marre ". Selon la presse grecque, conscient de ce climat, le Premier ministre Georges Papandréou aurait déclaré la guerre aux sceptiques , "je continue avec ceux qui suivent , aurait il dit en substance avant de conclure c'est ça ou les élections". Les élections justement, Odisseas Boudouris les souhaite pour donner un nouveau souffle : "ce gouvernement est le plus nombreux qu on ait jamais eu ! Les réformes sont prises mais l'appareil d'Etat ne suit pas pour les appliquer et les gens au final ne sont pas convaincus qu'ils ont un Etat et qu'il va dans la bonne direction".


 

Mercredi 11 Mai 2011














 


G
rève contre les mesures d'austérité

ATHÈNES, Grèce - Des incidents ont éclaté mercredi à Athènes en marge de manifestations rassemblant quelque 20 000 personnes selon la police dans le cadre d'une grève générale qui a paralysé services et transports publics à travers toute la Grèce. Le mouvement vise à protester contre les mesures d'austérité prises par le gouvernement du premier ministre socialiste Georges Papandreou.

D'après un bilan des hôpitaux et de la police, 27 personnes ont été soignées pour diverses blessures et problèmes respiratoires dus aux gaz lacrymogènes. Un passant a été gravement été blessé à la tête.

Plombée par sa dette, la Grèce a évité la faillite l'an dernier grâce à un plan de sauvetage international de 110 milliards d'euros. En contrepartie, le gouvernement grec a mis en œuvre des mesures d'austérité très impopulaires, dont une réduction des pensions et salaires, et une augmentation des impôts et de l'âge de départ à la retraite. Le Parlement doit voter au cours du mois de mai un nouveau train de mesures, destinées à économiser 23 milliards d'euros d'ici 2015.

La grève générale de mercredi traduit la colère devant une politique «injuste et cruelle qui a provoqué un bond du chômage, enfreint les droits des travailleurs, dilapidé les ressources publiques, sans permettre de sortir de la récession», souligne la GSEE, principale centrale syndicale grecque. «Les salariés, les retraités et les chômeurs sont les seuls à payer la note. Les nantis, qui sont les principaux responsables de la crise, continuent» eux à s'enrichir, a déclaré le secrétaire général du syndicat, Yiannis Panagopoulos.

Il a appelé à poursuivre la mobilisation. «Si notre pays est engagé dans un marathon, les travailleurs doivent répondre par une lutte marathon», a-t-il dit. À l'appel de la GSEE et du PAME, l'autre grand syndicat en Grèce, quelque 10 000 personnes ont manifesté dans la matinée dans le centre d'Athènes. «Nous rejetons et condamnons les nouvelles mesures d'austérité. Nous intensifions la lutte», pouvait-on lire sur les banderoles.

«Chaque jour qui passe, le gouvernement reprend ce que la classe ouvrière a mis des années à conquérir. Maintenant, ils ont trouvé l'occasion de tout reprendre», a déploré John Pavlidis, retraité et ancien employé du ministère des Finances.
Des incidents ont éclaté en marge d'une autre manifestation mercredi, rassemblant également quelque 10 000 personnes selon les chiffres de la police. Des jeunes ont jeté des pierres et cocktail incendiaires sur les policiers qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes. La police a annoncé avoir interpellé 30 personnes soupçonnés de violences et dégradations.

Environ 8000 personnes ont par ailleurs manifesté à Thessalonique (nord), deuxième ville du pays. La grève de 24 heures a provoqué un arrêt du trafic ferroviaire et maritime, ainsi que d'une grande partie des transports publics à travers tout le pays. De nombreux vols ont été annulés à l'aéroport international d'Athènes. Aucun journal n'est paru, et les journalistes de la presse audiovisuelle étaient en grève.

Face aux difficultés persistantes de la Grèce, les ministres européens des Finances qui se réunissent lundi prochain à Bruxelles pourraient annoncer un nouveau soutien pour Athènes, selon un responsable d'un pays de la zone euro. Mais aucune mesure concrète ne sera prise avant que ne soient connus les résultats de l'inspection du programme d'ajustement économique de la Grèce, a ajouté ce responsable.

Les délégations de la Banque centrale européenne (BCE), du FMI et de la Commission européenne arrivaient mardi à Athènes pour leur inspection trimestrielle des efforts engagés par la Grèce. Ils doivent terminer leur évaluation d'ici une semaine ou deux. Si les inspecteurs concluent que la Grèce remplit les critères définis, elle recevra la cinquième série de prêts prévus par le plan d'aide. Un rapport doit être rendu en juin.

Les gouvernements de la zone euro, selon un autre responsable européen, veulent voir davantage de preuves concrètes que les mesures promises par Athènes, comme la lutte contre la fraude fiscale et la privatisation d'avoirs publics, sont effectivement mises en œuvre.

La chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays est le plus gros contributeur au plan de sauvetage, a déjà dit qu'elle attendrait l'évaluation des inspecteurs avant de prendre une décision. «Ce n'est qu'alors que je pourrai décider si quelque chose doit être fait et quoi», a-t-elle expliqué mardi à des journalistes de la presse étrangère à Berlin.

«Avant de parler d'une nouvelle aide, la Grèce doit s'assurer que toutes les mesures d'austérité et réformes sont dûment mises en œuvre. J'aimerais avoir le signe que c'est bien le cas», a renchéri Michael Meister, membre des instances dirigeantes du CDU, le parti conservateur d'Angela Merkel.
 

Lundi 09 Mai 2011


Le nouveau plan d'aide finalisé courant juin


Le pays a besoin d'environ 50 milliards d'euros d'ici la mi-2013, estime Royal Bank of Scotland. Mais l'essentiel de l'effort doit venir de la Grèce elle-même, martèle-t-on à Paris et à Berlin, où l'on exclut un aménagement du taux ou de la maturité de la dette.

Une mission des Européens de la Commission de Bruxelles et de la BCE ainsi que du FMI est à Athènes depuis la semaine dernière pour examiner les comptes publics du pays. Son ordre de mission est de chiffrer les éventuels besoins additionnels de financement de la Grèce et de définir les moyens pour y parvenir.
Un pré-rapport sera rédigé pour informer les Ministres de l'Eurogroupe qui se réuniront à Bruxelles en début de la semaine prochaine en présence du directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Mais le document détaillé de plus de 100 pages sera livré plus tard. Mardi 10 mai, Angela Merkel a déclaré qu'aucune décision sur le nouveau plan d'aide ne sera prise avant que le rapport final ne soit rendu. Il ne faut donc pas attendre grand chose de concret sur ce point des sommets européens de la semaine prochaine, explique une source diplomatique européenne. « Le nouveau programme de soutien à la Grèce sera complété courant juin, pas avant », assure une autre source qualifiée. Comme pour celui en cours conçu en mai 2010, il s'étalera sur plusieurs années avec l'objectif déclaré de chiffrer les besoins financiers d'Athènes pour surmonter définitivement ses difficultés.

« La Grèce a besoin d'environ 50 milliards d'euros d'ici la mi-2013 », estime Jacques Cailloux, chef économiste chez Royal Bank of Scotland. Mais il est peu probable qu'il s'agisse de la somme effective que les prêteurs internationaux vont mobiliser. Un montant moitié moindre a été évoqué à titre indicatif lors de la réunion informelle de vendredi dernier au Luxembourg des quatre Ministres des Finances des pays du G20 de la zone euro avec Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, le Commissaire européen Olli Rehn et Jean-Claude Juncker, le président de l'Eurogroupe.

« Le retour de la Grèce sur le marché primaire de la dette de long terme est improbable en 2012 mais pas impossible », indique une source diplomatique. Depuis mars, le Fonds européen de stabilité financière (FESF) est autorisé à acheter des obligations émises par les pays en difficulté de la zone euro. Théoriquement, il pourrait ainsi participer à des éventuelles opérations de cette nature lancées par le gouvernement du pays méditerranéen.

Mais l'essentiel de l'effort doit venir de la Grèce, martèle-t-on à Paris et à Berlin. « Toute éventuelle aide supplémentaire à la Grèce ne sera donnée qu'en échange d'un réel engagement des autorités d'Athènes à faire tout le possible pour résoudre leur crise », affirme un acteur du dossier.

Aucune hésitation dans la mise en œuvre rapide des privatisations ne sera tolérée. « Après tout, la crise grecque est totalement endogène », rappelle-t-on dans les cabinets ministériels européens. Athènes devra encore user de son pouvoir de conviction auprès des Européens mais aussi du FMI, dont plusieurs actionnaires asiatiques déplorent l'exposition excessive du Fonds au Vieux continent. Enfin, le prochain « paquet » pour la Grèce ne devrait pas contenir de réduction des taux d'intérêt ou d'allongement des maturités de la dette souveraine de ce pays. « Cela reviendrait de facto à restructurer la dette.
Eventualité que nous excluons complètement », commente-t-on à Paris.

Ce mercredi 11 mai, le pays devait tourner au ralenti, les principaux syndicats ayant décidé d'une nouvelle journée de grève générale contre les mesures d'austérité décidées par le gouvernement socialiste en échange de l'aide européenne et internationale.
 


Dimanche
24 Avril 2011



 


Après les 40 jours du Carême, les grecs orthodoxes ont célébré, ce week-end, la mort, puis la résurrection du Christ. Cette fête, la plus importante du calendrier orthodoxe, révèle une population profondément chrétienne et attachée à ses traditions.
 
 
La "Megali Evsomada", ou Semaine Sainte est, en Grèce, plus importante encore que les fêtes de Noêl. Elle correspond, en outre, à l’arrivée du printemps. A Athènes, comme dans la plus reculée des îles grecques, se dérouleront des cérémonies et processions réunissant une grande partie de la population.
Les rituels sont immuables et débutent le vendredi saint, par le rassemblement des fidèles commémorant l’enterrement du Christ.
Le samedi, à minuit, éclate le "Christos Anesti", l’annonce de la résurrection du Christ. Chacun rejoint ensuite son foyer, une bougie allumée à la main dont la flamme permettra de bénir du signe de croix l’embrasure de la porte. Vient alors l’heure de déguster la délicieuse maghiritsa, soupe traditionnelle à base d’abats de volailles et de citron.
Dimanche, grande fête familiale autour de l’agneau pascal cuit à la broche. Un festin qui se déroule, bien sûr, au rythme des danses, de la musique et des chants !

Xristos Anesti ! Alifeos Anesti !


Le Patriarche Bartholomé Ier à la Cathédrale St. George à Istanbul le 23/04/2011


 

Vendredi 15 Avril 2011


Le Premier ministre annonce une nouvelle série de réformes structurelles

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a dévoilé vendredi les grandes lignes d'un plan pluriannuel d'économies prévoyant notamment des privatisations, affirmant que les mesures d'austérité déjà mises en place n'étaient que le début des grandes réformes structurelles nécessaires pour solder la dette du pays.

Alors que les marchés craignent de plus en plus une restructuration de la dette grecque, M. Papandréou a expliqué que ce plan permettrait 23 milliards d'euros d'économies d'ici 2015. S'exprimant lors d'un conseil des ministres retransmis en direct à la télévision, il a estimé qu'il s'agissait d'un "devoir patriotique" qui conduirait à un "changement radical" dans tous les services de l'Etat.

Ces mesures ne seront expliquées dans le détail qu'après Pâques, mais le Premier ministre en a dévoilé les grandes lignes. L'Etat devrait ainsi réduire sa participation dans le groupe d'électricité Public Power Company (PPC) de 51 à 34%, et vendre des parts dans l'opérateur téléphonique OTE et 29 aéroports régionaux. Le gouvernement compte également retirer 15 millions d'euros de la location de terrains propriétés de l'Etat, dont les sites des Jeux olympiques 2004.

Georges Papandréou a expliqué que l'objectif du gouvernement était de réduire les dépenses publiques à 44% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2015 -la moyenne dans l'UE-, contre les 53% de 2009. Il a dit prévoir une augmentation des revenus pour l'Etat jusqu'à 43% du PIB en 2015, contre 38% en 2009. Ces chiffres correspondent au niveau des revenus et dépenses de l'Etat grec d'il y a quelques années, avant que n'éclate sa crise de la dette.

Répondant aux craintes des marchés, le Premier ministre a souligné que la Grèce ne restructurerait pas sa dette. Les problèmes du pays, a-t-il assuré, "seront traités en profondeur. Pas en restructurant la dette, mais lorsque nous restructurerons le pays".

"Je suis entièrement résolu à poursuivre cet effort et j'ai une confiance totale en sa réussite", a-t-il encore déclaré Georges Papandréou. "Nous avons pris le départ, et nous avons désormais une feuille de route pour la prochaine étape".

Incapable de faire face à ses échéances de remboursement, la Grèce a reçu l'année dernière une aide de 110 milliards d'euros sous forme de prêts de la part du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne. En échange, Athènes a mis en place un plan d'austérité très strict visant à ramener les déficits publics de 15,4% du PIB en 2009 à 1% en 2015. Il s'est notamment traduit par des baisses de salaires et de pensions de retraite pour les fonctionnaires, ainsi que des augmentations d'impôts.

Reconnaissant l'ampleur de la tâche, le directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn a toutefois affirmé jeudi soir que la Grèce pourrait réussir dans son entreprise, à condition d'appliquer strictement les mesures annoncées.

"C'est douloureux, et je comprends combien c'est douloureux pour la population grecque", a-t-il déclaré. "Mais je pense que la Grèce va y arriver. Pour cela, nous bâtissons un programme. Bien sûr, ce programme doit être appliqué".
 

Lundi 11 Avril 2011


Le musée de l'Acropole a ravi en 2010 la vedette au Parthénon


Le nouveau musée de l'Acropole, ouvert en juin 2009, a ravi la vedette au site d'Athènes antique dont il expose les sculptures et reliefs, devenant en 2010 l'établissement culturel le plus visité de Grèce, a indiqué lundi l'Autorité statistique grecque (Esa). Lire la suite l'article

Conçu par l'architecte franco-suisse Bernard Tschumi et situé en contrebas du rocher de l'Acropole, ce musée a vu sa fréquentation l'année dernière augmenter de 66,5%, avec un total de 1,355 million de visiteurs.

Il éclipse du coup l'Acropole lui même, où se dresse notamment le temple classique du Parthénon, dont les visiteurs, en chute de 8,7%, passent en dessous de la barre du million, à 993.469.

Le site de l'Acropole avait été fermé à plusieurs reprises l'année dernière en raison des grèves des gardiens et des employés à contrat à durée déterminée (CDD) du ministère de la Culture, qui protestaient contre les mesures d'austérité imposées par le gouvernement pour faire face à la crise.

Le musée archéologique national, dont le bâtiment désuet abrite des chefs d'œuvres de l'antiquité minoenne, mycénienne et classique, enregistre aussi une chute de 23,8% de sa fréquentation en 2010 à quelque 200.000 visiteurs.

L'effet musée de l'Acropole a entraîné en 2010 une hausse de 11,5% de la fréquentation de l'ensemble des musées archéologiques grecs, et un bond de 31,7% des recettes.

Cela a permis de limiter à 1,9% la chute des recettes, qui s'établissent à 46,151 millions d'euros, pour l'ensemble des établissements dépendant du ministère de la Culture, en dépit d'une baisse de 7,1% des entrées et de 8,8% des recettes sur les sites antiques et historiques.

En province, les deux principales attractions touristiques ont enregistré un recul de fréquentation de 6% pour l'Acropole de Lindos à Rhodes, et de 7% pour le palais minoen de Cnossos en Crète.
 



Mercredi
06 Avril 2011
 


 

Une tablette d’argile révèle le plus vieux texte d’Europe

Une plaquette d'argile âgée de 3000 ans a été retrouvée sur une colline d'Ikléna, au sud-ouest d'Athènes. L'objet correspond au plus vieux texte écrit et déchiffrable en Europe.

Le plus vieux texte d'Europe est inscrit sur cette plaquette d'argile vieille de plus de 3000 ans. Michael Cosmopoulos, enseignant à l'Université de Missouri, dirige l'opération des fouilles qui ont mené à la découverte. Contacté par l'AFP, il témoigne sur l'extraordinaire trouvaille décelée dans une oliveraie à 300 kilomètres au sud-ouest d'Athènes.

De tout les objets retrouvés au cours de la recherche, la petite tablette d'argile est la plus vieille d'environ un siècle. Le professeur déclare : "Il s'agit de la plus ancienne plaquette découverte en Grèce, donc la plus ancienne en Europe". Les archéologues estiment qu'il s'agit d'un document créé entre 1450 et 1350 avant J.-C.

Selon National Geographic, les inscriptions notées ont été réalisées par un scribe dans la langue des Mycéniens de l'âge de bronze. Le type d'écriture utilisé est le Linéaire B comprenant 87 signes dont chacun renvoie à une syllabe. Cette écriture était généralement utilisée pour des textes économiques. "Sur l'une des faces de la plaquette figurent des noms et des chiffres et sur l'autre un verbe qui renvoie au verbe confectionner", précise Michael Cosmopoulos.

Le feu a permis à la tablette de se conserver au fil du temps

Ce type de document, généralement réalisé pour une seule année budgétaire, n'était pas fait pour être conservé. Les tablettes n'étaient généralement ni cuites au four, ni séchées au soleil et étaient donc extrêmement fragiles. Si le vestige à pu traverser les âges, c'est probablement grâce à l'exposition au feu qui a permis de cuire la terre et le solidifier. Les archéologues supposent que quelqu'un à l'époque aurait jeté la tablette dans une fosse avant de brûler ses ordures.

Bien que la plaquette présente un des plus vieux modèle d'écriture d'Europe, à l'échelle du monde d'autres écrits sont beaucoup plus anciens. Des inscriptions trouvées en Chine,
en Mésopotamie et en Egypte sont considérées à ce jour comme les plus vieilles traces d'écriture. Elles sont datées à environ 3000 ans avant J.-C.

Dimanche 03 Avril 2011


Abdelati al-Obeïdi

Un émissaire libyen attendu à Athènes


Le ministre libyen des Affaires étrangères par intérim, Abdelati al-Obeïdi, est attendu à Athènes où il remettra ce dimanche au Premier ministre grec Georges Papandréou un message du dirigeant libyen Moammar Kadhafi, a confirmé l'entourage de M. Papandréou.
Lire la suite l'article

M. Obeïdi avait franchi dans la matinée le poste frontalier de Ras Jédir, dans le sud tunisien, en compagnie de six personnes, vraisemblablement des diplomates libyens, a-t-on appris de sources concordantes. D'après l'agence officielle TAP, M. Obeïdi s'est rendu directement à Djerba, une île distante d'environ 150km, d'où il a pris l'avion pour Athènes en début d'après-midi.

M. Obeïdi était venu la semaine dernière à Djerba avec son prédécesseur, Moussa Koussa, qui a fait défection en se rendant à Londres, alors que lui-même avait regagné Tripoli.

Grigoris Delavekouras, porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, a assuré que la Grèce ne connaissait pas la teneur du message dont M. Obeïdi était porteur. Les services de M. Papandréou ont simplement indiqué que le Premier ministre libyen Baghdadi al-Mahmoudi avait sollicité cette visite lors d'un entretien téléphonique samedi.

La Grèce entretient depuis toujours de bonnes relations avec la Libye, où Georges Papandréou s'est rendu l'été dernier. Un autre émissaire libyen s'est rendu à Athènes en mars dernier où il a été reçu au ministère des Affaires étrangères. Selon ses services, M. Papandréou a discuté de la crise libyenne avec ses homologues britannique David Cameron vendredi, qatari Hamad ben Jabr al-Thani samedi et turc Recep Tayyip Erdogan ce dimanche.

Vendredi 01 Avril 2011



 


Un séisme de magnitude 6,2 ressenti en Grèce et en Egypte


Selon les services sismologiques grecs, un séisme de magnitude 6,2 a secoué les îles de Rhodes et de Crète aujourd'hui. Aucun dégât n'a été signalé pour le moment.

La secousse aurait été ressentie jusqu'en Egypte, conséquence d'un tremblement de terre de magnitude 6,2 enregistré au sud-est de la mer Egée à 13h29 GMT, par les Instituts géodynamiques des observatoires d'Athènes et de Salonique. Pour sa part, rapporte Romandie.com, l'Institut de géophysique américain (USGS) a évalué sa magnitude à 5,9.

D'après les instituts grecs, l'épicentre du séisme a été localisé à 20 kilomètres à l'ouest de l'île de Karpathos, elle même située à environ 360 kilomètres au sud-est d'Athènes.

Pour l'heure, aucune victime ni aucun dégâts n'ont été signalés, ont indiqué à l'AFP les services de la police de Karpathos, de Crète et de Rhodes.

 

Mardi 29 Mars 2011


Manifestants et police s'affrontent

ATHÈNES, Grèce - Les forces de l'ordre grecques ont abondamment eu recours aux gaz lacrymogènes pour repousser des manifestants armés de bombes incendiaires, mardi, lors du plus récent épisode de violences liées à un projet d'aménagement d'un dépotoir.

L'affrontement, qui a lieu à Keratea, une ville situé à quelque 40 kilomètres au sud d'Athènes, a éclaté mardi matin, lorsque des manifestants ont incendié un bouteur envoyé pour dégager les routes qu'ils bloquaient avec des débris depuis plus d'un jour.

Alors que la nuit s'apprêtait à tomber, dans un affrontement qui ressemblait à une bataille rangée menée de part et d'autre de routes rurales et dans des champs aux abords de la ville, des manifestants masqués ont lancé des pierres et des bombes incendiaires aux policiers antiémeute. Ils ont également menacé les quelques journalistes qui se trouvaient sur place.

La police a indiqué que quatre agents avaient été blessés durant l'affrontement. Les autorités ont utilisé des bouteurs pour libérer les routes des barricades érigées par les manifestants.

Ces affrontements à Keratea sont les plus récents à survenir dans le cadre d'une série de violentes manifestations contre un projet d'aménagement d'un site d'enfouissement dans la région.

Au cours des trois derniers mois, des résidents de Keratea ont pris part à des affrontements avec la police antiémeute. Ils soutiennent que le futur dépotoir nuira à leur région et causera des dommages aux lieux historiques locaux.

 


Mardi
15 Mars 2011


 

Perquisition antiterrorisme en Grèce

ATHÈNES, Grèce - Des perquisitions menées lundi et mardi par la police grecque ont mené à l'arrestation de six suspects et à la saisie de matériel qui aurait pu être utilisé pour perpétrer des attentats terroristes.

Trois des six personnes interpellées lundi étaient déjà recherchées en lien avec l'envoi de plusieurs colis piégés en novembre dernier. Un de ces colis s'était rendu jusqu'au bureau de la chancelière allemande Angela Merkel, à Berlin, tandis qu'un autre expédié au premier ministre italien Silvio Berlusconi avait pris feu à bord d'un avion.

Les perquisitions menées lundi dans les villes de Volos et d'Athènes avaient permis aux policiers de mettre la main sur des armes automatiques et des pistolets. La poursuite des fouilles a mené à la découverte de 600 grammes d'explosifs, de carnets expliquant comment commettre des braquages, de fausses cartes d'identité, de fausses plaques d'immatriculation et de caméras de surveillance.

Les six suspects appréhendés ont commencé à comparaître devant la justice mardi.

 

Mardi 15 Mars 2011



La bourde de DSK qui fâche la Grèce
Canal + diffusait dimanche dernier un documentaire sur le directeur général de FMI : Dominique Strauss-Kahn.
Bien que ressemblant  à un publi-reportage où la main des communicants semble omniprésente, DSK commet une bourde qui scandalise aujourd'hui les Grecs.

Confronté aux images de manifestantes très en colère contre le FMI après que l'institution, par la voix de Dominique Strauss-Kahn, a demandé aux dirigeants grecs de mettre en place un plan de rigueur en échange d'une aide financière, DSK tente de se montrer humain et... de se dédouaner des difficultés financières rencontrées par le peuple grec.

"La réalité, c'est que ces gens-là, ils sont dans la merde. Et y sont gravement, déclare le patron du FMI. Ils ont beaucoup bricolé, ils savent très bien qu'ils ne paient pas d'impôts, que c'est un sport national de ne pas payer d'impôts en Grèce, que ça truande un maximum. Mais d'un autre côté, si on n'était pas venu à la dernière minute quand ils nous ont demandé de venir, ils seraient tombés au fond du gouffre."

Après tout on n'obtient que ce que l'on mérite, dit-on...

Evidemment, les Grecs qui avaient déjà peu apprécié le plan de rigueur, ne digèrent pas ces propos et c'est bien compréhensible.

Ces déclarations "passent en boucle depuis 24 heures sur les télévisions grecques" et "déchaînent l'opinion publique", selon la correspondante en Grèce du Figaro.

"Venant d'un socialiste, qui en plus, veut être président de la République française, c'est trop !  Il dénigre les sacrifices du peuple grec face à la sévérité du plan de rigueur imposé par le FMI", s'indigne le directeur de la rédaction d'un journal grec, rapporte encore Le Figaro.

Selon TVMag, DSK qui a visionné le film avant sa diffusion savait qu'il avait commis une erreur avec ses propos car il s'attendait que ses propos sur la Grèce soient très mal perçus par ce pays.
Toujours selon TV mag, "Dominique Strauss-Kahn a envisagé de demander" que ces images  "soient retirées mais il ne l'a pas fait pour ne pas apparaître comme un censeur. Ayant donné carte blanche, il ne pouvait plus intervenir"...
Perso, j'ai des difficultés à imaginer que DSK ne puisse intervenir sur un si beau publi-reportage qui ne contient qu'une scène embarrassante, précisemment celle des manifestants grecs, et sur laquelle il a eu la possibilité de s'expliquer, mais puisqu'on me dit qu'il n'est pas intervenu...

Alors, je crois que DSK s'est rapidement rendu compte de sa bourde, en grand homme d'Etat qu'il est, mais qu'il n'avait plus aucun moyen de revenir en arrière, en grand démocrate qu'il est.

De son côté, Nicolas Sarkozy assure ne pas avoir pris la peine de regarder ce documentaire, rapporte L'Express.fr.

 

Mercredi 09 Mars 2011

Grèce: des outils néanderthaliens en altitude

ATHÈNES, Grèce - Des archéologues ont mis à jour l'été dernier des outils qui pourraient avoir été utilisés par les derniers Néanderthaliens à avoir habité l'Europe avant leur extinction.

Les outils ont été découverts dans les morts Pindos, près du village de Samarina, à plus de 1700 mètres d'altitude. Les deux sites excavés semblent avoir été habités il y a de 35 000 à 50 000 ans.

L'archéologue Nikos Efstratiou a expliqué mercredi qu'il s'agit des deux sites néanderthaliens les plus élevés jamais retrouvés dans le sud-est de l'Europe — une situation qu'il attribue au fait que les archéologues n'avaient jamais pensé à fouiller à une telle altitude auparavant.

M. Efstratiou et des collègues italiens ont entrepris leurs fouilles dans les monts Pindos en 2003. Les deux sites découverts l'été dernier ont remis en question le croyance voulant que les Néanderthaliens étaient confinés aux zones de basse altitude.

Les chercheurs y ont trouvé des centaines d'outils, a dit M. Efstratiou, ce qui signifie que les Néanderthaliens ont visité les sites continuellement pendant des centaines ou des milliers d'années. Ils auraient aussi fréquenté des altitudes atteignant 2200 mètres.

Les outils trouvés étaient surtout utilisés pour la chasse et le dépeçage. M. Efstratiou croit que les derniers Néanderthaliens pourraient s'être réfugiés dans cette région quand les conditions climatiques d'Europe centrale se sont détériorées, une hypothèse qui ne fait toutefois pas l'unanimité.

Les Néanderthaliens sont disparus du sud et du centre de l'Europe et de l'ouest de l'Asie il y a environ 30 000 ans. Ils ont cohabité avec les humains modernes pendant environ 20 000 ans, et de récentes recherches génétiques laissent croire à des accouplements entre les deux espèces.

 

Mercredi 09 Mars 2011

Grèce: fin de la grève de la faim de 286 immigrés sans-papier après 44 jours

Les 286 immigrés sans-papiers, en grève de la faim depuis 44 jours à Athènes et Salonique, ont arrêté leur mouvement mercredi soir, après qu'une partie de leurs revendications eurent été satisfaites par le ministre de l'Intérieur Yannis Ragoussis, ont-ils annoncé mercredi.

"A la suite d'un entretien avec le ministre, les immigrés ont arrêté leur grève de la faim", a indiqué à l'AFP, Ali Abrkaak, un Algérien du comité du soutien.

Les 286 grévistes de la faim, dont 236 à Athènes, étaient tous des hommes pour la plupart originaires du Maghreb. Plusieurs d'entre eux travaillaient depuis des années dans le secteur agricole en Crète mais avaient récemment perdu leur travail en raison de la crise.

Ils ont finalement obtenu qu'il soit sursis à leur expulsion ainsi qu'une promesse du gouvernement de réduire le nombre d'années requis pour l'octroi de la carte de séjour, de 12 ans actuellement à huit ans.

Ces derniers jours, plusieurs d'entre eux avaient été hospitalisés en raison de la détérioration de leur état de santé.

Leur mouvement a reçu un soutien important des syndicats, des organisations de gauche et de personnalités de Grèce et de l'étranger.

 

Lundi 07 Mars 2011








Moody's abaisse la note de la Grèce de trois crans
L
a décision est particulièrement sévère. L'agence de notation Moody's Investors Service a indiqué, lundi 7 mars, avoir abaissé de trois crans la note souveraine de la Grèce, à B1 contre Ba1 auparavant, et n'a pas exclu une nouvelle dégradation au vu des difficultés économiques persistantes dans le pays.

L'agence de notation estime que le processus d'assainissement budgétaire en Grèce reste 'très ambitieux', en dépit des progrès réalisés, et que l'Etat grec éprouve toujours 'des difficultés considérables' à collecter des recettes, ce qui justifie un nouvel abaissement de la note souveraine du pays. La note B1 est attribuée par Moody's à des émetteurs ne présentant qu'une 'faible sécurité de remboursement sur le long terme'.

Par ailleurs, Moody's juge que le risque d'une restructuration de la dette grecque n'est pas à exclure après 2013, en raison de conditions supplémentaires que pourraient décider le Fonds monétaire international (FMI) et les partenaires européens de la Grèce pour lui renouveler leur aide. 'La possibilité d'un défaut ou d'un échange de dette a augmenté depuis le dernier abaissement de la note souveraine [de la Grèce] en juin 2010', estime Moody's.

Face à ces risques, l'agence a donc décidé d'assortir sa notation d'une perspective négative, ce qui signifie que le risque d'une nouvelle dégradation dans l'année qui vient n'est pas à exclure. 'Les risques entourant l'application du programme économique de réformes pourraient augmenter, et une solution prévoyant que les créanciers privés [de la Grèce] supportent une partie des pertes pourrait devenir plus attractive' pour Athènes et les Européens, estime ainsi l'agence dans son communiqué

Le gouvernement socialiste d'Athènes a prévu de redoubler d'efforts en 2011 pour revenir dans les clous du plan mis au point avec l'UE et le FMI, prévoyant notamment des économies budgétaires de 14 milliards d'euros pour réduire le déficit à 7,4 % du PIB fin 2011, tandis qu'un recul de la dette, qui doit culminer à 152,6 %, n'est attendu qu'à partir de 2012. La note de Moody's pour la Grèce est la plus basse des trois principales agences de notation, et la première à faire basculer le pays dans la catégorie "hautement spéculative".

Le ministère des finances grec a fait part de sa consternation après cette annonce."A un moment où l'économie mondiale est fragile et où le marché est sensible, des décisions injustifiées et déséquilibrées en matière de notation, comme l'est celle de Moody's (...), renforcent les arguments en faveur d'une plus étroite régulation des agences elles-mêmes", déclare le ministère dans un communiqué. "Des décisions comme celle de Moody's aujourd'hui peuvent mettre en branle des prophéties autoréalisatrices dommageables."

Pour le court terme, la décision de Moody's ne devrait pas affecter le financement de l'Etat grec, qui doit émettre mardi pour 1,250 milliard d'euros d'obligations à six mois, émission dont la durée est couverte par l'actuel système de soutien à la Grèce.

 

Mercredi 02 Mars 2011



Athènes nommée la << ville la plus flirteuse >> au monde ; Paris finit 38ème

LONDON , March 2, 2011 - Athènes a été désignée aujourd'hui la << ville la plus flirteuse >> au monde par les rédacteurs de la plus grande étude sur le flirt en ligne. Paris ne parvient pas à se hisser dans le top 30, finissant 38ème du classement.

L'étude du comportement << flirteur >> dans le monde analyse 12 millions de flirts effectués pendant un mois sur Badoo.com (www.badoo.com), le plus grand site de réseautage social au monde pour rencontrer de nouvelles personnes, avec 108 millions d'utilisateurs discutant et flirtant dans 180 pays.

Athènes finit 1ère de la << Ligue mondiale du flirt >> de Badoo, qui classe près de 200 villes en fonction du nombre de flirts en ligne initiés par mois par utilisateur moyen dans chacune d'entre elles.

Moscou finit seconde, Rome 8ème, Londres 57ème et New York 89ème.

L'utilisateur moyen de Badoo à Athènes initie 25,7 flirts en ligne par mois - deux fois plus qu'à Rio (12,4) ou Prague (12,6) et bien plus qu'à Paris (20,7), Londres (19,0) ou New York (16,1).

Tunis , lieu de naissance de la << Révolution du jasmin >>, fait partie des trois villes arabes (Koweït, Tunis , Beyrouth) à se hisser dans le top 10 mondial, avec trois anciennes villes soviétiques (Moscou, Kiev , Bakou) et trois villes italiennes ( Turin , Rome , Bari).

<< Athènes a vu naître Socrate, Aristote, Platon et la philosophie occidentale >>, a déclaré Lloyd Price , Directeur marketing de Badoo. << Une fois encore, elle mène le monde. >>

Le Dr Simon Hardy , auteur de << The Greeks, Eroticism and Ourselves >> (les Grecs, l'érotisme et nous), remarque : << Il est probablement juste de dire que les Athéniens ont perfectionné l'art du flirt dans les anciens temps, lors des symposia [des fêtes mêlant boissons et flirts] décrites par Platon >>.

<< Les Athéniens modernes perpétuent la tradition >>, déclare Victoria Kyriakopoulous, auteure de The Lonely Planet Guide to Athens . << Athènes est une ville séduisante, avec un style de vie hédoniste. Le flirt et le badinage sexuel font partie de l'interaction sociale. >>

<< Les vieux Athéniens flirtent. Les Athéniens mariés flirtent. Et maintenant, les jeunes Athéniens utilisent simplement la technologie pour faire ce que les Athéniens ont toujours fait. >>

 

Mardi 01 Mars 2011


Hospitalisation d'une cinquantaine de migrants en grève de la faim

ATHÈNES, Grèce - Quarante-neuf migrants nord-africains, qui observent une grève de la faim depuis plus d'un mois dans le centre d'Athènes en vue d'obtenir un titre de séjour, ont été hospitalisés pour des problèmes cardiaques et rénaux, a-t-on appris mardi de sources médicales.

Des médecins ont précisé que 20 autres hommes devraient bénéficier très rapidement d'un traitement.

Au total, ce sont plus de 200 migrants nord-africains qui ont cessé de se nourrir dans la capitale grecque. Mardi, au 36e jour du mouvement, des dizaines avaient cesser d'absorber tout liquide, selon des sources médicales. «La vie des grévistes est en danger, a expliqué Thanassis Karabelis, un médecin qui suit les migrants. D'autres personnes doivent être transportées à l'hôpital».

À Thessalonique (nord), une cinquantaine d'hommes observent un mouvement similaire et 14 d'entre eux ont dû être hospitalisés.

La plupart des migrants sont originaires du Maroc, mais quelques uns sont de nationalité tunisienne, alors que plusieurs milliers de clandestins arrivent chaque année en Grèce. Le pays en proie à la récession depuis deux ans et à un taux de chômage d'environ 14 pour cent, a dû prendre des mesures d'austérité impopulaires en échange d'un plan d'aide international de 110 milliards d'euros.

L'an dernier, quelque 128 000 migrants sont entrés dans le pays, causant de nouvelles tensions dans le système de protection sociale et avivant le sentiment nationaliste.

 

 

 

 

Mercredi 23 Février 2011
 

 



 

Grève contre les mesures d'austérité

ATHÈNES, Grèce - Des incidents ont éclaté mercredi à Athènes en marge d'une manifestation rassemblant plus de 30 000 personnes dans le cadre d'une grève générale qui a paralysé services et transports publics à travers toute la Grèce.

Le mouvement, à l'appel des syndicats du public et du privé, visait à protester contre les mesures d'austérité prises par le gouvernement du premier ministre socialiste Georges Papandreou.

Des jeunes gens ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur des policiers anti-émeute, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes, plongeant des secteurs du centre-ville dans la fumée. Des milliers de manifestants qui défilaient dans le calme sont allés s'abriter dans des rues voisines.

Un policier a été attaqué et son uniforme a pris feu, avant que ses collègues ne lui viennent en aide place de la Constitution. Sa moto a brûlé.

Au moins 15 policiers ont été blessés, pendant que neuf émeutiers présumés étaient épinglés. Un des manifestants était apparemment armé d'un arc, de flèches et d'une hache, selon les policiers.

Plus de 30 000 manifestants avaient participé dans le calme au rassemblement avant les troubles. Les protestataires ont marché en direction du Parlement alors qu'une forte présence policière était visible dans le centre d'Athènes.

Les affrontements sporadiques ont duré plus de trois heures. Quelque 500 protestataires se sont rassemblés devant le Parlement après le défilé et ont juré d'y rester jusqu'à ce que le gouvernement accepte de faire des concessions. Les organisateurs ont déclaré que ce rassemblement était inspiré par les soulèvements en Afrique du Nord.

Une soixantaine de manifestations étaient prévues dans tout le pays, à l'occasion du premier grand mouvement social de l'année.

À Thessalonique, la deuxième ville du pays, quelque 15 000 personnes se sont rassemblées et des échauffourées ont été signalées.

La grève de 24 heures a provoqué un arrêt des trafics ferroviaires et maritimes ainsi que d'une grande partie des transports publics à travers tout le pays. Elle a entraîné l'annulation de plus de 100 vols à l'aéroport international d'Athènes. Médecins des hôpitaux publics, chauffeurs d'ambulances, pharmaciens, administrations, petites entreprises et enseignants ont participé au mouvement. La plupart des commerces d'Athènes étaient fermés, tout comme l'Acropole et d'autres hauts lieux du tourisme.

Plombée par sa dette, la Grèce a évité la faillite l'an dernier grâce à un plan de sauvetage international de 110 milliards d'euros. En contrepartie, le gouvernement grec a mis en œuvre des mesures d'austérité très impopulaires. Elles sont «dures et injustes», a souligné Stathis Anestis, numéro deux de la GSEE, la principale centrale syndicale grecque.

On ne peut pas demander à la population de nouveaux sacrifices alors que le pays entre dans sa troisième année consécutive de récession, a-t-il fait valoir dans un entretien à l'Associated Press. «Nous sommes confrontés à des mesures d'austérité à long terme avec un chômage élevé, qui déstabilisent notre structure sociale (et) accroissent la colère et le désespoir» de la population, a-t-il ajouté.

En visite en Finlande, le premier ministre Papandréou a exprimé sa sympathie envers les Grecs qui manifestaient dans le calme. «La situation économique est très difficile et parfois, je ressens moi-même le désir de rejoindre les rangs des protestataires, a-t-il déclaré à YLE. (Mais) nous avons besoin de décision qui puissent véritablement contribuer à régler les problèmes».


Mardi
15 Février 2011


 


Grève dans les transports à Athènes

Les employés des transports en commun d'Athènes observaient une grève de 24 heures mardi pour protester contre un projet de réformes, et devaient manifester dans l'après-midi devant le Parlement.

La grève a provoqué des embouteillages dans la capitale grecque aux heures de pointe du matin. Les employés des transports, qui mènent des débrayages quasi-quotidiens, se disent déterminer à poursuivre leur mouvement.

Ils protestent contre un projet de réformes visant à réduire les coûts dans les compagnies de transport publiques. Le texte devait être soumis au vote des parlementaires dans l'après-midi. Le prix du ticket dans les transports publics a déjà été augmenté jusqu'à 80% début février pour réduire les pertes des compagnies.

Plombée par sa dette, la Grèce a évité la faillite l'an dernier grâce à un plan de sauvetage international de 110 milliards d'euros. En contrepartie, le gouvernement grec a mis en œuvre des mesures d'austérité très impopulaires.

Par ailleurs, la banque centrale grecque a annoncé mardi que l'économie grecque devrait se contracter d'au moins 3% en 2011, qui serait alors la troisième année consécutive de récession pour le pays.
 

Vendredi 11 Février 2011
 

 George Papandreou et le Premier Ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncke

 

 


La Grèce juge «inacceptables» les nouvelles réformes exigées par l'UE et le FMI


EUROPE Le gouvernement grec dénonce l'ingérence des inspecteurs du Fonds monétaire international dans la mise en œuvre de son plan d’austérité...

«Nous sommes dans le besoin, mais nous avons aussi des limites. Et les limites de notre dignité ne sont négociables avec personne. Nous ne prenons nos ordres que du peuple grec.»

Le gouvernement grec s'est vivement opposé samedi, aux exigences de l'Union européenne (UE) du Fonds monétaire international (FMI).  «Nous ne demandons à personne de s'ingérer dans les affaires intérieures (...) Nous ne prenons nos ordres que du peuple grec», a même averti le gouvernement de Georges Papandréou dans un communiqué.

Cette réaction fait suite à la visite, vendredi à Athènes, des inspecteurs de l'UE et du FMI. Ceux-ci sont venus en Grèce examiner la mise en œuvre du plan de sauvetage qui a permis à Athènes d'échapper à la faillite. Ils ont reconnu que le programme de consolidation budgétaire de 110 milliards d'euros  était «sur les rails» et ils ont débloqué une nouvelle tranche de 15 milliards d'euros, mais ils ont été plus critiques que lors de leurs précédentes visites et ont exigé de nouvelles mesures de la part du gouvernement grec.

Les prêteurs ont estimé que les privatisations devraient permettre de recueillir 50 milliards d'euros entre 2011 et 2015. Le précédent objectif du gouvernement était de sept milliards d'euros entre  2011 et 2013. Un plan jugé irréaliste par le ministre des Infrastructures, Dimitris Reppas. «Recueillir 50 milliards d'euros d'ici à 2015 grâce à la privatisation de biens de l'Etat n'est pas possible», a-t-il affirmé samedi à la télévision publique TV Net.

Un responsable du ministère des Finances avait néanmoins assuré vendredi que la Grèce avait accepté le nouvel objectif de 50 milliards d'euros. Les révélations du quotidien To Vima, indiquant que le nouveau plan prévoit la privatisation des plages touristiques du pays, a notamment déclenché la colère de la population.

Lors de la conférence de presse, Poul Thomsen, chef de la délégation du FMI, a également invité les Grecs à ne pas laisser «ceux qui ont des intérêts» personnels empêcher le plus grand nombre de profiter des privatisations. Evoquant des groupes opposés à l'ouverture de professions strictement règlementées, il a dit: «Certains des groupes qui descendent dans les rues, les chauffeurs routiers, les pharmaciens (...) se cachent derrière leurs privilèges qui leur permettent d'extorquer des prix élevés, d'imposer un lourd fardeau au reste de la société».  Des accusations qui ont également déclenché l’ire de la population.

Le gouvernement grec a déjà sabré dans ses dépenses, gelé les pensions de retraite et augmenté les impôts afin d'honorer les engagements pris lorsque le partenariat UE/FMI lui a octroyé en mai dernier une aide de 110 milliards d'euros.  Bon nombre d'analystes estiment que la Grèce ne sera pas en mesure de faire face à sa lourde dette à l'issue du plan de sauvetage de trois ans et qu'elle devra la restructurer à un moment ou un autre. 

 

Mercredi 09 Février 2011


Le secteur de la santé manifeste en Grèce contre l'austérité

Un millier de médecins, pharmaciens et employés du secteur médical en Grèce ont manifesté mercredi en direction du parlement à Athènes afin de protester contre une réduction des dépenses de santé.

Cette réforme est réclamée par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), qui ont accepté en mai 2010 le principe d'une aide de 110 milliards d'euros pour sauver les finances publiques grecques.

La Grèce consacre chaque année 25 milliards d'euros, soit environ 10% de son PIB, aux dépenses de santé, qui, selon les créanciers du pays, sont gonflées par la corruption et le gaspillage.

D'après des responsables du ministère de la Santé, la Grèce va atteindre cette année son objectif d'économiser 1,4 milliard d'euros dans ses dépenses de santé.

La réforme présentée mercredi au parlement vise à fusionner les régimes de retraite des différents secteurs de la santé et à assouplir les conditions d'exercice de la profession de pharmacien.

Les manifestants vêtus de blouses blanches ont scandé "Honte" et brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire "N'éliminez pas les médecins" ou "Médecine gratuite pour tous".

Une centaine de médecins campent depuis une semaine devant le ministère de la Santé à Athènes et certains syndicats ont menacé de lancer une grève illimitée. Les pharmaciens observent pour leur part des grèves perlées depuis plusieurs semaines.

Dans le cadre du plan d'aide de l'UE et du FMI, la Grèce a réduit les salaires des fonctionnaires, gelé les retraites, augmenté les impôts et lancé des réformes d'inspiration libérale.

Des experts de l'UE et du FMI se trouvent depuis lundi à Athènes pour évaluer la mise en oeuvre du plan de consolidation fiscale de la Grèce, notamment la réforme du système de santé, avant de donner leur feu vert au versement de la quatrième tranche du prêt, pour un montant de 15 milliards d'euros.

 

Lundi 07 Février 2011


Grèce : le mouvement «Je ne paie pas» s’étend

Alors que la «troïka» d'experts européens et du FMI revient à Athènes pour vérifier les comptes, de plus en plus de Grecs, qui voient leurs finances se dégrader, refusent de payer dans les transports et les hôpitaux.

Alors qu'une nouvelle mission de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fond monétaire international est à Athènes, le mouvement de citoyens s'opposant à la hausse des prix prend une ampleur nationale. Tous les matins, ils soulèvent les barres des péages sur les principaux axes routiers nationaux ; ils recouvrent de sacs en plastique les composteurs à l'entrée des stations de métro et distribuent des tracts dans les hôpitaux publics pour ne pas payer les soins octroyés : ce sont les citoyens du mouvement «Je ne paie pas».

Depuis le 1er février et la mise en vigueur de la nouvelle hausse des prix, ils sont de plus en plus nombreux - plusieurs centaines déjà - à préférer enfreindre la loi plutôt que de manifester. Une tendance qui suscite la sympathie de l'opinion publique. «La plupart d'entre nous n'ont plus les moyens de payer et ne veulent plus manifester», explique Giorgos Kosmopoulos, l'un des membres du mouvement.

La Grèce, sous tutelle budgétaire depuis près d'un an mène des réformes drastiques pour assainir ses comptes. Après l'augmentation de la TVA de 19 à 23 % en quelques mois, d'autres suivent. Ainsi, le ticket de bus et de métro est passé de 1 euro à 1,40 euro, alors que le salaire minimum plafonne à 592 euros. Pour les péages, «la situation est aberrante», souligne Giorgos Kosmopoulos, « les routes, qui datent de 1950, sont lamentables et dangereuses et on nous demande de payer pour leur future construction, d'autant que l'État ne propose pas de route alternative. Un agriculteur n'a souvent pas d'autre choix que de payer pour aller d'un champ à l'autre !», proteste-t-il.

Ce mouvement de contestation, qui s'étend à présent aux hôpitaux publics, reflète le désarroi d'une certaine tranche de la population saignée à blanc par les mesures d'austérité. Selon le sociologue politique Giorgos Kirtsos, «les Grecs commencent surtout à réaliser qu'ils n'ont pas fini de se serrer la ceinture. Ils n'ont plus confiance dans le système politique. La preuve, alors qu'on sait depuis le début qu'on ne pourra pas rembourser le prêt à temps, on doit négocier actuellement un allongement. C'est donc la cacophonie et la présence de la troïka ne rassure pas», explique-t-il.

À Athènes, toute la semaine, la nouvelle mission d'experts de la troïka va contrôler les comptes et l'avancée des réformes menées par le gouvernement socialiste afin d'accorder le quatrième versement du prêt de 110 milliards d'euros, soit 15 milliards en mars. Si les autorités grecques se veulent rassurantes sur cette échéance, elles redoutent tout de même le développement des contestations isolées comme celles du «Je ne paie pas».
 

 


Mercredi
02 Février 2011
 

 

 

 

 

 

 

 


Acropole d'Athènes: la crise n'arrête pas les travaux

Le petit temple d'Athéna Nike a pris des airs de jeu de Lego, des blocs de marbre neuf et scintillant s'imbriquent désormais parfaitement dans ceux que les siècles ont patinés. Dénudé de ses échafaudages, son élégance éblouit le visiteur sur le bleu intense du ciel d'Athènes.

A l'entrée de l'Acropole, le site le plus visité de Grèce, les touristes du monde entier arrivent en grappe comme chaque matin.

Tout près des Propylées, l'entrée monumentale du "Rocher sacré", un ouvrier s'affaire avec un marteau piqueur sur un plot de béton armé. Les guides lui demandent d'arrêter l'engin car son bruit couvre leurs voix.

"On a décidé d'enlever le béton qui retenait les échafaudages en janvier-février, car il y a moins de touristes. Ce n'est pas facile pour ceux qui viennent, mais on n'a pas le choix", s'excuse presque Maria Ioannidou, chef du chantier de restauration de l'Acropole.

Après une prolifique décennie de travaux, qui a permis en septembre le dévoilement de l'Athéna Nike, couvert d'échafaudages pendant neuf ans, Mme Ioannidou supervise depuis janvier le démarrage d'une nouvelle phase de chantier sur l'Acropole. D'un budget de près de 12 millions d'euros, elle devrait durer au moins trois ans, financée à 80% par l'Union européenne.

Malgré la crise qui frappe la Grèce, ni l'Etat grec ni l'Europe ne réduisent les fonds destinés aux restaurations. "C'est un symbole, non seulement pour la Grèce, mais pour toute l'Europe, c'est un monument qui consacre la civilisation occidentale", dit Mme Ioannidou.

"Nos salaires, comme ceux de tout le monde en Grèce, ont baissé, mais travailler ici est un privilège et nous devons conserver notre enthousiasme", ajoute cet ingénieur civil, qui a consacré 35 ans de sa vie à ce chantier démarré en 1975..

Dans les semaines à venir, le ministère grec de la Culture doit recruter une cinquantaine d'archéologues, architectes, tailleurs de pierre ou autres spécialistes, ce qui portera le nombre de salariés du chantier à 200, dit-elle.

Constantin Karanassos, architecte italien qui travaille depuis dix ans sur l'Acropole, continue d'être émerveillé par les méthodes de construction utilisées pour bâtir les colonnes faussement rectilignes du Parthénon: "Les Grecs anciens avaient fait tous les calculs de tête ou à la main pour des +corrections optiques+ qu'aujourd'hui on calculerait à l'ordinateur".

Les architectes contemporains "ont encore beaucoup à apprendre de la perfection de cette construction", selon lui.

Aujourd'hui, les restaurations consistent surtout à réparer les outrages commis par l'homme au cours des siècles: transformations malheureuses en église ou en mosquée, bombardements vénitiens, démolitions turques, incendies, et surtout travaux mal réalisés au début du 20e siècle.

Alors que les Grecs anciens avaient pris soin d'enrober de plomb les pièces en fer reliant les blocs de marbre, l'utilisation de fer ordinaire par les restaurateurs d'alors a généré des "problèmes de corrosion" de la pierre en rouillant, explique Anthi Xatzipapa, une conservatrice, occupée à nettoyer une pierre posée sur un établi en plein air.

Archéologues et ingénieurs font largement appel aux nouvelles technologies. Les joints en titane ont remplacé le fer sur le toit des Propylées.

Les dégâts causés par la pollution conduisent à remplacer des sculptures originales par des reproductions. Les célèbres Caryatides sont parties les premières, suivies par les frises de l'Athena Nike, exposées à l'abri des pluies acides, dans le nouveau musée de l'Acropole.

Six métopes (grandes plaques sculptées, NDR) au sommet de la façade ouest du Parthénon vont aussi être remplacées par des copies.

"Nous ne voulons pas tricher, c'est pour cela que nous utilisons du marbre neuf et brillant, pour que chacun puisse voir ce qui est d'origine et ce qui ne l'est pas".

"Notre méthodologie est reconnue dans le monde entier désormais, en Italie, en Grande-Bretagne", dit Mme Ioannidou. "En Corée, ils suivent notre méthode pour des pagodes en pierre".

 

Vendredi 28 Janvier 2011


Jeux Méditerranéens :
Volos perd l'édition 2013


Information L'Equipe : le Comité exécutif du Comité International des Jeux Méditerranéens (CIJM) a décidé de retirer l'organisation de la XVIIe édition des Jeux Med qui devait se dérouler à Volos en Grèce en 2013.

Depuis sa désignation, en octobre 2007, l'organisation grecque n'a jamais respecté les échéances et un calendrier de mise en œuvre des travaux nécessaires à cet événement qui regroupe près de 7000 athlètes du bassin méditerranéens. Une mise en demeure a été signifiée aux organisateurs le 24 mars 2010 mais cette procédure, pourtant grave et exceptionnelle, n'a été suivie d'aucun effet, les absences de réponse succédant aux atermoiements.

C'est pourquoi, à bout d'arguments, le Comité Exécutif du CIJM, pour la première fois de son histoire, a décidé vendredi de retirer l'organisation des XVIIe Jeux Méditerranéens à la ville de Volos. Malgré les efforts notables du COJM, la preuve a été faite de l'incapacité de la partie grecque à tenir ses engagements, la crise économique actuelle étant certainement un facteur aggravant. Il reste à peine trente mois avant l'ouverture de ces Jeux en juin 2013. Qui pourra les organiser ? Pourront-ils avoir lieu ? Ce sont les questions qui se posent aujourd'hui

 

 

Vendredi 21 Janvier 2011
 

 

La Grèce veut construire le plus grand parc photovoltaïque du monde

Vendredi, la Grèce a annoncé sa grande ambition en matière de développement de l'énergie solaire : le pays entend construire le plus grand parc photovoltaïque du monde. L'opérateur chargé de la construction du site cherche alors un partenaire financier pour réaliser un projet qui devrait nécessiter un investissement de quelque 600 millions d'euros.

Le site sera "plus grand que n'importe quel autre parc photovoltaïque en activité dans le monde", s'est félicité lors d'une visite du futur parc, le Premier ministre Georges Papandreou, cité par l'AFP. C'est dans le nord du pays, près de la ville de Kozani, et sur une superficie de quelque 530 hectares situés près d'anciennes mines de lignite, que ce parc photovoltaïque devrait être construit. Combustible extrêmement polluant, la lignite est actuellement utilisée pour alimenter les centrales de l'opérateur public Electricité de Grèce (DEI). C'est à cet opérateur qu'a été confié la réalisation du site, celui-ci ayant prévu de lancer très prochainement un appel d'offres international afin de trouver un investisseur stratégique. Mais déjà, les sociétés chinoise Yingli Solar, allemande Q-Cells AG et américaine SunPower, auraient fait part de leur intérêt, rapportent les médias grecs.

Le parc devrait offrir une capacité de 200 mégawatts (MW), permettant ainsi d'alimenter en électricité 55.000 ménages, tout en réduisant chaque année les émissions de gaz à effet de serre de 300.000 tonnes. En outre, le site devrait également accueillir une usine de production de panneaux photovoltaïques.

 

Lundi 17 Janvier 2011



La Grèce juge ses terroristes présumés dans une grande confusion

Le procès des membres du groupe anarchiste grec de la Conspiration des cellules de feu a bien failli exploser dès le premier jour, lundi 17 janvier. La première journée d'audience qui se déroule dans la prison de Korydallos, dans la banlieue d'Athènes, a été marquée par de nombreux incidents devant une juge qui a semblé très vite dépassé par les événements.

Les neuf prévenus présents, dont deux seulement revendiquent l'appartenance à ce groupe qui a revendiqué plusieurs attentats début 2008, notamment l'envoi de colis piégés à plusieurs ambassades et à des responsables européens, ont demandé à ce que le public puisse accéder librement à l'audience.

Ils étaient entourés par de nombreux camarades qui criaient des slogans à chaque suspension d'audience, mais ceux-ci avaient dû laisser leur carte d'identité à l'entrée pour qu'elles soient photocopiées. Le tribunal a assuré que les photocopies seraient détruites, mais personne dans la salle n'était disposé à le croire.

Ils demandaient également l'enregistrement des débats comme cela s'était passé lors du procès du groupe d'extrême gauche du 17-Novembre, auteurs d'une série d'attentats meurtriers. Ils protestaient également contre le port des menottes à l'entrée dans la salle, alors qu'ils sont déjà en prison.

Dans un premier temps, la juge Maria Mariellou a semblé leur donner raison, avant de leur annoncer que l'Etat n'avait pas les moyens techniques d'enregistrer les audiences et qu'il fallait laisser sa carte d'identité à l'entrée, conformément au règlement de la prison. Les prévenus ont quitté la salle. 'C'est un tribunal pas une prison', a répliqué une avocate, résumant toutes les contradictions de la procédure.

Pour des raisons de sécurité et conformément aux lois antiterroristes adoptées par le gouvernement grec depuis 2001, les membres présumés de la Conspiration des cellules de feu font l'objet d'une procédure spéciale, devant une Cour uniquement composée de magistrats.

Les avocats dénoncent "une justice d'exception". La juge est devant un icône d'un Christ Pantocrator. Le procureur siège au même banc qu'elle, à quelques mètres. Rien ne permet de distinguer les magistrats du parquet et ceux du siège. C'est le cas de tous les procès en Grèce. Devant la juge, une rangée de policiers fait face aux prévenus. Une autre rangée les sépare de la salle. Plus de trente policiers sont présents dans la salle, sans compter les agents en civil. Cette omniprésence policière pèse sur les débats, qui ont lieu dans une salle d'audience en préfabriqué, dans une cour de la prison.

Les accusés sont jeunes. Pour la plupart, ils viennent tout juste de dépasser la vingtaine. Ils protestent bruyamment, mais ils passent l'essentiel de leur temps à ricaner entre eux, à saluer leurs camarades dans la salle. Présenté par la police comme le leader du groupe, Haris Hatzimihelakis, 22 ans, parle fort, mais d'une voix pas toujours assurée. Quand il se rassoit, il se tourne vers des amis du public pour leur tirer la langue en rigolant.

L'audience a été suspendue jusqu'au lundi 24 janvier. Le tribunal répondra alors aux demandes des prévenus et de leurs avocats. Le procès de cette nouvelle génération de terroristes grecs semble bien mal engagé.

 

 


Jeudi
13 Janvier 2011


 

Grèce: les employés des transports en grève à Athènes

Les employés des transports étaient en grève pour 24 heures jeudi à Athènes pour protester contre les mesures d'austérité, malgré la décision d'un tribunal jugeant ce mouvement social illégal.

La grève fait suite à l'annonce par le gouvernement grec d'un projet de restructuration des compagnies publiques de transport, qui prévoit des hausses de tarifs et des transferts de personnels.

Mercredi soir, un tribunal a déclaré la grève illégale, mais les leaders du mouvement de protestation ont expliqué qu'ils n'en avaient pas été notifiés formellement lorsque la grève a démarré.

 


Samedi
08 Janvier 2011




 

Phoque moine de Méditerranée : une nouvelle colonie du rarissime animal

Grèce - Les scientifiques d'une ONG ont récemment découvert, dans une île de la mer Égée dont l'emplacement est tenu secret, une colonie de phoques moines, espèce en danger dont la population mondiale n'excède pas 600 individus

Une localisation non divulguée au public, des caméras de surveillance évitant la présence sur place des scientifiques, un appel lancé au gouvernement grec pour déclarer la zone protégée... Cette minuscule île de la mer Égée est l'objet de toutes les attentions de la part des naturalistes : un groupe du rarissime phoque moine y a été récemment découvert. Actuellement préservée des intrusions humaines, cette colonie enregistre un taux de reproduction parmi les plus importants de Méditerranée.

"Ce sont les nuisances humaines qui ont conduit l'espèce à se retirer dans des grottes marines inaccessibles. Cet endroit est donc incroyablement important : les phoques s'y sentent tellement en sécurité qu'ils sortent sur des plages ouvertes - leur comportement naturel", explique Alexandros Karamanlidis, coordinateur de l'ONG grecque MOM.

L'association étudie et protège le phoque moine de Méditerranée depuis 20 ans dans des conditions difficiles, le mammifère étant généralement relégué dans des cavernes côtières invisibles depuis la mer. Le sigle MOM vient de Monachus monachus, le nom scientifique de l'animal.
                                       

 

Vendredi 07 Janvier 2011



Visite du Minaret historique (1310) Yakutiye Madrassah  à Erzurum


Unité de vues entre Ankara et Athènes sur l'immigration illégale


Les Premiers ministres grec et turc ont affiché leur unité vendredi face à la question de l'immigration illégale, après l'annonce d'un projet grec de clôture anti-immigrés à la frontière entre les deux pays.

"Nous accordons une grande importance à notre coopération avec la Turquie sur la question de l'immigration illégale", a déclaré le Premier ministre grec, George Papandréou, lors d'une conférence de presse dans la ville turque d'Erzurum.

Les Grecs, qui se plaignent depuis longtemps des efforts selon eux insuffisants d'Ankara pour lutter contre l'immigration illégale, ont annoncé cette semaine leur intention d'ériger une clôture à la frontière avec la Turquie.

Vendredi, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a pour sa part minimisé l'importance de cette clôture qui ne couvrira que 12,5 km des 200 km de frontière.

"Il ne s'agit pas d'une mesure dirigée contre la Turquie ou contre la Grèce", a-t-il dit. "Ce n'est pas correct de voir ça comme un mur. Nous avons pleinement confiance l'un dans l'autre sur cette question."

Erdogan a déclaré avoir changé de point de vue sur ce dossier à l'issue d'une rencontre avec Papandréou qui a évoqué le million d'immigrants illégaux turcs présents en Grèce.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a fait part vendredi de ses inquiétudes concernant la construction de cette clôture qui pourrait inciter les demandeurs d'asile à prendre des chemins encore plus risqués pour entrer dans l'UE et les voir tomber aux mains de 'passeurs' peu scrupuleux.

Depuis le renforcement des contrôles aux frontières maritimes de l'UE et la signature d'accords de rapatriement par deux de ses membres (Espagne et Italie), l'est de la Grèce constitue le principal point d'entrée pour les clandestins.

En 2010, quelque 128.000 d'entre eux ont choisi la région d'Evros, à la frontière avec la partie européenne de la Turquie, pour pénétrer clandestinement dans l'espace européen, selon Athènes.

Rappelant son souhait de voir Ankara adhérer à l'Union européenne, Papandréou a par ailleurs fait savoir qu'il tenterait de lever les obstacles pesant sur le processus d'intégration, notamment la question de Chypre.

"Nous avons à résoudre ce problème qui retarde l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, ou alors le processus sera gelé", a déclaré Papandréou à des diplomates turcs.

Scindée en deux depuis 1974, l'île comprend au Sud la République de Chypre, membre de l'UE, et au Nord la République turque de Chypre du Nord (RTCN), uniquement reconnue par Ankara. Les négociations en vue de sa réunification, soutenue par Ankara, sont au point mort et minent la candidature turque à l'UE.

 


Jeudi 06
Janvier 2011


 


Traditionnelle cérémonie de la croix lancée dans la mer pour bénir les eaux, et célébrer l'Épiphanie.
Récupérer la croix dans une eau glacée à Istanbul, en Turquie.
Le Patriarche Bartholomé I,  lors de la cérémonie, à Istanbul.


                                     

Lundi 03 Janvier 2011


La Grèce va édifier une clôture à la frontière turque

La Grèce va édifier une clôture de 12,5 km le long de sa frontière avec la Turquie pour tenter d'endiguer le flux d'immigrés clandestins désireux d'entrer dans l'Union européenne

Depuis le renforcement des contrôles aux frontières maritimes de l'UE et la signature d'accords de rapatriement par deux de ses membres (Espagne et Italie), l'est de la Grèce constitue le principal point d'entrée pour les clandestins.

En 2010, quelque 128.000 d'entre eux avaient choisi la région d'Evros, à la frontière avec la partie européenne de la Turquie, pour pénétrer clandestinement dans l'espace européen, a relevé le ministre grec de la Protection citoyenne, Christos Papoutsis.

"Telle est la dure réalité à laquelle nous sommes obligés, en tant que citoyens grecs, de réagir", a-t-il ajouté dans un communiqué. "Pour tenter de réguler le flux d'immigrés clandestins, nous allons procéder à l'installation d'infrastructures visant à dissuader les entrées illégales le long de 12,5 km de frontière terrestre à Evros".

La frontière terrestre entre la Turquie et la Grèce est en fait longue de plus de 200 km, le long de la rivière Evros.

Athènes se plaint depuis longtemps des efforts à ses yeux insuffisants des Turcs pour lutter contre l'immigration et dénonce le refus d'Ankara de reprendre les migrants qui ont réussi à passer en Grèce avant d'être interceptés par les autorités grecques.

Ces derniers mois, les deux voisins se sont toutefois engagés à améliorer leur coopération en la matière. Le ministre grec a, d'ailleurs, pris soin de préciser que les mesures prises par son gouvernement n'étaient "nullement dirigées contre la Turquie".

"Au contraire, a-t-il dit, elles faciliteront notre coopération en l'amplifiant".

La Grèce, dont la législation en matière d'immigration et d'asile politique est critiquée depuis des années, adoptera dans les jours qui viennent une loi créant une autorité indépendante chargée d'examiner les demandes d'asile. Un service indépendant va également voir le jour pour superviser les centres de rétention.

Neuf clandestins sur dix passent par la Grèce pour pénétrer dans l'UE, ce qui pèse considérablement sur les finances, déjà très éprouvées, d'Athènes.

Auparavant, un porte-parole de la Commission européenne avait déclaré: "Les clôtures et les murs se sont révélés par expérience être des mesures à très court terme, qui n'aident pas vraiment à régler et à réguler les défis migratoires de manière structurelle"
 

Lundi 03 Janvier 2011


Découverte de preuves d'un voyage en mer il y a plus de 130.000 ans

Des archéologues en Crète ont découvert de possibles preuves d'un voyage en mer qu'auraient accompli des ancêtres de l'homme il y a plus de 130.000 ans, a annoncé lundi le ministère grec de la Culture.

Des experts grecs et américains ont découvert des haches rudimentaires et d'autres outils vieux de 130.000 à 700.000 ans sur la côte sud de l'île. La Crète s'étant séparée du continent il y a cinq millions d'années, les auteurs de ces instruments ont dû s'y rendre par la mer, alors que l'on estime habituellement que les ancêtres de l'homme ont migré vers l'Europe en provenance d'Afrique par voie terrestre uniquement.

"Les résultats de l'étude apportent non seulement la preuve de voyages en mer dans la Méditerranée des dizaines de milliers d'années avant ce qu'on pensait jusqu'ici, mais changent également notre compréhension des capacités cognitives des premiers hominidés", souligne le ministère de la Culture dans un communiqué.

Jusqu'ici, les preuves les plus anciennes de voyages en mer dans le monde remontaient à environ 60.000 ans -même si des dates encore plus reculées ont été avancées- et à 11.000 ans pour la Grèce.

Les outils ont été découverts lors de l'étude de grottes et d'abris en pierres près du village de Plakias par des archéologues de l'Ecole américaine des études classiques à Athènes et du ministère de la Culture.

Ces outils rudimentaires sont associés à l'homo heidelbergensis et à l'homo erectus, deux ancêtres de l'homme moderne. "Jusqu'ici, nous n'avions pas de preuve d'une présence en Crète remontant au début de l'âge de pierre", souligne Maria Vlazaki, archéologue du ministère, qui n'a pas participé à l'étude.

On ignore d'où sont venus ces hominidés arrivés par la mer, précise Mme Vlazaki. "Ils ont pu venir d'Afrique ou de l'est", note-t-elle. L'équipe d'archéologues a demandé l'autorisation de mener des fouilles plus approfondies dans la zone de la découverte.

 

 

Samedi 1er Janvier 2011

 

Bonne Année 2011 ! Kali Kronia ! Kronia Polla !!!